Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Première bougie !

Il y a un an, exactement, avec ma petite famille, on est arrivé à Osaka. Un an déjà… Il y a un an, le petit ne parlait pas, j’avais des bases de japonais, on vivait chez mes beaux-parents, je connaissais des noms de gare à Osaka mais ne faisais aucun lien entre-elles, je ne connaissais pratiquement personne ici, et j’était tout ennervé de cette nouvelle étape qui commençait. Un an après, je suis toujours assez surpris de me retrouver où je suis, je connais bientôt plus de monde ici qu’à Nantes, hormis les souterrains d’Umeda (en surface, c’est acquis), il me devient difficile de me perdre dans le centre d’Osaka, la maison s’est de nouveau remplie de tout un tas de bidules pas toujours utiles qu’il faudra bazarder dans 2 ans, le petit est devenu très bavard, j’ai toujours des bases en japonais, mon blog a 365 posts, et j’ai sorti mon premier bouquin ;)…

Et comme c’est de coûtume, voici le petit jeu des « J’aime/J’aime pas » à un an…

J’aime J’aime pas
  • Mon D80 (et mon Fz5 aussi).
  • Avoir toujours une ou deux (centaine de) photos dans mes deux appareils.
  • L’euro à plus de 165 yen, chef faut m’envoyer des sous maintenant, plein !
  • L’aide spontanée reçue pendant les vacances, juste parce qu’on regardait un plan ou qu’on attendait à un arrêt de bus qui pouvait pas mener où un touriste va (bon, parfois, c’était lourd aussi :).
  • Les restos qui coûtent rien, ceux qui coûtent un peu plus cher, c’est bien aussi.
  • Avoir attrapé quelques reflexes linguistiques, je suis loin du compte, mais c’est un peu mieux.
  • Mes bureaux en ville (Nanko, Namba Parks).
  • Avoir fait le lien entre les quartiers du centre d’Osaka, comprendre l’ensemble et les distances, savoir maintenant désigner les quartiers depuis mon balcon…
  • Le climat sans pluie ou presque 10 mois de l’année.
  • Ne pas avoir de voiture.
  • Les cafés Haagen-Dasz.
  • Le regard en biais des oyaji
  • Les ojisan qui bourrent dans le métro sans demander pardon, en général le comportement des japonais dans le métro, ça à l’apparence de quelque chose d’organisé, en fait tout le monde se speed sans trop oser le montrer pour occuper les places assises, et faire semblant de dormir pour pas avoir à céder sa place à la petite mémé qui vient de monter et qui tient pas debout.
  • Payer pour quelquechose et voir la monnaie rendue à mon épouse (japonaise)
  • Quand on oublie que mon fils porte aussi mon nom.
  • L’enfant roi
  • Etre trop timide et ne pas avoir trop rencontré de japonais depuis que je suis ici.
  • Les udon, je peux plus, bwak.
  • Me dire qu’un jour faudra rentrer et que le temps file si vite !
  • Le manque de terrasses et le soleil qui tombe si vite.
  • La moutarde japonaise qui est à la moutarde ce que le Ketchup est à la sauce tomate (même remarque pour la mayo)

J’aimerais bien aussi…

  • Avoir encore des euros sur mon compte en banque.
  • Prendre le temps d’essayer de rejoindre le centre d’Osaka à pieds, aller rejoindre les montagnes de l’est en vélo.
  • Explorer d’autres quartiers moins centraux, retrouver des endroits où je peux me perdre.
  • Aller à la mer avec un bateau pneumatique.

A titre de comparaison : à 3 mois, à 6 mois, à 9 mois

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La semaine de l’administration

Ce n’est pas une nouvelle fete locale, mais le programme charge de notre premiere semaine sur place.

Tout d’abord, nous sommes alles des mercredi au kuyakusho (mairie d’arrondissement, je ne suis pas certain de l’exactitude de la traduction) de notre quartier a Osaka. La, plusieurs choses au programme : faire le demande de ma carte de sejour, enregistrer mon tampon aupres des autorites, se declarer aupres de la securite sociale locale, faire de meme aupres des allocations familliales, presenter le petit au medecin de l’equivalent de la PMI, et occuper ce dernier pendant tout ce temps.

