De Osakajo à Umeda par Yodoyabashi
C’était hier, ballade au départ d’Osakajo, vers Umeda34.7025135.49793, en passant par Yodoyabashi34.693003135.500950. Photos sans commentaires.
Mon blog en français pour je ne sais pas trop quoi faire, mais on va trouver…
Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.
Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.
C’était hier, ballade au départ d’Osakajo, vers Umeda34.7025135.49793, en passant par Yodoyabashi34.693003135.500950. Photos sans commentaires.
Petit retour sur la journée de samedi dernier. Après s’être fait saucer dehors, on s’est rendu dans un petit restaurant de Nara34.683793135.835669 plutôt haut de gamme. Bon, mais en fait, j’avais l’intention de vous donner faim avec ce billet, et je ne vous fait pas attendre plus longtemps !
(Et sinon, c’était bon la piémontaise de la cantine ce midi ?)
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C’est la saison, et on trouve dans tous les commerces alentours le kit complet pour faire son Umeshu maison. Pour faire de l’Umeshu, il faut un large récipient, du sucre grossier, des prunes encore vertes et bien dures, et de l’alcool à 35° ; faire alors se rencontrer tous ces éléments sans les brusquer, et laisser reposer trois mois à l’ombre. On saura quoi boire pour l’anniversaire du petit…
Mais je me demande bien comment on va faire rentrer le crapaud dans la bouteille maintenant…
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Voici maintenant une semaine qu’on est arrives au Japon ; je ne comprend absolument rien a rien a ce qui se dit autour de moi mais ce doit etre normal et ca ne m’inquiete pas plus que ca. J’ai commence les cours de japonais de quartier, c’est gratuit. J’ai ainsi discute pendant deux heures en japonais de choses et d’autres avec une dame qui est benevole la bas. Par contre la caissiere de la superette a qui j’achetais deux bouteilles d’eau hier soir est devenue totalement muette quand je lui demandais de repeter ce qu’elle venait de dire (ca parlait de carte, j’imagine de fidelite)… et m’a rendu la monnaie sans un mot et sans les remerciements habituels.
Notre petit garcon etait tres attendu par ses grands parents japonais, qui lui portent toutes les attentions. Ils le qualifient a longueur de journee de « kashikoi » (sage/intelligent), en prenant pour referent sa petite cousine du – presque – meme age. On attend de voir le monstre, parce qu’a ecouter leur discours, elle n’arrete pas un instant, ne tient pas en place, c’est toute une histoire pour la faire manger, la faire dormir, la promener… On connaissait les trois de ma soeur (qui, pour de jeunes parents, sont une vision d’apocalypse : pourvu que le notre ne tourne pas ainsi !!!), est-ce que celle la, a elle seule serait capable de plus de troubles qu’eux… on aura la reponse le week-end prochain !
Ici le temps oscille entre plein soleil, nuageux et franchement pluvieux avec une constante : la chaleur et l’humidite. Pour donner une idee, hier soir alors que je sortais de voiture, au contact de l’air exterieur, mes lunettes se sont instantanement embuees. Me concernant, ce temps ne me derange pas vraiment, mais je suis visiblement le seul. Il y a ici une expression (que je ne suis pas certain de bien saisir) pour qualifier ce temps : mushi-mushi.
Les moustiques sont de la fete, et je vais essayer tout a l’heure le « Pocket-Muhi » familial, sorte de baume pour apaiser les demangeaisons.
Les filles d’ici sortent par tous les temps avec un parapluie qui sert d’ombrelle quand il ne pleut pas. A pieds ou a velo d’ailleurs. Deja que d’habitude il faut esquiver les velos et que ce n’est pas une chose facile, esquiver un velo avec un parapluie alors qu’on en porte un soi meme, ca devient franchement difficile. Et les obasan (memes) sont pas des plus cordiales quand elles doivent arreter leur imposant convoi pour eviter la colision avec le gaijin (etranger).
