Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

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Ils sont tous à Kyoto aussi !

On poursuit la marche dans Kyoto34.986796135.758678 de dimanche dernier

On s’est ensuite enfoncé dans de petites ruelles bordées d’un ruisseau totalement asséché, qui, comme le sont la plupart des ruisseaux nippons dans les villes, est pavé de dalles de béton imprimées de motifs en reliefs, probablement pour ralentir les flux lorsque l’eau dévale la pente. La verdure ombrage tout le long de la rue rafraichissant l’air d’une manière toute agréable. On a remis un pied en été et la lumière est incroyablement directe.

Une maison-cottage-café donne quelques airs d’Angleterre à ce coin de rue, et probablement un passionné d’astronomie s’est construit ce qui ressemble à un observatoire miniature sur le toit de sa maison.

Un petit sanctuaire annonce le temple, et en tournant au coin de la rue, on se rend compte que notre premier objectif (le temple suzumushidera) attendra une autre fois… Des marques indiquent les temps d’attentes, et le bout de la queue frise le libellé « 2 heures »…

On prend une glace à 350 yens dans une échoppe non loin de là. L’obasan qui tient la boutique est très bavarde : « Oh ! Qu’il est mignon ! Et ah mais votre mari est d’où ? De France ? Ah, il y a un Suisse qui habite le quartier ! Vous prendrez ? Il est mignon quand même ! Une glace Macha et une Vaniira… Et mais au fait, ce ne sont pas les élections en France ? La semaine prochaine, oui… Ah mais que le petit est mignon ! Merci client sama, merci ! Votre mari est vraiment doué en japonais !* Il est mignon hein ? ». Discours dont la courtoisie contraste avec la rudesse du panneau scotché sur la porte des toilettes : « Pour utiliser les toilettes, nos honorables clients doivent justifier d’une note de 500 yens minimum, par personne. Il pourra être demandé une contrepartie financière aux contrevenants.« 

* Sauf que je n’ai pas prononcé un mot je crois 🙂

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Aglagla, ou l’habitat rural Nippon

Suite de la petite série consacrée à notre week-end à la campagne.
Note : quelques photos ont été repéchées de mes précédents voyages pour illustrer ce post.

Et encore, à cette saison, ce n’est rien ! En Janvier, quand j’ai découvert avec effarement que les maisons japonaises n’étaient pas isolées, n’avaient pas de chauffage ailleurs que sous la table basse du salon, et qu’après avoir grelotté toute la journée, on foule nu le sol givré d’une salle de bain glacée et qu’en quelques seconde on passe de -3, temperature de l’air, à +43, température de l’eau, on reste définitivement choqué.

Le matin en se réveillant, il y a de la buée quand on parle. La buée envahit l’intérieur de la fenêtre et givre sur place.

Pourtant elles ne manquent pas de cachet ces maisons japonaises avec leurs toits aux pans multiples et incurvés, aux tuiles vernissées qui se transforment en miroir quand le soleil donne dessus. Seulement les murs font dans le meilleur des cas 5 cm d’épaisseur. Et bien entendu, le double vitrage est réservé aux tours de Tokyo35.673718139.697556.

Voilà une nouvelle nuit passée à la campagne. Certes, en octobre, c’est un peu mieux, il fait moins froid dehors, moins froid dedans, mais quand même heureusement que ça ne dure qu’une nuit ! 🙂

Et demain on rentre à Osaka.

Le grand retour des fruits du ginkgo

Ceux qui ont déambulé sous les ginkgo en automne en connaissent les caractéristiques. Pendant une courte saison, on se croirait de retour en France. En automne, le ginkgo fait des fruits qui tombent au sol et qu’on foule du pied insouciant. Au moins les premières fois, après on fait attention. En attendant, ça pare le ciel d’Osaka de jolies couleurs dorées, et ça, c’est beau.

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Ca cogne, et encore, ce n’est rien…

Quand un ami vous dit « Holala, Ghismo, ça te fais pas mal ? » et qu’un peu plus tard dans la soirée, Baba s’exclame dans le même registre « Hééé… Ghismo san, est-ce que ça va ? », on sait qu’on a attrapé un sacré coup de soleil et qu’on va douiller. On fait du coup un petit crochet par la pharmacie du coin pour y trouver une crème pour calmer les brûlures. Et une fois rentré, on découvre le flacon, qui est un spray, façon déodorant. On asperge la zone rougie, et là, surprise, le produit se met à gonfler un peu à la manière d’une mousse polyuréthane blanche ! On arrête tout, et on va demander à son épouse si ce genre de réaction est prévu sur la notice. Une fois presque rassuré, on peut s’en faire un seyant collier qui vous fait ressembler localement à un mouton et qui fait bien marrer toute la famille. Au bout d’un quart d’heure, la mousse s’est réduite et laisse place à une sorte de film cellophane, en plaques d’épaisseurs variables, qui vous donne un aperçu très réaliste de ce que ça donnera quand ça commencera à peler.

