Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

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Trois mois que j’aime plutôt ça

Cela fait aujourd’hui 3 mois jours pour jours qu’on a foulé le sol nippon pour ne le quitter que dans 3 ans. Un petit 10% de mon temps ici est déjà écoulé… DEJA ! et ça, ça ne me mets pas le coeur en joie, et je cherche la potion pour retenir un peu le temps.

Pour marquer un peu cette étape, j’ai décidé aujourd’hui de vous préparer un petit « J’aime / J’aime pas » du Ghismo au Japon. Et si j’arrive à m’y tenir, je prends rendez-vous pour un prochain « J’aime / J’aime pas » à 6 mois, pour voir si quelques différences apparaissent.

J’aime J’aime pas
  • Etre cycliste au milieu des piétons
  • L’euro à 150 yen
  • Regarder les filles
  • Etre ici, parce que c’est ailleurs et que tout est différent
  • La nourriture japonaise
  • Les restos extra qui coûtent rien
  • Descendre mes 7 étages à toute heure du jour ou de la nuit pour acheter une bricole
  • Les sons qui sont ici omniprésents (au moment où j’écrit c’est la camionnette d’un magasin de récupération d’électroménager qui fait au travers de vieux HP une liste à la Prévert des appareils qu’ils récupèrent, tout à l’heure ça sera la musique des poubelles, cette nuit, une moto qui fait un rafut du diable à 2 à l’heure)
  • Pouvoir dire « wakarimasen » aux gens qui m’ennuient
  • Les cigales
  • Les cigales quand ça s’arrête
  • Avoir toujours une photo à prendre
  • Les matsuri permanents
  • Les magasin à 100 yen
  • Me dire que finalement, le japon c’est pas si cher que ça
  • Etre piéton au milieu des cyclistes
  • La nuit qui tombe à 18h en été
  • Le regard en biais des Obasan
  • Devoir se justifier pour Zidane quand on dit qu’on est Français
  • Etre obligé de dire « wakarimasen » parce qu’on comprend vraiment rien à rien
  • Devoir s’excuser parce qu’on n’a pas la clim
  • Les cafards géants que quand on en bousille un, il parait qu’il y en à 30 derrière à attendre tapis dans l’ombre
  • Quand le téléphone sonne
  • Dire « tiens, on pourrait aller où ce soir », et rester à la maison parce qu’on n’en sait rien
  • Les films américains en version japonaise
  • Les trucs achetés au magasin de 100 yens qui pètent au bout d’un mois.
  • Me dire qu’un jour faudra rentrer

Et pour être complet, il faut y ajouter les « J’aimerais bien » :

  • Trouver la méthode « Apprenez le japonais en 21 jours sans effort et sans donner un coup de manivelle »
  • Trouver un bar avec une terrasse pour boire une bière tranquilos les soirs d’été
  • Voir la mer
  • Aller à Kobe34.691380135.195693, Hokkaido, Kyushu, Okinawa
  • Voir mes amis
  • Retourner à Kyoto34.986796135.758678, Yokohama35.453792139.632330, Tokyo35.673718139.697556
  • Faire un peu de tourisme
  • Voyager en Asie et Océanie

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La malédiction du renard

Cela faisait à peine quinze jours que je me félicitais de ne plus être pris ni du nez ni de la gorge. Deux semaines délicieuses sans fièvre, fatigue, toux permanente, nez comme une patate avec les yeux cernés et une voix d’outre-tombe…

Est-ce la conséquence de mon manque de respect envers ces renards du temple de Nishinagahori34.675804135.487250 et de ces photos que je leur ai volées, sans leur demander leur accord ni même mettre 100 yens dans l’urne prévue à cet effet ?

A moins que ce ne soit ce présage laissé au grés du vent car trop mauvais peut-être que je ne me sois approprié… Que pouvait-il dire ?

Il y aurait bien aussi sinon les autres petits monstres de la crèche du petit (et leurs miasmes)…

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Atô kchhhhh, crrrrr âtôgomasushhhhh

Dans la série des vacances rayonnantes, on en était à jouer à cache cache avec les bus, mais, et ensuite ?

Ensuite, re-bus, direction Ginkakuji35.026605135.798064 cette fois çi (le temple d’argent). On ne se fait pas d’illusion, il sera fermé, mais j’ai cru comprendre que le chemin de la philosophie y arrivait… et si il y a bien quelque chose à voir à Kyoto34.986796135.758678, c’est bien « Le chemin de la philosophie ». Moi, je ne pensais pas connaître le chemin de la philosophie (la honte), et je ne voulais pas que cette ignorance rejaillisse sur la miss.

