Le point "G"
Certains le cherchent encore. Moi, j’en connais jusque l’adresse, moi.
Qu’on se le dise…
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Mon blog en français pour je ne sais pas trop quoi faire, mais on va trouver…
Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.
Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.
Certains le cherchent encore. Moi, j’en connais jusque l’adresse, moi.
Qu’on se le dise…
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De jour, c’est un magasin animé, destiné aux professionnels de la restauration où l’on trouve dans un grand désordre un peu de tout depuis les casseroles, les appareils à gaz et les meilleurs couteaux japonais. Une fois le rideau de fer tombé, ça donne tout de suite beaucoup moins envie. Mais plus encore que l’ignardise ou la bêtise de ce commerçant, ce qui me désole, c’est que ce symbole sans ambiguïté et qui est tout de même situé dans un endroit passant (à l’entrée de Doguyasuji) n’ait soulevé aucune polémique visiblement depuis bien longtemps…
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Bah c’est bien fait, fallait la vendre avant* (pour Halloween, parce que pour Noël, ça craint) !
* En référence à une blague Carambar des années 80 : « A la boulangerie : – Vous avez du pain rassis ? – Oui ! Il nous en reste d’hier ! – Ah bah c’est bien fait, fallait le vendre avant ! (rires) »
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Samedi dernier, on est parti tous ensemble, le Petit en premier, poussant la Toute Petite, au petit temple voisin de Takasaki. Et on y a trouvé les Kamisama du printemps qui étaient arrivés un peu avant nous.
Mais plus que de rendre visite aux pruniers en fleurs et aux bourgeons des plus timides cerisiers, c’est pour la Toute Petite qu’on avait fait le déplacement.
La cérémonie se nomme omiyamaïri et consiste à faire les présentations entre le dernier de la famille et les Kamisama du temple. Une sorte de baptème shintoïste avec l’eau en moins, le kimono et un idéogramme sur le front en plus.
La famille prend place à l’entrée du temple, Baba au milieu, avec la Toute Petite dans les bras, les parents autour, Jiji est avec le Petit en périphérie. Le prêtre nous accueille, fait confirmer la prononciation de mon nom de barbare, précise que c’est quand même compliqué à prononcer, avant de nous tourner le dos, s’agenouiller au fond du temple et commencer ses prières chantées sur un ton monocorde. Petite pause au milieux de son incantation pour bien prononcer et distinctement mon nom avant de reprendre le flux de son marmonnement.
Suivent pour chasser les démons quelques mouvements large avec un fouet de papier au dessus de nos têtes baissées avant de prendre ensuite place face au taiko doré, d’attraper les bâtons, et d’appuyer sur la touche de lecture de son radio cassette. Une flute shakuhachi s’envole, la Miko qui doit être la fille du prêtre danse très concentrée avec des rameaux dans une main, des sonnailles dans l’autre et répète le rituel de purification.
Clac. Le prêtre interrompt la musique sur son radio cassette à touches mécaniques. C’est l’heure de la coupe de Sake, de la remise des cadeaux et de la photo souvenir. Clic-clac.
La suite nous a conduit dans le restaurant préféré du Petit, un sushi tournant du quartier qui propose des sushi « mîtobôru » et des jeux toutes les 5 assiettes permettant de gagner des jouets aux couleurs de la chaîne de restaurant.
Avant de finir chez Jiji Baba où le petit a pu se confronter à Jiji au jeu de go, pendant que nous dégustions quelques friandises pour accompagner le thé.
La Toute Petite a bien pleuré pendant la cérémonie, les Dieux pourront bien se souvenir d’elle.
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Et le soir du huitième jour de ces jolies vacances de mai dernier ?
Eh bien, le soir j’ai réussi à prendre un rendez-vous avec un des plus effervescent de mes amis qui se trouve habiter à Yokohama35.453792139.632330 (la ville où j’aurais aimé habiter si on m’en avait laissé le choix :). Artiste hors-pair, contrebassiste, bassiste, guitariste, flûte-traversièriste, pianiste et maintenant directeur de la photographie, talentueux dans tout ce qu’il entreprend, et pas qu’un peu. Le rendez-vous est donné à Sakuragicho à Yokohama35.453792139.632330 (je ne sais plus combien en métro, mais c’était cher, dans les 1000 yens je crois…). Le ciel qui était resté couvert toute la journée, laisse entrevoir un petit bout de soleil, ce qui n’empêchera pas la pluie de tomber sporadiquement.