Personne pour m’envoyer de la Biafine ?

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Chaud Pontocho

J’ai passé la soirée d’hier à Kyoto34.986796135.758678 en compagnie de Thomas. Thomas qui connaît sa ville mieux que quiconque et sait toujours trouver le lieu que vous aviez toujours cherché. Hier, c’était en montant 3 étages dans des escaliers peu engageants, en poussant une porte qui l’est à peine plus pour pénétrer dans un bar très rock’n’roll, tenu par un japonais fou des Rolling Stones, fou tout court, qui vous accueille en Français, change la musique pour vous et passe quelques titres de Renaud, et qui, parce qu’il a entendu dire que, vous apporte même un peu plus tard un papier et un marqueur pour que vous puissiez fabriquer une affichette « Bassiste cherche groupe » à coller dans les toilettes ; toilettes dont on m’a dit qu’elles valaient le détour*. Si ce n’était pas si loin de la maison, j’y retournerais tous les soirs !

* Et je pense avoir battu mon propre record de la phrase la plus longue de ce blog avec celle là.

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Pour bien commencer la semaine

Un salon automobile au Japon, c’est aussi, principalement – d’ailleurs, c’est pour ça qu’on y va – l’occasion de remplir ses cartes mémoires de photos de filles très mignonnes et très complaisantes ; et à l’entrée quand on prend son badge presse, on vous demande si vous venez pour les filles ou pour les voitures, quoi que vous répondiez, on ne vous jette pas dehors à grand coups de pieds, mais on vous donne votre accréditation photo… Quel pays !

Cette fois ci, j’étais venu en me disant que j’allais m’occuper plus des jolies mécaniques, faire des chouettes photos de chromes rutilants, et puis dès qu’on se retrouve face au premier mannequin, qu’elle vous regarde droit dans le zoom avec des sourires ou des signes de la main, qu’autour de vous on se bouscule pour capturer ces instants, on oublie vite ses premières intentions, et on prend sa place au premier rang l’œil bien fixé dans le viseur.

Et puis, il y a les shows, organisés parfois par les firmes automobiles, parfois par des entités qui ont beaucoup moins à voir avec ce monde là (la condition semble être d’avoir une voiture sur le stand), tel ce stand où les hôtesses vantaient leurs propres charmes pour vendre des DVD d’elles, en tirant un peu sur le soutien-gorge quand les pépés leurs demandaient des photos. Tout un métier.

Arrive aussi un moment, où, pris de folie, on commence à prendre en photo les hôtesses qui vous tendent les prospectus ou les autocollants à ramener au petit, de quoi se prendre des baffes n’importe où ailleurs. Là, non, la réponse est conditionnée, sourire, mise en avant de la brochure et des couleurs de la marque. On croit rêver.

Ah, et les photos sont ici [NotComplêtementSafeForWork], mais attention, ça peut choquer les plus sensibles d’entre vous 😉

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Gokiburi II

Depuis quelques jours, la chaleur s’est installée pour de vrai, la moiteur avec. Le ciel est la plupart du temps blanc, l’horizon bouché à 3 km, mais on a jusque là une saison des pluies sans pluies. D’ailleurs, on s’en inquiète à la télé et on se demande même si les piscines ouvriront cet été. L’heure est grave !

Les grands vainqueurs de la situation sont les cafards* (gokiburi en japonais). Avec la chaleur, ils ont refait leur apparition dans les rues, il n’est pas un tour en ville sans en croiser quelques spécimens d’une taille inimaginable en France. Au plus il fait chaud, au plus ils sont costauds.

Pour le moment, heureusement, ils ne se sont pas invités chez moi, ils n’ont pas non plus de cartons d’invitations, mais je sais que malgré les moustiquaires qui sertissent toutes nos fenêtres, malgré les mises en gardes adressées à ceux croisés en ville, ces rampants indélicats à six pattes finiront bien par nous faire don de leur visite…

Qu’ils y viennent, on les attend !

* Et comptez pas sur moi pour leur tirer le portrait, les fleurs, c’est tellement plus sympa…

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Monsieur Grognon

Monsieur Grognon existe, il est japonais et fait de la politique.

