Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

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Rokko san

Il m’en reste des vacances super-extra, vous en reprendrez bien un peu ?

A Sannomiya, prendre le train local pour Rokko (dans les 200 yens), prendre un fou-rire qui ne nous quittera pas du séjour à cause d’un lycéen pris d’une crise d’éternuement, à chaque nouvelle explosion, il nous est de plus en plus difficile de cacher qu’on se rit de lui, prendre un fard collectif, lui comme nous, et descendre à la même station. Par hasard. Penser qu’il pourrait avoir envie d’en découdre, ce n’est pas le cas, juste de disparaître.

Puis un bus nous conduit au pieds du cable-car (200 yens puis montée-descente pour 1300 yens). Un train étonnant, en pente qui plairait assurément au petit. La montée nous fait découvrir Kobe34.691380135.195693 de toujours un peu plus haut dans les ballottements et les grincements de l’appareil. Le point d’orgue survient lorsqu’on croise le wagon qui descend, l’espace d’un instant on se demande un peu comment on va pouvoir se croiser sur ce rail unique. Il se dédouble.

En haut, une gare dans un style moderne d’il y a longtemps, son unique magasin à omiyage, ses distributeurs à boisson qui n’ont pas – justement – celle qu’on voulait (un jus à l’aloe), un petit temple à renards à côté, et la terrasse panoramique avec son café fermé. On décide de chercher à se perdre un peu dans les environs, découvrant ainsi derrière les piles d’un téléphérique un petit hameau accroché à flanc de montagne. On descend les escaliers où on croise un petit pépé visiblement inquiet qui nous dit que ça ne va nulle part. Je le rassure en lui disant que la vue est belle et qu’on compte prendre des photos au bout avant de remonter. Salutations distinguées.

Une fois de retour en bas, alors qu’un des bus arrive, deux japonaises plutôt très mignonnes nous indiquent que le bus arrive et qu’on doit prendre celui là (200 yens). Je pensais plutôt prendre l’autre ligne, après une brève discussion, elles ont raison, on monte ensemble. Avant notre arrêt elles se retournent dans le bus pour nous faire signe qu’on doit descendre. Merci bien, vous faites quoi ce soir ? (ah si je n’étais pas si timide…)

Arrivé à Umeda34.7025135.49793, je m’étais trompé sur le prix du billet du retour. La Miss est passé en trombe déjouant la machine qui s’est refermée après son passage, pour ma part, j’ai du faire l’appoint avant de pouvoir passer (dans les 300 yens pour le retour).

Et puis, comme toujours, 270 yens pour rentrer à la maison, bilan du jour : 4150 yens ; Ouch !

Bah, et les cartes, faut les réclamer quand j’y pense pas ! Le matin, l’après midi, la journée

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Et blablabla…

C’est maintenant un fait acquis, le petit parle maintenant pour de bon.

Ca fait longtemps qu’il s’y prépare, il fait maintenant de vraies phrases, qui plus est rattachées au contexte.

Au début il babillait, prononçait à loisir des sons qu’il devait bien aimer « tikot tikot tikot ».

Et puis il a attaché des sons à des objets qu’il nommait par onomatopées : « crrr » c’était la brosse à dent, « papou » les voitures de police et les ambulances, « boubou » l’aspirateur. A peu près en même temps il a retenu le nom des personnes importantes : « Baba », « Jiji », « Fwafwa » (mofmof sa peluche favorite)

Il a ensuite repéré le nom des choses d’importance : « Bwouffa » (bus), « Densha » (train), « woire » (boire), « eau » (en français dans le texte), « nyunyu » (son lait), « nen ne » (dormir), « chure » (voiture, là encore en français).

Et depuis quelques jours, on sent la machine en marche :

  • « densha kita ! » (le train est arrivé ; suivi en général d’une forte excitation),
  • « are ? densha ? nai ha ! » (hum ? le train ? ça y’en a pas !),
  • « iya » (je veux pas / j’aime pas),
  • « akan » (je veux pas),
  • « oishii ! » (c’est bon !),
  • « ookii na ! » (c’est énorme !),
  • « nn ! » (oui, accompagné d’un hochement de tête très volontaire).

