Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Et à la fin de l’été

On respire enfin !

Raffarin et sa canicule serait pris pour un vrai rigolo ici ! (comment ça pas qu’ici ? 🙂

On a perdu subitement les quelques degrés qui font la différence entre le trop et le très chaud. Et si je préfère toujours ça à un temps nantais, je ne suis pas mécontent de sortir de cette moiteur. Par une telle chaleur, la réaction est instantanée, on est intégralement trempé sitôt le nez dehors, malgré la douche prise quelques instants plus tôt. Ce qui me vaut le sobriquet dans l’immeuble de asekusa (qui pue la sueur), entendu de la bouche de quelques gamines qui sortaient de l’ascenseur en me croisant.

Le japon, c’est mieux sans le son.

Deux semaines de vacances passées dans cette ambiance et je ne recommande déjà plus l’été comme saison propice aux découvertes au pays du soleil brûlant levant. On peut y parvenir, mais on en bave un peu quand même. Mais on y reviendra…

La Toute Petite a mis à profit ses deux premières semaines de crèche pour apprendre le quatre pattes, et déjà elle commence à chercher à se relever, fini pour nous la tranquillité, et les premiers rayons des étagères. Le Petit quant à lui a appris le pédalage et se promène fièrement sur son tricycle, refusant jusqu’à l’énervement toute aide à la poussée. Il pédale vite, bien, mais pas trop droit et n’a pas encore en tête tous les codes routiers, ce qui ne manque pas de me faire revivre mes premiers instants ici, seul face à cette armée de vélos hostiles…

Au début du mois, Ikea a ouvert à quelques encablures de la maison. Ce qui nous a permis de regoûter aux joies des samedis matins nuageux et de la décision d’aller y faire un tour. Ikea ici comme partout ailleurs, c’est l’assurance de s’y trouver comme chez soi, tout comme les milliers d’autres visiteurs qui peuplent la surface de vente. Produits internationaux, unicité des codes, finalité consumériste, hot dog à 100 yens, et on tient toute la famille en respect.

Le week-end de l’ouverture, on voyait rouler au pas sur le pont en face de chez nous et qui mène au magasin. A vue de nez, ça devait bien avoisiner les deux heures d’embouteillages, ajouter à cela deux autres heures d’attentes annoncées à la tv à l’entrée du magasin, ceux qui sont repartis ce jour là avec leur ingläärd pivotant ou un blört en kit méritaient bien de s’en vanter le lundi au bureau.

Autre gros succès de l’été, (Gake no ue no) Ponyo, le dernier film de Miyazaki. Je ne sais pas trop ce que ça donne au box office, mais il n’est pas un jour où on n’entende la chanson fredonnée par quelques enfants ou diffusée par un magasin. En terme de produits dérivés aussi, c’est impressionnant. A la maison déjà : un keitai-strap, une petite serviette pour s’éponger la sueur, et Ponyo, en personne, la vraie, l’originale en la personne de La Toute Petite. La coalition belle famille ayant décidé que Ponyo en était la représentation exacte…

Je doute toujours…

technorati tags:, , ,

Jyûmbann !

Jyûmbann, ça se prononce un peu « djyouhoummbannn » (avec une sorte d’explosion sur le ba, en faisant durer le ouhou les mm et les nnn) et ça signifie quelque chose comme : « dans l’ordre« , « chacun son tour« , « chaque chose en son temps » ; ce soir en rentrant de la crèche avec le petit, je lui demandais :

– Alors, et qu’est-ce qu’on va faire en rentrant à la maison ? On va prendre un p’tit goûter ?
– Eetôô, Ampandi, miru kara… Jyûmbann ! Jyûmbann ! Ampandi miru. Jyûmbann ! Wakatta ?
(euh… après avoir vu Andy Pandy… Jyûmbann ! Jyûmbann ! On regarde Andy Pandy. Jyûmbann ! T’as compris ?)

