Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Déjouer la malédiction

Il aura fallu trois allers à Arashiyama35.013021135.680122 pour enfin en apercevoir la forêt de bambou qui s’était à chaque fois défilée. La première fois, on avait marché tout l’après midi et l’arrivée à Arashiyama35.013021135.680122 s’était faite assez tard. La seconde fois, on avait marché toute la matinée, on n’a pas su trop trouver le chemin et qui plus est, on avait d’autres objectifs dans l’après midi. Il y a eu aussi cet été avec Kapoue et son acolyte, où on est arrivé après le dernier train pour les montagnes aux orages. Cette fois, on a pris un train qui fonce droit dessus, dès le matin, histoire de ne pas la rater.

Le train, nous dépose à l’entrée d’un musée de la locomotive à vapeur et du piano (il doit bien y avoir un rapport, je le cherche toujours). Au moins pour les locos, le petit est satisfait de sa journée et repartira avec sa photo souvenir. Depuis ce musée, un train touristique fait le voyage à flanc de montagnes, départ toutes les heures et ce n’est pas donné. Ce sera pour une autre fois, aujourd’hui, on ne se laisse pas distraire de notre objectif. Un peu de marche, croisée de train dans un sens, puis dans l’autre, quand les premiers bambous se profilent sur le côté du chemin, en même temps que ce portrait de Jean Reno, fait d’après photo.

La forêt commence sur un temple, avec un petit jardin de mousse, un petit pont de bois qui n’enjambe rien, une lanterne qui n’éclaire rien, et une feuille d’érable tombée là, par hasard, peut-être.

On s’enfonce ensuite dans le chemin bordé des bambous, il y fait frais, localement, et dès qu’on en ressort la chaleur retombe. Aujourd’hui pas de vent, pas de concert percussif, mais l’ambiance est, de l’aveu de quelques ojisan qui me précédaient, très étrange, c’est un drôle d’endroit, mystique. Ojisan qui se demandent à haute voix en me voyant prendre mes photos si elles seront bonnes… ka mo shirenai…

Il faut un an pour faire un bambou adulte, ils sont ensuite abattus pour être utilisés comme matériau de construction, pour faire des palissades, des échaffaudages, du papier, des ustensiles de papeterie, des textiles, un peu de tout. Sauf que pour graver son éternel amour, mieux vaut lui préférer un bon chêne.

Au bout du chemin, on retrouve une gare, avec quelques boutiques de souvenirs et de quoi manger sur le pouce. Au retour, le soleil fera une fugace apparition, illuminant par endroit ces élancées vertes, magnifique effet, et je regrette que ça ne dure pas.

Le retour se fait par un petit tramway, dont la gare offre sur le quai un petit onsen pour les pieds. La détente y est maximale, maximisée, si on s’y prélasse entre 3 et 11 minutes, c’est écrit à l’entrée.

La baignade coûte quelques centaines de yens en échange de quoi on se voit offrir une petite serviette, et on peut même repartir avec.

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Kyoto jour et nuit

Voilà des semaines que je ne vois plus trop le jour, que je profite quand même bien de mes week-end, mais que les photos prises s’entassent sans que j’aie le temps de vous les préparer. J’ai dans mes cartons des photos de Fushimi Inarai à Kyoto34.986796135.758678 et ses portes en enfilade, des photos d’un jardin du quartier découvert récemment, des photos (et même des vidéos) d’un inter-classe avec le petit, des photos et vidéos prises entre Nishiumeda et Umeda34.7025135.49793 en faisant la grande boucle par Higashiumeda, des photos du zoo de Tennoji34.646625135.513095 à Osaka, des photos du Osaka Motor Show, des photos que je finis même par oublier les avoir prises… J’ai aussi une série de billets, presque prêts d’une promenade en Chinchin densha entre Sumiyoshi34.613312135.486767 et Tennoji34.646625135.513095… Mais de temps je n’ai pas*…

Seulement voilà, Thomas me lance une perche que je ne peux que saisir ; samedi dernier, on a passé la journée dans le froid de Kyoto34.986796135.758678, sous un ciel légèrement nuageux du meilleur effet. L’après midi dans un temple dont j’ai déjà oublié le nom (il y en a tant aussi), le soir dans quelques quartiers où les noms des geisha s’affichent sur de petites plaquettes de bois à l’entrée des maisons et où les momiji rougeoyants sont éclairés pour des nocturnes très colorées. Voici donc le début d’une promenade silencieuse (car sans trop de commentaires) dans Kyoto34.986796135.758678, en quelques billets qui nous mèneront du jour à la nuit.

