Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

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Visite faite à Piccator en ses terres

C’est à 10h que j’arrive en gare d’Umeda, accueilli par le « o-ha-yo-go-za-i-maaaaa-su » du staff d’une boutique de mode. Tout les matins il doit en être ainsi, le personnel de la boutique remercie le client potentiel d’une salutation coordonée à inclinaison de 82°. Le client potentiel, hier, c’était moi, surpris d’avoir été hélé de la sorte (et quelques centaines d’autres, habitués)…

Un peu après dans le train, un petit pépé entre avec un caniche abricot dans un sac, provoquant instantanément un vent d’admiration kawaïste dans tout le wagon. Ce qu’elles étaient contentes ses obasan voisines d’avoir été élues pour pouvoir caresser le doux animal. Celle de gauche surtout, qui pendant tout le voyage n’en pouvant plus, affichait un sourire jusqu’aux oreilles et, à chaque 10 secondes, hochait la tête d’un mouvement volontaire pour appuyer ses « Ne ! Kawaii ne ! » envoyés un coup à gauche, un coup à droite, un coup au milieu pour obtenir le consensus du reste du wagon. Le toutou, son maître et ses voisines sont descendus au même arrêt, et je pense qu’avec quelques années de moins, ce beau monde aurait probablement fini dans un love hotel voisin tant l’excitation était palpable ! 🙂

Deux petites anecdotes sur le chemin qui me conduisait hier à Kobe34.691380135.195693 où j’ai passé la journée avec Piccator. J’ai un certain nombre (un nombre certain) de photos et cette nouvelle blogger party pourrait bien générer quelques posts cette semaine…

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Et j’ai oublié de vous dire…

Fin pour de vrai de la petite série consacrée à notre week-end à la campagne.

En vrac, quelques expériences faites pendant le voyage, et que je n’ai pas trop su où caser (et quelques scans également en vrac).

Autant à Tsuwano34.479392131.759033, ville qui a misé sur le tourisme pour son développement, vous croiserez 5 gaijin dans l’après midi (même à cette saison), autant, à quelques kilomètres de là des gaijin, on n’en a jamais vu. Quand nous nous sommes arrêtés en cours de route au « michi no eki » où nous avions déjeuné, un homme m’a abordé, très sympa, il voulait savoir d’où je venais où j’allais, pourquoi j’étais au Japon. Enfin quelqu’un de curieux, et c’est agréable de croiser un peu de curiosité en ce pays. Par contre, au « michi no eki » de Hagi34.404643131.401977, j’ai retrouvé les mêmes obaasan qu’à Osaka. Et alors que je rentrais dans un magasin, l’une d’entre-elle qui discutait avec une vendeuse, a tout lâché, pour me suivre jusque dans les rayonnages, s’est posté devant moi à 20-30 cm, m’a fixé quelques secondes, avant de tourner les talons avec un mélange de stupéfaction, de peur et de dégoût dans le regard. Elle est ensuite retourné au stand de la vendeuse et a repris sa conversation là où elle l’avait laissée.

Le petit est vraiment un fan absolu des transports. Les bus, les trains, les avions, les papous (tout ce qui possède un gyrophare et potentiellement dispose d’une sirène faisant « pa!pou! »), rien n’échappe à son regard qui s’est spécialisé dans la détection de tels engins. Alors que nous petit-déjeunions à la pension, le petit s’excitait sur sa chaise en pointant du doigt et en disant trois « den-shya » (ça veut dire train) à la minute. En regardant dans la direction pointée, nous ne voyons rien d’autre qu’une voiture sur un parking, et nous commencions à penser que ses algorithmes de reconnaissances s’étaient détraqués. On lui a montré des cartes postales de train à vapeur pour lui remettre de bonnes images en tête, ça lui a beaucoup plu, mais sitôt les cartes postales visionnées, il a repris son joyeux manège. Ce n’est qu’une fois sorti sur le dit parking, qu’on a vu un petit panneau sur lequel était écrit « Pension » avec un petit train de dessiné dessus !

Toujours concernant les petits trains, les cousines du petit lui ont offert un petit train en bois très sympa, et comme le jour de son anniversaire, il a été véritablement content de ses cadeaux et les a applaudis. Le restaurant où nous mangions donnait alors sur la voix de train, et quand nous entendions un train passer, nous nous précipitions sur la fenêtre (en papier) pour l’ouvrir et montrer le train au petit. Petit qui ne comprenais au début pas trop l’excitation des grands sur la fenêtre, a raté le train à deux reprise. Quand il en a enfin vu un il était tellement court (un minuscule wagon tout seul), qu’on en était presque déçu pour lui.