Au moins, je sais ce qu’on lui rabâche à la crèche, maintenant… Jyûmbann ! Wakatta ?

technorati tags:,,

Osaka, cheap

Alors que les cigales s’énervent un peu en bas de chez moi, dimanche dernier, timidement et crescendo depuis, je vous emmène aujourd’hui à Osaka pour une nouvelle journée de ces vacances bien sympa.

Au sixième jour, j’avais projeté le lac Biwa, et puis, sentant les cordons de la bourse se tendre, on a finalement opté pour une journée cheap à Osaka. Une journée cheap à Osaka, ça commence par l’achat d’une carte de métro à la journée, 850 yens. Avec ce sésame en poche, on peut aller à peu près partout en ville et trouver de quoi s’amuser.

Premier bref arrêt à Umeda34.7025135.49793, pour retourner comparer rapidement les prix des lecteurs multimédias, et puis marcher jusqu’à Yodoyabashi34.693003135.500950 en prenant un autre chemin. Là prendre le métro pour se dire qu’on aura bien rentabilisé la carte de la journée et gagner quelques minutes sur la descente vers Honmachi34.684816135.509834. Marcher un peu vers Shinsaibashi34.675142135.501320. Côtoyer la foule dans le passage couvert qui va à Ebisubashi34.668987135.501154. Faire un détour dans un pachinko pour en palper l’ambiance. Se dire qu’il faut être sacrément marteau pour y passer ses journées.

Arriver à Namba Parks34.661875135.502141 et manger d’un hamburger Hawaiien, 1000 yens environ. Faire un tour des boutiques à la recherche de cadeaux à remporter, en trouver, bien sûr, reporter les achats au lendemain et remonter vers Horie, un quartier branché d’Osaka, anciennement quartier industriel, pas très côté autrefois, petit à petit les anciens entrepôts sont réinvestis par les designers et les boutiques à la mode. On marche pendant un moment à côté de deux filles japonaises, très expansives, qui tiennent un discours surréaliste, fait de phrases courtes, sans lien évident entre elles :

« – Fait beau.
– Mal aux pieds.
– Ca, c’est vraiment Osaka.
– Vraiment, c’est ça Osaka.
– Un chat. »…

Poursuivre jusqu’au petit temple de Nishinagahori34.675804135.487250e et son bestiaire de pierre, renards innombrables, lapins obèses, drôles de lions qu’on croirait tirés d’une animation-collage des Monty Python avec sa bouche exagérément ouverte.

Et puis marcher jusqu’au Kyocera Dome, partiellement en travaux, passer au milieu des entrepôts de câbles, ceux de tuyaux, et rentrer en faisant la grande boucle par l’ouest : Tempôzan34.655168135.429496, Nanko34.636668135.413918, sans s’y arrêter, la ligne est aérienne et il se fait déjà tard.

Petite journée à petit budget : 1850 yens, c’est donc possible !

technorati tags: ,,,

Le mochi tombé du ciel

Suite de la petite série consacrée à notre week-end à la campagne.
Note : quelques photos ont été repéchées de mes précédents voyages pour illustrer ce post.

Le combini de Ookii-Baba à Tsuwano34.479392131.759033 a pour voisin direct un temple shinto. Pas très grand, mais avec un charme certain, tout en bois patiné par le temps, et sans ornements superflus.

Ce jour là, devait s’y tenir une fête pour célébrer la fin des récoltes. A cette occasion, tout le quartier exhibait fièrement de longs drapeaux verticaux, offerts au temple par des personnes du quartier. L’an prochain d’ailleurs, Ookii-Baba a prévu de faire les frais d’un tel kakemono.

Dès le matin, nous avons pu assister aux préparatifs, à l’arrivée progressive des acteurs de la fête. Les moines qui entretiennent ce temple sont tous issus de la même famille. Le père, la mère, le fils, et probablement les petites filles menaient la cérémonie. Les percussions sont sorties : Taiko bien sûr mais aussi shimedaiko (une sorte de caisse claire sans timbre) ainsi que de petites cymbales. Sont apparus ensuite des petites sonnailles manipulées par les jeunes filles.