Pour se mettre dans l’ambiance, il faut imaginer une administration francaise du debut des annees 80 : bureaux en open space peints en gris et marron, la peinture n’a pas ete refaite depuis 20 ans, c’est pas tres sexy. Derriere les guichets, des hordes de fonctionnaires taciturnes apposent des tampons, brassent un peu d’air ou consultent les dossiers de papier qui jonchent les bureaux en creant un sacre desordre. Il y a des crayons attaches a des chaines sur les petits comptoirs reserves aux administres. Quelques elements post-modernes qualifient l’epoque : un ecran geant LCD (ou plasma) affiche les numeros des personnes appellees, et il n’y a plus de machines a ecrire, mais pas non plus de PC sur les bureaux.

Pour ma carte de sejour, c’etait tres facile, on s’est presente au guichet avec mon passeport, deux photos d’identites, et si mes souvenirs sont bons, je crois que c’etait tout. La petite page d’ecriture (en alphabeto pour la plus grande partie) ne faisait que reprendre les elements du passeport/visa. C’etait donc assez facile, jusqu’a present je sais encore ecrire mon nom. Le seul champs en langue autochtone etait celui de ma situation, la j’ai ecrit kaishain (employe) en iragana, ce qui m’a vallu un « o sugoi! » (wah genial!) admiratif de la preposee aux affaires etrangeres.

Dans la foulee on a enregistre mon tampon au meme guichet. Au japon, les gens signent avec des tampons ronds, dont certains plus importants que d’autres (pour acheter ou louer un logement par exemple) sont enregistres en mairie. La c’etait un peu plus complique. J’avais un tampon que mes beaux parents m’avaient offert a notre mariage avec mon prenom d’ecrit dessus en kanji. Seulement, le fait que ce tampon porte mon prenom posait un probleme, car mon prenom n’est pas mon nom usuel. Mon epouse avait sur elle un tampon au nom de sa famille, et celui la semblait mieux convenir, avec quelques amenagements de mon etat civil nippon. J’ai donc au Japon un nom d’usage qui est mon nom francais suivi du nom de ma belle famille qui me permet d’utiliser ce tampon (pour l’appartement qu’on doit prendre prochainement). Pour l’enregistrement du tampon, il faut fournir une adresse, et ca, ca nous sauvera dans un episode futur (je vous en dirai plus prochainement :).

Concernant la securite sociale, c’est mon epouse qui cotise pour toute la famille. Bien que detache (et donc egalement couverts par la secu francaise), on devra donc payer des deux cotes, ca c’etait plus ou moins prevu. Le montant annonce de la cotisation par contre nous a quand meme surpris. Autre surprise, positive cette fois, on doit pouvoir toucher les allocations familliales, mon epouse etant consideree ici comme mere seule avec enfant (ca fait toujours plaisir au conjoint ce genre de considerations administratives 🙂

Et puis, concernant le petit, on l’a presente au medecin de la PMI locale. Il doit passer une visite la semaine prochaine, la c’etait juste pour faire un point sur les vaccinations. Et comme il a fait tout ce qui etait obligatoire pour un enfant francais de pres de 2 ans, il a du coup fait plus que prevu au japon. On ne l’embetera alors plus trop avec les seringues et leurs aiguilles qui font pleurer.

Une chose qui est somme toute remarquable ici, c’est que l’integralite des services sont concentres dans un seul lieu. Si on avais du faire les memes demarches en france, on aurait du prendre le bus une demie douzaine de fois entre mairie, prefecture, secu, caf, pmi, impots, …

D’ailleurs les impots on doit y passer prochainement, et c’est encore dans ce batiment.

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Nous-on-va-a-la-fêt-e !

Comme prévu, nous sommes allés ce matin à la fête de quartier de célébration de l’été. Et ça a enchanté notre petit qui y est allé en courant !

Et on n’était pas arrivé sur les lieux depuis plus de 30 secondes qu’une dame inconnue est venu nous apporter 3 bouteilles d’eau et de jus de fruit, pour revenir 15 secondes après avec deux canettes de bière, et encore 30 secondes après avec un sac plastique pour mettre tout ça dedans comme on n’avait rien ouvert… Après explications, c’était simplement un omiyage (cadeau) comme on n’était pas tout à fait du quartier.

