Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Campagne !

Pour faire écho à Thomas, et pour poursuivre la petite journée à Nara34.683793135.835669 du week-end dernier, quelques photos de la campagne de Nara34.683793135.835669, en plein taue. Désolé, si les photos ne sont pas toujours super, on était la plupart du temps en voiture avec Jiji, et on ne s’arrête pas tous les 100 mètres pour poser l’appareil.

Depuis la route, donc, photos en mouvement sur les jeux de miroirs qu’offrent les champs de riz en eau, tout juste plantés.

Et puis quelques autres à pieds aussi.

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Et blablabla…

C’est maintenant un fait acquis, le petit parle maintenant pour de bon.

Ca fait longtemps qu’il s’y prépare, il fait maintenant de vraies phrases, qui plus est rattachées au contexte.

Au début il babillait, prononçait à loisir des sons qu’il devait bien aimer « tikot tikot tikot ».

Et puis il a attaché des sons à des objets qu’il nommait par onomatopées : « crrr » c’était la brosse à dent, « papou » les voitures de police et les ambulances, « boubou » l’aspirateur. A peu près en même temps il a retenu le nom des personnes importantes : « Baba », « Jiji », « Fwafwa » (mofmof sa peluche favorite)

Il a ensuite repéré le nom des choses d’importance : « Bwouffa » (bus), « Densha » (train), « woire » (boire), « eau » (en français dans le texte), « nyunyu » (son lait), « nen ne » (dormir), « chure » (voiture, là encore en français).

Et depuis quelques jours, on sent la machine en marche :

  • « densha kita ! » (le train est arrivé ; suivi en général d’une forte excitation),
  • « are ? densha ? nai ha ! » (hum ? le train ? ça y’en a pas !),
  • « iya » (je veux pas / j’aime pas),
  • « akan » (je veux pas),
  • « oishii ! » (c’est bon !),
  • « ookii na ! » (c’est énorme !),
  • « nn ! » (oui, accompagné d’un hochement de tête très volontaire).

Et il tient toujours de longues discussions passionnées avant de dormir, où entre temps on entend émerger quelques mots connus « tikotikotikot Baba munyomunyomunyo densha ! »

Tout ça pour dire que de notre côté on ne s’ennuie pas et qu’on commence à châtier notre langage, les « Tiens, le petit à une nouvelle prof à la crèche, mais qu’est-ce qu’elle est moche, c’était mieux avant ! », si on le dit encore par mégarde, on essaye de corriger pour pas que le petit ailles le souffler à répétition là où il ne faudrait pas…

Blogger party

Cette semaine, j’ai rencontré Thomas de la rivière aux canards et c’était bien sympa. Il m’a conduit dans un resto indien très cool où la serveuse lui faisait de l’oeil. Il est tellement sympa qu’au moment où je lui offrais quelques bonbons en cadeau, il m’a même proposé sa caméra. Bien entendu, je lui ai dit que c’était trop et il a fini par retrouver la raison.

Et à défaut d’une photo souvenir, j’ai pris quelques images pendant la promenade digestive qui me menait de Ogimachi34.703676135.509598 à Umeda34.7025135.49793.

En attendant David

Suite de la petite série sur la blogger party avec David du site lejapon.fr

Petit flash back : avant d’arpenter les abords d’Osakajo, nous nous sommes rencontrés avec David à la gare de Umeda34.7025135.49793, en attendant que son train n’arrive, j’ai profité du temps qu’il faisait et du temps que j’avais pour prendre quelques autres photos du quartier.

Umeda est un des grands coeurs d’Osaka, d’ailleurs, la station JR (Japan Rail, l’équivalent de la SNCF) qui porte le nom de la ville se trouve ici.

L’ambiance ici est effervescente, la traversée de la gare est une véritable course d’obstacles, du monde déboule de partout en cortèges serrés et c’est celui qui montre la détermination la plus ferme qui passe en premier.

Le quartier est aussi en pleins travaux, dégageant grandement la vue sur les entrepôts JR, pour le plaisir de l’amateur de structures métalliques que je suis (à chacun ses petites faiblesses :).

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S’inviter au mariage des renards

Petit retour à Nara34.683793135.835669.

Après avoir divinement déjeuné, mon beau-frère nous a guidé à Tenri. Tenri c’est une petite ville à Nara34.683793135.835669, qui est à l’origine de la religion la secte (enfin, on sait pas trop) du Tenrikyo.

