Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Sur fond nuit

Un peu avant le réveillon de l’an passé, on avait retrouvé un ami bloggeur exilé à Tokyo35.673718139.697556 et de retour à Osaka pour quelques jours. L’occasion pour lui de découvrir le château d’Osakajo en notre compagnie. Et la chose étonnante, c’est que cette fois encore, j’ai eu sensiblement le même temps qu’à mes dernières venues : soleil rasant sur ciel noir, de quoi obtenir des contrastes absolument surnaturels… si vous en doutiez, les photos suivantes ont été prises en plein jour.

Aurais-je de la chance ou alors, y aurait-il là bas un micro-climat qui maintiendrait ces conditions à l’année ?…

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La ville du grand pays

Avant de prendre l’avion, et alors que les arbres ne montraient que quelques timides bourgeons et de rares et intrépides fleurs, on était sorti en famille à la recherche d’un temple de Daikokucho34.656086135.497775, en plein centre d’Osaka orné d’après la pub d’une tête de tigre géante en guise de porte d’entrée. Baba avait reçu dans sa boite aux lettres un prospectus mettant en avant les canines du gros animal, ce qui lui avait fait dire « Ghismo san ne peut pas ne pas aller voir ce temple ».

Et, arrivé à Daikokucho34.656086135.497775, on a bien trouvé un temple, des souris et des dragons enragés, mais de tête de tigre, aucune trace, ni devant, ni derrière ni ailleurs, l’occasion – s’il en fallait une – pour nous, de quadriller le quartier à sa recherche.

Juste derrière le temple, miroite un petit super dont la déco semble s’inspirer des Pachinko, tout en couleurs et en néons tappe-à-l’oeil, la clientèle est moins brillante, mais chaque jour on peut y acheter des articles soldés à un petit yen, à condition de n’en prendre qu’un seul.

Le quartier est très typique d’Osaka : maisons désunies et ternes, fils électriques comme autant de liens organiques à vif, claquement de talons des filles qui rentrent chez-elles, vélos négociant les virages sans s’annoncer, parkings à automobiles suspendus, petits ateliers à côté des maisons d’habitation, linge régurgité par les fenêtres.

Quelques rues plus loin, un parc avec son arbre à Totoro nous offrira l’hospitalité pour un repas sur le pouce, en compagnie d’innombrables pigeons qui ont coupé l’appétit du petit avec leurs roucoulements collectifs incessants.

Et puis, encore un peu plus loin et avant d’arriver à Namba Parks34.661875135.502141 où se réalisait un tournage très spécial, on est passé à côté du gymnase où les Sumo étaient alors en train de combattre (on était en février). Dans les ruelles, un homme en kimono, monté sur de hautes geta survolait le pavé en direction opposée des combats avec son balluchon.

La suite nous emmena un peu au sud de la maison, mais c’est une autre histoire…

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Mais à quoi don’ ?

On a vu récemment fleurir ces affiches du premier ministre, très… très… kitch (disons le…). En les voyant, ça m’inspire quelque chose, mais quoi ?…

Je continue de chercher…

Edit : Ah ! ça y est je me souviens…

Ultraman (c) japanhero.comUltraman (c) japanhero.com

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Couleurs d’automne à Kiyomizudera

Aujourd’hui, il pleut.

Hier, j’aidais un des amis français de mon épouse à déménager. Ce qu’il y a de bien avec les déménagements d’expatriés, c’est que c’est assez vite vu, 5-6 cartons, 2 sacs, un futon, trois fois rien d’électroménager, en 3h c’était bouclé, nous laissant le temps d’aller manger des Ramen avec le très expressif beau-père japonais d’Alex. Qui nous demandait en désignant la serveuse venue prendre la commande « Alors, elles sont pas mignonnes nos femmes japonaises ?!… ». Et nous d’acquiescer gêné. En l’occurrence, c’était très vrai.

Samedi nous sommes finalement allés à Kyoto34.986796135.758678, plus précisément au Temple Kiyomizudera34.994742135.785039 (temple de l’eau pure), pour voir si l’automne était arrivé là bas. C’est encore un peu tôt. Un peu de rouge, du jaune, et encore beaucoup de vert sombre, le tout sur fond de ciel blanc, pas facile pour les photos qui sont tout de suite sur ou sous exposées, un jour faudrait que j’achète un guide « la photo pour les nuls » pour comprendre un peu le mode manuel de mon appareil…

Et puis à la gare, il y avait une petite fête avec une cérémonie du thé, le décor manquait cruellement de charme, l’ambiance manquait beaucoup de sérénité, devant des cabanes en bâches plastiques, en plein passage, arrosés par les mégaphones.

Et on a déjà prévu une nouvelle session à Kyoto34.986796135.758678 pour une nocturne, début décembre, si tout se passe bien.