Il y avait pour la fête une camionette pour transporter le Taiko, un temple miniature, et un autre Taiko sur lequel notre petit s’est timidement essayé à la percussion nippone.


Et puis il a eu le droit de tenir la main de sa cousine, à l’origine pour une photo, ça lui a fait tellement d’effet qu’il ne l’a pas lachée ensuite. Cousine qui porte des chaussures qui font pouet pouet ; tout ça n’a rien à voir avec l’histoire, mais ça m’a beaucoup amusé…

Le convoi s’est ensuite mis en branle pour parcourir les rues du quartier. Nous l’avons suivi pour une toute petite boucle, car 4 heures après il se déplaçait toujours – j’imagine en prenant quelques pauses.

J’ai tout de même attendu un petit moment le début du feu d’artifice, le moment ou l’homme monté sur le toit éphémère de la camionnette toucherait les fils électriques avec sa tapette à mouches géantes (il parait qu’il y a au japon des insectes appellés abeille-oiseau, à cause de leur taille, il doit bien y avoir un petit rapport). Franchement à certains moment, il ne devait pas être à plus de 50 cm des fils, et agitait son ustensile avec tant d’amplitude que j’ai craint le pire pour lui et ceux qui feraient masse au dessous de lui.

Après cette promenade musicale, nous avions prévu d’aller à une foire du commerce équitable a l’International House de Osaka. En fait, il s’agissait d’une partie d’une manifestation plus générale dont j’ai déjà oublié le nom (ca ressemblait à fête internationale mais résumé en un seul kanji).

Il y avait dans cet endroit une ambiance proche des rendez-vous de l’Erdre Nantais, où quelques stands tenus visiblement par des associations d’étrangers, font découvrir leurs spécialités culinaires .Avec malgrès tout une forte connotation japonaise dans les plats proposés : on pouvait ainsi manger des Tako-Yaki à l’italienne, des Korokke brésiliens, des Yaki-soba à l’indonésienne, de la pizza au feu de bois…

Et puis question animation, il y avait de la danse, des concerts, on est arrivé alors qu’une vingtaine de petites filles autour des 5 ans se préparaient à un spectacle de samba dans des tenus très amusantes. Il y eu ensuite les adultes dont la chorégraphie tenait grandement de l’improvisation, puis du balafon africano-japonais.

La foire au commerce équitable se tenait dans une salle à l’étage et était assez décevante finalement, il y avait beaucoup d’artisanat et assez peu des produits alimentaires. Et autant en France, il est aisé de trouver des produits labelisés à des prix tout raisonnables, ici, les 700 yens mini pour un paquet de café font tout de même reflechir. Même si le café est excellent.

Voilà en tout cas qui répond à une question que je me posais, le commerce équitable est encore grandement méconnu ici.

Pour finir notre dimanche comme il se doit nous sommes allés chez Yamada Denki pour y acheter trois fois rien, nous sommes passés au Samy (la superette en bas de chez nous) pour y acheter notre repas du soir, et on peut manger tard si on le souhaite, le Samy est ouvert jusqu’à minuit même le dimanche (et si on est à la bourre, il y a le combini, pas beaucoup plus loin, qui ne ferme jamais).

Et bon dimanche… sous vos applaudissements !

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Bonheur deliciouse

« Fours Demi Secs
Nous vous presentons le bonheur a travers le moyen de faire le pâtisserie deliciouse. »

Bah tiens, j’allais le dire, justement !

C’est marrant de voir qu’en franponais on n’oublie jamais l’accent circonflexe sur pâtisserie. L’accent circonflexe sur pâtisserie, c’est ce qui fait tout, qui évoque tout, le luxe, Paris, et c’est beaucoup plus chic qu’un vulgaire accent aigu sur un e.

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Une crèche pour le petit

Ma compagne vient de trouver du travail, et elle commence dès lundi.

Du coup on s’active un peu plus pour trouver une crèche. On a demandé à monter notre priorité sur les listes d’attentes des crèches municipales, mais en même temps, on entendait à la TV récemment qu’il y avait 900 enfants à Osaka en attente d’une place à la crèche… On n’espère que peu de ce côté là, surtout en milieu d’année. En septembre, ou en Avril (la rentrée scolaire est en avril au Japon), ça devrait un peu plus se dégager.