* Et notez au passage que c’est toujours dans ces moments de speed que vos beignets de poulpe explosent dans le micro-onde, vous obligeant à une heure de nettoyage non prévue au planning, si je n’ai pas pu plus publier sur mon blog récemment c’est de sa faute. na.

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Aglagla, ou l’habitat rural Nippon

Suite de la petite série consacrée à notre week-end à la campagne.
Note : quelques photos ont été repéchées de mes précédents voyages pour illustrer ce post.

Et encore, à cette saison, ce n’est rien ! En Janvier, quand j’ai découvert avec effarement que les maisons japonaises n’étaient pas isolées, n’avaient pas de chauffage ailleurs que sous la table basse du salon, et qu’après avoir grelotté toute la journée, on foule nu le sol givré d’une salle de bain glacée et qu’en quelques seconde on passe de -3, temperature de l’air, à +43, température de l’eau, on reste définitivement choqué.

Le matin en se réveillant, il y a de la buée quand on parle. La buée envahit l’intérieur de la fenêtre et givre sur place.

Pourtant elles ne manquent pas de cachet ces maisons japonaises avec leurs toits aux pans multiples et incurvés, aux tuiles vernissées qui se transforment en miroir quand le soleil donne dessus. Seulement les murs font dans le meilleur des cas 5 cm d’épaisseur. Et bien entendu, le double vitrage est réservé aux tours de Tokyo35.673718139.697556.

Voilà une nouvelle nuit passée à la campagne. Certes, en octobre, c’est un peu mieux, il fait moins froid dehors, moins froid dedans, mais quand même heureusement que ça ne dure qu’une nuit ! 🙂

Et demain on rentre à Osaka.

Viens avec des chaussures de marche légères

Il y a un mois, je descendais pour saisir mon vélo, me rendre à la station Suminoe qui rejoint l’aéroport international d’Osaka et entamais ainsi les deux semaines du programme « vacances découverte » que j’avais concocté pour un couple d’ami venu me rendre une petite visite expresse. Pour les plus fidèles d’entre vous, il y aura quelques « retours sur », en seulement deux semaines, on va (on retourne) à l’essentiel.

Et l’essentiel aura été en vrac, composé de petits bouts de Kyoto34.986796135.758678, Arashiyama35.013021135.680122, sa foret de bambous et le bain de pieds de la station Randen, d’un détour par Kinkakuji35.039536135.728423, d’une halte à Kenninji, d’une journée à Eiga Mura, d’une promenade entre Gion, Kiyomizudera34.994742135.785039, Pontocho, d’une soirée Daimonji à l’Institut, de Fushimi Inari34.967205135.772846 sous la pluie, Mantôro à Nara34.683793135.835669, Nara34.683793135.835669machi au pas de courses, Nigatsudo, Tôdaiji, d’avoir profité du Japan Rail Pass à Hiroshima34.397579132.475783 et Miyajima, d’un crochet chronométré à Tokyo35.673718139.697556 (oui, David, je sais, j’aurais pu t’appeller…), de l’incontournable expo Ghibli au MOT, de Shibuya35.659597139.702392 by night, d’avoir arpenté Shinjuku35.690903139.700260 sous ses néons, joué au Baby-Foot dans une brasserie avec vue sur la tour de Tokyo35.673718139.697556, de Roppongi35.659963139.729903, Annette Messager au Musée Mori, d’avoir fait le tour d’Ochanomizu, pris le vent au parc d’Ueno, 30 minutes de Vermeer au Metropolitan Art Museum, 30 minutes d’attentes aussi, d’avoir un peu traîné à Osaka, bu à l’oeil pour Obon à Higashikôen34.606720135.469708, joué aux fléchettes avec des punk nippons, descendu l’axe Shinsaibashi34.675142135.501320–Namba34.663463135.501959, assisté à un festival de Jazz à Hôzenji, à Tempôzan34.655168135.429496 vu Miffy au Suntory Museum, interviewé des moines sur la fête des morts de Shitennoji34.653738135.516443, joué avec les tortues de Sumiyoshi34.613312135.486767, survollé Umeda34.7025135.49793, plongé à Kobe34.691380135.195693, Maiko34.627116135.041692, mangé des glaces, bu tout ce que les distributeurs peuvent proposer, eu bien bien chaud et frémi d’horreur dans une maison hantée.