« Moins de voitures, moins de déchets dans la montagne et dans la mer, plus de qualité de service dans les hôpitaux », point barre, vous voulez quoi encore ?

Et non je sourirai pas pour la photo, non j’utiliserai pas de machine à écrire pour taper mon programme, pourquoi pas un ordinateur non plus ; un crayon bic, une paire de ciseaux, de la colle, pas besoin de plus pour m’en sortir, moi !

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Les crêpes à la corne-moustache

Allez, c’est le week-end et j’ai envie de vous parler du petit qui nous a lâchement abandonné pour passer la nuit chez Jiji-Baba…

Pour faire des crêpes à la corne-moustache, c’est très simple. Il vous faut sous la main un petit garçon pour touiller les ingrédients dans un bol (hier encore il était là :). L’unité de mesure étant la cuillère à soupe bombée, débordante même, prenez dans l’ordre, une dose de corne-moustache, une dose de sucre en poudre, faîtes touiller, un œuf entier, faîtes touiller mais pas trop, les grumeaux, c’est bon aussi, une dose de lait, faîtes touiller une dernière fois avant de verser la préparation dans une petite poêle largement beurrée au beurre salé, cuire à feux doux sur un seul côté, avant de servir l’épaisse crêpe encore un peu baveuse dans une assiette, en faisant attention de ne pas la plier. Manger pour le petit déjeuner, ça vous fera passer une bonne journée, surtout en hiver. Ah ! Et, la corne-moustache est aussi connue sous le nom de Maïzena, côn-sutâchi en japonais, qui s’est probablement inspiré de l’anglais sur ce coup.

Le petit ne s’est pas contenté récemment de ces découvertes gastronomiques, il a aussi compris le fonctionnement de la partie gauche de la manette de la Playstation, et peut désormais passer les cinq premiers niveaux de « Incredible Toons », presque sans assistance. Bientôt je pourrai lui offrir une gamecube (entre 3 et 5000 yens ici, parfois neuve)… ouep.

Toujours avec le petit, on s’est rendu hier dans un des hyakuen du coin (un magasin à 100 yens), qui proposait pour qui pour quoi on ne sait pas des tas de trucs à emporter, gratuitement. A croire que 100 yens c’est encore trop cher pour ces pompiers en plastique avec un équipement très complet…

On est donc rentré fièrement avec nos deux costauds sous le bras, et je suis certain que le petit rentrera aujourd’hui de chez Jiji-Baba avec la caserne au complet !

Et j’oubliais encore dans la liste des découvertes de la semaine, il y avait aussi celle épatante du démoulage de Flamby, vous savez, avec la p’tite languette magique !

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Préméditer la rencontre

Alors que je m’apprêtais à repartir vers d’autres lieux, je suis finalement tombé sur le temple à tête de lion qu’on avait recherché du côté de la ville du grand pays. Mais pas par hasard, grâce à google maps, toujours google maps. En fait, en posant mes photos sur la carte lors de la rédaction du billet, j’ai trouvé à quelques rues de où on était passé un autre temple dont un des bâtiment était vraiment bizarre, vu du dessus. De quoi relancer la machine et nous y rendre avec la vue aérienne en tête.

Et la gueule de lion s’ouvrait là, majestueusement bling-bling, comme annoncée par Baba, de grands yeux glauques, une bouche carrée façon pub Citroën, des dents en or dur, et une bouche-piste- de-danse très disco, ça doit faire des belles cérémonies, et de belles photos souvenir pour les shichi-go-san.

Un monument dont les gens de Tokyo35.673718139.697556, pince sans rire, disent qu’il ne faut pas en attendre moins d’un temple construit par les excentriques d’Osaka. Le site web du temple précise qu’un Kamisama véritable l’habite, et qu’avec un peu de chance on peut l’entendre gambader entre les yeux du Lion. Un Kamisarat peut-être.

Toujours est-il que lorsque vous cherchez un lieu, mieux vaut vous en remettre à l’américain google maps, il en sait plus que la bibliothécaire du quartier, qui, travaillant quotidiennement à trois rue de là n’a jamais vu ni entendu parler de ce temple pourtant très voyant. Un jour, on aura peut-être Google Maps dans les lunettes

Et pour éclairer ma lanterne, quelqu’un saurait pourquoi les pierres posées au sol sont comme vandalisées au béton, comme si on avait voulu effacer ces inscriptions gravées dans la pierre ?

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