Aussi nous nous rabattons sur les crèches privées, non agréées par la mairie. Ce matin nous nous sommes rendus à une crèche située à 15 minutes de vélo de la maison. C’est une toute petite crèche. A vue de nez, le local doit faire ses 15m², dans le même temps, il y avait aujourd’hui (samedi) assez peu d’enfants. Et il y a des activités un peu tous les jours se déroulant à l’extérieur (piscine, jeux au parc, …). En plus, il y a un piano, et avec ça je sais que le petit sera content.

Coincidence amusante, il y avait là bas une petite fille qui a tout de suite flashé sur Téo qu’elle disait « kawaii » un peu tout le temps… et cette petite fille se trouve être de père français et de mère japonaise…

Juré, ce n’est pas moi le père !

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Regarder tomber la nuit

Eh, et ces vacances qu’on en voudrait d’autres des comme ça ? Ca continue encore ? Oui !?

Lors de mon premier voyage au Japon, j’avais passé beaucoup de temps à Shinjuku35.690903139.700260, j’y passais systématiquement pour sortir ou rentrer de mon point de chute tokyoite, et j’avais fini par presque apprivoiser cette gare tentaculaire, j’arrivais à peu près à m’y retrouver depuis l’intérieur pour me retrouver à l’extérieur (facile) et à la sortie espérée (moins facile).

Et ce sont des choses qui ne reviennent pas vraiment tout de suite. On est sorti un peu au hasard, et il m’a fallu un bon moment pour remettre les éléments ensemble. Par chance, on n’était pas trop mal parti, et très vite, la mairie se profilait au bout d’une rue. A partir de là tout s’est petit à petit réarticulé.

Les alentours de la mairie d’abord, puis les petites ruelles à Yakitori, sur des petits barbecue à charbon, incroyablement appétissant, mais en même temps un peu impressionnant quand on n’est pas soi même japonais, on ne se sent pas vraiment invité (mais la prochaine fois, tant pis, je m’y risquerai), et puis, le Donkihote labyrinthique, et les néons encore éteints.

Décider alors d’attendre la tombée de la nuit pour les regarder s’allumer. Prendre deux cafés (dans les 400 yens) dans une boutique de fringues, et ressortir au moment où tout s’énerve encore un peu plus, naviguer au hasard dans les ruelles chaudes de Shinjuku35.690903139.700260, laisser là où elles sont les voitures à vitres fumées, passer à côté des rabatteurs qui ne rabattent que les locaux, regarder les filles et se laisser submerger par les flux lumineux.

Shibuya n’est qu’à quelques stations en JR, en métro par contre, c’est plus compliqué, on fait une entorse à notre carte de métro de la journée (moins de 200 yens), pour y manger au Mos Burger, environ 500 yens (on peut faire mieux sans doutes, des conseils ?), chercher ensuite les shibuyettes, qui d’après l’ami vu à Yokohama35.453792139.632330 squattent les lieux en ce moment sur des peaux de bêtes, dans une ambiance cromagnonesque, sans succès. Où sont-elles ?

Sur le chemin du retour, faire à nouveau une halte à Akihabara35.698501139.772958, espérant y trouver le soir plus d’activité qu’au petit matin. Pas de chance, on arrive cette fois ci trop tard, hormis les grandes enseignes, tout est fermé, encore.

Pour faire durer un peu le plaisir d’être à Tokyo35.673718139.697556, après être rentrés à l’hôtel, on est ressorti pour chercher à se perdre alentours, faisant une pause comme la veille dans un troquet du coin, y prendre un affogato et une Guinness pression (environ 500 yens), duo assez déconcertant, et alors ?…

Et alors, journée à 8000 yens d’hôtel, et 4800 yens en dépenses courantes.

Pour ceux que ça intéresse, la carte du matin, celle de l’après midi, et de la journée

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C’était bien, hein !?

Je commence aujourd’hui le récit des vacances, deux semaines passées en marches permanentes avec une amie venue de France tout d’or chaussée. Je lui avais préparé un petit programme pour gens fauchés* qui lui faisait découvrir un peu de Japon à la manière dont on enseigne la géographie dans les écoles ici : partir de l’école, puis découvrir le quartier, puis élargir le cercle des découvertes de plus en plus loin.

