Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

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Et déjà plus de 9 mois ici

Le thermomètre joue encore un peu au yoyo, mais le printemps s’installe progressivement, déjà les cerisiers sont en fleurs, il y a des jours passés toutes fenêtres ouvertes, les arbres vont se parer de feuilles vert tendre… ce que j’aime le printemps ! C’est aussi le signe que j’ai passé plus de 9 mois au Japon, et que le prochain « j’aime, j’aime pas » sera pour féter le premier tiers de mon séjour.

J’aime J’aime pas
  • L’euro à bientôt 160 yen
  • Avoir toujours une ou deux photo dans l’appareil
  • Les restos qui coûtent rien
  • Commencer à pouvoir – un peu – discuter avec mon prof de basse et les sensei de la crèche du petit
  • Les promenades du soir, du week-end et bientôt le bureau en ville
  • Comprendre un peu plus ma ville, ses quartiers, son fonctionnement, être maintenant capable de plus en plus de relier des quartiers qui jusqu’à peu menaient une vie autonome…
  • Le climat sans pluie ou presque
  • Le coût de la vie, ça va en fait
  • Les magasins à 100 yen
  • Le retour à l’heure d’été en France
  • La nouvelle crèche du petit, c’est vraiment mieux qu’avant en fait !
  • Mon nouvel ordinateur portable
  • Ne pas avoir de voiture, tout pouvoir relier en vélo ou en transports en commun, c’est quand même beaucoup de soucis et d’énergie dépensée en moins
  • La qualité d’impression de mon photobook 😉
  • Le regard en biais des ojisan, les obasan, récemment je les remarque même plus
  • Les cyclistes qui respectent rien et vous déboulent sous le nez à toute blinde alors que vous traversez tranquilos dans les clous, où ceux qui, se prenant la pédale dans un vélo stationné, emportent tout sur leur passage, avant de se vautrer devant vous en écrasant son pneu à 10 cm de la poussette du petit
  • Commencer à constater l’importance de l’apparence dans les comportements
  • (Toujours plus) les udon, ni les champis dans les carbos
  • Toujours pas trop avoir d’idées de repas en faisant les courses. Je finis toujours par revenir sur les mêmes choses, pas mauvaise, mais toujours pareilles… En France, en parcourant les rayons, on se dit, « tiens avec ça on peut faire ça… » ici c’est pas encore ça… Et c’est pareil au restaurant, difficile de sortir des choses qu’on connait déjà…
  • Passer des journées entières sans pratiquement sortir de la maison (mais ça va s’arranger ! 🙂
  • Etre aussi habitué aux claviers AZERTY !!
  • Me dire qu’un jour faudra rentrer et que le temps file si vite !

Et j’y ajoute les « J’aimerais bien » :

  • Avoir le temps de me remettre à la vidéo
  • Pouvoir faire un saut éclair en France
  • Prendre des vacances bientôt…
  • Un nouvel appareil photo

Et pour ceux qui aiment comparer : à 3 mois, à 6 mois

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Aller au bout de la ville

Aujourd’hui, on profite d’un week-end prolongé pour se promener là où se porte mon regard lorsque j’ouvre ma porte chaque matin : au pied de la montagne, tout là bas, à l’est. Ishikiri34.682266135.646122, c’est la dernière station d’Osaka, juste avant de passer le tunnel qui débouche sur Nara34.683793135.835669. Et pour avoir fait la route plusieurs fois, j’avais fini par repérer ce lieux qui offre une vue imprenable sur Osaka.

On y est arrivé vers midi, par la ligne Chuo, ligne aérienne sur une bonne moitié du parcours ; jusqu’à la station de Nagata, c’est le métro, après ça change d’exploitant. A Nagata, le chauffeur de métro confie les clés au chauffeur Kintetsu. Le train continue sa route, mais la voix des annonces change, la tarification aussi. Le bout du quai d’Ishikiri semble se terminer sur la montagne, le train qui continue sa route, s’y enfonce d’ailleurs très vite, pour y disparaître.

Un peu plus loin, on tombe sur cette maison, qui fait assurément partie du palmarès des maisons les plus fines du Japon, bâties sur des terrains qu’on n’oserait pas vendre en France, alors de là à imaginer les bâtir… La dernière dont je me souviens c’était à Kobe34.691380135.195693, mais celle ci était à ranger dans la catégorie « palace » par rapport à celle du jour. Celle d’aujourd’hui me fait penser à ce poisson qui disparait quand il se met de face.

Et puis, tomber dans le coma cafe ; je vous le recommande si vous vous perdez un jour dans ce coin (et leur site web fait aussi partie de mes recommandations). Petit café sis au rez de chaussée d’une petite maison particulière, tenu par un couple jeune, très cool, ambiance feutrée, cuisine végétarienne et produits biologiques, accueil discret, tout y est fait avec soin, jusqu’à la carte.

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Dans un mois, Noël !

Je suppose qu’à Nantes, les panneaux « Nantes 2007 » ont refait leur apparition, sur le même modèle que sur les 6 dernières années, avec juste un sept qui aura substitué le six de l’an passé. Peut être qu’il ne sont pas encore allumés, mais ils sont surement dans toutes les rues.