Voila bien le sujet qui serait de nature a me facher pour de bon avec le Japon. Les velos sont partout : devant derriere, des deux cotes (il en vient meme en biais), parfois a plusieurs en meme temps. Quand on ne les voit pas venir, on les entend a leur sonnette (chilin chilin), et ca c’est bien stressant. Je n’ai jamais trop su si le chilin-chilin signifiait « Surtout bouge pas » ou au contraire « Degage ou je te passe dessus ». Du coup, j’essaye : un coup a gauche, un coup a droite, un coup au milieu… Statistiquement parlant, c’est du 100% : a chaque fois j’evite la colision de justesse. C’est alors une arme de dissuasion bien plus traumatisante que la sonnette qui se met en oeuvre : le cri des freins (ca m’en fait froid dans le dos).
Sans transition : on a obtenu les cles de l’appartement il y a deux jours, et on a passe notre premiere nuit dedans aujourd’hui. Cet appartement est vraiment extra, plutot calme, assez grand, lumineux, et relativement peu cher. En gros on a la meme chose qu’a Nantes : meme surface et meme loyer, mais au Japon. Pour le moment il est encore plutot vide, et il n’y a pas de gaz (donc pas d’eau chaude). On vit encore entre chez mes beaux parents et chez nous (c’est a 200m l’un de l’autre).
Je ne suis pas mecontent de prendre un peu plus d’autonomie. Si mes beaux parents sont charmants, rester chez eux est quand meme un peu genant. Et prendre les cles de l’appartement a ete une etape importante dans ce demenagement, j’ai maintenant hate de reprendre le boulot et d’entreprendre completement ce nouveau mode de vie.
On meuble petit a petit l’appartement, on a commande une table de salon avec ses chaises chez Home’s (38000yens), elle nous sera livree debut juillet. On a achete notre futon (12000 yens) et une housse pour mettre dessus (3000 yens). On a achete une petite chaise pour le petit (1980 yens). J’ai passe commande chez Dell du PC et de ses accessoires pour mon boulot (230000yens). On devrait prochainement aller faire une razzia chez K’s pour le frigo, la gaziniere, les ventillos, la cafetiere, l’aspirateur… Mes beaux parents nous font egalement beaucoup de cadeaux et vident leurs placards pour nous. Vendredi on doit aller chercher a l’aeroport nos 100kg de colis envoyes en fret avec Bagages du Monde. Et ca c’est un petit soucis, on ne sait pas encore trop comment faire.
Voici donc apres une semaine ou nous en sommes, et c’est pas si mal :).
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Au risque d’en blaser certains, dans les vacances très chouettes, je demande l’après midi du 5ème jour (sur 15, c’est assurément la saga de l’été).
En fait ce n’était pas une surprise, dès l’arrivée en gare le matin, on savait qu’on croiserait des collégiens par milliers, aujourd’hui comme hier à Kyoto34.986796135.758678 était jour de sortie scolaire à Nara34.683793135.835669. Aujourd’hui aussi, les collégiens sont partout, bruyants. Et c’est à l’approche des temples qu’on commence à les retrouver. Tant pis pour les promenades apaisées, prêtant lieu à des pensées contemplatives… Rock’n’roll !
On se dirige donc vers le temple qui abrite le grand Bouddha de Nara34.683793135.835669, et en route, quelques téméraires, ayant acheté les petits gâteaux pour les biches (des senbei) les affrontent déjà, regrettent leur geste, essayent sans succès de se libérer des monstres agglutinés… Tu vois, ça, faut pas !
Un peu plus loin, un groupe de touristes a trouvé le truc ultime pour rencontrer des petites japonaises, après les avoir abordées probablement par quelques konnichiwa hésitants, ils sortent de leurs sacs des cartes postales de leur ville d’origine, qu’ils distribuent à tout va… succès immédiat, un « éééééééééééééééééééééééééééé » éclate, enfle, se fait entendre des choristes éberluées. Sur les cartes des Praha s’étendent en typo gothiques ocres.
Devant les colosses de bois qui surveillent l’entrée du temple, un collégien me glisse en anglais « My father… ».
Un peu plus loin, un garçon se fait déposer un senbei entre les jambes par un copain, ruée immédiate des biches, rire général, le garçon, lui, a eu la frayeur de sa vie.
Et puis, on passe aux choses sérieuses.