Et il tient toujours de longues discussions passionnées avant de dormir, où entre temps on entend émerger quelques mots connus « tikotikotikot Baba munyomunyomunyo densha ! »

Tout ça pour dire que de notre côté on ne s’ennuie pas et qu’on commence à châtier notre langage, les « Tiens, le petit à une nouvelle prof à la crèche, mais qu’est-ce qu’elle est moche, c’était mieux avant ! », si on le dit encore par mégarde, on essaye de corriger pour pas que le petit ailles le souffler à répétition là où il ne faudrait pas…

Noël à l’hôtel de ville

Dimanche dernier nous avions décidé d’aller voir les décorations de Noël installées. D’après le programme officiel, du 1 au 16, ce sont les décorations de bases, puis du 16 au 26, là ça devrait cartoner avec des fresques lumineuses, des animations, enfin, du Noël qui dépense quand même un peu d’argent !

Plus d’info, en anglais, en japonais et en photo.

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Marseillaise, petits fours et grillades

14 juillet oblige, c’est un week-end coincé entre drapeaux, petits fours et grillades que nous avons passé. Le samedi midi, le consul et son épouse nous accueillaient dans un grand hôtel d’Osaka, accueil solennel devant des panneaux dorés, discours, puis ruée sur le fromage.

C’est aussi l’occasion de retrouver des amis par surprise. D’après un habitué de ces réceptions cette année était un bon cru, il faut dire qu’avec le cours actuel du Yen, l’enveloppe de son altesse consulaire devait être épaisse. Le Typhon qui nous fonçait dessus était de toutes les conversations.

Le lendemain, c’était à Kyoto34.986796135.758678 que ça se passait, à l’institut franco-japonais du Kansai, alléchés par la mise en jeux d’un billet d’avion pour la France. Et contrairement aux pronostiques de la veille, le typhon étant allé se perdre en mer aux abords d’Osaka, on a eu droit à un dimanche entre ciel noir et plein soleil, les deux ensemble souvent, mais sans pluie, permettant à la fête de se tenir dehors avec barbecues et déjeuners sur l’herbe.

Ce fut aussi pour moi l’occasion de découvrir Kyodai (l’université de Kyoto34.986796135.758678, deuxième du Japon en terme de réputation), guidé par Thomas qui me proposais de fuir la sélection musicale du lieu en faisant un tour dans le quartier. Le campus est par endroits assez surprenant et on ne s’attend absolument pas à ce genre d’ambiances venant d’un campus universitaire aussi prestigieux. Portes défoncées, baraquements crasseux, ateliers de mécanique pour tuning automobile, cabanes dans les arbres. En fait, c’est autant le bordel qu’aux Olivettes à Nantes du temps où ça y était le bordel !

Kyoto34.986796135.758678 » href= »http://flickr.com/photos/97154410@N00/828097981″>

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Sumiyoshi Taisha Matsuri

Pas très loin de la maison, on trouve Sumiyoshi34.613312135.486767, et c’est un endroit que j’affectionne tout particulièrement.

A Sumiyoshi34.613312135.486767, il y a un phare, en plein milieu d’un carrefour qui indique qu’il y avait la mer avant ici. Pour qui pour quoi la mer a disparu, je n’oserais donner d’explication, mais promis, un jour j’irai chercher les infos (probablement que le sud d’Osaka a été gagné sur la mer, en tout cas à voir les contours géométriques de la côte, on se dit que ce n’est pas une hypothèse improbable).

A Sumiyoshi34.613312135.486767, il y a aussi un jardin, Sumiyoshi34.613312135.486767kôen, avec des vrais arbres qui font de la vraie ombre (et c’est rare à Osaka), et avec des vrais moustiques dessous. Dans le jardin, on peut faire diverses activités dont le shôgi, échecs japonais, pratiqué avec ferveur par quelques vétérans.

Quand on poursuit la promenade, on arrive sur une ligne de métro suspendue avec ses commerces batis dans les piles de la ligne. Ca coupe net le paysage, mais je trouve ça finalement plutôt pas désagréable. Un peu de rigueur dans ces lignes irrégulières vient mettre une petite touche finale au tableau.

Derrière la ligne de métro, il y a une ligne de tramway. Un tramway minuscule. Minuscule et antique. Chaque rame semble être différente des autres, et est couverte de publicités. En empruntant cette ligne on arrive à Tennoji34.646625135.513095. La promenade est agréable et ponctuée de bruits mécaniques et des grincements de l’appareil.

Et Derrière la ligne de tramway, il y a un temple, Sumiyoshitaisha34.612407135.493226. Et c’est là que je voulais vous emmener.

