Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Bwoufffa matsuri

Le petit appelle ça woufffa, bwoufffffa, bwoufff, et il s’applique. On a beau lui dire « bus » d’un côté, « basu » de l’autre, lui persiste en de longues expirations « wufffffffffa ».

Et c’est qu’il aime ça les bus, il suffit qu’il en croise un (et il n’en rate aucun) pour qu’on l’entende s’agiter : « woufff » en faisant de grands signes de la main au si beau véhicule.

Les wouffa pour le petit c’est la numéro trois de ses préoccupations (après Baba, et Jiji).

Alors quand se présente le festival des bus (basu matsuri), au pied du World Trade Center34.638292135.415291 d’Osaka, bien entendu qu’on y fait un tour. D’autant plus que les transports en commun, c’est une histoire de famille du côté de mon épouse, et que Jiji (Pépé) tient le stand onigiri et qu’ils en ont prévus 800.

Dommage, on n’a pas trouvé Jiji de l’après-midi. Trop de monde pour ça.

Et le basu matsuri, c’est tous les bus de la régions venus se faire admirer dans un même endroit. Tous les basu-otaku (sisi ça existe) sont là dès l’ouverture des portes, à se précipiter pour être les premier à admirer leurs idoles, allant glaner les docs à chaque stand, acheter des modèles réduits de leurs engins préférés, on peut même acheter au basu matsuri des poignées servant à s’accrocher quand on est debout, des vieilles plaques, des compteurs, des bouts de métal non identifiés…

Il y a aussi les petits trains pour les enfants, mais la file d’attente nous a tellement rebuté qu’on s’est abstenu.

Et il y a « la star », nonon, pas Madonna en concert à l’Osaka Dome à 50,000 yen la place du 8ème rang*, nonon, le bus milieu du siècle (d’avant), devant lequel on vient se faire prendre en photo, dans lequel on vient poser son posterieur et goûter au confort d’antan, au volant duquel, on peut même passer la casquette du chauffeur. (Mais tout de même quelle honte cette antenne Clarion sur un si vieux bus)… Cette année « la star » était accompagnée d’un choriste, qui, une fois la fête terminée est resté seul au milieu de ce grand espace déserté, en attendant qu’une dépanneuse le raccompagne au dépot.

Et bien entendu, il y a toujours une (sinon deux) mascotte grandeur réelle, ce qui permet aux enfants de se défouler en lui tapant dessus, en lui tirant sur la queue, en se riant du grand nez du gaijin qui prend des photos, etc etc 🙂 …

* Ca c’est pour mon référencement

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Rock n’ Roll !

J’ai reçu une réponse samedi dernier à mon annonce. Ca disait en gros :

Enchanté, je réponds à l’annonce, je m’appelle Watanabe, je suis choriste et manager d’un groupe, j’ai une petite poitrine, et dites m’en un peu plus sur vous.

Quelques imprécisions, erreurs de traductions, voire même quelques affabulations auraient bien pu se glisser dans cette transcription, merci de corriger par vous même !

C’est donc très excité de pouvoir me remettre un peu à la musique que je réponds dans la foulée. Et Pan ! La réponse me revient en erreur : PERM_FAILURE: SMTP Error (state 12): 550 Unknown user !

Pas glop !

Pas grave, j’imprime le mail et sa réponse et me décide à voir si la Watanabe san est connue des services de K’s Studio34.604923135.472202… Et comme hier soir j’avais cours avec mon prof, c’est à lui que j’en ai parlé en premier :

– Eetoooh… Vous connaissez Watanabe san ?
– …

Et visiblement, à son air très gêné il connaissait bien Watanabe san… Je lui explique alors le mail que j’ai reçu, l’adresse erronée, et que j’aimerais faire suivre cet email par voie terrestre… De plus en plus gêné, il marmonne des :

– Eetooo.. Ghismo san ha… Watanabe san… eetooo… wakaru no ka na ?…

Ca avait pas l’air très bon. J’essaye d’en savoir un peu plus sur ce que fait Watanabe san, et il me dit que c’est une fille de 43 ans (il insiste sur son âge, me le montre sur ses doigts pour bien que je me l’imprime), qui chante en professionnelle, mais qui n’est pas très douée (rires de mon prof)… Bon, c’est pas grave moi non plus je suis pas très doué, je suis assez ouvert, je veux bien voir quand même…

