Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Découverte du tout premier ordre

Je viens de faire une découverte qui va prouver, si besoin était, que grande est mon intuition scientifique.

Les pois-chiches japonais sont – j’en suis tout à fait certain – transgéniques et contiennent des gènes de poulet roti.

Ok, je sors.
je sors
je suis déjà dehors…

technorati tags:

Services fiscaux

Je vous le disais hier, on devait se rendre au centre des impôts pour faire ma déclaration de revenus.

Je rappelle un peu le contexte : je vis actuellement au Japon pour une durée de 3 ans, avec un statut de détaché. Mon employeur est français, je suis payé en France, en totalité en euros, et – de par ce statut – l’ensemble des cotisations se fait comme lorsque je travaillais en France (je bénéficie donc du chômage, de la sécu, et cotise pour ma retraite). Tout se passe en fait comme si j’étais resté à Nantes, seul le lieu d’où je travaille change.

Sauf que pour les impôts, c’est un peu différent. Les impôts se basant sur la notion de résidence fiscale, si vous habitez en France, vous payez des impôts en France, si vous habitez au Japon, vous payez des impôts au Japon.

Je précise que je ne suis pas très spécialiste de la « Chose Administrative », aussi, si vous cherchez des renseignements précis, vérifiez bien que je ne divague pas trop… et qu’on me dise si je suis à l’ouest…

Bref, nous voilà arrivé au centre des impôts du quartier, et comme dans beaucoup d’administration au Japon, un employé vous accueille pour savoir ce que vous venez faire… dans notre cas, c’était ascenseur, 3ème étage. On arrive dans un grand espace ouvert dans lequel des tables ont été installées, ça ressemble à une salle d’examen, mais en plus bordélique. Une salle d’examen pendant la pause. Des calculatrices sont posées en vrac, un peu partout, il traine des papiers carbone, des formulaires divers, des crayons au bout de ressorts, et il y a une grande animation, des enfants courent un peu dans tous les sens pendant que les parents cochent des cases ou monnayent leur cas.

Là encore un aiguilleur nous questionne sur la raison de notre venue : « Je viens pour déclarer les ressources de mon mari, il travaille pour une société française et est payé en euro ». Comme dans les mangas, on pouvait presque voir se former une goutte de sueur sur le visage décomposé de l’employé fiscal ; « Asseyez-vous là… ».

Il part chercher un conseiller, qui nous demande à nouveau la raison de notre venue, et lâche un rire d’une syllabe « Ha !  » en prenant connaissance de ce qu’on lui demande : « Chotto matte kudasai… (un petit instant) ». Notre affaire gravit un à un les échelons hiérarchiques du centre, il revient avec un chef plus chef que lui qui nous redemande à nouveau d’expliquer la situation et s’exclame alors « Naruhodo (je vois) ».

Nouvelle pause. Tout le monde disparait dans un bureau au bout de la pièce. Et le cortège revient grossi d’une troisième personne : le chef ultime de l’étage ; après lui on imagine qu’il faut appeler le ministre.

Ce chef des chefs nous demande alors une nouvelle fois de lui expliquer ce qu’on veut : « Je viens pour déclarer les ressources de mon mari, il travaille pour une société française et est payé en euro ». Le chef, vise alors mes bulletins de salaires (français), dit qu’il n’y comprend rien (moi non plus d’ailleurs :), mais on lui montre la case « Net imposable » on lui dit que c’est là qu’il faut lire et que c’est en euro. S’en suit une discussion entre japonais, vous m’excuserez de la coupure momentanée du son et de l’image, il était question de taux de change, de virements entre la france et le japon, de taux à la date de ces virements, etc…

Au moment où tout le monde avait l’air d’accord, mon épouse par malice montre aux percepteurs le montant en yen à déclarer calculé grosso modo, et celui qui avait lâché un rire, cette fois ci lâche un « Humpf… ». Bah oui, en déclarant sur six mois, je suis très en dessous du plancher et serai quelque soit le taux de change choisi, non imposable cette année… Tout ça pour ça !

On nous laisse partir.

Au passage, pour les candidats à l’expatriation, partir en juin, c’est pas mal pour les impôts : on ne déclare que six mois dans les deux pays, ce qui réduit sensiblement le montant de l’impôt à payer, et vous donne un petit coup de pouce à l’aménagement… C’était pas fait exprès pour nous, mais c’était pas mal joué !

technorati tags: , , ,

On va tous à Kyoto !