Il y a quelques jours, il y a eu trois jours de fêtes dans ce temple. C’est l’été et pendant l’été les fêtes n’arrêtent jamais, il y a tous les jours une occasion de sortir les yukata et de lacher quelques yens qui pour prier, qui pour manger dehors, qui pour gagner quelques peluches ou autres lots de consolation.

Il y avait ce soir là plusieurs petites scène, dont une très étrange à l’intérieur du temple. Un groupe jouait (très bien) des percussions, pendant que trois danseurs faisaient des gestes très curieux avec les doigts de leurs mains…

Le temple est très beau et très vaste. Dans l’enceinte, on trouve plusieurs batiments, un étang et de nombreux arbres multicentenaires élevés au rang de divinité.

Un peu plus loin dans le temple, les pièces de monnaies volaient par dessus les têtes. Pour faire une prière, on lâche généralement une pièce dans une urne prévue à cet effet. Lors des fêtes, l’urne étant innaccessible, les gens jetent leur pièce en direction du temple. Et prient de là où ils sont.

Et puis, en sortant du temple on a pu voir une autre scène. J’ai été très surpris de voir ici Robert Smith. Mais il était pas très en forme. Pendant les quelques minutes où nous étions présent (on n’est pas resté très longtemps, on avait faim), il n’a pas bougé ni dit un mot ni chanté d’ailleurs.

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Le voisin d’à côté

Le voisin d’à côté ne cesse de nous intriguer.

D’abord il n’est pas souvent là.

Les autres voisins de paliers, on les croise régulièrement sur la coursive extérieure qui dessert l’étage. Lui, non.

Quand il est là, il se fait livrer des nouilles chinoises, des sushis ou des pizzas dont les plats non lavés restent devant sa porte pendant des semaines.

Et puis, il habite seul et les appartements ici, ce sont des 3 pièces, salon, cuisine, salle de bain, gérés par l’office HLM d’Osaka et on n’obtient pas les clés sans répondre aux conditions. Comment a-t-il fait, lui pour avoir sa garçonnière de 65m² à loyer modéré. Hum ?

Mais ce n’est pas tout.

Parfois on le trouve en très belle compagnie. Avec des filles dont on se demande vraiment si ce pourraient être ses filles. Toujours un peu trop préparées pour être venues rendre visite à leur papa chéri. Mais en même temps, un peu trop pas dans les moyens d’un locataire en HLM (j’ai vérifié).

Alors, irrésistible séducteur ? Peut-être, il n’a pas l’air inintéressant comme garçon. Sauf que le quartier n’est pas de ceux où on fait ces rencontres, et pour motiver une fille à y descendre, faudrait avoir un sacré talent tout de même !

Ou alors il aurait un carnet d’adresse plein de ressources…

Dans ce cas il pourrait partager avec ses voisins, je suis même prêt à payer la pizza !

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La semaine de l’administration

Ce n’est pas une nouvelle fete locale, mais le programme charge de notre premiere semaine sur place.

Tout d’abord, nous sommes alles des mercredi au kuyakusho (mairie d’arrondissement, je ne suis pas certain de l’exactitude de la traduction) de notre quartier a Osaka. La, plusieurs choses au programme : faire le demande de ma carte de sejour, enregistrer mon tampon aupres des autorites, se declarer aupres de la securite sociale locale, faire de meme aupres des allocations familliales, presenter le petit au medecin de l’equivalent de la PMI, et occuper ce dernier pendant tout ce temps.

Pour se mettre dans l’ambiance, il faut imaginer une administration francaise du debut des annees 80 : bureaux en open space peints en gris et marron, la peinture n’a pas ete refaite depuis 20 ans, c’est pas tres sexy. Derriere les guichets, des hordes de fonctionnaires taciturnes apposent des tampons, brassent un peu d’air ou consultent les dossiers de papier qui jonchent les bureaux en creant un sacre desordre. Il y a des crayons attaches a des chaines sur les petits comptoirs reserves aux administres. Quelques elements post-modernes qualifient l’epoque : un ecran geant LCD (ou plasma) affiche les numeros des personnes appellees, et il n’y a plus de machines a ecrire, mais pas non plus de PC sur les bureaux.

Pour ma carte de sejour, c’etait tres facile, on s’est presente au guichet avec mon passeport, deux photos d’identites, et si mes souvenirs sont bons, je crois que c’etait tout. La petite page d’ecriture (en alphabeto pour la plus grande partie) ne faisait que reprendre les elements du passeport/visa. C’etait donc assez facile, jusqu’a present je sais encore ecrire mon nom. Le seul champs en langue autochtone etait celui de ma situation, la j’ai ecrit kaishain (employe) en iragana, ce qui m’a vallu un « o sugoi! » (wah genial!) admiratif de la preposee aux affaires etrangeres.

