Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Mousses VIP

Après le Fushimi Inari34.967205135.772846 Jinjya, le convoi a pris la direction du palais d’argent, un peu plus au Nord. Le palais d’argent, c’est Ginkakuji35.026605135.798064, et il est préférable de ne pas le confondre avec le Kinkakuji35.039536135.728423, palais d’or et qui se situe de l’autre côté de la ville, tout à l’ouest. Là encore, aux abords du temple fleurissent les boutiques de souvenirs, cadeaux et glaces.

J’apprécie tout particulièrement ce temple pour son jardin de mousses magnifique. J’y étais allé une première fois au printemps et quelle que soit la saison, un jardin de mousse reste finalement assez identique à lui même. Et même au sommet d’un des été les plus chaud qu’ait connu le Japon, déambuler au milieu de ces tâches de lumières sur des mousses vert tendre apporte beaucoup de fraîcheur.

A l’entrée du temple, après avoir dépassé les constructions de sable blanc du jardin zen, sont exposées sur une table les mousses rares que compte le jardin. Mousses VIP, c’est écrit dessus.

Au passage, quelques photos du lieux sont à admirer sur le portfolio de fenêtre-sur-cour.

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Sakanaza à Shinsaibashi, Osaka

J’ai récemment écrit un billet sur le blog de l’association WakuWaku (qui édite les guides sur Osaka et sur Tokyo les plus cool que je connaisse) sur un excellent restaurant français à Shinsaibashi34.675142135.501320 à Osaka.

En plus, vous savez quoi ? Le midi c’est même pas cher !

Pour ceux qui veulent se donner faim, la suite se lit ici 🙂

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Le monde est petit. A fortiori, mon quartier aussi

Aujourd’hui, alors que la neige tombait encore, on a reçu pour la seconde fois des amis pour faire la présentation de La Toute petite (et cette fois ci, je maîtrise la cuisson du fondant au chocolat).

Et il est arrivé quelque chose d’extraordinaire (n’ayons pas peur des mots).

L’histoire remonte au 19 août 2006, alors qu’on venait d’arriver au Japon de tout juste deux mois. Mon épouse avait alors trouvé un job, et on cherchait une solution pour la garde du petit. On avait visité ce qui allait devenir la première crèche du petit. Et on y avait croisé une petite fille de père français qui avait vraiment tilté sur le Petit… Elle disait en boucle, je m’en souviens encore « Kawaïï… Kawaïï », en appuyant un peu sur le « Ka » et en traînant langoureusement sur le « ïï ».

Et puis, plus récemment, on a du se rendre au consulat pour faire un passeport pour La Toute Petite. On y a retrouvé la même dame qui en avait fait l’inscription sur l’était-civil Français. Et du coup, de toutes les pièces requises pour la création du passeport, on n’en a présenté aucune, Osaka, c’est un grand village, on y fait les choses de confiance 🙂

Mais là n’est pas la question, en voyant à nouveau notre adresse ici, cette dame japonaise a eu soudain le déclic : « Monsieur Ghismo, voudriez-vous donner des cours de Français ? » me lança-t-elle d’un coup en me regardant droit dans les yeux… « Euh, beh c’est à dire que… c’est un peu inattendu, oui pourquoi pas… ». Et en répondant ça, je repensais à la première ligne du dernier livre d’Amélie Nothomb, lue par dessus l’épaule de mon épouse qui venait de le commencer dans le métro en allant au consulat.

S’en suit une discussion en japonais entre cette dame et mon épouse, dont j’ai attrapé quelques mots : « gratuitement », « femme divorcée », « près de chez vous »‘, « mari français », « petite fille », « téléphoner aux grands parents »… C’est d’accord, voici ma carte.

Aujourd’hui, juste avant que les premiers invités ne sonnent à la porte, j’ai reçu un email de cette maman, avec son numéro de téléphone… et si on l’invitait avec tes autres amis ?

C’est ainsi qu’on a vu débouler chez nous cette petite fille, un an et demi après la première fois. Et si elle ne se souvenait pas de cette fugitive première rencontre, l’émotion est restée intacte entre ces deux là qui ont passé l’après midi à courir et crier partout dans la maison. Il y eut même quelques larmes au moment de la séparation…

Mais comment fait-on pour donner des cours de Français à une petite fille de 5 ans ?

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Andon à Tokyo, designer’s ryokan

J’avais rédigé cette petite note sur l’hôtel où on s’est arrêté pendant les quelques jours passés à Tokyo35.673718139.697556 de ces jolies vacances, sans pouvoir y laisser de photos ; je la reprend pour vous, illustrée, ça pourrait intéresser les candidats au voyage Tokyo35.673718139.697556ite.

Ce ryokan (hôtel de type traditionnel) m’avait été recommandé par Thomas. Pas trop cher, dans les 8000 yens la chambre, et sur le concept de ryokan de designer. L’ambiance fait un peu penser à une auberge de jeunesse, on est accueilli par Tomomi qui parle français, anglais, et bien sûr japonais.