Bref, un planning dense qui aura totalement lessivé mes hôtes et anéanti les sandalettes préférées de l’amie de mon ami. Depuis, ils me détestent et ne m’adressent plus la parole !… 🙂

Derniers matsuri d’été

Il y a quelques jours, des camions quadrillaient les rues en scandant des nom de politiques locaux. Ma première réaction fut de maudire la tenue d’élections prochaines et la foire qui les accompagne. Mais je me trompais, ces campagnes faisaient en fait la promotion de quelques matsuri de fin d’été, organisé par les politiques pour le bien être de leurs gentils électeurs (et aussi un peu pour remplir les caisses du parti).

Et pas un mais deux matsuri organisés à quelques jours d’intervalle et par deux homme politiques différents (du même parti, mais pas élus aux même places), j’ai nommé le Azuma-Azuma-Matsuri et le Kôno-Kôno-Matsuri (il faut répéter le nom pour que ça rentre bien dans les crânes) !

Azuma est plus petit que Kôno, son matsuri aussi. Mais Azuma a des copains musiciens. Kôno, lui, connait plein d’Obasan.

En y reflechissant bien, possible que je n’en voies plus beaucoup d’autres de matsuri estivaux…

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Homesick

Comme le suggérait un récent commentaire, je présenterais les symptomes d’un mal du pays qui se tapis dans l’ombre… ce qui n’est pas impossible, y’en a quand même plus qu’assez de manger aussi bon et aussi beau tous les jours !

Ah ! Que donnerais-je pour des raviolis réchauffés à même la boite !

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Chignons gominés

Il y a quelque chose qui fait toujours rire les japonais, c’est de plier en trois les billets de 1000 yens (comme ça) pour voir l’illustre personnage qui y est représenté sourire ou pleurer.

Quand on a reçu aujourd’hui les papiers du consulat pour les élections de ce week-end, mon épouse n’a pas su se retenir de faire le même sort à l’affichette de Sarkozy.

J’avoue, c’est pas très malin, mais fallait pas dire du mal des Sumo, ça fait pas plaisir aux japonaises !

Et puis tant qu’on peut encore rigoler…

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Epanadiplose

Non, t’es encore sur tes vacances de mai Ghismo ??

Il fait moche, et c’est le dernier vrai-jour de vacances. On n’a plus trop d’autre chose à faire que de penser acheter des cadeaux pour le retour.

Le midi quand même, on mange des hamburgers à l’avocat, parce que même si ça fait pas trop japonais, c’est bon. Et puis dans l’ordre : Denden-town, Namba Parks34.661875135.502141, Soz-store, Namba34.663463135.501959, Shinsaibashi34.675142135.501320, et quelques unes des choses qui étaient au programme comme par exemple, manger des anmitsu dans un café très apprécié de baba. On y est accueilli très fraîchement par l’obasan qui fait le service, ça change de quand Baba est là. On ne m’y verra plus.

Le soir, alors qu’on se dirigeait vers un dernier restaurant de sushi, le ciel s’est paré de beaux ocres brillants, comme pour rendre hommage et tirer son chapeau à la miss chaussée d’or, venue goûter un peu de Japon.

Demain c’est le retour, des dizaines d’heures de voyage, des p’tits bouts à bisouiller à l’arrivée. Et puis, ton départ, la fin des vacances, le retour à la vie pour de vrai, c’est trop déprimant, autant le laisser au conditionnel, comme si c’était demain et que ça n’est encore jamais arrivé.

On pourrait aller prendre un taxi pour Sumiyoshi34.613312135.486767, faire un dernier petit tour au temple, tirer des omikuji plutôt pas mauvais, assister à un nouveau mariage, tout comme au premier jour des vacances. Et prendre le rapi:to tous ensemble, le petit va adorer un beau train bleu comme ça avec des hublots géants et ronds, il pourrait même en demander un pour son anniversaire, chez Donkichote ils en ont un stock.

A l’aéroport, on pourrait manger d’un curry japonais dans une gargote moyenne, et surtout prendre des purikuras, plein, pour qu’on rigole bien jusqu’au bout avec ces nœuds papillons débiles, ces chats sur les épaules et ces étoiles ridicules. Te voir partir derrière les vitres et puis rentrer dans un bus avec des voyageurs qui arrivent les yeux grands ouverts, d’autres qui rentrent les yeux humides, et d’autres enfin qui scrutent les avions dans le ciel pour essayer de te voir au hublot.