Le cours passe, et on file à l’accueil. Là il y a un gars très cool, qui l’été dernier m’avait lancé un « Nice T-shirt ! ». Et quand il apprend que Watanabe m’a contacté, prend moins de pincettes que mon prof et part direct dans un éclat de rire franc et joyeux ! Et il m’explique :

– La dame qui a pris votre email, elle est ici, studio 2, elle a sorti un album, je vais vous le faire écouter…

Il me montre un album à la pochette un peu kitch où on peut voir Watanabe san au milieu d’une trainée d’étoiles blanches dans un halo rose (le genre de trainées que fait une baguette magique). Et mon prof qui a perdu un peu de sa retenue d’intervenir :

– Euh… il y a eu beaucoup de retouches photoshop sur la photo… là elle est plutôt mignonne… bon… (rires)

Et la musique se fait entendre. Petit air gêné d’un peu tout le monde, moi y compris… Ca ressemble à un générique de Doraemon qui aurait fauté avec Hello Kitty, Ultraman et Mitokomon dans l’espace, avec la bande son d’un karaoke eighties, le son de la basse fait penser à un vieil élastique électronicisé… C’est assez tendu, et pour l’occidental que je suis c’est méga ultra trop kitch… Du kitch pour de vrai, pas du kitch qui se moque du kitch… Dur*.

Et effectivement, je ne me voyais pas trop participer à ça sans risquer de perdre définitivement la raison (déjà qu’il ne m’en reste pas beaucoup…).

Et là mon prof de me proposer une porte de sortie raisonnable :

– Je connais un peu Mme Watanabe, je pourrai lui expliquer que…
– Ah oui ! Ah oui ! on va faire comme ça !

A suivre !…

* Peut-être même plus dur que du Ghismo Sound System, on croit réver !

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Vendredi shopping sous la pluie

Pour rappeler un peu le temps de ce début de week-end, typhon annoncé qui s’est finalement désisté (sur Osaka du moins), voici une petite journée pluvieuse de mes dernières vacances bien comme tout. Ce septième jour tombant un vendredi, c’était journée « No my car day« , grande promo hebdomadaire sur les tickets de métro à la journée : 600 yens.

Aujourd’hui on est bien décidé à acheter le petit et très cool lecteur iriver (en vente sur ma petite boutique depuis), et on fait les boutiques, ce qui tombe bien, le ciel n’est pas des plus cléments : Yodobashi Camera de Umeda34.7025135.49793, Bic Camera de Namba34.663463135.501959, petites boutiques de l’Akihabara d’Osaka (le quartier électronique) : Denden-town. Et puis, à Denden-town (qui se traduit par Elecelec-ville) on tombe aussi des boutiques de figurines manga et de vidéos « fouyaya » à la japonaise. Au moins pour les figurines manga, ça fait de chouettes cadeaux à rapporter aux petits. A proximité on trouve aussi un quartier de cabarets, bars à hôtesses, love-hotels, pachinko à la déco surchargée, bien sûr, à cette heure là tout est fermé, pratiquement, on croise le regard d’un couple qui sort du paradise-hotel, main dans la main, l’air de rien ou presque.

Le midi, c’est râmen au comptoir (nouilles chinoises). Benitora (?), excellent restaurant, le meilleur à ma connaissance dans sa catégorie, environ 800 yens.

Le soir, c’était izakaya-sushi à Umeda34.7025135.49793, pas mal, probablement dans les 2000 yens.

3400 yens la journée pluvieuse et quelques billets de dix mille en cadeaux. A partir du lendemain, ça devient beaucoup plus wizzZZzzZZZzzzzz !

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Incroyable

Y’a pas, je n’ai toujours pas intégré les lois d’Archimède, je n’y crois pas. A chaque fois que j’ai fait l’expérience de mettre un fer à repasser dans la baignoire, il ne reçoit pas la poussée égale à etc…

Il coule.

