Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

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Petit tour dans Kobe

Suite de la promenade dans Kobe34.691380135.195693 avec Piccator

J’avais le projet de vous présenter Kobe34.691380135.195693 par thématiques : Kobe34.691380135.195693 c’est rouge, Kobe34.691380135.195693 c’est bleu, c’est vert, c’est chaud… Et puis voilà, déjà vendredi, les cerisiers qui s’annoncent pour dans pas longtemps, et pas vraiment du temps à revendre, alors ce sera pour vous comme cela l’a été pour moi, une visite itinérante que je vous propose 🙂

Les pressés pourront se contenter de la photo précédente qui en un seul regard vous offre un panorama total de la ville : Tour de Kobe34.691380135.195693, Mont Rokko (si Freddy savait…), port, feu d’artifice, mer, montagne. Car en fait ce qui marque à Kobe34.691380135.195693, c’est l’étroitesse de la ville coincée tout contre la montagne et bloquée dans son expansion par la mer.

Après quelques tours dans les environs de la gare de Sannomiya, Piccator m’a conduit jusqu’au port, en passant par le très populaire quartier chinois, où on fait à chaque restaurant une queue qui s’éternise tellement qu’avant de passer à table, on s’enfile quelques encas acheté également dans le quartier.

Et puis, après avoir mangé dans la chaude ambiance d’un restaurant brésilien, la visite s’est poursuive par un temple en rénovation et quelques quartiers à l’architecture colorée.

Et il en reste encore, mais ça sera pour un peu plus tard !

La Smart Japonaise !

Elle a les yeux d’une deux-chevaux, l’arrière d’une 4L rétrécie, les pneux avant d’une smart, je vous présente la – probablement – plus petite voiture nippone : la Daihatsu Midget II (visiblement la première du nom devait n’avoir que 3 roues).

Comme la smart il s’agit d’une deux places, sauf que contrairement à la smart, la midget est aussi longue qu’une (petite) voiture normale, mais deux fois moins large, dispose d’un coffre et a une petite bouille bien marrante. Autrement dit, à moins de vous promener avec Olive (oui, Olive, la femme de Popeye, le Sailorman), il est préférable de n’y voir qu’une voiture à une seule place.

C’est surement pas aussi robuste, mais je préfère croiser ce genre de voiture qu’un Hummer (j’en suis à 5 modèles différents de Hummer vus dans le quartier !)…

Et si je n’ai pas de « kawaii » dans chacun de vos commentaires, je n’y comprend vraiment rien à rien !

Edit : Et encore une fois, grace à Liquid, quelques ressources rares : The All About Midget II Book qui contient en particulier une midget à monter soi même ! Si ça c’est pas extra !

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Le Jeudi, c’est Paris…

Avec une grève SNCF, mais est-ce utile de le préciser, c’est l’inverse qui aurait été surprenant. Dans le train du matin, il y avait visiblement trois trains de regroupés, le soir les personnes en surnombre ont eu le privilège de prendre place en première. Les cravatteux ont du bénir la sncf pour avoir payé le prix fort et finalement avoir à cotoyer la vermine de seconde classe !

Bref, arrivée à Paris un peu avant 10h, première étape place de l’étoile et l’ambassade du Japon pour diverses opérations dont le passeport du petit et mon visa. On les avait contactés par email avant de passer, et par téléphone aussi. Et comme on habite Nantes, ils se sont pliés en quatre pour ne nous faire déplacer qu’une seule fois.

Si tout va bien, on doit pouvoir tout obtenir dans la journée.

On me demande mon passeport, quelques justificatifs, une petite page d’écriture, et c’est tout. On me donne un petit ticket de carnet à souche avec mon nom d’écrit dessus et un tampon de l’ambassade. Il est 11 heure.

Second étape parisienne : Opéra Garnier, Book-Off (magasin de livres d’occasion japonais), restaurant japonais Yasube, épicerie japonaise Kioko. A chaque venue à Paris, on ne manque jamais de venir faire un tour dans ce quartier où on entend parler japonais à chaque coin de rue.