Pour ce premier jour, j’avais placé au tableau, deux destinations très proches de la maison, et que vous connaissez à me suivre : le jardin et le temple de Sumiyoshi34.613312135.486767 puis le port avec l’Asian Trade Center et le World Trade Center34.638292135.415291, avec une pause déjeuner à Tennoji34.646625135.513095 pour rejoindre les deux.

Il fallait donc partir de la maison, longer les parkings qui couvrent le quartier, passer devant les petites plantations des policiers, prendre un petit bus qui fait pouipoui à chaque station pour arriver très vite au phare de Sumiyoshi34.613312135.486767, parcourir le jardin sans trop s’y attarder, dépasser les pachinko des alentours de la gare et gravir les marches du pont au dos rond de Sumiyoshitaisha34.612407135.493226. 200 yens, pour le moment, je tiens le budget comme un chef 🙂

Sumiyoshitaisha mérite qu’on s’y attarde un peu, on a de la chance, un mariage y est célébré, et dans un bâtiment annexe, un concert de koto se prépare, une vieille dame nous invite avec tant de gentillesse et d’insistance qu’on prend place à ses côtés. Elle m’expliquera que l’instrument du fond joue les basses, il est plus long que les autres, que celui de droite est le soliste, que certains ont plus de cordes que d’autres ; deux morceaux du répertoire traditionnel et nous prenons congé de cette bien sympathique dame et des concertistes.

Tennoji se rejoint facilement depuis Sumiyoshi34.613312135.486767, dans les ballottements et les grincements des antiques tramways. 200 yens de plus, ça se tient toujours. Et puis, à Tennoji34.646625135.513095, pressés par la faim, traverser Shitennoji34.653738135.516443 sans s’y arrêter, trouver un bouiboui de Takoyaki à emporter, perdre l’usage de ses papilles au troisième degré, 500 yens et 150 de plus pour une bouteille d’eau en urgence.

* Avec un budget prévisionnel très vendeur mais largement dépassé triplé

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Une semaine sur mon balcon

Voilà une semaine que j’ai reçu ma webcam et j’étais impatient de pouvoir monter les images amassées pendant ce temps. Le système n’est pas parfait, et il y a des trous dans le temps (des moments où je n’ai pas enregistré les images), malgré tout le résultat me plait énormément.

http://www.youtube.com/watch?v=oBvsSAUP1MM&feature=player_embedded

Et je remercie chaleureusement Aldo Romano, Louis Sclavis, Henri Texier et Guy Le Querrec pour la bande son exceptionnelle de ce montage vidéo. Ceux qui apprécient le titre peuvent acheter l’album magnifique sur lequel il se trouve ! :).

Et puis comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, j’ai aussi travaillé sur deux widget pour le moteur « Yahoo Widget » qui vous permettront de garder un œil sur la vue de mon balcon en permanence !

Et au passage, vous pourrez constater de vous même que ça secouait un peu hier ! Et une petite devinette, il y a eu récemment un jour férié ici, saurez vous trouver en regardant les images de quel jour il s’agissait ?

Edit : La réponse se trouve dans les commentaires, félicitation à Akaieric et Atenaiss pour leur perspicacité

Visite faite au consul

Hier nous sommes alles au consulat de France pour me faire connaitre aupres de leurs services. Ce n’est pas une formalite obligatoire(du moins je ne le crois pas), mais j’etais curieux de voir a quoi pouvait ressembler un consulat de France et puis il parait que ca nous paye un coup de champagne le 14 juillet.

L’inscription est tres simple (du moins ici, ca n’a pas l’air d’etre le cas partout) et se resume en quelques formulaires et quelques pieces a presenter :
– Passeport
– Carte de sejour
– Livret de famille
– 2 photos d’identite.

Au consulat, c’est d’abord une japonaise qui m’a accueillie au telephone situe devant l’entree. Puis c’est Nico chan (c’est ainsi qu’il se fait appeller par les obasan qui travaillent ici) qui m’a accueilli.

L’inscription permet egalement de voter pour les elections nationales, mais aussi, et ca m’a surpris, les elections locales. Je pourrai donc voter pour le maire de Nantes depuis Osaka (mais… C’est quand au fait, les municipales ?)