Aussi, chaque fois que je vois mouiller des bâtiments de 5 à 10 étages dans un port, ça me laisse songeur, et je me sens le devoir d’immortaliser la scène en la photographiant. Quelques photos-preuves prises lors de mes bureaux en extérieur de Nanko34.636668135.413918 de l’année passée.

Et puis tout simplement aussi parce que j’aime bien ça, les photos de bateaux…

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Rokko san

Il m’en reste des vacances super-extra, vous en reprendrez bien un peu ?

A Sannomiya, prendre le train local pour Rokko (dans les 200 yens), prendre un fou-rire qui ne nous quittera pas du séjour à cause d’un lycéen pris d’une crise d’éternuement, à chaque nouvelle explosion, il nous est de plus en plus difficile de cacher qu’on se rit de lui, prendre un fard collectif, lui comme nous, et descendre à la même station. Par hasard. Penser qu’il pourrait avoir envie d’en découdre, ce n’est pas le cas, juste de disparaître.

Puis un bus nous conduit au pieds du cable-car (200 yens puis montée-descente pour 1300 yens). Un train étonnant, en pente qui plairait assurément au petit. La montée nous fait découvrir Kobe34.691380135.195693 de toujours un peu plus haut dans les ballottements et les grincements de l’appareil. Le point d’orgue survient lorsqu’on croise le wagon qui descend, l’espace d’un instant on se demande un peu comment on va pouvoir se croiser sur ce rail unique. Il se dédouble.

En haut, une gare dans un style moderne d’il y a longtemps, son unique magasin à omiyage, ses distributeurs à boisson qui n’ont pas – justement – celle qu’on voulait (un jus à l’aloe), un petit temple à renards à côté, et la terrasse panoramique avec son café fermé. On décide de chercher à se perdre un peu dans les environs, découvrant ainsi derrière les piles d’un téléphérique un petit hameau accroché à flanc de montagne. On descend les escaliers où on croise un petit pépé visiblement inquiet qui nous dit que ça ne va nulle part. Je le rassure en lui disant que la vue est belle et qu’on compte prendre des photos au bout avant de remonter. Salutations distinguées.

Une fois de retour en bas, alors qu’un des bus arrive, deux japonaises plutôt très mignonnes nous indiquent que le bus arrive et qu’on doit prendre celui là (200 yens). Je pensais plutôt prendre l’autre ligne, après une brève discussion, elles ont raison, on monte ensemble. Avant notre arrêt elles se retournent dans le bus pour nous faire signe qu’on doit descendre. Merci bien, vous faites quoi ce soir ? (ah si je n’étais pas si timide…)

Arrivé à Umeda34.7025135.49793, je m’étais trompé sur le prix du billet du retour. La Miss est passé en trombe déjouant la machine qui s’est refermée après son passage, pour ma part, j’ai du faire l’appoint avant de pouvoir passer (dans les 300 yens pour le retour).

Et puis, comme toujours, 270 yens pour rentrer à la maison, bilan du jour : 4150 yens ; Ouch !

Bah, et les cartes, faut les réclamer quand j’y pense pas ! Le matin, l’après midi, la journée

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Glande érection (ou invelsement)*

Il y a eu dimanche dernier des élections à Osaka comme dans d’autres villes du Japon. Ce qui a quelques effets détestables, comme celui de voir réélu le maire de Tokyo35.673718139.697556, mais a surtout l’effet très positif de faire taire les fourgonnettes de campagne qui pendant plus d’une semaine quadrillaient la ville.

Imaginez vous avec sous vos fenêtres, toutes les 5 minutes, une fourgonnette surmontée de plusieurs haut-parleurs de foire (ceux qui ne donnent que dans les medium pour porter plus loin), et à l’intérieur de laquelle un candidat et une de ses représentante fait signe coucou de la main à tout ce qui se promène alentours, en hurlant dans les HP (avec une exaltation qui m’a inspiré ce titre) : « GHISMO ! GHISMO ! GHISMO ! VOTEZ POUR GHISMO ! SIOUPLAIT, GHISMO ! MERCI BEAUCOUP C’EST GHISMO QUI VOUS REMERCIE ! »

Au début ça fait sourire, mais dès le deuxième jour, on trace des traits sur le mur en espérant qu’il existe une loi qui impose une trève à quelques jours du scrutin ! De ça, il n’y a pas. D’autant que les agressions vont crescendo tant en volume sonore qu’en fréquence de passage. Dès le 3ème jour de ce petit manège on avait régulièrement des voitures venant de toutes les directions en même temps.