De là direction Opéra Bastille, pour préparer nos envois de colis avec Bagage du Monde. On me demande ici mon passeport, je fouille dans le sac à dos, trouve la pochette avec les passeports, et tend le mien… enfin presque, la dame me dit :
– C’est celui de votre fils que vous me donnez là…
– ah ! pardon…

Et là, plus de passeport, je regarde une fois, deux fois, ouvre tout, sort tout, passe par toutes les couleurs, passe d’un coup à un rythme cardiaque de 250bpm… J’ai perdu mon passeport… n’ai toujours pas mon visa… et doit le présenter pour rentrer à l’intérieur de l’ambassade… là je vois mes espoirs de départ s’effondrer d’un coup… Qu’ai-je fais de ce passeport, perdu, pickpocketé, oublié sur un coin de table, tombé dans ma troisième doublure…

Bon, je présente ma carte d’identité, signe les quelques papiers avec bagages du monde, dit au revoir à la dame et direction place de l’étoile. En route, je reconstitue dix fois ma journée, ambassade, book-off, yasube, kioko… il n’y a pas eu tant d’étapes pourtant… Ils ont du le garder à l’ambassade, oui, ils ont du le garder… je pense…

On arrive à l’ambassade, je présente le petit papier donné le matin, et ça passe… cool. On récupère le passeport du petit, et je fais alors la queue pour mon visa, donne le petit ticket, la personne disparait dans les bureaux et revient avec mon passeport en main.

Wah ! quel bonheur !

Comble du comble, le visa (qui est écrit en anglais) est assortit d’une petite notice en français agrafée au passeport pour expliquer le sens des quelques informations qui sont dessus.

Bilan : dépot des pièces à 11h, retrait des documents à 15h… Quelle efficacité ! On peine à croire que ce soit possible quand on a pratiqué l’administration française !

J’ai donc maintenant dans mon passeport un visa d’époux de japonais d’une validité de 3 ans.

Et il n’y a pas de Ferrero à l’ambassade du Japon.

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Et blablabla…

C’est maintenant un fait acquis, le petit parle maintenant pour de bon.

Ca fait longtemps qu’il s’y prépare, il fait maintenant de vraies phrases, qui plus est rattachées au contexte.

Au début il babillait, prononçait à loisir des sons qu’il devait bien aimer « tikot tikot tikot ».

Et puis il a attaché des sons à des objets qu’il nommait par onomatopées : « crrr » c’était la brosse à dent, « papou » les voitures de police et les ambulances, « boubou » l’aspirateur. A peu près en même temps il a retenu le nom des personnes importantes : « Baba », « Jiji », « Fwafwa » (mofmof sa peluche favorite)

Il a ensuite repéré le nom des choses d’importance : « Bwouffa » (bus), « Densha » (train), « woire » (boire), « eau » (en français dans le texte), « nyunyu » (son lait), « nen ne » (dormir), « chure » (voiture, là encore en français).

Et depuis quelques jours, on sent la machine en marche :

  • « densha kita ! » (le train est arrivé ; suivi en général d’une forte excitation),
  • « are ? densha ? nai ha ! » (hum ? le train ? ça y’en a pas !),
  • « iya » (je veux pas / j’aime pas),
  • « akan » (je veux pas),
  • « oishii ! » (c’est bon !),
  • « ookii na ! » (c’est énorme !),
  • « nn ! » (oui, accompagné d’un hochement de tête très volontaire).