En sortant du Crystal Tower, on avait prevu d’aller a Umeda34.7025135.49793 pour acheter les keitai quand on a vu un petit magasin qui faisait le keitai de mes reves a un prix jamais vu… Vu qu’en plus avec la poussette aller de Osaka Business Park34.692315135.532010 a Umeda34.7025135.49793 ca avait l’air bien taihen (ennuyeux), on n’allait pas se priver.

Depuis hier soir (apres nos petits deboires medicaux), je surfe donc sur le web sur un PDA windows mobile avec un ecran VGA, un clavier QWERTY coulissant, WIFI (ce qui permet de telephoner avec skype pour pas un rond), un OS japonais que je lis difficilement, mais ca, ca me fait bien plaisir. C’est d’ailleurs avec ce petit truc que j’ecris les posts du jour.

En France, j’avais un PDA iPaq (offert a Noel par ma boite, c’etait avant l’eclatement de la bulle 🙂 et j’avais aussi en poche mon telephone. J’ai toujours beaucoup utilise les deux et ai pendant tout ce temps regrette que ce PDA ne fasses pas telephone et que ce telephone ne soit pas un PDA. J’ai enfin les deux en un et pour un prix tout raisonnable : 35000 yens.

J’attend toujours ma connexion Yahoo BB et mon Dell (dont deux cartons sur les 5 au total m’ont ete livres ce matin : l’imprimante-scanner et la web-cam).

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Temple de l’eau pure et lycéens

Les vacances vachement cool, c’est par ici que ça continue.

En arrivant dans les alentours du temple, la foule se resserre, énormément de collégiens, venus ici par centaines en sortie scolaire, ça chahute, ça crie, ce ne sont pas les conditions de tranquillité auxquelles ont pourrait aspirer pour visiter un tel temple. On fait un petit détour hors de la foule pour aller saluer les Jizo du coin. Kiyomizudera34.994742135.785039 est quand même un beau temple, les pilotis qui soutiennent sa terrasse sont toujours aussi impressionnant, et il offre une des meilleurs vues sur Kyoto34.986796135.758678 qui soit (800 yens).

Et puis, on redescend par le cimetière, attraper un bus pour la gare JR, en évitant les flux touristiques des rues à boutiques. Par endroits de petits temples sont ouverts dans la descente, certains sont le royaume des chats, certains offrent des bois peints ou sculptés, certains autres donnent l’impression de rentrer dans des propriétés privées, du linge sèche, un petit jardin potager encercle les statues de divinités.

On se rend à l’arrêt de bus où nous avions pris le bus avec mon épouse la dernière fois. Un pervers discute avec des collégiennes à la fenêtre de sa voiture, et une petite grand mère semble inquiète à nous voir. Elle vient nous demander où on va. Gare JR, il n’y a pas de bus pour la gare JR à cet endroit, m’explique où prendre le bus à grand renforts de gestes en contradictions avec ses paroles avant de nous demander de la suivre, courant même dans les passages piétons par notre faute. Elle nous saluera devant l’arrêt du bus avant de reprendre sa route (220 yens de bus).

La gare JR de Kyoto34.986796135.758678 mérite qu’on s’y arrête, c’est un bâtiment aussi gigantesque que magnifiquement designé, qu’on peut découvrir en empruntant les escalator qui mènent tout en haut. En redescendant, et en cherchant (longuement) quelque chose à manger, l’option puchi bénié (petit beignet) du café du monde est pas mauvaise (quelques centaines de yens, disons 500).

Je me suis alors demandé si il n’y avait pas moyen depuis la gare JR de prendre une ligne d’une autre compagnie, moins chère. Là encore un petit pépé me voyant scruter les panneaux, me propose spontanément son aide, en anglais, et non, pour Osaka, c’est JR. Après nous avoir quitté quelques secondes, il est alors revenu vers nous pour nous guider jusqu’aux portails de l’entrée de la gare, en insistant bien sur le numéro du quai et la durée du trajet. Et puis rentrer à Osaka (540 yens avec JR) et à la maison (270 yens).

Ce qui nous fait la journée à 3510 yens, bof, on a vu pire.

Et j’avais oublié la carte du matin, de l’après midi, et de la journée

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