On arrive à la nuit tombante, on repart la nuit tombée, entre temps on a mangé, des tempura (autour de 1300 yens), disserté sur ces escalators circulaires, fait un tour de grande roue (1000 yens), entendu longuement parler du « citron », hôtel sur le front de mer, bâtiment génial, où on peut voir tous ces gens dans leur chambre qui… et mangé d’un dessert (autour de 600 yens) dans un restaurant italien ou californien, ou peut-être les deux, et discuté, discuté, discuté…
Savez vous par exemple qu’il faut, en moyenne, 18% de gris pour faire une photo bien balancée, mais qu’on s’en fout pas mal. Que rien ne remplace la mesure de lumière faite avec un posemètre (l’idéal étant d’en avoir deux) sous le nez du sujet, surtout pas la mesure faite au niveau du capteur. Savez vous aussi que l’anatomie des japonais en font des hiboux en lumière rasante, du fait de leur nez peu prononcé…
Rendez-vous est pris aussi pour la virée du lendemain à Kamakura35.317867139.549592, mais au cas où ça ne se pourrait pas, on obtient sur un coin de serviette le nom des lignes de train et les stations clés.
Le retour se fait par la ligne Toyoko puis sur la ligne Hibiya, et ça donne l’impression de ne pas en finir. Petite incompréhension sur la façon d’utiliser le billet, il y a une feinte, en changeant de quai, on change de compagnie, on aurait du sortir pour utiliser notre carte de la journée (670 yens au lieu de 440).
Petite journée à 13000 yens de shinkansen, 8000 d’hôtel et 6480 en dépenses courantes, ouille !
Et on s’y habituerait presque, la carte de l’après midi, celle du soir, et celle de la journée
… Il fait chaud !
Nagai Stadium, si vous suivez les championats d’athlétisme, ça vous dit sans doute quelque chose, c’est ici que se déroulent les épreuves. Il se trouve que c’est à proximité de la maison, à une vingtaine de minutes de vélo, juste au Nord de Abiko34.599527135.510150, si vous vous souvenez bien, on y était allé en début d’année.
J’y suis passé hier soir, pour voir un peu à quoi ressemblaient les abords d’une manifestation sportive internationale. Vous connaissiez peut-être le stade, je vous propose ici ses environs proches, de nuit (enfin, de nuit, à 20h)
Tout d’abord, le quartier. C’est en fait un petit quartier de banlieue, qui ressemble beaucoup au mien, avec ses pachinko, restaurants, et hôtels dès la sortie de la station de métro. Des tas de taxis aussi. Comme partout. Beaucoup de lumières qui clignotent, sur 100m seulement, après, le tissus urbain n’est plus fait que de petites baraques et de tours d’habitations. La banlieue.
Et puis il y a ce parc, Nagaikôen34.61137135.52033, avec son stade au milieu. De jour, ce n’est pas partout très engageant ; comme beaucoup de parcs à Osaka, on y trouve de grandes étendues de terre battue, sans un arbre au centre, on pourrait penser à un no man’s land en plein été, mais les gamins y sont malgré tout nombreux à faire les cons en plein cagnard. Le soir, les grillons font le boulot des cigales, mais en plus timide. Cigales qui de toutes façon même le jour ne sont maintenant plus trop de la partie, après quelques semaines à tomber comme des mouches, il n’y en a plus beaucoup à chanter par chez nous. Le parc est assez grand, c’est peut-être ce qui lui vaut son nom de « Parc où on reste longtemps » (qu’on me corrige si ma traduction est mauvaise : 長居公園).
Sans ticket, impossible de s’approcher de trop près des installations. Par contre, sur une petite (très petite) place encadrée de boutiques et de stands publicitaires on trouve des tables, des chaises, même des parasols, et un écran géant qui retransmet en direct les épreuves pour les désargentés qui veulent malgré tout participer à l’évènement. Pas vraiment la foule cependant. On y trouve de quoi manger et boire, des furankufuruto (des saucisses de francfort), du poulet frit, des glaces, un peu de tout, et l’ambiance est à la japonaise, très participative, les voix s’élèvent d’un bloc quand un athlète vient de passer la barre au saut en hauteur. Ooooooh !