Des voitures, mais aussi des gens à pieds ou à vélo, ceux la sont moins offensifs (car moins équipés), mais provoquent une surenchère de décibels de la part des fourgonnettes lorsque les deux se croisent.

Parfois aussi les fourgonnettes s’arrêtent, et le candidat sort faire un discours, écouté la plupart du temps par à peu près personne ou alors de sa seule claque.

Une petite vidéo (qui n’a aucun sens sans le son) pour vous plonger dans l’ambiance ; rassurez vous, ça ne dure que 2’20.

* Comme vous le savez peut-être, en japonais, les R et les L se confondent. Ce qui me permet en toute impunité de vous sortir ce genre d’horreur et de travailler du même coup mon référencement l’air de rien !…

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Abiko

Il ne fait pas bon avoir 32 ans pour une femme au Japon, ni 42 ans pour un homme. C’est d’après mon beau-frère un fait statistique avéré, ces années réservent de bien mauvaises surprises à ceux qui les traversent.

A l’occasion de Setsubun (le jour qui marque le passage au printemps), on peut fort heureusement acheter au temple un peu de sérénité pour l’année en cours.

C’est pour cela que nous sommes allés en famille hier dans un temple d’Osaka : Abiko34.599527135.510150.

Abiko, c’est assez près de la maison, mais pour s’y rendre en métro, on doit un peu faire le tour de la ville, passer par daikokucho, ça prend donc un certain temps. Ce qui n’est pas pour déplaire au petit dont la passion pour les densha (trains) ne va que croissante.

A Abiko34.599527135.510150, il y a foule presque comme pour le jour de nouvel an, bien entendu, comme toute fête japonaise, les yatai (stand de forains) sont là en grand nombre, et le principe est de lâcher un peu (ou beaucoup) d’argent aux yatai, un peu (ou beaucoup) d’argent au temple, faire une prière et revenir à la maison avec sa cargaison d’artefacts religieux (dont l’efficacité elle aussi avérée finirait bien un jour par infléchir les statistiques susnommées), puis de lâcher un peu (ou beaucoup) d’argent aux yatai sur le chemin du retour :).

Le principe est simple, et j’aime bien les choses qui sont simples à comprendre !

A Abiko34.599527135.510150, on vient rapporter les objets qu’on y a acheté l’an passé, pour qu’ils soient brûlés. On retrouve de fait le feu un peu partout dans le temple. En particulier dans le pavillon principal, où le feu brûle à l’intérieur même du temple de bois, dans un bucher savamment organisé par des moines très costauds, qui reçoivent leur enseignement sur les pentes du Mont Koya, où ils passent leurs journées à la dure.

On y vient aussi pour recevoir le sacre libérateur du mauvais esprit, à la manière dont on sacrait les chevaliers au moyen-âge : un prêtre avec un chapeau (beaucoup) trop petit, appose une épée en plastique (qu’on retrouve un peu plus loin en vente dans les yatai, avec les figurines d’ultraman) sur chacune des épaules, puis sur le front, après lecture d’un texte saint pendant lequel un autre prêtre souffle comme un boeuf joue du coquillage à ses côtés. Bouuuuh.

Et pendant ce temps là, le petit faisait des tas d’expériences avec la terre sabloneuse du temple !

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Sortir de l’ombre

Cet après midi, je suis allé à Umeda34.7025135.49793 pendant la sieste du petit et de sa maman. Umeda34.7025135.49793, c’est le centre de Osaka : une station JR, trois stations de métro plus une gare privée, des milliers de boutiques, des tapis roulant dans tous les sens, des niveaux au dessus comme au dessous du sol, des passerelles, des tunnels, et des routes, des milliers de taxi à l’arrêt, des bus, et des trains dans les airs. Bref, c’est un peu dense, et on y croise toujours aussi un peu de monde.

