Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

C’est nouveau !

Avec pour seul indice cette photo, saurez vous dire ce qui a changé ?

Edit : c’est donc bien d’un nouvel appareil qu’il s’agit, un Nikon D80 avec un objectif 18-70. Testé fébrilement le soir de l’achat dès la batterie chargée…

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Soirée en ville

Ce soir, on a laissé le petit chez Baba, nous permettant de filer en ville manger tranquille dans un des innombrables restos d’Umeda. On n’avait pas trop décidé de où on voulait manger, je savais juste que je voulais passer au Yodobashi Camera pour regarder de plus près les appareils photos et les boites à lumières (c’est bientôt mon anniversaire), mon épouse, elle, voulait aller à la librairie acheter des bouquins.

Ce n’est qu’ensuite qu’on s’est dirigé dans le shôtengai (passage commerçant) qui file au Nord jusqu’à Ogimachi34.703676135.509598. Mon épouse cherchait un Okonomiyaki, et s’est arrêté devant un restaurant en sous sol, c’était écrit « tout à 315 yens »… pas cher !

On descend les escaliers, et la déco est très rustique, volontairement rustique. Le sol est en graviers et en pierres plates, les murs sont recouverts d’un torchis grossier (laissant apparaitre le béton là où il s’effrite un peu trop) avec quelques croisées en bois vieillis. Il y a du monde dans le petit couloir (il serait plus juste de parler de boyau, on s’y croise difficilement), et on attend une bonne demie heure sur de petits tabourets. La disposition des lieux fait qu’on n’a encore rien vu du restaurant.

Pendant ce temps, on a eu l’occasion de faire la connaissance de deux cafards fuyant sur les murs, deux cafards de concours, qui seront l’un après l’autre mouchés d’un geste précis par le responsable du restaurant, arrivé sur les lieux alerté par les cris des demoiselles de devant.

Mon épouse me dit que ce n’est pas grave, que les cafards dans un restaurant, c’est souvent le signe d’un bon restaurant… C’est incroyable ce que les japonais peuvent être consensuels ! 🙂

Et puis, notre tour venu, on finit par passer à table. Et c’est assez sympa. Un comptoir fait le tour du grill, géré par le chef. Devant, comme au marché, des paniers de bambou présentent plein de choses super appétissantes : des coquilles Saint Jacques encore vivantes, des pavés de viande rouge, des légumes, des poissons, et il suffit de montrer du doigt ce qu’on veux pour que ça atterrisse sur le grill avant de nous être servit au bout d’une longue pelle de boulanger en bois.

L’ambiance est très relax, le pépé à ma gauche, avant de quitter les lieux me montre du doigt les coquilles Saint-Jacques, me les nomme en japonais et ajoute que c’est bon. Les filles qui attendaient devant nous dans le couloir, bien que corréennes et ne parlant pas japonais, ont aussi trouvé à discuter et à se faire expliquer la carte par d’autres clients…

Et quand on est servi, c’est incroyablement bon, on comprend que les cafards soient aussi dodus.

En sortant des lieux, je suis repassé pour la première fois de nuit devant ce qui m’a servi de couverture pour mon photobook, et, de nuit, c’est vraiment une toute autre ambiance. L’éclairage en contre plongée donne un air plutôt inquiétant à cette geisha de bois sculpté.

Je me suis aussi arreté prendre une photo de ce couloir isolé de la gare d’Umeda où quelques restaurants rapides accueillent des salary-man solitaires, solitaires ou pressés, ou les deux, sous l’éclairage froid et inhospitalier des néons.

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Marseillaise, petits fours et grillades

14 juillet oblige, c’est un week-end coincé entre drapeaux, petits fours et grillades que nous avons passé. Le samedi midi, le consul et son épouse nous accueillaient dans un grand hôtel d’Osaka, accueil solennel devant des panneaux dorés, discours, puis ruée sur le fromage.

C’est aussi l’occasion de retrouver des amis par surprise. D’après un habitué de ces réceptions cette année était un bon cru, il faut dire qu’avec le cours actuel du Yen, l’enveloppe de son altesse consulaire devait être épaisse. Le Typhon qui nous fonçait dessus était de toutes les conversations.