Ici aussi Noël a fait son apparition ; ici, rien dans la rue, seules quelques galeries commerçantes et department store font la promotion de cette fête commerciale. Sapins, décorations, petites vitrines… C’est pas non plus très exhubérant tout ça…

C’est mieux en France, non ?

Résolution

– Alors, tu sais, aujourd’hui c’est un jour spécial, on a changé d’année…
– Han…
– Et qu’est-ce que tu veux faire cette année alors ?
– …
– Tu veux faire quoi cette année ?
– Furansugo.

Voilà, la résolution pour 2008 du petit est de travailler son français. A 3 ans, il y a des résolutions qui laissent sans voix !…

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Histoires comme ça

Hier soir, j’avais mon cours de basse. Comme à l’accoutumé, le cours se déroule tant bien que mal, mon prof joue des trucs, m’explique des choses dont je saisi moins de la moitié, j’essaye de suivre, et à la fin de l’heure on discute de tout et de rien en rangeant le matos…

moi : Oh ! J’ai vu ce week-end à Mikigakki une contrebasse électrique à 70000 yens !
lui : oh c’est pas cher !
moi : oui, c’est la première fois que j’en vois une dans ces prix…
lui : oui d’habitude ça commence plutôt dans les 200000 yens…
moi : oui, bon, mais la seule fois que j’ai eu l’occasion de toucher à une contrebasse, j’ai bien compris que c’était pas pour moi, impossible d’en sortir un son…

Ce genre de conversation, sauf qu’hier soir, après ces bonnes paroles, il me demande sans transition :

Ghismo san, vous avez peur des photos de fantômes ?

Il m’aurait demandé si j’aimais pratiquer le ski nautique en mangeant du chocolat que ça m’aurait fait le même effet. Passablement surpris donc, je reformule avec des mots dont je suis sur du sens :

moi : Watashi ha obake no shashin ga suki desu ka ?
(est-ce que j’aime les photos de fantôme ?)
lui : sô sô…
(oui oui)
moi : aa ! eetooooo…
(hum, bein c’est à dire…)

Et il enchaine en me disant que ce week-end il était allé avec sa mémé dans un onsen (source chaude) de plein air à la montagne, et il me montre des photos sur son PC. Des photos d’onsen à la montagne, peu de contraste, on comprend qu’il pleut, rien d’affolant donc, je m’attendais à voir des monstres difformes, des draps flottants, des ombres sans objet, du sang gicler… Non, une photo banale d’un jardin japonais dans un onsen japonais dans la montagne japonaise.

Puis il me désigne sur la photo des petites bulles qui me font lui répondre « oui, c’est de la pluie sur l’objectif »… Et nononon, ce n’étais pas ça, car la photo suivante, en intérieur, il y avait d’autres bulles, et les photos prises après être sorti de ce lieux n’en avaient plus… Que sa mémé l’avait appelé dans la nuit à 2h du matin pour lui parler de ces fantômes sur les photos, et que le temps qu’elle compose l’email (sa mémé est pas une rapide de l’email), les photos lui étaient arrivées vers 3h… Enfin, il m’en a raconté plus en 3 minutes qu’en 3 mois de cours…

Je pense qu’il a ressenti qu’il ne m’avait pas totalement convaincu, j’ai bien essayé de lui dire pour me rattrapper que cet été moi aussi je, enfin j’avais… mais non, c’était surement trop tard.

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Le pont aux grues

Suite et fin de la déambulation du lundi de Pâques

En filant au sud, on arrive sur le Pachinko de Tsuruhashi34.665299135.530176 qui annonce tout en couleur et sans portes automatiques un quartier dédié aux plaisirs, un peu délaissé, surtout à cette heure, aux murs noircis de crasse, imbibés du gras de friture des innombrables bouibouis aux activités sulfureuses. Un coupe gorge sans danger apparent, bâti comme toujours autour des gares de métro et de train express.

Une obasan croise ma route et regarde en direction de ce que pointe mon objectif. Haussement des épaules et regard désapprobateur. Je ferais mieux de me cantonner aux cerisiers. Comme tout le monde.

A l’autre bout du shôtengai, les bars et restaurants à quat’sous font place progressivement à un quartier d’habitation, petites maisons individuelles, beaucoup de couleurs, usées, maisons traditionnelles, et jardin public sous la ligne de chemin de fer. Un Love-Hotel défraîchi aussi s’y est logé offrant ainsi sans doutes quelques vibrations supplémentaires, comprises dans le prix, 3500 yens.

Et pour ceux que ça interesserait, après celle du matin, la carte de l’après midi ou les deux réunies

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Incroyable

Y’a pas, je n’ai toujours pas intégré les lois d’Archimède, je n’y crois pas. A chaque fois que j’ai fait l’expérience de mettre un fer à repasser dans la baignoire, il ne reçoit pas la poussée égale à etc…

Il coule.

Aussi, chaque fois que je vois mouiller des bâtiments de 5 à 10 étages dans un port, ça me laisse songeur, et je me sens le devoir d’immortaliser la scène en la photographiant. Quelques photos-preuves prises lors de mes bureaux en extérieur de Nanko34.636668135.413918 de l’année passée.