Peu après le repas du midi, l’esplanade devant le temple s’était singulièrement remplie. L’oncle, qui ressemble beaucoup à Jean-Marie Bigard (mais je m’égare), en qualité de chef du quartier était en première ligne. Il y avait aussi une shibuyette égarée, sur semelles compensées, portant bracelets cloutés et autres accessoires très kawaii, que j’ai essayé de prendre en photo (en loose) pendant toute la cérémonie, sans y parvenir. Ah… si je n’étais pas si timide !…

Puis sont arrivés dans la benne d’une camionnette agricole un groupe de sacrés lurons dont les chapeaux n’ont rien à envier à ceux d’Annie Cordie sur « Chaud-Cacao, Chaud-Chocolat ». Compagnie joyeuse qui a animé tout l’après midi de musique et de danses. Parmi ces beaux chapeaux, se trouvait un personnage qui n’en avait pas, sorte de bouffon masqué, qui courait pour faire peur aux enfants, et tournait autour des musiciens. Il bougeait en permanence aussi les seules photos que j’ai obtenues de lui sont floues.

La cérémonie s’est déroulée ainsi, après quelques prières dans le temple, les hommes se sont occupés de transporter le mikoshi de l’autre côté de la vallée où un espace avait été aménagé sous les arbres. Quelques passages périlleux, mais le transport s’est fait sans encombre d’un bout à l’autre. Il y avait aussi un mikoshi pour les enfants, chargé de mochi (pâte de riz).

Arrivé de l’autre côté de la vallée, nouvelles prières, avant le moment tant attendu de la distribution des mochi. En fait de distribution, les mochi étaient envoyés par poignées en l’air en direction du public qui se bousculait dans une frénésie intense pour les ramasser tombés à terre. La scène était tout à la fois amusante et consternante. Le gens étaient venus avec des sacs plastiques pour pouvoir repartir avec le plus de mochi possible.

De retour au temple, nouvelle distribution de mochi, sous la même forme. Même cause, mêmes conséquences. Et cette seconde distribution mis un terme à la cérémonie, tout le monde s’en fut se rentrer chez lui, en faisant pour beaucoup un petit détour par chez Ookii-Baba, le calme revint progressivement sous les sapins.

Il devait être autour de 16h, et jusqu’à 20h on n’avait rien au programme. C’est à ce moment là que j’ai maudit le lieu.

technorati tags: , , , ,

Rabu-Rabu Kurisumasu (première partie)

Première partie de mon Noël parmi les rabu rabu kappuru

Aujourd’hui (en fait hier, mais je n’ai mis en ligne mes notes que ce matin), j’ai eu droit à ma première journée de vraies vacances depuis que je suis au Japon. Noël n’est pas ici une journée de congé, aussi le petit était à la crèche, sa maman au travail, et moi a papillonner à gauche à droite, appareil photo autour du cou. En plus, il ne faisait même pas froid !

Et soit dit en passant, je me félicite d’avoir franchi une étape dans la connaissance de ma ville : après avoir pris conscience des quartiers, appris à les nommer, je sais aussi maintenant les rallier à pieds, comprenant où l’un se situe par rapport à l’autre, et je trouve ça assez chouette !

Le jour de Noël est ici très différent de ce qu’on connait en France. C’est LA journée du couple, et c’est peu de le dire ! A se demander ou vont les rabu rabu kappuru le reste de l’année… (Avec un peu d’imagination et beaucoup de souplesse d’esprit, vous finirez vous aussi à vous faire à l’idée que rabu est la prononciation japonaise de love*). Les couples love love qui se promènent bras dessus bras dessous dans les quartiers chauds de la ville à la recherche d’une ambiance romantique avant de se rendre au rabu hoteru.

Et puis il y a ceux qui tentent leur chance avec l’élue de leur cœur, tel ce garçon avec cette fille et sa petite valise a roulette suggérant qu’elle avait pris le train voir celui qui l’aime. Couple croisé au pied d’un love hotel de dotombori, ce qui visiblement allait trop vite pour elle : « eh !!! et un restaurant plus normal ?… » Et moi de passer, feignant de ne rien comprendre au japonais, et de me passionner quelques mètres plus loin devant des fugus en aquarium !