Le lendemain, c’était à Kyoto34.986796135.758678 que ça se passait, à l’institut franco-japonais du Kansai, alléchés par la mise en jeux d’un billet d’avion pour la France. Et contrairement aux pronostiques de la veille, le typhon étant allé se perdre en mer aux abords d’Osaka, on a eu droit à un dimanche entre ciel noir et plein soleil, les deux ensemble souvent, mais sans pluie, permettant à la fête de se tenir dehors avec barbecues et déjeuners sur l’herbe.

Ce fut aussi pour moi l’occasion de découvrir Kyodai (l’université de Kyoto34.986796135.758678, deuxième du Japon en terme de réputation), guidé par Thomas qui me proposais de fuir la sélection musicale du lieu en faisant un tour dans le quartier. Le campus est par endroits assez surprenant et on ne s’attend absolument pas à ce genre d’ambiances venant d’un campus universitaire aussi prestigieux. Portes défoncées, baraquements crasseux, ateliers de mécanique pour tuning automobile, cabanes dans les arbres. En fait, c’est autant le bordel qu’aux Olivettes à Nantes du temps où ça y était le bordel !

Kyoto34.986796135.758678 » href= »http://flickr.com/photos/97154410@N00/828097981″>

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Changement d’horizon

On est en train de me changer l’horizon, et c’est visiblement suffisamment important pour qu’on en parle à la télé aux infos du soir. Ça a commencé peu après le nouvel an, lorsqu’une forêt de grues à poussé spontanément derrière le tablier du pont qui marquait de manière ferme le seuil entre le sol et l’infini. Et puis, depuis quelques jours, deux cages de métal sont sorties du néant.

Jiji le savait, c’est Sharp qui vient s’installer sous nos yeux, et d’après les infos, Sony s’intéresserait aussi à ce bout de terre artificielle de Sakai34.535771135.467846hama ; Sakai34.535771135.467846hama dont le nom impliquerait qu’il y ait eu un jour une plage ici. On la cherche encore.

C’est la troisième fois qu’on entend parler de notre quartier à la télé depuis notre arrivée. Il y a eu le scandale Osker Dream, une banale histoire de gestion douteuse d’argent public, puis la chute inexpliquée de cet hélicoptère sur la ligne de train qui file au sud, et enfin ce chantier très actif sur notre ligne d’horizon.

A chaque fois, c’est l’occasion de justifier auprès du petit qu’il est important de regarder les infos, là où lui préférerait évidemment Barbapapa, Anpanman ou Nihongo de Asobo. A chaque fois, on lui dit « regarde la maison là, à la télé ». Le temps qu’il s’intéresse à ce qu’on dit, généralement le sujet est passé et il nous répond « eh doko ? (où ça ?) » à quoi on ne peut que lui répondre « trop tard ».

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Un petit drive à Osaka, ça vous dit ?

Un peu après Tokyo35.673718139.697556, les grandes villes du Kansai (la région d’Osaka) sont désormais couvertes par Google Street View. Si ça vous dit de vous promener à Osaka, je vous donne ici la station du quartier où j’habite comme point de départ (on fait mieux comme point de départ, certes ! 🙂

C’est vraiment très en banlieue, aussi, tout le quartier n’est pas couvert, mais je peux aussi vous rapprocher du centre, à Umeda34.7025135.49793 ici ou encore Namba34.663463135.501959 là pour un peu plus d’effervescence !

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Le grand retour des fruits du ginkgo

Ceux qui ont déambulé sous les ginkgo en automne en connaissent les caractéristiques. Pendant une courte saison, on se croirait de retour en France. En automne, le ginkgo fait des fruits qui tombent au sol et qu’on foule du pied insouciant. Au moins les premières fois, après on fait attention. En attendant, ça pare le ciel d’Osaka de jolies couleurs dorées, et ça, c’est beau.

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Avoir la tête grosse comme…

… une pastèque.