On s’y dirigeait sans histoires jusqu’à ce qu’en cours de route, le chauffeur nous invite à descendre, au milieu du trajet, comme ça, sans trop de raison, une course urgente peut-être… Les bus à Kyoto34.986796135.758678 ne nous auront pas laissé une image impérissable cette journée là. La prochaine fois, faudra essayer en vélo…

Le bus suivant arrive et son chauffeur devait être très grippé car il avait une façon très particulière de s’adresser à nous dans son micro, en lieu et place de « Arigatô gozaimasu », on avait à chaque passager descendant de sourds « ‘atô kchhhhh », « aa tttsssss », « ‘to kssss », « crrrrr âtôgomasushhhhh ». Forcement, fou rire de deux français au fond du bus à chaque arrêt, et aussi un peu entre les arrêt… Ne pas se regarder, surtout. Le problème, c’est qu’il arrive un moment où il faut descendre, et sans pouffer.

C’est à la nuit tombante qu’on entreprend notre chemin de la philosophie, de bout en bout, parce que pendant ces vacances on ne fait rien à moitié.

En cours de route, un petit creux nous prenant, on attend devant un café qui exhibe en devanture des gâteaux sympas. Mais il est 18h01 et les gâteaux seront remballés, on ne nous les vendra pas ; bras croisés en signe de refus. On philosophera le ventre vide.

Le retour se fait par la rivière aux canards, Demachiyanagi, 400 yens, repas trop copieux qu’on ne pourra pas finir, dans les 1000 yens puis 270 jusqu’à la maison.

Grosse journée. 5080 yens. On n’a jamais été aussi près de la fin.

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Planer sur la ville

Toujours pas fini tes vacances planantes de mai Ghismo ?

Ca commence pourtant à sentir la fin, plus personne n’a trop d’argent, il y a les cadeaux à rapporter pourtant, alors on envisage la fin des vacances avec encore un peu plus d’attention portée au budget. Ce mercredi soir, Jiji nous invite dans un restaurant du centre, on décide donc de ne pas trop s’éloigner. Aujourd’hui, ce sera Osaka : Shinsaibashi34.675142135.501320, Tempôzan34.655168135.429496, Honmachi34.684816135.509834 et Namba34.663463135.501959 illuminé (oui, l’itinéraire, c’est du n’importe quoi, les vacances ont leurs raisons que la raison ne connait pas). 850 yens de carte de métro.

La journée commence entre Namba Hatch34.668370135.495800 et Shinsaibashi34.675142135.501320, un quartier un peu olé-olé où j’avais passé une partie de mon Noël dernier. Le midi, j’ai mené mon hôte dans un Jingiskan. Il s’agit d’une sorte de yakiniku (barbecue d’intérieur) mais à base de mouton, et ce serait une spécialité de Hokkaido. Un ami me disait que c’était pas très apprécié des japonais le mouton, que ça aurait un goût trop fort et que seuls les sauvages du nord pouvaient l’apprécier. Les japonais ont tord, c’est excellent, et je ne manque pas une occasion d’y retourner, moins de 1000 yens.

Et puis, on prend le métro vers Tempôzan34.655168135.429496, la ligne est en partie aérienne et j’apprécie toujours beaucoup le trajet qui file à l’ouest, laissant sur notre gauche le Kyocera Dome, puis le port avant de nous mener devant la grande roue de Tempôzan34.655168135.429496, à droite. L’excursion passe par des sommets, vertigineux, le port, ou un ojisan bizarre a décidé après quelques étirements bruyants de passer l’après midi à refaire la pelouse du parc à l’aide d’un club de golf, sans balle, motte par motte.

Tempôzan, c’est un endroit totalement artificiel, bâti sur une presqu’île, elle aussi artificielle, qui est tout orienté vers les loisirs : centre commercial (et le premier loisir des japonais, c’est bien de faire des achats), imitation de vieille ruelle japonaise pleine de petits restos pouilleux d’inspiration, pouilleux pour de vrai, à côté ou dans les étages, café Haagen-Dasz, magasin Hello Kitty, le magasin du takoyaki et ses bonbons sucrés-salés-poissonnés au takoyaki, grande roue, animalerie à l’entrée payante, musée ninja, salles de jeux, aquarium, petit cinéma où se tient le festival du film européen, embarcadère pour croisière en bâteau, imax, musée d’art Suntory (oui oui, le whisky)… Dur dur de ne pas dépenser dans une telle ambiance. 650 yens de glace, et beaucoup plus pour remplir la valise. On tient le coup.