Quelques cent mètres après, je les ai retrouvés, silencieux, elle tirant sa petite valise colorée, lui, penaud, dans son écran de keitai à chercher une alternative honorable à son plan en or…

Et à demain pour l’après midi de ma journée de Noël en solo !…

* En n’oubliant pas que les « R » se confondent avec les « L », les « B » avec les « V » et que les « U » se prononcent « OU » et qu’en fin de mots ils s’estompent jusqu’à presque ne plus se faire entendre…

technorati tags: , , , , ,

Histoires de cul

Depuis que je conduis le petit à la crèche, je peux voir sur ce parking ces deux fauteuils usés qui se tapent la discute.

Rien de très énergique, pas d’effusions verbales, ces deux amis savent rester discret, Tellement discret que personne ne semble plus y préter attention. Depuis un bon mois, il n’ont pas bougé d’un pouce, même place, même position… En m’approchant un peu j’ai pu voler quelques morceaux de leurs chuchotements. Et bien entendu que peuvent se raconter deux fauteuils de bureau d’autre que des histoires de fesses ?…

« – (…) et le bureau du troisième ?
– le 317 ? m’en parle pas ! quelle chaleur ! à crever ! mais encore c’était rien en comparaison de Satô san du 424, lui mangeait des gyôza au petit déjeuner !
– Wow, dur. T’as pas eu une vie facile toi !
– Ah ça non ! Regarde comment ils m’ont passés au scotch ! Et dire que toi tu t’es tapé toutes les minettes du service…
– Oh que oui ! En parlant de scotch, je t’ai parlé de la fille du 114 ? Ah ça ! quels moments heureux j’ai passé (…) »

Et voilà, encore une fois je ne cherche plus à comprendre ce qui aura amené ces fauteuils ici, pas plus que ce qu’ils y font encore !

technorati tags:

Me regarde pas comme ça

… ça me rend tout chose !

Elle s’est posée sur le store de mon bureau à 11h12… (Mais pourquoi d’abord elle a choisi de se poser là ?)

4 5 6 heures plus tard, elle s’y prélasse toujours, orientant ses yeux sur tout ce qui bouge alentours, instantanément. Rien que de l’imaginer là, derrière le store me soulève le coeur… et puis, sortir dehors, m’approcher à 3m, sortir le zoom du Tamron de Jiji au maximum… pfffou il en aura fallu du courage pour ramener ces clichés ! Saluez l’exploit ! D’autant que les regarder ne me mets pas beaucoup plus à l’aise… D’après mon épouse, elle est tellement grande qu’elle a du être élevée par des gamins du quartier (les enfants élèvent ici les insectes comme des animaux de compagnie, sisi, ya même des pet-shop spécialisé insectes, quel pays !)

Bon, mais maintenant, faut rentrer chez vous, mademoiselle, hein, faut pas rester là…
(Ah j’aime pas ça, j’aime pas ça !)
(Pis elle est toujours là, s’en ira pas, ah non, y’a pas, je flippe)

technorati tags:

Histoires d’oeuf et de poule qui font des oeufs

Jeudi dernier on avait rendez-vous au kuyakusho (mairie d’arrondissement) pour retirer ma carte de sejour.

Normalement ca prend un mois entre la constitution du dossier et le retrait de la carte magique. Dans mon cas, ca a pris une semaine.

Il a suffit qu’on explique (que mon epouse le fasse 🙂 qu’on avait un appartement a prendre et que pour pouvoir faire le contrat on nous demandait la dite carte. La preposee a alors repondu qu’elle pensait que c’etait possible en une semaine. Ca tombait bien, on etait plutot dans les temps pour l’appartement.

En fait pour obtenir l’appartement il nous fallait un compte bancaire (pour payer le loyer, c’est un prelevement automatique) et la carte de sejour. Pour obtenir un compte bancaire il nous fallait un justificatif d’adresse ou la carte de sejour (qui mentionne une adresse).