D’ailleurs, bien que je m’y rende relativement souvent, je m’y paume toujours autant dès lors que je perds le contact visuel avec l’extérieur. Et en m’y promenant aujourd’hui, ça me faisait un peu penser à ces jeux vidéos où on doit conquérir des territoires et où les zones non encore découvertes sont plongées dans un épais brouillard noir*. Umeda34.7025135.49793, c’est encore bien sombre pour moi…

Sauf que j’ai désormais sur ma carte intérieure de nouvelles zones découvertes : les 2 sous sols de la station Hankyu n’ont plus de secret pour moi, et je pourrai retourner les yeux fermés au magasin Kiddy Land. Pour y aller, depuis Nishi-Umeda34.699072135.492324, rejoindre la gare JR par le souterrain, traverser d’ouest en est toute la gare JR, attendre longtemps au passage piéton le plus fréquenté de la ville, traverser, entrer dans la station Hankyu, piquer à gauche le plus tôt possible, éviter le tapis roulant qui est bondé, trouver en face un escalier qui descend au B1, trouver un plan, comprendre qu’il faut descendre au B2 pour aller dans l’aile Nord de Hankyu San Bangai (environ 120 boutiques par étages, 5 étages), une fois dans l’aile nord, remonter au B1, on y trouve Kiddy Land, tout au bout. Sauf que Kiddy Land est sur deux étage, non reliés directement, et que ce que je cherchais se trouvait au 1F, ressortir de Kiddy Land, piquer à gauche dans les chapeaux, trouver un escalator pour l’étage supérieur, repiquer à gauche 2 fois vous y êtes, les tampons Sakura sont au fond.

Eh bien, croyez moi ou non, j’aime beaucoup me perdre de la sorte.

Au retour, je change de route pour mettre un peu plus de piquant, et je me retrouve sur une passerelle où joue un groupe très bon, très énergique : kaede.

Quelques photos, bien sûr, à contre jour pour la plupart, l’occasion de me tester maladroitement au fill-in, mon ciel est tout cramé, mais pourquoi ?

Changement de lieu et de temps, alors qu’un peu plus tard je flânais dans les magasins de musique de Namba34.663463135.501959, un gars avec sa copine m’a abordé sur le thème « tu joues de la basse ? » réponse affirmative, puis on cherche un bassiste, viens jouer avec nous, t’es pas très bon, c’est pas grave… j’ai eu en cadeau un MD avec 30 minutes d’un concert enregistré « il y a longtemps ». Ca marche pas mal, musicalement c’est pas trop mal construit, c’est dans un style assez puissant (j’irai en répét’ avec mes boules quiès), mais le chanteur fume beaucoup trop… En rentrant à la maison j’avais déjà un mail de sa part, qui me précisait qu’il portait un chapeau dans le magasin, et qui se concluait sur « Jouons ensemble ! »…

Et on peut voter en commentaire pour la photo 1 ou la photo 2 aussi, il est tard, je ne sais plus quoi en penser…

* Les spécialistes pourront me donner le nom du jeux, j’irai chercher une illustration pour les autres.

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Yukatas et mégaphones

Comme prévu, nous sommes allés à la fête de Tenjin Matsuri cette semaine (entre Yodoyabashi34.693003135.500950 et Nakanoshima34.691979135.509018). Nous n’étions pas les premiers arrivés et beaucoup attendaient patiemment le feu d’artifice.

Le principe de cette fête est relativement simple : un monde de folie, des boutiques temporaires (yatai) en nombre suffisant pour satisfaire tout ce monde, des feux d’artifices en permanence pour qu’il y ait encore plus de monde, et des rangées de mégaphones pour prévenir les débordements et orienter les flux. Certains plus malins, ont trouvés des points de vue moins mouvementés.

La petite particularité de l’évènement tient au fait qu’il se passe aussi des choses sur l’eau.