C’est donc ça une manifestation internationale… il y avait infiniment plus d’ambiance et de monde aux abords des matsuri confidentiels de cet été.
Et sur le chemin il y a ce passage à niveau, connu pour être perpétuellement fermé. Ce n’est pas une légende, le temps de prendre les photos, il ne s’ouvrait qu’épisodiquement, parfois pour se refermer aussitôt ouvert.
Et j’ai du m’y prendre à de nombreuses reprises pour attraper cette photo des rails… le temps de me rendre au milieu de la voie, poser l’appareil, tenter un cadrage, déjà les sirènes retentissaient : KlonKlonKlonKlonKlong.
Blogger n’est pas toujours sans danger ! 🙂
Intrigué depuis toujours par la formule, je me suis décidé le week-end dernier à en faire l’essai.
Sur les conseils de Jiji qui jure ne jamais y avoir mis les pieds, mais qui connaissait le lieu et ses pratiques, on s’est rendu dans un QB House du côté de Namba34.663463135.501959.
Dès qu’on se présente à la porte d’entrée, les professionnels qui travaillent ici vous accueillent à grand coup de « bienvenue » sonores. Mais ici, il faut d’abord payer, et faire l’appoint en un seul billet de 1000 yens. Pas question de venir avec sa bigaille, pas plus qu’avec ses arrogants gros billets, non, quand on vient ici il faut avoir prémédité son geste.
On glisse donc son billet dans la fente de la machine qui nous le rend sous la forme d’un ticket numéroté. On peut alors prendre place avec les autres clients en attente, sur un banc qui longe le mur. L’attente est distraite par la vue des clients qui en sont à leur tour. L’accroche commerciale semble exacte, chaque 10 minutes les clients se rhabillent et tout le monde sur le banc se décale par la droite en un ballet rigoureux. La clientèle est composée exclusivement d’ojiisan, la plupart avec peu ou plus de cheveux.
Quand après 30 minutes d’attente vient son tour, on met ses affaires dans un placard dissimulé derrière le miroir qui vous fait face. Quelques questions précises, et alors que la minuterie est enclenchée, on s’affaire autour de vous. L’apothéose vient quand avec un aspirateur venu du plafond, on vous aspire la tête. On vous montre alors la vue de derrière avec un miroir, vous faîtes un signe de tête satisfait et vous pouvez rejoindre le monde plus léger.
Voici donc la version tayloriste à l’extrême du salon de coiffure.
Ici, on sent que chaque élément du décor, client y compris, ainsi que de l’organisation, a fait l’objet d’une étude d’efficacité, d’optimisation des gestes, de rationalisation des pratiques. D’ailleurs en se rendant sur le site de la chaîne, on se rend compte que tous les salons sont sur le même modèle, exactement ; ont le même mobilier et les employés la même formation au quart de seconde près. Dès qu’on pénètre dans cette usine à couper les cheveux en deux (parce qu’en quatre, ça nécessite 3 fois plus de geste), on laisse son humanité dans son billet de mille yens, et on devient un élément froid de cette mécanique impeccablement huilée.
On comprend que notre tour viendra après les 32 gestes (et 1’47,7 secondes) que composent le nettoyage et la stérilisation de l’espace de travail : jeter le peigne et le col en papier du client précédent, secouer la blouse, plier la blouse en quatre mouvements, ouvrir le placard à blouse, ranger la blouse, fermer le placard à blouse, donner un coup de nettoyant à vitre sur le miroir, laver le miroir d’un coup de chiffon précis, ouvrir le stérilisateur, y mettre ses ciseaux, prendre la tête de l’aspirateur, fermer le stérilisateur, aspirer les étagères, aspirer son uniforme, aspirer le siège, ouvrir le stérilisateur, mettre la tête de l’aspirateur dans le stérilisateur, fermer le stérilisateur, ouvrir la trappe sous le siège qui recueille les cheveux coupés, balayer le sol en 7 mouvements, pousser les cheveux dans la trappe, fermer la trappe, inviter le client suivant à venir s’assoir…
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Il y a un petit peu plus d’un mois, la toute petite nous a rejoint, l’occasion ce week-end d’inviter à la maison quelques amis pour un goûter autour d’elle (pour son premier moisiversaire comme on me le soufflait à l’oreille)… et un tout petit peu avant, on en était à se promener dans le quartier pour un premier de l’an sur le thème de l’impatience. Petite sortie de soir avec pour objectif de vous capturer le premier coucher de soleil de l’année 2008 sous nos latitudes*.