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Sumiyoshitaisha (encore et toujours)

La semaine dernière, j’ai fait un petit crochet par le temple de Sumiyoshitaisha34.612407135.493226, ce même temple que je vous ai déjà présenté maintes fois sur ce blog. Je voulais y rapporter l’Omikuji de mauvais augure tiré le premier de l’an, et que j’avais conservé jusque là pour prendre le temps de le déchiffrer !… Quelques photos du temple et de ses environs sans commentaires.

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De Sumiyoshi à Mandaiike (le retour)

Non, je n’avais pas oublié ce post en suspens, c’est juste que l’actualité ghismique imposait quelques aménagements dans mon planning de publication 🙂

Les alentours de l’étang de Mandaiike34.619400135.502109 cachent un grand nombre de petites maisons anciennes, des maisons d’architecte parfois vraiment impressionnantes (par le style et par la taille, on a l’air d’avoir un peu d’argent par là bas), ainsi que des archives municipales aux allures de bunker. Je n’ai pas pu tout photographier, le petit commençait à montrer des signes d’ennui, mais lorsque nous y retournerons voir les cerisiers, j’ai repéré quelques points de passage obligés…

Au retour, nous sommes allés manger dans un restaurant de sushi sur tapis roulant. En pénétrant dans la boutique, j’ai eu un peu peur, il n’y avait pas foule, et les rares sushi qui tournaient avaient l’air d’être de la veille. En fait, il suffisait de commander pour avoir du poisson bien frais, excellent même. Et pas très cher.

Et ça c’était juste avant d’aller voir les tramways et se promener dans les ruelles de Sumiyoshi34.613312135.486767, parce que le petit qui a l’ouïe fine et la mémoire de ce genre d’évènements ne les avait pas oublié.

Bon, mais alors, ça donne quoi ?

J’ai aujourd’hui eu l’honneur, car c’en est un ici, de pouvoir assister à ma première échographie nippone. Ici, il ne suffit pas d’accompagner votre épouse à la maternité pour espérer apercevoir les battements du cœur de votre enfant sur l’écran noir et blanc de l’échographie…

En fait je m’étais déjà rendu à la maternité à deux reprises. La première fois, je me suis trouvé tellement seul en ce monde exclusivement féminin que je n’ai pas eu le cran de m’avancer plus loin que la salle d’attente. On a parfois des réactions qui nous font nous en vouloir, aussi, la fois suivante, j’étais bien décidé à franchir le pas. Ce que j’ai fait, mais lorsque mon épouse s’est enquise de savoir si je pouvais participer, on m’a laissé sur le pas de la porte. Bien sûr, on ne m’a pas dit « non », tout juste un « c’est à dire que… » à la japonaise qui fait encore plus rager son homme qu’un « non » franc et argumenté à la française. C’est que le papa ici est censé trimer, on ne s’attend pas à ce qu’il s’intéresse au ventre rondissant de son épouse. Un clou qui dépasse…

Il y a eu aussi cette session du samedi après midi, en couple, session obligatoire pour le papa si il veut pouvoir être présent le jour de l’accouchement. Cinq couples, assis à de petites tables de classe, les femmes près de l’allée centrale, les hommes sur les bords. Session test pour les apprenties sages-femmes, l’instructrice est dans le fond de la salle, chronomètre sur les genoux, prend des notes, et relève chaque bafouillement des élèves stressées.

Vraiment l’art oratoire répond ici à de tout autres codes ; c’est pas l’Italie ! Les sages-femmes, en blouses, raides comme des piquets, bras collés le long du corps, mains à plat, immobiles, sans laisser paraître la moindre émotion surtout, ça pourrait détourner l’attention peut-être, ou la fixer, c’est selon.

Les présentations sont faites, courbettes sur la scène, courbettes en réponse dans la salle, une seule des sage-femmes reste et entame à l’heure précise un discours appris intégralement par-cœur. Il durera 30 minutes, exactement. On nous parle des mois, des poids et des tailles, de comment se lever quand on est couché et qu’on est une femme enceinte, de comment passer l’aspirateur et qu’on est une femme enceinte, de comment porter des objets lourds et qu’on est une femme enceinte, et un des papa appelé au hasard parmi les cinq présents a le droit de faire la démo d’un costume de simulation de femme enceinte, sorte de corset avec poitrine proéminente et sac de plomb au niveau du ventre :

– si je pose le crayon par terre, pouvez-vous le voir ?
– non
– est-ce que c’est lourd ?
– oui
– vous pouvez vous rasseoir.

Le second exposé durera 17 minutes, toujours de par-cœur déclamé sur un ton égal, et traite des aspects pratiques, le numéro de l’hôpital, l’entrée de nuit, le surcoût en cas d’accouchement nocturne, le trousseau à préparer, et la fréquence des contractions avant d’appeler le taxi.