Je vous mets ici quelques photos de piètre qualité, mais allez vous arréter pour prendre une photo en nocturne (avec mon petit appareil, le temps de pause est plutôt long) quand derrière vous le japon tout entier poursuit sa marche ! A défaut d’être nettes, elles montrent au moins le mouvement ! 🙂 Malgrès tout, j’aime assez celle qui suit…

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Qui a dit que les japonais travaillaient tard ?

Bon, mais Ghismo, et tes vacances au top ?

Ah oui, c’est vrai, tiens, après une fête à Asakusa35.711195139.796398, on a pris la direction de Kamakura35.317867139.549592, depuis le Nord de Tokyo35.673718139.697556, c’est méga-long, ça coûte beaucoup (plus de 1000 yens) et ça demande quelques changements. Même le petit habituellement si intéressé par les voyages en train s’en lasse un peu. Vraiment les distances à Tokyo35.673718139.697556 n’ont rien à voir avec celles d’Osaka. Je vis vraiment dans une bourgade ! 🙂

La miss qui était arrivée à cours de liquide fait l’expérience du système bancaire japonais. La préhistoire bancaire, ici tout se paye en liquide*, et il ne fait pas bon devoir trouver une banque en plein week-end qui offre la possibilité de retirer de l’argent avec une Visa étrangère. On ne trouve pas.

A fujisawa, on retrouve la femme de l’ami vu la veille au soir ; je propose de prendre la carte qui permet de s’arrêter partout où on le souhaite, mais la mauvaise nouvelle tombe : il est déjà tard, et les temples vont fermer bientôt… Yargh… On ne fera qu’une courte pause à Hase35.312752139.533137 qui abrite le grand bouddha si connu de tous les touristes au Japon. Inutile d’espérer pouvoir en voir plus.

Pour se rendre à Kamakura35.317867139.549592 depuis Fujisawa35.336923139.487083, il faut prendre un petit train (la ligne enoden, 290 yens) qui passe entre les maisons on ne sait pas toujours comment, c’est tellement exigu par endroit qu’il ne faudrait pas sortir la tête. Au détour d’une rue, parfois, surgit la mer et ses plages, tellement tentantes qu’on s’y arrêterait bien. Ce serait sans compter sur la dictature des aiguilles.

Arrivé à la station de Hase35.312752139.533137, on se rend au pas de course vers le grand Bouddha (250 yens). Dans le ciel, des aigles tournoient, assurant une garde sur les lieux qui n’a rien de rassurante. On manque de temps, on ne profite que peu du grand Bouddha, et on ne peut s’empêcher de faire des comparaisons avec celui de Nara34.683793135.835669. Nara34.683793135.835669 wins. On peut visiter celui de Kamakura35.317867139.549592 de l’intérieur (quand on arrive plus tôt), et dans son dos, sont percées des fenêtres, ouvertes à l’aide de volets de bronze, lui faisant comme des ailes d’ange anguleuses pas du meilleur effet… Pragmatisme, pragmatisme.

Toujours au pas de course, on suit notre amie qui nous mène vers le temple de Hase35.312752139.533137dera (300 yens). Là encore, le temps nous presse, on arrive in-extremis à entrer dans le temple alors que les portes se ferment derrière nous. Moins de 30 minutes plus tard, on nous chassera dehors, fort cordialement. Ce second temple est tellement plus intéressant qu’on aurait vraiment aimé pouvoir y passer plus de temps. Superbe jardin, terrasse offrant une vue magnifique sur la mer, forêt miniature de bambous, statues alignées, et multiples bâtiments.

Il n’est pas tard, le soleil brille encore (c’est dire s’il n’est pas tard), et on se retrouve en train de souper de ra-men très moyens (dans les 700 yens) au bout de la ligne, à Kamakura35.317867139.549592 (210 yens).

Le retour se fait en train JR (dans les 1000 yens), aujourd’hui encore, c’était… wow (8000 yens d’hôtel et 4500 yens environ en dépenses courantes) !

Et pour finir, la carte du matin, de l’après midi, de la journée

* Si votre banquier vous dit, alors que vous vous apprétez à partir au Japon, « Avec votre carte Visa, aucun problème », c’est qu’il n’est jamais venu au Japon et qu’il ne sait pas de quoi il parle ! Demandez du cash.

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