Ce soir là, c’est Jiji aussi qui a été déçu. Il a proposé à un moment « Allons à l’Onsen », visiblement très motivé, Ojisan le suivait dans la démarche à 100%. Cependant, devant mon manque d’entrain pour aller me mettre les fesses à l’air en famille et m’ébouillanter vivant, le projet a rapidement capoté. C’est sur le chemin du retour que j’ai réentendu parler du Onsen raté, et là Jiji a eu l’espace d’un instant une tête tellement dépressive, que j’ai compris à quel point ça lui a coûté. Bon, mais c’est quand même pas ma faute si au Japon on fait tout en groupe. J’ai bien insisté « Mais allez-y ! Allez-y ! (mais allez-y sans moi…) ». Je me serait fait une joie d’arpenter la ville de nuit avec mon appareil photo. Mais, non, ça ne se conçoit pas ici. Du coup, de retour à Osaka, la première chose que Jiji à fait, c’est tracer direct à l’Onsen du coin (avec un petit air de revanche).

Et puis, je voulais aussi vous parler un peu des routes de montagne. Du petit tortillard qui sur une voix unique suivait entre Shiniwakuni34.171654132.225565 et Tsuwano34.479392131.759033 les courbes de la montagne, franchissant fréquemment de petits ponts. Très mignon. A Tsuwano34.479392131.759033, je n’avais encore jamais vu une route aussi étroite (même les ruelles de Nara34.683793135.835669 sont battues), et c’est celle qui mène à la pension. Et puis entre Tsuwano34.479392131.759033 et chez Ookii-Baba, la route est en train d’être refaite en de nombreux endroits. On ne s’y croise pas en voiture. Alors des feux de chantier ont été placé là. Feux qui affichent un compte à rebours avant de passer au bleu (et ici, c’était vraiment des feux bleus, pas du vert appelé bleu). Bon, mais les autochtones jettent un regard rapide sur la route avant de décider de passer quand même si la voix est libre. Faisant fi du feu.

Et c’en sera définitivement fini de ce week-end à la campagne !

Fin de parenthèse, ouvrez les guillemets

On le savait, ça ne pourrait pas durer, après deux semaines de déconnexion presque totale, me voilà de retour au boulot. Je m’attendais à trouver dans ma boite mail pro quelques douceurs sur ce que j’avais dit que je ferrai pendant les vacances et que j’ai totalement oublié, et même pas, j’ai vraiment un chef en or.

Ca ne m’empêche pas d’avoir le moral dans les chaussettes et de ne pas trouver trop de goût à ce que je fais… bon ça va se tasser, hein !?…

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Lock’n’loll

Hier, j’avais rendez-vous avec le gratteux rencontré samedi dernier dans un magasin de Shinsaibashi34.675142135.501320, pour jouer un peu ensemble. J’ai joué comme une patate ça revient pas aussi facilement que le vélo…

On s’est donné rendez-vous à la Gare de Tennoji34.646625135.513095 pour se rendre au Studio que j’avais déjà pris en photo il y a quelques temps, sans savoir que je finirai un jour par entrer par cette petite porte discrète (là où c’est écrit E7) qui ouvre sur un escalier à pic. Bon, mais je prends tellement de photo aussi, qu’on ne peut pas vraiment parler de coïncidence…

Sur le chemin entre la gare et le studio, on a un peu discuté et quand je lui disait que j’étais Français, il me lance un « bonne joue » dont je sais par expérience qu’il faut entendre « bonjour ». Là me vient l’idée de lui apprendre son second mot de français, plus approprié à l’heure avancée :

– (…) là, on dit « Bonsoir »
– Bbwwaaaaaahhhh ?