Au milieu du village, une avenue gigantesque, sur 4 ou 6 voix, enfin vraiment très large pour le peu de voitures qui y circulent (aucune en fait, on était les seuls), avenue qui traverse un bâtiment monumental, siège du mouvement religieux, qui aurait pu servir de modèle dans Sen to Chihiro. Bâtisse à la chinoise avec des proportions soviétiques.

Sur les trottoirs des gens avec un T-shirt aux motifs de la religon locale (avec en gros caractères écrit « Tenri ») vaquent à leurs occupations. Ca n’a pas l’air très méchant mais ça surprend un peu quand même. Même Jiji-Baba y vont de leurs commentaires ébahis : « alors ça c’est quand même quelque chose, non ?! »

A la sortie du village, là où commence la montagne, un temple nommé Isonokami-Jingu élève des poules en plein air, il vient juste d’arrêter de pleuvoir, il fait grand soleil, on aurait pu assister au mariage des renards, mais c’est juste un peu trop tard. On a les restes de la fête, une lumière magnifique qui filtre au travers des grands arbres, un sol souple un peu brillant, des verts exacerbés. Ca devait être un beau mariage.

Une légende japonaise veut que lorsqu’il pleut sous le soleil, les renards se marient.

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Après la pluie

les cigales se remettent au boulot.

Vous avez peut-être vu ça aux infos, le Japon a été touché depuis quelques jours par des pluies diluviennes. Ces manifestations météorologiques se répètent tous les ans au Japon, mais elles ont quand même fait près de 20 morts cette année, c’est quand même pas anodin.

A Osaka aussi on a été touché un petit peu. Bon, mais rien d’impressionnant, pas de torrent de boue dans les rues, pas de collines qui s’affaissent, pas de voitures déchiquetées, mais des bonnes averses et une pluie continuelle pendant 3 jours quand même.Du coup, pendant ce temps, la température a bien chuté, nous laissant respirer, et les cigales ont arrété de chanter.

Depuis hier, les cigales se sont reveillées pour de bon et le soleil est revenu à leur appel. On semble être rentré de plein pied dans l’été, et comme tout est bien planifié au Japon, ce soir il y avait dans le quartier une fête pour célébrer l’été, justement. Une matsuri avec char à porteurs, taikos, magasins de rue, et visite au temple.



Demain matin, on remet ça avec les enfants, notre petit y participera en petit kimono (on lui en a loué un) et il pourra aller taper sur le Taiko aussi fort qu’il le voudra. En passant à l’endroit de la fête de demain, on a pu assister aux préparatifs et à la mise en place du char pour les enfants.

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Omiyamaïri

Samedi dernier, on est parti tous ensemble, le Petit en premier, poussant la Toute Petite, au petit temple voisin de Takasaki. Et on y a trouvé les Kamisama du printemps qui étaient arrivés un peu avant nous.

Mais plus que de rendre visite aux pruniers en fleurs et aux bourgeons des plus timides cerisiers, c’est pour la Toute Petite qu’on avait fait le déplacement.

La cérémonie se nomme omiyamaïri et consiste à faire les présentations entre le dernier de la famille et les Kamisama du temple. Une sorte de baptème shintoïste avec l’eau en moins, le kimono et un idéogramme sur le front en plus.

La famille prend place à l’entrée du temple, Baba au milieu, avec la Toute Petite dans les bras, les parents autour, Jiji est avec le Petit en périphérie. Le prêtre nous accueille, fait confirmer la prononciation de mon nom de barbare, précise que c’est quand même compliqué à prononcer, avant de nous tourner le dos, s’agenouiller au fond du temple et commencer ses prières chantées sur un ton monocorde. Petite pause au milieux de son incantation pour bien prononcer et distinctement mon nom avant de reprendre le flux de son marmonnement.

Suivent pour chasser les démons quelques mouvements large avec un fouet de papier au dessus de nos têtes baissées avant de prendre ensuite place face au taiko doré, d’attraper les bâtons, et d’appuyer sur la touche de lecture de son radio cassette. Une flute shakuhachi s’envole, la Miko qui doit être la fille du prêtre danse très concentrée avec des rameaux dans une main, des sonnailles dans l’autre et répète le rituel de purification.

Clac. Le prêtre interrompt la musique sur son radio cassette à touches mécaniques. C’est l’heure de la coupe de Sake, de la remise des cadeaux et de la photo souvenir. Clic-clac.

La suite nous a conduit dans le restaurant préféré du Petit, un sushi tournant du quartier qui propose des sushi « mîtobôru » et des jeux toutes les 5 assiettes permettant de gagner des jouets aux couleurs de la chaîne de restaurant.

Avant de finir chez Jiji Baba où le petit a pu se confronter à Jiji au jeu de go, pendant que nous dégustions quelques friandises pour accompagner le thé.