Dans la foulee on a enregistre mon tampon au meme guichet. Au japon, les gens signent avec des tampons ronds, dont certains plus importants que d’autres (pour acheter ou louer un logement par exemple) sont enregistres en mairie. La c’etait un peu plus complique. J’avais un tampon que mes beaux parents m’avaient offert a notre mariage avec mon prenom d’ecrit dessus en kanji. Seulement, le fait que ce tampon porte mon prenom posait un probleme, car mon prenom n’est pas mon nom usuel. Mon epouse avait sur elle un tampon au nom de sa famille, et celui la semblait mieux convenir, avec quelques amenagements de mon etat civil nippon. J’ai donc au Japon un nom d’usage qui est mon nom francais suivi du nom de ma belle famille qui me permet d’utiliser ce tampon (pour l’appartement qu’on doit prendre prochainement). Pour l’enregistrement du tampon, il faut fournir une adresse, et ca, ca nous sauvera dans un episode futur (je vous en dirai plus prochainement :).

Concernant la securite sociale, c’est mon epouse qui cotise pour toute la famille. Bien que detache (et donc egalement couverts par la secu francaise), on devra donc payer des deux cotes, ca c’etait plus ou moins prevu. Le montant annonce de la cotisation par contre nous a quand meme surpris. Autre surprise, positive cette fois, on doit pouvoir toucher les allocations familliales, mon epouse etant consideree ici comme mere seule avec enfant (ca fait toujours plaisir au conjoint ce genre de considerations administratives 🙂

Et puis, concernant le petit, on l’a presente au medecin de la PMI locale. Il doit passer une visite la semaine prochaine, la c’etait juste pour faire un point sur les vaccinations. Et comme il a fait tout ce qui etait obligatoire pour un enfant francais de pres de 2 ans, il a du coup fait plus que prevu au japon. On ne l’embetera alors plus trop avec les seringues et leurs aiguilles qui font pleurer.

Une chose qui est somme toute remarquable ici, c’est que l’integralite des services sont concentres dans un seul lieu. Si on avais du faire les memes demarches en france, on aurait du prendre le bus une demie douzaine de fois entre mairie, prefecture, secu, caf, pmi, impots, …

D’ailleurs les impots on doit y passer prochainement, et c’est encore dans ce batiment.

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Black Rain

Pour se rendre à Ikea, qui est situé sur une des nombreuses îles artificielles de la côte d’Osaka, on peut passer aux abords d’une usine gigantesque, crachant du feu la nuit par ses cheminées, et fumant d’un peu partout le reste du temps. Ce n’est pas la route officielle, si on suit les panneaux « Ikea, prenez à droite dans 100m » on évite soigneusement de passer dans ce décor post apocalyptique. Et c’est dommage, Ridley Scott, lui, n’était pas passé à côté de la puissance du lieu et a tourné une parti de son film Black Rain dans et autour de cette usine (qui se trouve être une fonderie).

Le film a été tourné en 1989, en grande partie à Osaka, avec Michael Douglas, Andy Garcia, Ken Takakura et Yusaku Matsuda pour le casting. Film comme savent en faire les américains, avec un tempo de fou et de l’action à chaque coin de rue, qui met en scène un flic de New York aux prises avec la Yakuza d’Osaka. Bon film, très bon même. Si votre vidéo-club le propose, n’hésitez pas…

Et bien sûr je n’ai pu m’empêcher de scruter les décors qui sont mon quotidien depuis un peu plus de deux ans. Et en 19 ans, finalement, ces lieux du centre d’Osaka (Ebisubashi, Nippombashi34.657749135.505623, Umeda34.7025135.49793) n’ont vraiment pas changés, au climat d’insécurité près (dans le film, on flippe un peu). Ah, et dans le film, les japonais parlent anglais aussi ! 🙂

Je ne pensais pas que cette visite à Ikea aurait autant de répercussions…

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Air marin

Ce week-end, malgré une météo grisâtre et un air humide, nous avons fait un tour sur les bords de la Yamatogawa. La Yamatogawa est une rivière qui passe tout près de chez nous, connue pour ses taux de pollution records. On ne s’y rend pas très souvent, en été, ça refoule un peu, et de toutes façons, ce n’est pas non plus un endroit de toute première beauté.