Ok, j’ai du mal articuler, je retente :

– « Bonsoir »
– Beuuwaaah ?
– Euh… Bon-so-a-lou
– Beuusowaaahhh…

Et si je donnais des cours de français moi 🙂

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Prendre de la hauteur

Et le récit des vacances continue…

Il suffisait alors de s’enfoncer dans les profondeurs de Tennoji34.646625135.513095, prendre un métro, changer 3 fois de lignes pour traverser la ville d’est en ouest et sortir presque au pied de la tour du World Trade Center34.638292135.415291. 310 yens de métro tout de même et quelques bonnes dizaines de minutes. Avant de se précipiter dans les étages, on peut longer le rivage rectiligne du port à conteneur de Nanko34.636668135.413918, c’est gratuit. Faire un tour aussi des boutiques de l’Asian Trade Center, puis traverser et pénétrer dans la tour d’en face. Le Saint étoile, ex-Starbucks offre un café filtre à 260 yens. Et puis, on se lance, à l’assaut du 55ème étage. 800 yens, l’ascenseur vitré accélère, le petit garçon du couple qui fait la montée avec nous passe par tous les superlatifs, « génial, ça va super vite, génial, c’est méga haut, génial ! ».

On n’arrive pas directement au sommet, mais 3 étages au dessous, le reste de la montée se fait dans un escalator conçu probablement pour représenter la montée au paradis. Un long tunnel très brillant, où tout est reflété, à commencer par le poster de ciel bleu illuminé au dessus de la sortie du haut. Se retourner aussi a été prévu et montre un petit carré d’enfer tout en bas fait des lumières orangées du 52F.

La vue du 55F est à couper le souffle, même si comme souvent, la ligne d’horizon au dessus d’Osaka est trouble et que l’arrière plan disparait dans la brume, pour autant on ne regretterait pas ses 800 yens si il n’y avait ce décor kitchissime, reproduction un peu cheap d’une place de village méditerranéen avec micro chapelle à grande croix, alcôve en chaux blanche, éclairages blanc-bleutés, angelots dorés.

Et puis, il faut fermer la boucle pour rentrer à la maison, 230 yens. Le soir, c’était sushi sur tapis roulant parce que c’est quand même bien rigolo. Environ 1000 yens par personne.

Et quelques photos à prendre sur le chemin du retour. Bilan de cette première journée : 3600 yens quand même.

Et la carte de la journée si ça en interesse.

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C’est nouveau !

Avec pour seul indice cette photo, saurez vous dire ce qui a changé ?

Edit : c’est donc bien d’un nouvel appareil qu’il s’agit, un Nikon D80 avec un objectif 18-70. Testé fébrilement le soir de l’achat dès la batterie chargée…

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La récolte sera-t-elle bonne ?

Nous sommes allés ce week-end faire une petite visite en famille au cimetière. Celui çi se trouve à Nara34.683793135.835669, en rase campagne. Et à cette période de l’année, tout le long de la route, les champs de riz rayonnent d’éclats verts. La récolte est proche.

Et c’est la première fois que je voyais du riz pour de vrai, avant qu’il ne soit scrogneugné, et mis en sachet cuisson 10 minutes. La première fois aussi que je voyais ce genre d’araignée.

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Etre à côté de ses pompes

Le lundi soir je vais prendre mon cours de basse au K’s Studio34.604923135.472202.

Et au Studio K’s comme à peu près partout au Japon, on se déchausse pour rentrer. Chez K’s ils sont prévenant (à 3000 yens de l’heure, ils peuvent) et ils mettent à notre disposition des casiers dans lesquels on trouve des petits chaussons rouges qui doivent bien chausser du 52, qu’on substitue généralement par nos propres chaussures. La consigne est de 100 yens et on la récupère à la fin.

Comme beaucoup de gaijin, n’ayant pas pris l’habitude depuis tout petit de mettre et d’enlever mes chaussures 30 fois par jour, j’y passe un certain temps là où les japonais font ça en une fraction de seconde sans même y réfléchir ni se baisser.

Ce dernier lundi, après le cours, je récupère donc mes chaussures que je pose par terre du côté autorisé. Deux rockeurs dans la quarantaine me précèdent et je les entends discuter d’une voix qui colle à leur look : puissante et rauque. Et puis je comprend qu’ils parlent de mes chaussures « Kakkoi » dit l’un en les pointant du doigt (kakkoi, ça veut dire cool). Et puis, alors que je me baissait pour me chausser, l’autre garçon se baisse en même temps et prend ma chaussure droite en main, la retourne pour en voir la semelle, et là s’exclame « Yappari ! » (ce qui veut dire en gros, « Je le savais ! »). Puis, il repose ma pompe par terre sans rien dire d’autre. Entre temps je me suis relevé parce que je ne me voyais pas courir après ma chaussure à cloche pied.