Et il tient toujours de longues discussions passionnées avant de dormir, où entre temps on entend émerger quelques mots connus « tikotikotikot Baba munyomunyomunyo densha ! »

Tout ça pour dire que de notre côté on ne s’ennuie pas et qu’on commence à châtier notre langage, les « Tiens, le petit à une nouvelle prof à la crèche, mais qu’est-ce qu’elle est moche, c’était mieux avant ! », si on le dit encore par mégarde, on essaye de corriger pour pas que le petit ailles le souffler à répétition là où il ne faudrait pas…

Voisinage

Il y a dans mon quartier une caserne qui héberge ce qui me semble être l’équivalent du GIGN français, un groupe de policiers entraînés pour intervenir lors de prises d’otages, d’attentats terroristes, catastrophes diverses. Des durs qui font chaque matin le tour du quartier en courant, et en hurlant, pour courir plus vite, s’entraînent en permanence dans les étages de leurs baraquements à tout ce que le Japon compte d’arts martiaux, là encore, en vociférant pour impressionner leur partenaire (pas du tout impressionné, car il crie lui aussi très fort), et qui, régulièrement se jettent dans le vide, suspendus à un filin tendu entre deux des bâtiments de leur caserne.

Passer à côté des bâtiments est aussi pour le petit une joie éternellement renouvellée, car y sont garés toutes sortes de vehicules, bus blindés, vehicules en tous genre qui font « papou ».

Pourtant, ces policiers sont aussi des jardiniers au coeur tendre.

Les abords de la caserne, arborent toujours des plantations saisonnières, cultivées avec soin, et décorées avec amour. Le nom des végétaux s’affiche comme dans un jardin botanique à côté du nom de la section qui s’occupe de la parcelle. De petites clochettes à vent très délicates se partagent la vedette avec des nains miniatures, de grenouilles en terre cuite, de petits moulins, des écureils qui traversent.

Et puis, il y a aussi ce panneau, qui rappelle tout en poésie que l’esprit de franche camaraderie virile n’est pas pour autant oubliée en ces lieux !

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C’est bien mieux comme ça

A 12:23, heure locale, je retrouve l’usage de mon oreille droite. Je suis depuis hier complètement pris de la gorge et du nez, et depuis ce matin, je n’entendais que de l’oreille gauche.

Il aura fallu Sun Ra pour me sortir d’affaire. Plus précisément « There Are Other Worlds (They Have Not Told You Of)« .

Ca tombe bien, parce que ce soir je vais pour faire un essai au K’s Studio34.604923135.472202 avec un prof de basse, visiblement terrorisé à l’idée d’enseigner à un gaijin : « mais je ne parle pas l’anglais » disait-il en s’épongeant le front au téléphone… Ca tombe bien, je ne parle pas le japonais pensais-je en même temps 🙂

Ca tombe même doublement bien car demain, on vient me livrer ça. Et que j’ai bien envie d’en profiter dès sa sortie du carton.

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Une toute petite, un très grand arbre

Quand je suis né, mes parents, m’ont fait planter un arbre. A l’époque déjà, Guigoz avait son programme « Un bébé, un arbre« . Et j’ai toujours dans mes papiers le petit certificat qui me dit qu’en forêt de Compiègne un bel arbre avait été planté à mon intention.

Quand le Petit est né, ça faisait déjà plusieurs mois que j’avais noté l’adresse web du projet, et lui aussi a son petit arbre, en foret domaniale des Maures.

Bien sûr que pour sa petite sœur on n’allait pas se priver d’une si belle opération, seulement Guigoz n’accepte de planter des arbres que pour les enfants nés dans des maternités Françaises, et le Sumiyoshi34.613312135.486767shiminbyôïn ne rentrait pas dans les cases. J’ai bien essayé d’expliquer la situation par mail à Guigoz mais je n’ai jamais reçu de réponse. C’est alors que Pigeon, qui est bien connu ici dans le domaine des biberons s’est avéré avoir aussi son programme de plantage de petites graines.

