Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Ohakamaïri

Samedi dernier, nous sommes parti avec Jiji et Baba à Nara34.683793135.835669 pour rendre visite aux ancêtres de ma belle famille. C’était le moment des semailles de riz, partout les champs sont en eau, et ce samedi, les tracteurs ou les vieux à pieds tournaient dans toutes les parcelles. C’était la deuxième fois que je participais à un « ohakamairi » (visite des tombes) et ça se serait passé exactement à l’identique avec la première fois si la pluie ne s’était pas invitée.

A cette occasion, la famille se réunit et chacun apporte tout un tas de victuailles qui sont déposées sur la tombe des défunts avant d’être partagées à part égales entre tous. On loue également les chers services d’un moine qui chante tout le long de la cérémonie d’une voix monocorde, faisant de temps à autre sonner et résonner en de petits moulinets une petite cloche de bronze.

Seulement voilà dès la deuxième mesure de ses incantations, la pluie s’est abattue sur nous en une drache comme on ne sait en faire qu’au Japon, compromettant la suite des évènements. En 5 minutes de temps, les allées se sont transformées en ruisseaux, et la peluche favorite de la cousine du petit tombée dans les flots s’est vue embarquée à 10m en 3 secondes de temps.

Le moine voyant que même les parapluies de golf de Jiji au format parasol n’y changaient pas grand chose proposa de marquer une pause et d’attendre une acalmie. Proposition refusée par une tante, on a un engagement avec le restaurant, pas question de trainasser ! Ce qui en ému quelques uns d’abord parce qu’on ne contrarie pas un moine, ensuite parce que sa proposition était censée. Pour nous qui avions des enfants et de fait une très bonne excuse, la cérémonie s’est achevé avant l’heure dans la salle de réception du cimetière.

Le soir, en rentrant, Jiji nous disait avec un peu d’émotion que les Ohakamairi ce n’était plus aussi amusant que ça l’était dans sa jeunesse. A l’époque, on manquait de tout, et se retrouver pour partager des victuailles, c’était vraiment un moment d’exception. Aujourd’hui, on ne manque de rien, et ça devient presque génant d’exhiber tout ça.

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De mon balcon ! (en version béta)

Voilà à quoi on occupe ses jours fériés lorsqu’on est développeur et qu’on est seul à la maison avec une vieille grippe qui s’éternise.

L’idée remonte à cet été, où le ciel certains soirs était vraiment magnifique. L’idée à fait son petit bonhomme de chemin, entre temps, j’ai photographié le ciel très souvent.

Je n’étais pas prêt à faire les frais d’une webcam réseau pour ça quand même, mais tout s’est accéléré alors que j’ai du changer de routeur pour mon boulot, et que cet équipement avait en option une petite webcam permettant de mettre à exécution ce plan. Je vous passe les détails, la webcam en question était en fin de série, impossible à trouver nulle part, et j’ai réussi in-extremis à en dégoter une sur yahoo auction japan et à l’acheter avec un profil zéro et un vendeur frileux.

Il se peut que ça ne fonctionne pas toujours (normalement, la webcam est visible en marge droite, dans le profil), j’en suis encore à traquer les bugs. Le projet était intéressant, et je pourrai mettre les sources en ligne s’il y avait des intéressés… (On sait jamais, j’ai peut-être des lecteurs développeurs)…

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Des champignons dans les carbonara !

Me voilà en rupture profonde avec le pays !

On ne trouve pas facilement les lardons fumés ici pour faire des pâtes à la carbonara… Alors je me suis laissé tenter par cette boite qui semblait contenir le rare ingrédient. Seulement voilà, il s’agit en fait d’une béchamel avec deux tiers d’un lardon et le reste en champignons…

Hic !

Pour faire une blanquette à la rigueur, mais pour des pâtes carbos, ah ça non alors ! Quelle honte !

Seb, t’entends ça ? Des champis dans les carbos… on aura vraiment tout vu !

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Mange ta pizza

Ce soir, on est allé manger avec les amies de ma femme dans un Izakaya de Namba34.663463135.501959. Une des filles revenait de vacances en Thaïlande :

– … et les thaïlandais, en japonais ?
– oui, très doués en japonais
– qui ça ?!? (une autre débarquant dans la conversation)
– les thaïlandais
– ah je comprend mieux, je pensais que tu parlais de Ghismo !…

Le japonais, c’est mieux sans le son souvent 😀

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Résolution

– Alors, tu sais, aujourd’hui c’est un jour spécial, on a changé d’année…
– Han…
– Et qu’est-ce que tu veux faire cette année alors ?
– …
– Tu veux faire quoi cette année ?
– Furansugo.

Voilà, la résolution pour 2008 du petit est de travailler son français. A 3 ans, il y a des résolutions qui laissent sans voix !…

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Contourner le château

Et le lundi de Pâques continue aussi l’après midi.

Après avoir hésité en gare d’Umeda à filer à Kyoto34.986796135.758678, j’ai finalement pris le parti de rejoindre le parc d’Osakajo et ses cerisiers. Ce parc qui entoure le château est en fait très étendu et il faut plus d’une heure pour en faire la moitié d’un tour. Passer par le château au centre est un peu plus rapide, plus sympa aussi.

Ce jour là, il y avait des cars de touristes à toutes les portes, chinois ou japonais, mais tous troisième âge. Touristes qui suivaient comme ils le pouvaient leur guide et son petit drapeau-a-ne-surtout-pas- perdre-de-vue-sinon-on-est-perdu. Visiblement l’étape précédente de leur voyage organisé avait du se faire au Yodobashi Camera, car tous ou presque exhibaient des appareils photo dernier cri flambant neuf. Tchiiiiiizou.