Un peu surpris quand même, légèrement outré, mais surtout très amusé par la scène, je voulais ajouter quelque chose, que je les avais achetée à Namba34.663463135.501959, que, que… mais les deux gusses étaient déjà à la machine à café et avaient changé de sujet de discussion. Me laissant avec mes interrogations.

Mais pourquoi « Yappari ! » ? Qu’est-ce qui pouvait les intriguer à ce point avec mes pompes ?

C’est quand même bizarre ici parfois !

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Pour bien commencer la semaine

Un salon automobile au Japon, c’est aussi, principalement – d’ailleurs, c’est pour ça qu’on y va – l’occasion de remplir ses cartes mémoires de photos de filles très mignonnes et très complaisantes ; et à l’entrée quand on prend son badge presse, on vous demande si vous venez pour les filles ou pour les voitures, quoi que vous répondiez, on ne vous jette pas dehors à grand coups de pieds, mais on vous donne votre accréditation photo… Quel pays !

Cette fois ci, j’étais venu en me disant que j’allais m’occuper plus des jolies mécaniques, faire des chouettes photos de chromes rutilants, et puis dès qu’on se retrouve face au premier mannequin, qu’elle vous regarde droit dans le zoom avec des sourires ou des signes de la main, qu’autour de vous on se bouscule pour capturer ces instants, on oublie vite ses premières intentions, et on prend sa place au premier rang l’œil bien fixé dans le viseur.

Et puis, il y a les shows, organisés parfois par les firmes automobiles, parfois par des entités qui ont beaucoup moins à voir avec ce monde là (la condition semble être d’avoir une voiture sur le stand), tel ce stand où les hôtesses vantaient leurs propres charmes pour vendre des DVD d’elles, en tirant un peu sur le soutien-gorge quand les pépés leurs demandaient des photos. Tout un métier.

Arrive aussi un moment, où, pris de folie, on commence à prendre en photo les hôtesses qui vous tendent les prospectus ou les autocollants à ramener au petit, de quoi se prendre des baffes n’importe où ailleurs. Là, non, la réponse est conditionnée, sourire, mise en avant de la brochure et des couleurs de la marque. On croit rêver.

Ah, et les photos sont ici [NotComplêtementSafeForWork], mais attention, ça peut choquer les plus sensibles d’entre vous 😉

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Week-end (dernier) sous les cerisiers

Le week-end dernier (j’ai une semaine dans la vue sur la publication de mes billets, oui, mais les fleurs sont déjà bien tombées et je ne voulais pas vous priver du spectacle), c’était ohanami-powah, samedi après midi, samedi soir (annulé, transformé en izakaya), dimanche après midi, dimanche soir (déplacé dans un resto turc)… Un week-end entier passé en petits gueuletons sous les arbres ou pas très loin.

Samedi, en fait il pleuvait, ce qui n’a pas retenu les plus motivés (dont nous étions) de tendre des bâches en guise de parapluie et de faire chauffer les barbecues. On avait rendez-vous avec la famille B., qui s’était chargé de tout. Partout autour les barbecues grillaient, et même quelques cocottes mijotaient. Un groupe pas trop loin descendait des bouteilles géantes de Sake en hurlant le bonheur qu’ils avaient d’être là sous les cerisiers… jusqu’à ce que l’un des leurs quitte la place pas trop frais en civière…

Dimanche, la pluie s’en était allée, et c’est à Kyoto34.986796135.758678 en très bonne compagnie qu’on s’est posé sous quelques fleurs. Thomas en parlait dès lundi, et en milieu d’après midi, un groupe très étrange, enlaçait les arbres du parc, obtenant en retour leur immense amour… Pas banal, tiens…

Et puis, le dimanche soir, c’est à Jyûsô, un quartier un peu olé olé de Osaka qu’on retrouvait les amies de mon épouse pour un repas dans un restaurant Turc. Le cuisinier, turc, carrure de déménageur, barbe de 3 jours, tatoos Harley Davidson (là je brode un peu), tissus noir noué sur la tête à la manière des pirates, me tenait à l’oeil de son air sévère pendant tout le repas… assez stressant. Au moment où le second du chef est entré dans le restaurant, homme bâtit sur le même modèle, même tenue, même couvre chef, j’ai préféré demander l’addition et m’en remettre aux yakuza gestionnaires du quartier que de passer sous les couteaux à kebab… et dehors c’était vraiment mieux.

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