Mon lundi de Pâques n’est pas encore achevé d’imprimer que commence la golden-week au Japon, semaine où les jours fériés se suivent et offrent aux Japonais la chance de pouvoir partir en vacances tous en même temps tous aux mêmes endroits à prix d’or. Bon, en ce qui me concerne, je suis sur le calendrier français, je travaille donc (hors 1er mai bien sûr), mais mon épouse a quelques envies de voyages… ce dimanche, c’était direction Kyoto34.986796135.758678, Arashiyama35.013021135.680122 ; avec des trains rutilants Hankyu pour le petit.

Nous sommes descendus une station avant celle d’Arashiyama. Mon épouse voulait visiter le temple de suzumushi, et moi je voulais prendre des photos de la forêt de bambou d’Arashiyama. Sur la carte, la distance entre les deux semblait raisonnable, on a décidé de rejoindre les deux à pieds. Sorti de la gare, on a filé au combini du coin pour acheter des onigiri, sandwich et boissons en tout genre qu’on a mangé au bord de la rivière Katsura, dans une odeur pas désagréable de barbecues, c’est qu’il y avait du monde à avoir eu la même idée que nous !

Après avoir laissé derrière nous deux compères disgracieux – un ushimushi volant et une monstruosité sans nom, sans tête non plus, offerte en cadeau avec mon café – on a pris la direction du sud, croisant sur la route la maison d’un garde barrière longée d’un petit ruisseau offrant une perspective sympa. Sympa si on ne s’y arrête pas.

technorati tags:, , , ,

Des lignes, du béton et un grand Bouddha

Suite de la promenade dans Kobe34.691380135.195693 avec Piccator

Alors que Piccator est actuellement probablement quelque part entre le Japon et la France (bon retour au fait !), je poursuis ici notre petite promenade dans Kobe34.691380135.195693. Après un quartier Olé Olé, il m’a fait passer par des endroits plus sombres de la ville avec pour objectif de me présenter au grand Bouddha de, de, comment s’appelait cet endroit ?…

Kobe comme toutes les villes japonaises où je me suis rendu est parcouru de grandes artères suspendues, réseaux ferrés ou autoroutes qui forment comme autant de balafres dans le paysage urbain lorsqu’on est en hauteur, et rapproche considérablement l’horizon lorsqu’on est au sol. Kobe34.691380135.195693 étant tout en longueur, ces artères se ressèrent les unes des autres et ça appuie encore un peu plus la force de leur présence.

Le grand Bouddha se trouve entouré de quartiers semi-industriels semi-résidentiels où on a pu trouver ces bunkers en béton armés dont l’apparence fait penser qu’ils ont eu la force brute de résister au tremblement de terre de 95 et où on cultive les antennes hertziennes sur le toit. L’autre côté de ces immeuble abrite des boutiques délabrées dont cette boutique Fujiya qui n’a pas attendu le récent scandale de la firme pour laisser Peko chan à son sort entropique (ça se dit ça ? :).

Et ce n’est pas encore fini, il en reste pour encore au moins une fois (quand je vous disais que j’avais « un certain nombre (un nombre certain) de photos« …)

technorati tags:,,,,

kuri-kuri

Ca commençait pas trop mal, mais dès la deuxième ligne, on sent comme un peu de relâchement.

While being relaxed it becomes beautiful…
You it becomes tranquil
And wraps and the that salon

Ca m’a tout de suite fait penser à du babelfish english, alors j’ai soumis ce texte anglais pour une traduction japonaise et il en ressort :

それ緩められている間なる美しく… それ穏やか、に覆いその大広間になる

Ca a l’air de marcher, non ?

Et promis, je ne chercherai pas à récupérer mon canapé plein de kanji qui n’en sont pas toujours en rentrant en France !

technorati tags: ,

Visite medicale

Nous etions invites hier a venir presenter le petit pour une visite medicale a la PMI. Nous y sommes donc alles confiants.

Aux abords de l’immeuble, quelques poussettes et dix fois plus de velos arnaches de pouet-pouet anpaman et attaches a des antivol nous indiquent qu’on n’est plus tres loin du but.

Comme a la charcuterie de chez Leclerc, on prend un numero et on attend qu’on nous appelle.

A l’heure dite les 20 premiers tickets (on est dedans) sont appelles ensemble dans une sorte de salle de classe equipee de sonorisation. Au debut ca larsen un peu, mais ce probleme est vite regle. On se retrouve donc a une bonne trentaine d’adultes et vingt enfants assis sur des tabourets dans cette petite salle.