Aujourd’hui, les cerisiers n’ont plus leurs fleurs. Quelques arbres tardifs par endroit narguent leurs voisins pressés sous une certaine indifférence des passants. Ohanami c’était avant.

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Yukatas et mégaphones

Comme prévu, nous sommes allés à la fête de Tenjin Matsuri cette semaine (entre Yodoyabashi34.693003135.500950 et Nakanoshima34.691979135.509018). Nous n’étions pas les premiers arrivés et beaucoup attendaient patiemment le feu d’artifice.

Le principe de cette fête est relativement simple : un monde de folie, des boutiques temporaires (yatai) en nombre suffisant pour satisfaire tout ce monde, des feux d’artifices en permanence pour qu’il y ait encore plus de monde, et des rangées de mégaphones pour prévenir les débordements et orienter les flux. Certains plus malins, ont trouvés des points de vue moins mouvementés.

La petite particularité de l’évènement tient au fait qu’il se passe aussi des choses sur l’eau.

Je vous mets ici quelques photos de piètre qualité, mais allez vous arréter pour prendre une photo en nocturne (avec mon petit appareil, le temps de pause est plutôt long) quand derrière vous le japon tout entier poursuit sa marche ! A défaut d’être nettes, elles montrent au moins le mouvement ! 🙂 Malgrès tout, j’aime assez celle qui suit…

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10 minutes, 1000 yens

Intrigué depuis toujours par la formule, je me suis décidé le week-end dernier à en faire l’essai.

Sur les conseils de Jiji qui jure ne jamais y avoir mis les pieds, mais qui connaissait le lieu et ses pratiques, on s’est rendu dans un QB House du côté de Namba34.663463135.501959.

Dès qu’on se présente à la porte d’entrée, les professionnels qui travaillent ici vous accueillent à grand coup de « bienvenue » sonores. Mais ici, il faut d’abord payer, et faire l’appoint en un seul billet de 1000 yens. Pas question de venir avec sa bigaille, pas plus qu’avec ses arrogants gros billets, non, quand on vient ici il faut avoir prémédité son geste.

On glisse donc son billet dans la fente de la machine qui nous le rend sous la forme d’un ticket numéroté. On peut alors prendre place avec les autres clients en attente, sur un banc qui longe le mur. L’attente est distraite par la vue des clients qui en sont à leur tour. L’accroche commerciale semble exacte, chaque 10 minutes les clients se rhabillent et tout le monde sur le banc se décale par la droite en un ballet rigoureux. La clientèle est composée exclusivement d’ojiisan, la plupart avec peu ou plus de cheveux.

Quand après 30 minutes d’attente vient son tour, on met ses affaires dans un placard dissimulé derrière le miroir qui vous fait face. Quelques questions précises, et alors que la minuterie est enclenchée, on s’affaire autour de vous. L’apothéose vient quand avec un aspirateur venu du plafond, on vous aspire la tête. On vous montre alors la vue de derrière avec un miroir, vous faîtes un signe de tête satisfait et vous pouvez rejoindre le monde plus léger.

Voici donc la version tayloriste à l’extrême du salon de coiffure.

Ici, on sent que chaque élément du décor, client y compris, ainsi que de l’organisation, a fait l’objet d’une étude d’efficacité, d’optimisation des gestes, de rationalisation des pratiques. D’ailleurs en se rendant sur le site de la chaîne, on se rend compte que tous les salons sont sur le même modèle, exactement ; ont le même mobilier et les employés la même formation au quart de seconde près. Dès qu’on pénètre dans cette usine à couper les cheveux en deux (parce qu’en quatre, ça nécessite 3 fois plus de geste), on laisse son humanité dans son billet de mille yens, et on devient un élément froid de cette mécanique impeccablement huilée.

On comprend que notre tour viendra après les 32 gestes (et 1’47,7 secondes) que composent le nettoyage et la stérilisation de l’espace de travail : jeter le peigne et le col en papier du client précédent, secouer la blouse, plier la blouse en quatre mouvements, ouvrir le placard à blouse, ranger la blouse, fermer le placard à blouse, donner un coup de nettoyant à vitre sur le miroir, laver le miroir d’un coup de chiffon précis, ouvrir le stérilisateur, y mettre ses ciseaux, prendre la tête de l’aspirateur, fermer le stérilisateur, aspirer les étagères, aspirer son uniforme, aspirer le siège, ouvrir le stérilisateur, mettre la tête de l’aspirateur dans le stérilisateur, fermer le stérilisateur, ouvrir la trappe sous le siège qui recueille les cheveux coupés, balayer le sol en 7 mouvements, pousser les cheveux dans la trappe, fermer la trappe, inviter le client suivant à venir s’assoir…

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Blogger party

Cette semaine, j’ai rencontré Thomas de la rivière aux canards et c’était bien sympa. Il m’a conduit dans un resto indien très cool où la serveuse lui faisait de l’oeil. Il est tellement sympa qu’au moment où je lui offrais quelques bonbons en cadeau, il m’a même proposé sa caméra. Bien entendu, je lui ai dit que c’était trop et il a fini par retrouver la raison.

Et à défaut d’une photo souvenir, j’ai pris quelques images pendant la promenade digestive qui me menait de Ogimachi34.703676135.509598 à Umeda34.7025135.49793.

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