On fait également un tour de grande roue (et j’apprends que c’est une des plus grande du monde, 110m), 700 yens, en semaine, l’après midi il n’y a pas grand monde, mais on arrive tout de même à monter dans la nacelle qui suit les trois autres clients de l’après midi. En s’approchant du sommet, la nacelle d’à côté et ses occupants se présente au même niveau que la notre, la fille, bleue, se tient le visage, a pas l’air bien du tout. Arrivé en bas, un employé a droit à son tour gratuit, lui, son balai et sa serpillière.

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Allez, dehors !

Je n’arrive pas à remettre la main sur le reportage vu hier soir à la télé sur la fête précédant l’arrivée du printemps, setsubun. Et c’est bien dommage parce qu’elle était autrement plus marrante que celle trouvée sur le site de la NHK (en fait j’ai l’impression que la version web a été coupée au montage)…

On y voyait des gamins se faire attraper par les démons et tournoyer dans les airs sur leurs épaules, un vrai regard de haine dans les yeux d’une petite fille qui jetait ses haricots de soja, un autre gamin sans doute plus rebelle que les autres se faire courser, pour de vrai, pas pour de rire, dans toute la longueur de la cours d’école…

On comprend que le petit ait pu pleurer à l’école hier, et fait depuis acte de déni en refusant de s’exprimer sur le sujet :

« Les démons ils étaient de quelle couleur ?
– shiran (j’en sais rien)
– Ils étaient gros ?
– shiran
– Ils étaient combien ?
– eeto… san nin to… eeto… san nin to… (euh… 3 personne et… euh… 3 personnes et…)« 

Ils étaient au moins trois*, et c’était pas des marrants.

* le petit est très fort pour compter, en fait il passe ses journées à compter tout ce qu’il rencontre 🙂

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Une crèche pour le petit

Ma compagne vient de trouver du travail, et elle commence dès lundi.

Du coup on s’active un peu plus pour trouver une crèche. On a demandé à monter notre priorité sur les listes d’attentes des crèches municipales, mais en même temps, on entendait à la TV récemment qu’il y avait 900 enfants à Osaka en attente d’une place à la crèche… On n’espère que peu de ce côté là, surtout en milieu d’année. En septembre, ou en Avril (la rentrée scolaire est en avril au Japon), ça devrait un peu plus se dégager.

Aussi nous nous rabattons sur les crèches privées, non agréées par la mairie. Ce matin nous nous sommes rendus à une crèche située à 15 minutes de vélo de la maison. C’est une toute petite crèche. A vue de nez, le local doit faire ses 15m², dans le même temps, il y avait aujourd’hui (samedi) assez peu d’enfants. Et il y a des activités un peu tous les jours se déroulant à l’extérieur (piscine, jeux au parc, …). En plus, il y a un piano, et avec ça je sais que le petit sera content.

Coincidence amusante, il y avait là bas une petite fille qui a tout de suite flashé sur Téo qu’elle disait « kawaii » un peu tout le temps… et cette petite fille se trouve être de père français et de mère japonaise…

Juré, ce n’est pas moi le père !

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Typhon en vue

On nous l’annonce à la télé depuis hier, un typhon s’approche du Japon. Du coup, il y a un vent fou (en même temps, en bretagne, on a l’habitude de tels vents), et si pour le moment, le ciel est bleu, ça ne devrait pas durer. Je poste donc une photo prise ce matin, pour conserver un peu de bleu du ciel pour si on venait à en manquer un peu plus tard.

Edit de 16h48 : Les nuages s’installent

Edit de 18h48 : Un typhon font font, un p’tit tour et puis s’en vont, avec le soir, les nuages s’en sont allés, le vent s’est tu.

J’aime beaucoup la vue qu’on a de ce côté du balcon, je vais peut-être y installer une web-cam un jour 🙂

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Undôkai

La saison des Undôkai est de retour et le petit n’y coupe pas, demain il ira avec ses camarades de classe jeter des balles dans un panier. Les Undôkai sont des rencontres, entre kermesse et interclasses sportives, où on vient montrer devant les parents et guidés par les sifflets des enseignants ce qu’on a durement répété pendant des semaines.

Et il est assez surprenant de voir ces gamins marcher au pas comme à l’armée, en levant bien les pieds et les mains, qui suivent à la lettre les instructions qui leurs sont données. En tout cas, ça avait tétanisé le petit qui durant toute la chanson était resté figé au milieu de ses copains et copines qui tournoyaient autour de lui… Quand on lui a demandé ensuite pourquoi il n’avait pas dansé, il nous a répondu que le feu était rouge et qu’il ne fallait pas bouger…

Quelques photos du Undôkai de novembre dernier, en espérant qu’il fasse aussi beau et chaud demain matin (ce qui ne devrait pas poser trop de difficultés)…

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