C’est aujourd’hui que la Toute Petite a reçu au courrier le certificat qui l’enracine au sol nippon. L’originalité du programme de Pigeon tient au fait que ce certificat prend la forme d’une carte postale en bois, oui oui, en vrai bois, comme un chèque mais qui serait une carte postale. Pas mal plus smart que le papier glacé de Guigoz. Et pour elle, c’est en Biwa no Mori qu’on déploie ces branches…

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Week-end (dernier) sous les cerisiers

Le week-end dernier (j’ai une semaine dans la vue sur la publication de mes billets, oui, mais les fleurs sont déjà bien tombées et je ne voulais pas vous priver du spectacle), c’était ohanami-powah, samedi après midi, samedi soir (annulé, transformé en izakaya), dimanche après midi, dimanche soir (déplacé dans un resto turc)… Un week-end entier passé en petits gueuletons sous les arbres ou pas très loin.

Samedi, en fait il pleuvait, ce qui n’a pas retenu les plus motivés (dont nous étions) de tendre des bâches en guise de parapluie et de faire chauffer les barbecues. On avait rendez-vous avec la famille B., qui s’était chargé de tout. Partout autour les barbecues grillaient, et même quelques cocottes mijotaient. Un groupe pas trop loin descendait des bouteilles géantes de Sake en hurlant le bonheur qu’ils avaient d’être là sous les cerisiers… jusqu’à ce que l’un des leurs quitte la place pas trop frais en civière…

Dimanche, la pluie s’en était allée, et c’est à Kyoto34.986796135.758678 en très bonne compagnie qu’on s’est posé sous quelques fleurs. Thomas en parlait dès lundi, et en milieu d’après midi, un groupe très étrange, enlaçait les arbres du parc, obtenant en retour leur immense amour… Pas banal, tiens…

Et puis, le dimanche soir, c’est à Jyûsô, un quartier un peu olé olé de Osaka qu’on retrouvait les amies de mon épouse pour un repas dans un restaurant Turc. Le cuisinier, turc, carrure de déménageur, barbe de 3 jours, tatoos Harley Davidson (là je brode un peu), tissus noir noué sur la tête à la manière des pirates, me tenait à l’oeil de son air sévère pendant tout le repas… assez stressant. Au moment où le second du chef est entré dans le restaurant, homme bâtit sur le même modèle, même tenue, même couvre chef, j’ai préféré demander l’addition et m’en remettre aux yakuza gestionnaires du quartier que de passer sous les couteaux à kebab… et dehors c’était vraiment mieux.

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Les adresses de Jiji

On en était resté à Tempozan de tes vacances planantes de mai, mais, et après ?

Le soir approche rapidement, et le rendez vous d’avec Jiji aussi. On arrive à Honmachi34.684816135.509834 avec une belle avance, qu’on meuble avec un café, 300 yens, puis avec un tour dans le quartier, petit shôtengai animé, le temps de laisser attendre un peu Jiji quand même au pied de l’immeuble.

Ce soir, la spécialité du restaurant est le tofu ; tofu sous toutes ses formes, chaud, froid, solide ou presque liquide, accompagné de mille manières. Le restaurant est incroyable et situé à quelques dizaines d’étages au dessus du sol. On mange dans de petites pièces privatives, la porte pour y entrer doit faire 1m30, pour forcer les invités à se courber en signe d’humilité en pénétrant dans la pièce. Pièce privative, mais avec ici une vue sur la ville superbe, on est en plein centre.

Pendant le repas, Jiji prendra une photo de moi qu’il m’offrira très satisfait de lui, le surlendemain. Je suis sûr qu’il l’a photoshopée, en me grossissant le pif et en me faisant une mine rougeaude du plus bel effet.

Et, non, vous la verrez pas. Je l’ai brûlée :).

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Umeshu maison

C’est la saison, et on trouve dans tous les commerces alentours le kit complet pour faire son Umeshu maison. Pour faire de l’Umeshu, il faut un large récipient, du sucre grossier, des prunes encore vertes et bien dures, et de l’alcool à 35° ; faire alors se rencontrer tous ces éléments sans les brusquer, et laisser reposer trois mois à l’ombre. On saura quoi boire pour l’anniversaire du petit…

Mais je me demande bien comment on va faire rentrer le crapaud dans la bouteille maintenant…

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