De temps en temps, une stagiaire trébuche sur un mot et présente ses excuses invariablement d’un « shitsureishimashita », lance un coup d’œil au fond de la salle, pour reprendre la phrase à son début, levant alors les yeux au plafond pour y chercher sa mémoire, en martelant bien chacun des mots qui l’avait induit en erreur.

Et puis, il y a un goûter, avec des échantillons, boissons et gâteaux énergisants, issus de l’industrie agro-alimentaire probablement sponsor d’une manière ou d’une autre de ce genre de regroupements. Table ronde, présentation rapide faites par les mamans, petite question a chacun des papas, on n’attend pas à ce que quiconque développe un thème, quelques mots sont lâchés avant de prendre une pause.

Après la pause, nouvel exposé de 13 minutes, avec séance vidéo sur l’accouchement. On y voit une femme très zen, en train d’accoucher, sans douleur, grâce à la sophrologie. C’est d’ailleurs au moment où ce mot est lâché que pour la première fois on peut voir briller une petite étincelle dans le regard de la sage-femme.

Cette session était en fait l’introduction à la suivante, la plus longue de toutes, 40 minutes ; pour celle là on a enlevé les tables, et tout le monde est assis par terre (on aime ça au Japon). 40 minutes d’exercices et de discours toujours minuté sur la sophrologie et l' »image training », en anglais dans le texte. Les exercices se font en musique, sur une sorte de truc de relaxation : un arpège joué en boucle pendant des heures à tempo lent sur des nappes synthétiques et sur fond de percussions ethniques sous-mixées, comme lointaines, vous voyez le genre ? On en trouve dans certains magasins en France aussi, la plupart du temps à côté des bâtons d’encens, des jardins zen de tables, ou des bambous tournicotant en vase.

Après ces étirements, et la remise d’un petit questionnaire de satisfaction, on nous fera visiter l’hôpital, le coin maternité qui partage ses chambres avec la gérontologie, l’hôpital est vieux, vieillissant, a mal vieilli, on ne sait trop dire, c’est pas très sexy, ça change de la clinique Jules Verne. On sera sans doutes heureux de se retrouver à la maison cette fois ci…

Pour en revenir à aujourd’hui, j’ai donc pu assister à cette échographie, qui en soi n’a rien de particulier, le matériel est le même qu’en France, il vient d’ailleurs du Japon. La seule différence avec la France, c’est que c’est à vous de venir avec votre serviette pour vous essuyer le ventre du gel dont on barbouille la sonde, l’hôpital n’offre pas ce genre de service.

Aujourd’hui, on sait donc si ce sera un chti Ghismo ou une chtite Ghismette, mais on vous le dira pas !

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Blogger party (4)

Hier midi, j’ai déjeuné en compagnie de Piccator, dans une de mes cantines favorites : le kua’aina de Namba Parks34.661875135.502141. Piccator est un garçon fort affable et un sacré veinard qui n’a plus qu’un examen à passer – pour lequel il connait déjà les questions – et qui peut légitimement se considérer comme étant en vacances, et pour quelques temps encore au Japon !

J’ai passé un très bon moment, et ça me surprendra toujours de voir à quel point on se sent d’emblée plutôt proche des personnes qu’on connait par le biais de leur blog, et que la conversation s’installe directement comme si c’était un ami qu’on n’avait pas vu depuis quelques temps…

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Tous au Soz-bar !

Hier soir, je me suis rendu à l’ouverture de l’éphémère Soz-bar. Soz c’est la société où travaille Thomas, et on y fabrique des blocs plus ou moins gros permettant de construire son mobilier sur mesure, en s’amusant. Et l’idée courait visiblement depuis longtemps d’ouvrir un bar fait de Carpenter-Block. Le résultat est vraiment sympa, tant en terme de design que pour l’ambiance et le choix des bières.

Evidemment, quand on sort avec Thomas, on rencontre toujours du monde sympathique. Quand en plus on a la chance d’être invité, on a droit à une dégustation de trois bières, gratuitement. Trois petits galopins pour commencer.

Puis une excellente Delirium Tremens, en France il y en avait toujours au frigo, excellent, mais attention, bière compte triple. Et pour finir déjà plus très droit sur une Leffe brune. L’occasion pour moi de regoûter aux joies des soirées un peu trop alcoolisées. La bière belge, moi je suis grand fan, et même aux prix Japonais, je me laisse facilement embarquer !

Le retour s’est fait sur le coup des 22h30 et à cette heure là, c’est jouer au caméléon que de zigzaguer tranquillement dans les rues !

Et je me faisais la réflexion en rentrant que finalement, un peu alcoolisé, on avait un regard très photographique, le champ de vision se restreignant… Ce serait peut-être une forme de griserie que de se donner à la photographie finalement… A moins que la griserie donne envie de photographier… Tout ça n’est pas très net.

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