Les chambres sont (très) petites, à peine plus grandes que la taille des futons, il y a la télé et c’est à peu près tout je crois. C’est un hôtel de voyageur, si vous venez à Tokyo35.673718139.697556 pour passer vos journées dans la chambre, allez chercher plus haut dans les tours 🙂 Les commodités sont sur le palier, le tout est très propre. Il y aurait un jacuzzi, mais je n’ai pas eu le loisir de l’essayer, on rentrait assez tard le soir de nos promenade dans Tokyo35.673718139.697556.

Il n’y a pas de lit, on dort sur les futons posés sur les tatamis. A la japonaise. Ce n’est pour autant pas du tout inconfortable, mais les personnes âgées, auront peut-être du mal à se relever.

Le petit déjeuner est en supplément mais est plutôt copieux. On mange dans la salle à manger commune du rez de chaussée. Tout le monde ici est voyageur, d’un peu partout de par le monde et ça donne une vraiment très bonne ambiance, le staff aidant largement en ce sens.

L’hôtel n’est vraiment pas très loin de la station de Minowa35.729513139.791412, mais l’hôtel est un peu excentré au Nord de Tokyo35.673718139.697556 ; Asakusa35.711195139.796398 est accessible à pieds cependant, mais pour se rendre à Shibuya35.659597139.702392, par exemple, il faut traverser toute la ville. Les environs de l’hôtel sont assez sympa, c’est un quartier résidentiel, il y a un bar avec de la Guinness pression et des affogatos, quelques restos, des combini, mais j’ai apprécié m’y balader le soir venu.

Bon, mais on passe un vraiment excellent moment dans ce lieu, le personnel est vraiment extra, la déco est soignée, le bâtiment en lui même est intéressant pour son architecture, et à ce prix là, on ne regrette rien… on prévoit même d’y retourner la fois d’après !

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Kuromon Ichiba

Pour préparer notre réveillon, nous nous sommes rendus dans un marché couvert d’Osaka connu pour la qualité de ses boutiques : Kuromon Ichiba34.666331135.507017. Petite promenade en photo dans un marché japonais à la veille du shôgatsu.

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Il vous reste de la citrouille ?

Bah c’est bien fait, fallait la vendre avant* (pour Halloween, parce que pour Noël, ça craint) !

* En référence à une blague Carambar des années 80 : « A la boulangerie : – Vous avez du pain rassis ? – Oui ! Il nous en reste d’hier ! – Ah bah c’est bien fait, fallait le vendre avant ! (rires) »

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Mochi Tsuki

Le mochi, c’est une pâte faite à partir de riz pilé. Je vous en parlais déjà ailleurs il y a un an, puis lors de notre promenade à la campagne, où on distribuait des mochi lors du matsuri célébrant la fin des récoltes, et plus récemment, vous pouviez en voir au kuromon ichiba.

A l’occasion du shôgatsu (nouvel an), on décore les maisons de petits mochi empilés et décorés appelés kagamimochi. Une semaine après le nouvel an, on sert généralement ces mochi dans une soupe.

Le mochi, ça n’a pas vraiment de goût, ça a une consistance un peu farineuse, grumeleuse, c’est extrêmement compact, aussi solide que du chewing gum, presque impossible à couper avec les dents, et quand ça sort du bouillon, c’est aussi brûlant que de la raclette tout juste sortie du caquelon, aussi mou aussi, une vraie partie de patience pour sortir le plus dignement possible le morceau avec les baguettes. Je n’en suis pas un grand fan (sauf en truffe, entouré de chocolat), mais c’est une expérience intéressante…

Ce qui m’amène à vous parler d’une petite fête de quartier organisée un peu avant Noël pour la fabrication du mochi : mochi tsuki. Ca se passait en bas de chez Jiji-Baba, près de Higashikôen34.606720135.469708, et c’était très animé. Pour préparer le mochi, on martèle le riz avec une masse de bois (éventuellement à plusieurs, chacun son tour), pendant qu’une autre personne – forcement plus courageuse – vient mettre les mains pour replier la pâte. Les jeunes s’y essayent guidés par les anciens, et les hommes exhibent leur force à grand renfort de cris primaires.

C’est aussi l’occasion de boire du sake en mangeant de l’oden (sorte de pot au feu japonais, sans viande). Et comme lors de la fête de l’été, on n’était pas arrivé sur place depuis plus de 30 secondes, que trois gaillards m’ont abordé pour me mettre entre les mains (de force 🙂 un gobelet plastique rempli à ras bord de sake et dont on m’a expliqué en gestes qu’il fallait le descendre cul sec. Il était 10h du matin, et je bois peu habituellement… Sitôt le verre descendu, il fut aussitôt rempli à nouveau à ras-bord et on m’offrit en même temps un bon gros bol d’excellent oden.