La Toute Petite a bien pleuré pendant la cérémonie, les Dieux pourront bien se souvenir d’elle.

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Osakajo

Suite de la petite série sur la blogger party avec David du site lejapon.fr

Osakajo, c’est le château d’Osaka. Et c’était la destination ultime de la promenade de la semaine passée. Quelques photos pour clore ce sujet, et passer à de nouvelles aventures.

Et un cadeau bonus se trouve dans ce post, pour vous, fidèles lecteurs !

Et c’est sur le chemin du retour que je me suis dit « Merde ! Le petit !… ». Habituellement, je quitte la maison pour aller le chercher à moins 20. Là, je suis arrivé à la gare à moins le quart. Sachant qu’il faut habituellement 15 minutes pour faire le trajet à pieds de la gare à la maison, puis 20 minutes pour faire celui qui va de la maison à la crèche en vélo. Sachant enfin que je suis arrivé avec 3 minutes d’avance. Calculez la vitesse moyenne dite « ghismique » ainsi que l’élévation de température dans la trainée du convoi résultant de cette activité frénétique soudaine.

Mais un tel coucher de Soleil sur Nanko34.636668135.413918, ça valait bien cela !

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Ce qu’il en coûte de manger chinois

Depuis le temps qu’on passait devant en se disant qu’un jour il faudrait tester, on a fini par passer à l’acte après dix hésitations et propositions alternatives.

A deux coins de rue, il y a une petite cantine « à la chinoise », une sorte de boui-boui qui suinte le gras par toutes ses souffleries, avec une déco qui n’a pas été touchée depuis son ouverture, il y a longtemps, même les lampes claquées de la devanture n’ont jamais été remplacées et ont la peinture qui craquelle. Pourtant, c’est le genre d’endroit propre à cacher de belles surprises.

En entrant, le comptoir ne donnait pas très envie quand même, mais on nous a fait nous installer dans l’arrière salle, ambiance restaurant à la maison, avec d’antiques affiches au mur, pas pour donner un style, mais parce qu’on ne les a sans doute jamais décrochées.

Et je peux vous dire qu’on s’est régalé et que c’est autre chose que le restaurant italien voisin qui se donne des airs et vous fait payer à prix d’or des pizzas servies dans des soucoupes de tasse à café. Pas de chichi ici, on fait dans l’efficace, le goûtu, le copieux. Il faut rassasier l’ojiisan de passage. Sinon il ne repasse pas.

Il y avait un piège tout de même, une machination diabolique, un attrape français au Japon : sur la carte on pouvait lire en japonais « boules au fromage, 400 yens ». Du fromage à pas cher, mon sang n’a fait qu’un tour.

Au moment de servir, la mama a prévenu d’un habituel « c’est chaud » que je n’ai pas pris suffisamment au sérieux. Les boules frites au fromages contiennent en fait une masse de fromage préssurisée et en ébulition. Au premier choc avec les dents, la boule vous explose sur les levres, mais aïïïeuh !

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Reprendre le fil

Aujourd’hui s’achevait mon congé parental. Depuis une petite semaine, tout le monde était de retour à la maison, à l’exception du petit pour qui la crèche avait déjà repris. Aujourd’hui, aussi, un peu partout en ville, les japonais ayant vingt ans dans l’année paradaient en habit traditionnel, de quoi faire un sujet très attendu pour l’ouverture du journal télévisé. Mais moi, j’étais de retour au boulot.

Mais avant ça et avant l’évènement que vous savez, on en était à se promener le jour de Noël dans quelques quartiers un peu usés d’Osaka. Et la promenade s’est poursuivie en longeant les autoroutes suspendues qui balafrent le paysage urbain, pour les quitter et entrer dans des quartiers plus calmes avant de retrouver toujours suspendues, non plus les autoroutes, mais les lignes JR qui encerclent le centre d’Osaka.

Ce qui me permet de vous parler de mes cadeaux de Noël (oui, j’ai toujours aimé ça, frimer un peu le jour de la rentrée) ! Car si je n’ai pas eu le tant convoité 50mm à grosse ouverture, j’ai eu par contre quelques livres de photos très très smart pour qui aime les paysages urbains et industriels (et j’en suis).

En particulier ce livre plein de photos panoramiques des jonctions autoroutières japonaises, de jour, de nuit, d’en haut d’en bas, un livre qui donne le vertige avec ses lignes très dynamiques et ses enchevêtrements parfois inouïs de blocs de bétons et de métal…

Et comme j’aime partager, c’est déjà sur ma petite boutique !

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