Le grand Bouddha de Nara34.683793135.835669 est vraiment impressionnant, les statues qui paraissent petite derrière lui le sont déjà beaucoup, et c’est sans parler du bâtiment qui l’abrite des intempéries. L’entrée à Todaiji coûte 800 yens qu’on ne regrette pas. Pas toujours, on croise un couple de français, grincheux, ronchonneux. A la sortie, quelques commerces de souvenirs, achats de poupées kokeshi porte clés, la vendeuse parle un peu français. Merci.
En se rendant au temple de Nigatsudo où se déroulent les fête d’omizutori, un groupe de 3 collégiens, nous abordent, accompagnés d’une enseignante, avec un questionnaire écrit sur un petit cahier, lecture timide de la première question « May I ask you some questions », réponse « Mais je ne parle pas anglais, je suis français ». Il faut bien que quelques uns soient au courant que tout ce qui est gaijin n’est pas américain. Et ça me fait penser, que je dois me le faire ce t-shirt « I’m not american » ! 🙂
Le temple de Nigatsudo offre une vue magnifique sur la ville, c’est un peu et en plus modeste le Kiyomizudera34.994742135.785039 de Nara34.683793135.835669.
Et puis, il faut bien rentrer, 540 yens, manger une glace chez Haagen Dasz à Namba34.663463135.501959, parce que c’est bon, 880 yens, et clore la boucle, 270 yens. Bilan : 3800 yens
Ca continue encore un tout petit peu les vacances rayonnantes de mai, si ça vous dit.
La forêt de bambous, c’est par là, pensait-on… ce temple là, a l’air sur la route… Il fait chaud, le temple est payant, l’entrée est à l’autre bout… tant pis pour les bambous, cette fois encore.
On décidera d’utiliser notre carte à la journée et de prendre un bus pour Kinkakuji35.039536135.728423. Les bus à Kyoto34.986796135.758678, c’est un peu comme à Nantes, il en passe pas si souvent, surtout à Arashiyama35.013021135.680122, il vaut mieux regarder les horaires avant de planifier son trajet, habitude qui m’était totalement passée depuis que je suis ici. Ici, les trains, les métros sont toujours là au moment où on arrive. On patiente longtemps, longtemps, une première fois, changement de bus, patienter à nouveau une seconde fois, et descendre un arrêt avant Kinkakuji35.039536135.728423 pour visiter d’abord Ryoanji. Je me souvenais que ça se faisait très bien à pied.
Seulement, ce n’était pas Ryoanji, pas du tout, j’ai mal lu ma carte en japonais. Et ce temple nous rappelle que les temples ferment tôt à Kyoto34.986796135.758678, il est à peine 16h et déjà le guichet est ici fermé. Un peu de stress.
Vite, prendre ses jambes à son cou, on part à pieds vers le temple d’or, puisque ça se fait à pieds, que ça ne doit pas être si loin et que les bus, on l’a constaté, sont rares. Pas de chance, le bus nous dépasse juste un peu plus loin, l’air narquois, il fait chaud, pas de Kinkakuji35.039536135.728423 en vue, la loose.
Je me suis bien planté avec ma carte. On décide de s’arrêter à une station pas mal plus loin, je demande à une lycéenne où attendre le bus… en face me dit-elle. Traversée dans les clous au feu vert rare et court. En face je redemande à un chauffeur, pour me voir répondre « c’est de l’autre côté »… Retraversée dans les clous au feu vert court et rare. Bien sur, le bus part, sans nous. Et en plus il fait chaud. Bien chaud. Je l’ai déjà dit peut-être.
En arrivant au palais d’or, on a un quart d’heure pour en faire le tour (400 yens sûrement)…. On croise deux français « Woh mais ça j’te dis, c’est d’la merde, d’la merde », désignant le pavillon d’or… marrant ces français, quand même… non, pas de la merde, de la feuille d’or 🙂
Pendant la visite, on suivra une japonaise, l’oreille collée à son téléphone portable. Visiblement, à l’autre bout, quelqu’un qu’on imagine très proche d’elle, la discussion est douce. Et on lui fait faire la visite, l’interlocuteur lui explique les lieux sans y être.
« On ferme » nous annonce-t-on pour rompre la quiétude du lieu.