A quelques dizaines de minutes de marche de la maison, se trouve le temple de Takasakijinjya, temple qui gère la crèche du petit. Et si le temple est très petit il n’en reste pas moins très fréquenté ce jour là.
Les alentours du temple recèlent d’un jardin japonais digne de Kyoto34.986796135.758678 – dixit la coalition belle-famille – qu’on n’ira pas voir ce soir, mais aussi de rue entière bâties sur un modèle d’habitation unique. Ca fait un peu penser à certain quartiers populaires en Angleterre, par le côté répétitif, mais en plus cheap, et ça porte le nom de Bunkajyûtaku, habitations de la culture ; il y en a même à louer…
Sinon, ah oui ; mon épouse se remet à la vente sur ebay et a quelques magazines mangas pour commencer, on peut même grouper le port avec les articles de ma boutique !
Et alors, et ce premier coucher de soleil ?
* Oui, je sais, l’année d’avant, je vous avais servi le dernier soleil de l’année, ce qui était symboliquement bien plus réussi, mais il ne faut pas compter sur moi pour le premier lever de soleil 🙂
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Depuis que je suis arrivé ici en juin dernier, tous les jeudis, je vais dans une école du quartier pour suivre un cours de japonais. Les enseignants (sensei) sont bénévoles, les cours sont gratuits et bien qu’ils se déroulent dans une salle de classe, ils sont individuels. A chacun son sensei, donc. En ce qui me concerne ça fait quelques semaines que j’y travaille seul mes kanji, mon sensei n’a pas une disponibilité débordante.
Mais c’est assez amusant de venir dans une vraie salle de classe d’une école japonaise. Ici, on se déchausse en entrant et on passe des petits chaussons en plastoc vert, les mêmes pour tout le monde. Au fond de la salle de classe sont affichés aux murs ce que j’imagine être les portraits des proviseurs. Il y a également dans les armoires une flopée de trophées et médailles ainsi qu’un tas de manuels scolaires empoussiérés.
Dernièrement, on a vu apparaître dans la salle un, éventuellement deux chauffages au gaz. Et ce qui me sidère assez, ce sont ces tuyaux de gaz qui parcourent librement la salle de classe, et cette jointure au milieu pour alimenter les deux appareils… Il parait que ce sont les élèves qui installent eux-même les chauffages…
Je sais pas vous, mais moi, ça ne m’inspire guère confiance…
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Depuis que je conduis le petit à la crèche, je peux voir sur ce parking ces deux fauteuils usés qui se tapent la discute.
Rien de très énergique, pas d’effusions verbales, ces deux amis savent rester discret, Tellement discret que personne ne semble plus y préter attention. Depuis un bon mois, il n’ont pas bougé d’un pouce, même place, même position… En m’approchant un peu j’ai pu voler quelques morceaux de leurs chuchotements. Et bien entendu que peuvent se raconter deux fauteuils de bureau d’autre que des histoires de fesses ?…
« – (…) et le bureau du troisième ?
– le 317 ? m’en parle pas ! quelle chaleur ! à crever ! mais encore c’était rien en comparaison de Satô san du 424, lui mangeait des gyôza au petit déjeuner !
– Wow, dur. T’as pas eu une vie facile toi !
– Ah ça non ! Regarde comment ils m’ont passés au scotch ! Et dire que toi tu t’es tapé toutes les minettes du service…
– Oh que oui ! En parlant de scotch, je t’ai parlé de la fille du 114 ? Ah ça ! quels moments heureux j’ai passé (…) »
Et voilà, encore une fois je ne cherche plus à comprendre ce qui aura amené ces fauteuils ici, pas plus que ce qu’ils y font encore !
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