Pour autant, on peut y trouver un certain charme.

La première fois que je m’y étais rendu, j’avais été frappé par la grande incohérence du paysage. La ligne d’horizon est particulièrement anarchique, faite de niveaux éparses, de matériaux divers, de profondeurs irrégulières. Une sorte de concentré de paysage en un seul point de vue. Des jardins, des petits collectifs, des industries grandes et moins grandes, des tours d’habitations, des practice de golf, de petites maisons, du béton, du végétal, de l’eau, du métal, de l’air, des gaz. Le tout présent dans un même regard, sans se déplacer ou en se déplaçant à peine.

Il y a aussi cette usine de lait aux couleurs très vives, même si un peu défraîchies, où même en plein week-end de 3 jours l’activité est identique à celle d’un jour de semaine.

En poursuivant un peu, on trouve même un quartier, qui me fait penser – un peu – à Trentemoult près de Nantes, un village de pécheur très cosy, où on se rend pour se promener ou gincher dans les bars. Ici, c’est un peu moins cosy, mais, il y a des plantes à toutes les maisons, pas une voiture, beaucoup de chats, des mouettes et le fleuve au bout de la rue.

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Grand Bouddha et collégiens

Au risque d’en blaser certains, dans les vacances très chouettes, je demande l’après midi du 5ème jour (sur 15, c’est assurément la saga de l’été).

En fait ce n’était pas une surprise, dès l’arrivée en gare le matin, on savait qu’on croiserait des collégiens par milliers, aujourd’hui comme hier à Kyoto34.986796135.758678 était jour de sortie scolaire à Nara34.683793135.835669. Aujourd’hui aussi, les collégiens sont partout, bruyants. Et c’est à l’approche des temples qu’on commence à les retrouver. Tant pis pour les promenades apaisées, prêtant lieu à des pensées contemplatives… Rock’n’roll !

On se dirige donc vers le temple qui abrite le grand Bouddha de Nara34.683793135.835669, et en route, quelques téméraires, ayant acheté les petits gâteaux pour les biches (des senbei) les affrontent déjà, regrettent leur geste, essayent sans succès de se libérer des monstres agglutinés… Tu vois, ça, faut pas !

Un peu plus loin, un groupe de touristes a trouvé le truc ultime pour rencontrer des petites japonaises, après les avoir abordées probablement par quelques konnichiwa hésitants, ils sortent de leurs sacs des cartes postales de leur ville d’origine, qu’ils distribuent à tout va… succès immédiat, un « éééééééééééééééééééééééééééé » éclate, enfle, se fait entendre des choristes éberluées. Sur les cartes des Praha s’étendent en typo gothiques ocres.

Devant les colosses de bois qui surveillent l’entrée du temple, un collégien me glisse en anglais « My father… ».

Un peu plus loin, un garçon se fait déposer un senbei entre les jambes par un copain, ruée immédiate des biches, rire général, le garçon, lui, a eu la frayeur de sa vie.

Et puis, on passe aux choses sérieuses.

Le grand Bouddha de Nara34.683793135.835669 est vraiment impressionnant, les statues qui paraissent petite derrière lui le sont déjà beaucoup, et c’est sans parler du bâtiment qui l’abrite des intempéries. L’entrée à Todaiji coûte 800 yens qu’on ne regrette pas. Pas toujours, on croise un couple de français, grincheux, ronchonneux. A la sortie, quelques commerces de souvenirs, achats de poupées kokeshi porte clés, la vendeuse parle un peu français. Merci.

En se rendant au temple de Nigatsudo où se déroulent les fête d’omizutori, un groupe de 3 collégiens, nous abordent, accompagnés d’une enseignante, avec un questionnaire écrit sur un petit cahier, lecture timide de la première question « May I ask you some questions », réponse « Mais je ne parle pas anglais, je suis français ». Il faut bien que quelques uns soient au courant que tout ce qui est gaijin n’est pas américain. Et ça me fait penser, que je dois me le faire ce t-shirt « I’m not american » ! 🙂

Le temple de Nigatsudo offre une vue magnifique sur la ville, c’est un peu et en plus modeste le Kiyomizudera34.994742135.785039 de Nara34.683793135.835669.

Et puis, il faut bien rentrer, 540 yens, manger une glace chez Haagen Dasz à Namba34.663463135.501959, parce que c’est bon, 880 yens, et clore la boucle, 270 yens. Bilan : 3800 yens

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