Et puis tout simplement aussi parce que j’aime bien ça, les photos de bateaux…

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Encore un coup des russes !…

Quand je suis arrivé au Japon, le pays était dirigé par le fougueux Koizumi, premier ministre plein d’allure et d’assurance, sorte de dandy politique doté d’une garde robe infinie, et dont la couverture médiatique était à se demander si la presse était réellement libre de ses choix éditoriaux. Koizumi était de tous les reportages, de tous les journaux télévisés par trois fois au moins, présenté le matin visitant l’armée en combinaison kaki (mais avec un petit foulard très chic quand même), le midi siégeant à la diète en complet noir parfaitement arrangé, le soir à l’opéra en queue de pie et nœud papillon, et l’été, en feu sur les banderoles hostiles des pays asiatiques suite à ses très contestées visites au temple Yasukuni.

Son successeur avec sa tête de j’y-parviendrai-pas n’y est pas parvenu et a bien vite cédé la place.

Après celui-qui-n’a-pas-beaucoup-compté, Yasuo Fukuda était lui un personnage tout en finesse, du genre pince sans rire, avec toujours un petit sourire en coin, et le petit trait d’humour et d’intelligence dans ses interview qui faisaient de lui quelqu’un de très recommandable, en tout cas, le personnage m’était très sympathique (car sur le fond, c’est un peu toujours le même parti au pouvoir depuis l’après-guerre). Et puis, las de tant de grossièretés autour de lui s’est éclipsé sur un discours qu’en substance j’ai compris ainsi : « vous me fatiguez… ».

C’est ainsi qu’Aso a accédé au pouvoir.

Et Taro Aso, c’est tout le contraire du cliché du japonais distingué qu’on peut avoir parfois en France. Taro Aso, c’est un ojisan comme je peux en croiser tous les jours dans mon quartier, pas trop la classe en fait.

Depuis quelques semaines, on entend beaucoup parler de Aso dans les journaux télévisé, pas tellement pour ses faits politiques, mais plus pour ses ratés… Car oui, le premier ministre du Japon se trompe sur la lecture des kanji dans ses discours en public et manque de vocabulaire. Autour de moi on dit que ce doit être la conséquence de sa passion pour les mangas.

Mais ce n’est pas tout, Aso n’est pas le seul à avoir des problèmes avec la lecture dans son ministère. Son comparse le ministre des finances, se trompe lui aussi, mais sur la lecture des chiffres. Un comble, c’est mal barré pour le pays ! 🙂

Et le pompon, c’est que ce même ministre des finances se trouve être en plus d’un mauvais lecteur, un alcoolique à la petite semaine. Et que récemment, celui ci lors d’une conférence de presse au G8 faisait concurrence à notre chef de l’état dans la série « je viens de rencontrer mon homologue russe et puisque je vous dis que je peux aller voir les journalistes… »

Lui a démissionné, pas notre président.

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La ville du grand pays

Avant de prendre l’avion, et alors que les arbres ne montraient que quelques timides bourgeons et de rares et intrépides fleurs, on était sorti en famille à la recherche d’un temple de Daikokucho34.656086135.497775, en plein centre d’Osaka orné d’après la pub d’une tête de tigre géante en guise de porte d’entrée. Baba avait reçu dans sa boite aux lettres un prospectus mettant en avant les canines du gros animal, ce qui lui avait fait dire « Ghismo san ne peut pas ne pas aller voir ce temple ».

Et, arrivé à Daikokucho34.656086135.497775, on a bien trouvé un temple, des souris et des dragons enragés, mais de tête de tigre, aucune trace, ni devant, ni derrière ni ailleurs, l’occasion – s’il en fallait une – pour nous, de quadriller le quartier à sa recherche.

Juste derrière le temple, miroite un petit super dont la déco semble s’inspirer des Pachinko, tout en couleurs et en néons tappe-à-l’oeil, la clientèle est moins brillante, mais chaque jour on peut y acheter des articles soldés à un petit yen, à condition de n’en prendre qu’un seul.

Le quartier est très typique d’Osaka : maisons désunies et ternes, fils électriques comme autant de liens organiques à vif, claquement de talons des filles qui rentrent chez-elles, vélos négociant les virages sans s’annoncer, parkings à automobiles suspendus, petits ateliers à côté des maisons d’habitation, linge régurgité par les fenêtres.

Quelques rues plus loin, un parc avec son arbre à Totoro nous offrira l’hospitalité pour un repas sur le pouce, en compagnie d’innombrables pigeons qui ont coupé l’appétit du petit avec leurs roucoulements collectifs incessants.

Et puis, encore un peu plus loin et avant d’arriver à Namba Parks34.661875135.502141 où se réalisait un tournage très spécial, on est passé à côté du gymnase où les Sumo étaient alors en train de combattre (on était en février). Dans les ruelles, un homme en kimono, monté sur de hautes geta survolait le pavé en direction opposée des combats avec son balluchon.

La suite nous emmena un peu au sud de la maison, mais c’est une autre histoire…

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