La question etait donc de savoir comment avoir une adresse pour ouvrir un compte quand on a besoin d’un compte pour avoir une adresse.

Dans mon metier, on appelle ca un dead-lock, et la seule facon qu’on a de le resoudre a peu pres c’est de tout annuler.

Heureusement pour nous, on avait dans nos innombrables papiers celui qui nous servirait de sesame et nous permettrai d’ouvrir le compte bancaire.

A notre premiere venue au kuyakusho, on a egalement demande d’enregistrer le tampon qui nous servirait a signer le contrat de location. Pour enregistrer un tampon, il faut egalement fournir une adresse. On a mis notre adresse du moment qui etait celle de la belle famille. Bien entendu la mairie n’y a pas vu d’objection et nous a fourni un justificatif pour l’enregistrement du tampon.

C’est ce justificatif tres officiel car venant de l’administration locale qui nous a permis de justifier d’une adresse.

Pour obtenir l’appartement ensuite, le seul justificatif de demande de carte de sejour nous a ete demande. Et lorsque vendredi nous sommes repasses pour apporter quelques nouveaux documents pour le contrat, que nous avons presentes avec fierte la veritable carte de sejour, on nous a dit que c’etait pas utile… comme quoi !

technorati tags: , , ,

Problèmes ADSL ? Reflexe Osaka Gaz !

Allons bon ! Vous devez vous dire que je perds une fois de plus la raison… Mais qu’est-ce qu’il raconte encore ce Ghismo ?!?

Pour une fois c’est pourtant – un peu – sérieux.

Depuis juillet dernier, j’ai l’ADSL à la maison. Nous sommes passés par Yahoo!BB qui offre une visibilité inégalable au Japon, où que vous alliez, vous croiserez obligigatoirement une fille en mini jupe de vinyl blanc qui vous proposera de signer avec elle pour de l’ADSL 50 mega et le téléphone IP qui va avec. 50 mega en ADSL, je ne sais pas où en est free maintenant, mais à l’époque, ça en laissait plus d’un rêveur…

Sauf que, ma connexion était depuis le début extrêmement instable et que je me faisais déconnecter entre 2 et 10 fois par jour pour des durées de coupures allant de 10 minutes à 2 heures… Pendant ce temps, ça se coupait, 3 minutes, puis ça revenait 20-30 secondes, rendant assez difficile le fait de savoir si ça s’était à nouveau stabilisé ou pas…

Inutile de vous dire que c’était passablement handicapant pour mon boulot, un rien agaçant et que bien des noms d’oiseaux (et leurs attributs) ont été prononcés dans la période !…

Je ne voulais pas trop changer de fournisseur, craignant de devoir attendre plusieurs semaines sans web, alors j’ai fouiné un peu tous azimuts pour essayer de trouver une solution. Je suis tombé sur ce site : bbapply.com qui offre un service en anglais pour qui veut souscrire un abonnement Yahoo!BB, ainsi qu’un forum également en anglais bien utile.

C’est ici que j’ai pu lire que dans mon cas, il me faudrait probablement appeler Osaka Gaz pour qu’ils viennent réparer mon ADSL !!!

Je pensais au début à une vaste plaisanterie et ai laissé tomber le post et son conseil en or ; ce n’est que bien plus tard, alors qu’un agent du gaz est passé pour tester l’installation en provoquant une coupure web de plus de 2 heures, que j’ai recherché à nouveau dans ce sens, je suis alors tombé sur un post qui expliquait pourquoi les services du gaz pouvaient nous être utile : on a dans l’appartement quelques détecteurs de gaz et de fumées (keiho-ki), et ceux ci sont connectés sur le téléphone, pouvant provoquer ainsi des interférences avec l’ADSL… Dit comme ça c’est tout de suite beaucoup moins improbable !

La semaine dernière on a donc appelé Osaka Gaz qui n’a pas été particulièrement surpris de notre requête et à dépêché dès le lendemain un technicien qui en 10 minutes a résolu le problème. Depuis ma connexion est absolument nickel ! Que du bonheur !