Mais qu’est-ce qu’on aura pu rigoler quand même ! Tu reviens quand ?

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Tous au Soz-bar !

Hier soir, je me suis rendu à l’ouverture de l’éphémère Soz-bar. Soz c’est la société où travaille Thomas, et on y fabrique des blocs plus ou moins gros permettant de construire son mobilier sur mesure, en s’amusant. Et l’idée courait visiblement depuis longtemps d’ouvrir un bar fait de Carpenter-Block. Le résultat est vraiment sympa, tant en terme de design que pour l’ambiance et le choix des bières.

Evidemment, quand on sort avec Thomas, on rencontre toujours du monde sympathique. Quand en plus on a la chance d’être invité, on a droit à une dégustation de trois bières, gratuitement. Trois petits galopins pour commencer.

Puis une excellente Delirium Tremens, en France il y en avait toujours au frigo, excellent, mais attention, bière compte triple. Et pour finir déjà plus très droit sur une Leffe brune. L’occasion pour moi de regoûter aux joies des soirées un peu trop alcoolisées. La bière belge, moi je suis grand fan, et même aux prix Japonais, je me laisse facilement embarquer !

Le retour s’est fait sur le coup des 22h30 et à cette heure là, c’est jouer au caméléon que de zigzaguer tranquillement dans les rues !

Et je me faisais la réflexion en rentrant que finalement, un peu alcoolisé, on avait un regard très photographique, le champ de vision se restreignant… Ce serait peut-être une forme de griserie que de se donner à la photographie finalement… A moins que la griserie donne envie de photographier… Tout ça n’est pas très net.

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Problèmes ADSL ? Reflexe Osaka Gaz !

Allons bon ! Vous devez vous dire que je perds une fois de plus la raison… Mais qu’est-ce qu’il raconte encore ce Ghismo ?!?

Pour une fois c’est pourtant – un peu – sérieux.

Depuis juillet dernier, j’ai l’ADSL à la maison. Nous sommes passés par Yahoo!BB qui offre une visibilité inégalable au Japon, où que vous alliez, vous croiserez obligigatoirement une fille en mini jupe de vinyl blanc qui vous proposera de signer avec elle pour de l’ADSL 50 mega et le téléphone IP qui va avec. 50 mega en ADSL, je ne sais pas où en est free maintenant, mais à l’époque, ça en laissait plus d’un rêveur…

Sauf que, ma connexion était depuis le début extrêmement instable et que je me faisais déconnecter entre 2 et 10 fois par jour pour des durées de coupures allant de 10 minutes à 2 heures… Pendant ce temps, ça se coupait, 3 minutes, puis ça revenait 20-30 secondes, rendant assez difficile le fait de savoir si ça s’était à nouveau stabilisé ou pas…

Inutile de vous dire que c’était passablement handicapant pour mon boulot, un rien agaçant et que bien des noms d’oiseaux (et leurs attributs) ont été prononcés dans la période !…

Je ne voulais pas trop changer de fournisseur, craignant de devoir attendre plusieurs semaines sans web, alors j’ai fouiné un peu tous azimuts pour essayer de trouver une solution. Je suis tombé sur ce site : bbapply.com qui offre un service en anglais pour qui veut souscrire un abonnement Yahoo!BB, ainsi qu’un forum également en anglais bien utile.

C’est ici que j’ai pu lire que dans mon cas, il me faudrait probablement appeler Osaka Gaz pour qu’ils viennent réparer mon ADSL !!!

Je pensais au début à une vaste plaisanterie et ai laissé tomber le post et son conseil en or ; ce n’est que bien plus tard, alors qu’un agent du gaz est passé pour tester l’installation en provoquant une coupure web de plus de 2 heures, que j’ai recherché à nouveau dans ce sens, je suis alors tombé sur un post qui expliquait pourquoi les services du gaz pouvaient nous être utile : on a dans l’appartement quelques détecteurs de gaz et de fumées (keiho-ki), et ceux ci sont connectés sur le téléphone, pouvant provoquer ainsi des interférences avec l’ADSL… Dit comme ça c’est tout de suite beaucoup moins improbable !

La semaine dernière on a donc appelé Osaka Gaz qui n’a pas été particulièrement surpris de notre requête et à dépêché dès le lendemain un technicien qui en 10 minutes a résolu le problème. Depuis ma connexion est absolument nickel ! Que du bonheur !

Mais, d’après vous, est-ce que GDF se déplacerait pour ça en France ?

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