La, j’apprend qu’on en a pour 30 minutes d’expose et 1h30 au total. Bon.

La scene est totalement surrealiste : une medecin fait face seule a cette assemblee turbulente et explique a qui peut l’entendre (personne n’ecoute bien sur) les modalites de vaccinations au Japon. Dans la salle, la moitie des enfants pleure (c’est l’heure de la sieste), l’autre joue, crie ou se tape dessus (ou joue a se taper dessus en criant), les parents aux enfants turbulents tentent de maintenir leur progeniture, les autres discutent avec les autres parents d’enfants sages. Personne n’ecoute. Le medecin continue et feint de ne se rendre compte de rien. A la mi-temps, changement de professeur, c’est maintenant une dentiste. A ma gauche un enfant a tente de piquer la petite voiture d’un autre, c’est le drame. La dentiste commence son speech sans faire trouble paraitre.

L’expose se termine a l’heure precise et on nous invite a monter au second alors qu’une nouvelle serie de 20 enfants et leurs parents s’introduit dans la salle de classe.

On monte l’escalier en cortege et arrives a l’etage, c’est l’enfer. Les enfants restes sages commencent a pleurer a la vue de ce qui les attends.

Devant nous, le chanteur des garcons bouchers, et son collegue plus age mais pas plus rassurant attendent en blouse blanche qu’on leur apporte nos petits enfants. Ici, pas de chichis, les enfants passent leur examen bucal devant tout le monde, pas question meme d’un paravent pour l’intimite, non, c’est comme au spectacle. Le premier petit garcon est appelle, on lui met la tete sur les genoux du gros dentiste qui introduit ses doigts et ustensiles dans la bouche du garcon qui pleure d’affolement.

A la gauche des dentistes, c’est l’atelier « Fuso », je ne sais toujours pas trop ce que c’est, mais il s’agirait d’une sorte de gel qu’on appliquerait sur les dents pour eviter les carries. Le dentiste vu precedement a fait sa propagande pour vendre son Fuso avec une surenchere d’arguments, la plupart des petits passent au second stand.

Ensuite, dans une autre salle, on deshabille les petits sur des baches bleues posees a meme le sol pour presenter le petit au medecin, la encore, le tout est public et certains petits enfants n’en finissent pas de pleurer et de se debattre. Ici on pese, on mesure et on osculte les enfants. Le medecin est sensiblement etonne de voir qu’en France a un an et demi on a termine le programme de vaccination qui va jusqu’au primaire au Japon.

Une fois ceci fait, on rhabille le petit et on passe au stand action sociale ou on obtient des prospectus pour les creches. On ne s’attarde pas trop, le petit qui a eu la bonne idee de s’endormir pendant l’expose, ne s’est a peine reveille pour la consultation dentaire, et n’a pas bronche pendant l’examen medical semble retrouver toute sa vigueur et montre son desir de faire autre chose.

On redescend, defait l’antivol de la poussette et sans demander notre reste, nous nous dirigeons vers l’arret de bus direction maison.

technorati tags: , , , ,

C’était bien, hein !?

Je commence aujourd’hui le récit des vacances, deux semaines passées en marches permanentes avec une amie venue de France tout d’or chaussée. Je lui avais préparé un petit programme pour gens fauchés* qui lui faisait découvrir un peu de Japon à la manière dont on enseigne la géographie dans les écoles ici : partir de l’école, puis découvrir le quartier, puis élargir le cercle des découvertes de plus en plus loin.

Pour ce premier jour, j’avais placé au tableau, deux destinations très proches de la maison, et que vous connaissez à me suivre : le jardin et le temple de Sumiyoshi34.613312135.486767 puis le port avec l’Asian Trade Center et le World Trade Center34.638292135.415291, avec une pause déjeuner à Tennoji34.646625135.513095 pour rejoindre les deux.

Il fallait donc partir de la maison, longer les parkings qui couvrent le quartier, passer devant les petites plantations des policiers, prendre un petit bus qui fait pouipoui à chaque station pour arriver très vite au phare de Sumiyoshi34.613312135.486767, parcourir le jardin sans trop s’y attarder, dépasser les pachinko des alentours de la gare et gravir les marches du pont au dos rond de Sumiyoshitaisha34.612407135.493226. 200 yens, pour le moment, je tiens le budget comme un chef 🙂

Sumiyoshitaisha mérite qu’on s’y attarde un peu, on a de la chance, un mariage y est célébré, et dans un bâtiment annexe, un concert de koto se prépare, une vieille dame nous invite avec tant de gentillesse et d’insistance qu’on prend place à ses côtés. Elle m’expliquera que l’instrument du fond joue les basses, il est plus long que les autres, que celui de droite est le soliste, que certains ont plus de cordes que d’autres ; deux morceaux du répertoire traditionnel et nous prenons congé de cette bien sympathique dame et des concertistes.