Mais, d’après vous, est-ce que GDF se déplacerait pour ça en France ?

technorati tags: , , ,

10 minutes, 1000 yens

Intrigué depuis toujours par la formule, je me suis décidé le week-end dernier à en faire l’essai.

Sur les conseils de Jiji qui jure ne jamais y avoir mis les pieds, mais qui connaissait le lieu et ses pratiques, on s’est rendu dans un QB House du côté de Namba34.663463135.501959.

Dès qu’on se présente à la porte d’entrée, les professionnels qui travaillent ici vous accueillent à grand coup de « bienvenue » sonores. Mais ici, il faut d’abord payer, et faire l’appoint en un seul billet de 1000 yens. Pas question de venir avec sa bigaille, pas plus qu’avec ses arrogants gros billets, non, quand on vient ici il faut avoir prémédité son geste.

On glisse donc son billet dans la fente de la machine qui nous le rend sous la forme d’un ticket numéroté. On peut alors prendre place avec les autres clients en attente, sur un banc qui longe le mur. L’attente est distraite par la vue des clients qui en sont à leur tour. L’accroche commerciale semble exacte, chaque 10 minutes les clients se rhabillent et tout le monde sur le banc se décale par la droite en un ballet rigoureux. La clientèle est composée exclusivement d’ojiisan, la plupart avec peu ou plus de cheveux.

Quand après 30 minutes d’attente vient son tour, on met ses affaires dans un placard dissimulé derrière le miroir qui vous fait face. Quelques questions précises, et alors que la minuterie est enclenchée, on s’affaire autour de vous. L’apothéose vient quand avec un aspirateur venu du plafond, on vous aspire la tête. On vous montre alors la vue de derrière avec un miroir, vous faîtes un signe de tête satisfait et vous pouvez rejoindre le monde plus léger.

Voici donc la version tayloriste à l’extrême du salon de coiffure.

Ici, on sent que chaque élément du décor, client y compris, ainsi que de l’organisation, a fait l’objet d’une étude d’efficacité, d’optimisation des gestes, de rationalisation des pratiques. D’ailleurs en se rendant sur le site de la chaîne, on se rend compte que tous les salons sont sur le même modèle, exactement ; ont le même mobilier et les employés la même formation au quart de seconde près. Dès qu’on pénètre dans cette usine à couper les cheveux en deux (parce qu’en quatre, ça nécessite 3 fois plus de geste), on laisse son humanité dans son billet de mille yens, et on devient un élément froid de cette mécanique impeccablement huilée.

On comprend que notre tour viendra après les 32 gestes (et 1’47,7 secondes) que composent le nettoyage et la stérilisation de l’espace de travail : jeter le peigne et le col en papier du client précédent, secouer la blouse, plier la blouse en quatre mouvements, ouvrir le placard à blouse, ranger la blouse, fermer le placard à blouse, donner un coup de nettoyant à vitre sur le miroir, laver le miroir d’un coup de chiffon précis, ouvrir le stérilisateur, y mettre ses ciseaux, prendre la tête de l’aspirateur, fermer le stérilisateur, aspirer les étagères, aspirer son uniforme, aspirer le siège, ouvrir le stérilisateur, mettre la tête de l’aspirateur dans le stérilisateur, fermer le stérilisateur, ouvrir la trappe sous le siège qui recueille les cheveux coupés, balayer le sol en 7 mouvements, pousser les cheveux dans la trappe, fermer la trappe, inviter le client suivant à venir s’assoir…

technorati tags: , ,

Mots clés en nuage pour ce blog :

appartement du mois au quotidien aux infos bicyclopédie blogger party #2 #3 #4 blogging boutique chinden cuisine démarches administratives déménagement electro en famille en photo expatriation flock fêtes et traditions génial j'aime-j'aime pas japon kobe kyoto langue japonaise la photo du vendredi la toute petite le petit logement lundi-de-paques mou si mou météo nara osaka pano plaît-il? projets santé sayonara-sale souvenirs tokyo transporteur tsuwano vacances vu de l'appart week-end à tsuwano