Quelques minutes après, c’est un autre gars, qui me faisait beaucoup penser à Wooden Allen avec ses lunettes cul de bouteille, qui m’a abordé, pour savoir d’où je venais, ce que je faisais, et me dire qu’il était allé en Espagne. J’aime toujours autant ces rencontres impromptues avec des gens simplement curieux…

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Le lundi (de Pâques) au soleil

Premier billet d’une petite série

Lundi dernier, j’ai pu profiter pleinement d’une journée plutôt ensoleillée et fériée pour errer libre dans les rues d’Osaka. J’ai bien failli rater ce jour férié, ici je n’ai pas vu un seul oeuf de chocolat pour me rappeler que Pâques arrivait. Et au bureau, on s’est bien gardé de me le rappeler 🙂

Promenade en images et en plusieurs billets qui nous mène de Higobashi34.692121135.496273 à Yodoyabashi34.693003135.500950, Umeda34.7025135.49793, Osaka Business Park34.692315135.532010, Osakajo34.687251135.525670, Tamatsukuri34.673417135.532965, pour terminer la journée à Tsuruhashi34.665299135.530176. Le tout à pieds pour pouvoir capter et fixer sur carte mémoire quelques grains de lumière.

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Les emissions du petit : Algorithm Taiso

Depuis que je suis au Japon, je regarde un peu plus la télé que lorsque j’étais en France. Non que les programmes soient grandement meilleurs, mais j’ai deux très bonnes raisons de regarder la télé :

  1. J’ai ici une télé qui marche, et ça aide (le petit avait pété mon 82cm)
  2. Je n’ai pas besoin de l’allumer, le petit sait très bien le faire tout seul.

Et donc, tous les matins, entre un peu avant 8h jusqu’au départ pour la crèche, on voit se succéder à la télé

  • 7h40 : Eigo de asobo,
  • 7h55 : You gotta quintet (puchi),
  • 8h00 : Nihongo de asobo,
  • 8h10 : Pitagora suichi,
  • 8h15 : Inai inai bah !
  • 8h35 : Okaasan to isho

Et je commence avec ce billet une série pour vous présenter les programmes pour la jeunesse ici au Japon.

Le rythme est rapide, et les programmes courts, ce qui n’est pas étonnant pour des enfants qui se lassent très vite. Les émissions sont elles même composées de programmes plus courts.

Plus surprenant (qu’on me le dise si c’est la même chose en France) : les émissions sont reprogrammées la plupart du temps à l’identique tous les jours de la semaine, et au bout de 3-4 semaines, on revient au programme du mois passé, on revoit donc à loisir les même scènes traitant des même sujets, … Economique.

Pédagogique peut-être aussi un peu.

Et parmi ces émissions, la « number one » pour le petit est incontestablement « Pitagora suichi » et en particulier une de ses composantes « Algorithm Taiso / Algorithm Kôshin ».

La première fois qu’on voit ce programme ça ressemble à ça (pour bien comprendre, faut regarder les 2 premières vidéos, moins d’une minute chacunes) :

… et on comprend pas forcément trop le principe, surtout pour des enfants, on peut par contre apprécier les images comme une performance artistique abstraite. Ce n’est que quelques minutes plus tard qu’on comprend un peu mieux en voyant ça :

Et puis, cette émission semble aussi avoir ses fans, l’été dernier j’étais allé à une rencontre d’utilisateurs de mixi (une communauté japonaise en ligne), fans de l’émission, dans un parc d’Osaka. Et ça donne ça :

Il faut aussi préciser que le Taiso (la gymnastique) est quelque chose d’omniprésent ici. Le matin dans certaines entreprises, les employés avant de commencer le travail font quelques minutes de gymnastique collective (lors de mes détours matinaux, il m’est arrivé souvent d’entendre la musique caractéristique au piano ponctuée de « Ich’ Ni’ San’ Shi’ »). Dans les parcs l’été, les enfants se réunissent sous la surveillance d’un adulte porteur du magnétophone à cassette. Dans l’avion qui vous emmène au Japon, revient régulièrement un court programme d’étirements musculaire qui a beaucoup de succès auprès des Japonais.

Cette émission aussi est assez répétitive, depuis 6 mois, on a vu passer : qrio (le robot humanoïde Sony), les guides de Tokyo35.673718139.697556, les pompiers de je-ne-sais-plus-où, les ninja de Kyoto34.986796135.758678, les champions de catch, les sumotori, les scientifiques de l’antarctique, les présentateurs de la météo, les marins de je-ne-sais-plus-quel-voilier ; sous les variantes : marche algorithmique, gymnastique algorithmique, exercice seul ou à plusieurs, ce qui fait peu de combinaisons pour 6 mois de programme quotidien (4 fois par jour).

Probablement grâce à cette réunion mixi, le petit est un grand fan de cette émission, et saute de joie dès le générique et nous indique en pointant la télé du doigt que ça va commencer. Il fait maintenant aussi les mouvements, bon, pas tous, seulement ceux qui l’intéressent, et en connais parfaitement l’enchainement.

Quand le programme se termine, il applaudit et retourne jouer avec son densha.

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