Et c’est reparti pour 4 mois de matraquage sonore au rayon fruits et légumes de l’Izumiya d’en bas. En rentrant dans la supérette on va pouvoir faire ses courses plein d’entrain, le combi-cd est branché pour tourner en boucle sur la minute dix-neuf du clip et rappeler aux mous du bulbe si ils l’avaient oublié que la pastèque, c’est bon pour c’qu’ils ont.

Qui dit clip, dit vidéo, que je vous sert à suivre, y’a pas de raison que ce soient toujours les même qui trinquent.

http://www.youtube.com/watch?v=SckmcLsvoHo

 

Avec les paroles, parce qu’elle valent la peine quand même

J’adore la pastèque

Une super super grosse pastèque
Si on la coupe, c’est rouge dedans, c’est doux, c’est délicieux
On la mangerait d’une seule bouchée
De ma pastèque adorée
Mais les pépins, faut pas les avaler
Sinon t’auras des germes qui te sortiront du fondement
Enlève bien les pépins, patience,
Après tu pourras tout manger

Pastèque, pastèque, j’adore !
Pastèque, pastèque, j’adore !!
Pastèque, pastèque, j’adore ma pastèque adorée !!!

Super super bonne pastèque
Aussi grande que le ventre de Papa
On la mangerait d’une seule bouchée
Délicieuse, délicieuse, délicieuuuuse pastèque
Mais faut pas trop en manger quand même
Sinon ton ventre se fera entendre
Mais en la mettant au frais pour la nuit,
Demain ça sera le b-o-n-h-e-u-r !

Pastèque, pastèque, j’adore !!
Pastèque, pastèque, j’adore !!
Pastèque, pastèque, j’adore !!
Pastèque, pastèque, j’adore !!

Consternant, non ? Pour ceux qui en veulent plus, le site web du collectif d’aide au développement de la Pastèque Nippone.

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Campagne !

Pour faire écho à Thomas, et pour poursuivre la petite journée à Nara34.683793135.835669 du week-end dernier, quelques photos de la campagne de Nara34.683793135.835669, en plein taue. Désolé, si les photos ne sont pas toujours super, on était la plupart du temps en voiture avec Jiji, et on ne s’arrête pas tous les 100 mètres pour poser l’appareil.

Depuis la route, donc, photos en mouvement sur les jeux de miroirs qu’offrent les champs de riz en eau, tout juste plantés.

Et puis quelques autres à pieds aussi.

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Couper la pierre

Les alentours du temple, regorgent de cabinets de voyance, et c’est peu de le dire. Et chose étonnante d’après mon épouse, on se fait même alpaguer depuis l’intérieur d’un cabinet, l’Obasan-ultra-voyante, derrière son bureau en désordre, nous interpelle à la manière d’une marchande de légumes : « irrashyaïmassseee dôôzo ». Sa spécialité, sans doute les naissances, ceci pouvant expliquer cela.

La montée vers la station Kintetsu ressemble un peu à celle qui à Kyoto34.986796135.758678 mêne au Kiyomizudera34.994742135.785039. Sauf qu’ici, c’est Oyaji-Powah, la moyenne d’âge avoisine les 8x ans, les magasins et ce qu’on y propose sont en conséquence, ici pas de babioles en tissus coloré, encore moins d’éventails « I love Kyoto34.986796135.758678« , mais plutôt : uranai*, kombu, tsukemono, uranai, uranai, amazake, uranai, senbei, uranai, confiseries, uranai, uranai, oden, uranai, kusuriyasan, uranai. Bien sûr aussi, dans une ambiance aussi ridée, un gaijin, au bras d’une locale, ça fait se concentrer bien des regards, d’incompréhension.

Surgit alors un daibutsu, le troisième en taille du Japon, ex-aequo avec tous les autres troisième en taille du Japon, il se mérite, la pente est raide, et on n’est pas encore arrivé à l’autre station Ishikiri34.682266135.646122, celle d’en haut qui nous ramènera à Osaka.

Par endroits, quelques percées, jardins, ouvrent la vue sur la ville d’en bas, vue d’en haut. En fait, la vue est plus belle depuis le train qui vient de Nara34.683793135.835669, mais plus difficile à saisir aussi, ça va plus vite.

* Uranai : Voyance

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