C’est maintenant l’hiver, et la bonne nouvelle, c’est que les jours commencent à rallonger. C’est aussi le signe que je suis au Japon depuis six mois (putain, déjà !!!) et qu’il est largement temps de publier ce nouveau post « J’aime / J’aime pas » à six mois, donc… C’est parti !
| J’aime | J’aime pas |
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Et j’y ajoute les « J’aimerais bien » :
Et pour ceux qui aiment comparer
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Les vacances super bien ne sont pas finies, loin de là !
Et puis, remonter à pieds à Umeda34.7025135.49793, acheter là les billets de shinkansen pour le voyage de Tokyo35.673718139.697556 de la semaine suivante dans une billeterie à prix réduits (un peu plus de 13000 yens, aller simple), et tourner un peu dans le quartier en attendant le repas du soir. Trouver un temple coincé entre les buildings et les bars doûteux, c’est « so Japan » !
Finir en beauté avec un izakaya de bon standing (Sakura, à Nishi-Umeda34.699072135.492324, je vous le recommande), ce n’est pas l’anniversaire de notre hôte tous les jours !
Bon Anniversaire Miss !
Et en guise de gâteau, Osaka by Night depuis le ciel du Sky Biru d’Umeda, 400 yens parce qu’on avait trouvé un coupon de réduction.
Retour à la maison 270 yens, total de la journée : 2820 yens, c’est un peu mieux.
Et pour ceux que ça interesse, le lien sur la carte du matin, de l’après midi, et de la journée
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J’essaye de changer de route un peu tous les jours en rentrant de la crèche. Déjà, ça me permet petit à petit d’en savoir un peu plus sur le quartier. Ca permet aussi de ne pas trop laisser s’installer la routine du quotidien.
Oh! Pas souvent de gros détour, parfois je change juste d’une parallèle, parfois aussi je pars à l’opposé pour quelques minutes, et parfois je pique à l’est. Il m’est arrivé aussi de planifier un chemin en le regardant du ciel sur google earth. Mais la plupart du temps c’est assez improvisé.
Aujourd’hui alors qu’à la tv on nous annonce un front nuageux qui vient de l’ouest, chargé de pluie et d’électricité, je me suis donné un peu de temps pour partir à l’est direction sumiyoshitaisha. Ce soir, je sais que je baisserai probablement les yeux en rentrant avec le petit. Alors j’ai pris un peu de plaisir par anticipation.
J’aime beaucoup ce quartier constitué de petites baraques vieillissantes, ce n’est pas la première fois que j’en parle (surement pas la dernière non plus, j’ai en stock des photos pour l’hiver). On est souvent surpris ici par tout un tas de petits détails, de la signalétique, de la verdure florissante, des décorations impromptues. J’y ai même croisé aujourd’hui un canard en cage, à l’entrée d’une petite bicoque.
Et puis, il y a le tramway aussi qui porte ici le nom de chinchindensha, ce qui fait bien rigoler les enfants, on s’en doûte (tchintchin, en France c’est pour trinquer, au Japon, ça se traduit par zizi).
Et puis, il y a un passage commerçant couvert (shôtengai). C’est quelque chose de très courant au Japon ce genre de passage. Sur plusieurs centaines de mètres (parfois plusieurs kilomètres), dans une rue commerçante, les deux côtés de la rue sont reliés par un toit. Une sorte d’éco-système (éco au sens économique) très particulier, où les boutiques proposent tout ce que le Japon produit d’original, de la nourriture, de l’artisanat, quelques cafés pour obasan, le tout dans une enfilade sans fin, où les sons ont une résonnance particulière et où la vue et l’odorat sont flattés par tant de nouveautés. Celui ci est très sympa, et il présente même quelques bifurcations qui lui donnent un petit côté labyrinthique.
Il y a le temple aussi, et visiblement il devait y avoir hier un matsuri ici, quelques yatai attendaient d’être démontés. Une obasan priait au pied de chacun des arbres portant les couleurs de l’automne. Clap, clap, deux claquements de mains, et on voyait très clairement à son expression, que les feuilles qui tombaient sur elle à ce même moment était porteuses d’un présage heureux.
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