Tennoji se rejoint facilement depuis Sumiyoshi34.613312135.486767, dans les ballottements et les grincements des antiques tramways. 200 yens de plus, ça se tient toujours. Et puis, à Tennoji34.646625135.513095, pressés par la faim, traverser Shitennoji34.653738135.516443 sans s’y arrêter, trouver un bouiboui de Takoyaki à emporter, perdre l’usage de ses papilles au troisième degré, 500 yens et 150 de plus pour une bouteille d’eau en urgence.

* Avec un budget prévisionnel très vendeur mais largement dépassé triplé

technorati tags:,,,,

Déjouer la malédiction

Il aura fallu trois allers à Arashiyama35.013021135.680122 pour enfin en apercevoir la forêt de bambou qui s’était à chaque fois défilée. La première fois, on avait marché tout l’après midi et l’arrivée à Arashiyama35.013021135.680122 s’était faite assez tard. La seconde fois, on avait marché toute la matinée, on n’a pas su trop trouver le chemin et qui plus est, on avait d’autres objectifs dans l’après midi. Il y a eu aussi cet été avec Kapoue et son acolyte, où on est arrivé après le dernier train pour les montagnes aux orages. Cette fois, on a pris un train qui fonce droit dessus, dès le matin, histoire de ne pas la rater.

Le train, nous dépose à l’entrée d’un musée de la locomotive à vapeur et du piano (il doit bien y avoir un rapport, je le cherche toujours). Au moins pour les locos, le petit est satisfait de sa journée et repartira avec sa photo souvenir. Depuis ce musée, un train touristique fait le voyage à flanc de montagnes, départ toutes les heures et ce n’est pas donné. Ce sera pour une autre fois, aujourd’hui, on ne se laisse pas distraire de notre objectif. Un peu de marche, croisée de train dans un sens, puis dans l’autre, quand les premiers bambous se profilent sur le côté du chemin, en même temps que ce portrait de Jean Reno, fait d’après photo.

La forêt commence sur un temple, avec un petit jardin de mousse, un petit pont de bois qui n’enjambe rien, une lanterne qui n’éclaire rien, et une feuille d’érable tombée là, par hasard, peut-être.

On s’enfonce ensuite dans le chemin bordé des bambous, il y fait frais, localement, et dès qu’on en ressort la chaleur retombe. Aujourd’hui pas de vent, pas de concert percussif, mais l’ambiance est, de l’aveu de quelques ojisan qui me précédaient, très étrange, c’est un drôle d’endroit, mystique. Ojisan qui se demandent à haute voix en me voyant prendre mes photos si elles seront bonnes… ka mo shirenai…

Il faut un an pour faire un bambou adulte, ils sont ensuite abattus pour être utilisés comme matériau de construction, pour faire des palissades, des échaffaudages, du papier, des ustensiles de papeterie, des textiles, un peu de tout. Sauf que pour graver son éternel amour, mieux vaut lui préférer un bon chêne.

Au bout du chemin, on retrouve une gare, avec quelques boutiques de souvenirs et de quoi manger sur le pouce. Au retour, le soleil fera une fugace apparition, illuminant par endroit ces élancées vertes, magnifique effet, et je regrette que ça ne dure pas.

Le retour se fait par un petit tramway, dont la gare offre sur le quai un petit onsen pour les pieds. La détente y est maximale, maximisée, si on s’y prélasse entre 3 et 11 minutes, c’est écrit à l’entrée.

La baignade coûte quelques centaines de yens en échange de quoi on se voit offrir une petite serviette, et on peut même repartir avec.

technorati tags:,,,,

Mots clés en nuage pour ce blog :

appartement du mois au quotidien aux infos bicyclopédie blogger party #2 #3 #4 blogging boutique chinden cuisine démarches administratives déménagement electro en famille en photo expatriation flock fêtes et traditions génial j'aime-j'aime pas japon kobe kyoto langue japonaise la photo du vendredi la toute petite le petit logement lundi-de-paques mou si mou météo nara osaka pano plaît-il? projets santé sayonara-sale souvenirs tokyo transporteur tsuwano vacances vu de l'appart week-end à tsuwano