Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Marseillaise, petits fours et grillades

14 juillet oblige, c’est un week-end coincé entre drapeaux, petits fours et grillades que nous avons passé. Le samedi midi, le consul et son épouse nous accueillaient dans un grand hôtel d’Osaka, accueil solennel devant des panneaux dorés, discours, puis ruée sur le fromage.

C’est aussi l’occasion de retrouver des amis par surprise. D’après un habitué de ces réceptions cette année était un bon cru, il faut dire qu’avec le cours actuel du Yen, l’enveloppe de son altesse consulaire devait être épaisse. Le Typhon qui nous fonçait dessus était de toutes les conversations.

Le lendemain, c’était à Kyoto34.986796135.758678 que ça se passait, à l’institut franco-japonais du Kansai, alléchés par la mise en jeux d’un billet d’avion pour la France. Et contrairement aux pronostiques de la veille, le typhon étant allé se perdre en mer aux abords d’Osaka, on a eu droit à un dimanche entre ciel noir et plein soleil, les deux ensemble souvent, mais sans pluie, permettant à la fête de se tenir dehors avec barbecues et déjeuners sur l’herbe.

Ce fut aussi pour moi l’occasion de découvrir Kyodai (l’université de Kyoto34.986796135.758678, deuxième du Japon en terme de réputation), guidé par Thomas qui me proposais de fuir la sélection musicale du lieu en faisant un tour dans le quartier. Le campus est par endroits assez surprenant et on ne s’attend absolument pas à ce genre d’ambiances venant d’un campus universitaire aussi prestigieux. Portes défoncées, baraquements crasseux, ateliers de mécanique pour tuning automobile, cabanes dans les arbres. En fait, c’est autant le bordel qu’aux Olivettes à Nantes du temps où ça y était le bordel !

Kyoto34.986796135.758678 » href= »http://flickr.com/photos/97154410@N00/828097981″>

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Voila l’été

Déjà un mois que je n’ai pas posté sur ce blog, il faut dire qu’avec un Petit dans une main et une Toute-Petite dans l’autre, ça n’aide pas beaucoup pour flâner en prenant des photos. Avant on pouvait négocier, et quand la négociation échouait, user de la force pour prendre les photos que je vous voulais vous ramener. Maintenant, c’est autrement plus difficile.

La bonne nouvelle, c’est que l’été est de retour, les cigales meurent bruyamment depuis deux semaines maintenant, la chaleur est bien installée, on sait que c’est pour durer jusque novembre, et les matsuri de l’été ont repris en masse comme tout les ans à la même époque, depuis deux ans que je suis ici, et probablement un peu avant…

Et un magnifique orage tout l’après midi, annoncé à 14h par un coup de vent qui a transporté les sac de toile du petit de sa chambre jusque dans le salon, à 14h40, le ciel à l’horizon affichait un noir dense, à 15h30, il faisait comme nuit et les éclairs tombaient sur les paratonnerres avoisinants dans un boucan qui a réussi à faire taire les cigales, tout en déclenchant les alarmes des voitures (à tout choisir…)

L’autre bonne nouvelle, c’est que je suis en vacances à partir de la semaine prochaine, et qu’un ami vient me rendre une petite visite, l’occasion de reprendre enfin un peu le train et de m’écarter de mon bureau-maison, avec mes deux mains libres et mon appareil photo :).

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L’égout et ses couleurs

okok, ce titre, là ? bon…

Un petit lien, rapide, sur un billet trouvé au hasard de mes navigations web, présentant des photos absolument incroyables d’égouts au Japon (notez bien que le fait que ça se passe au Japon ne change probablement rien à l’histoire, ça me permet par contre de vous en parler à propos)… sur crooked brains

wow !

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Fabrique de billes

La marche du lundi de Pâques se poursuit.

En fait, l’objectif secret que je m’étais fixé consistait à rejoindre à pieds Umeda34.7025135.49793 depuis Osakajo34.687251135.525670. Sur google maps, j’avais repéré que ça n’avait pas l’air impossible, et je me souviens de l’été dernier l’avoir fait depuis la rivière. En arrivant dans le parc d’Osakajo, on peut voir un bâtiment dont je sais qu’il se situe à Umeda34.7025135.49793… Chouette chouette, je n’aurai qu’à aller en cette direction et je pourrai me vanter de l’avoir fait.

Sauf que le bâtiment finit par disparaître, et que le tour du château m’a fait un peu perdre sa direction. Dans ces grandes villes, on n’est jamais totalement perdu car dès qu’on perd le fil de notre marche, il y a toujours une bouche de métro (il suffit de marcher à peu près droit, le temps qu’il faut) pour nous rappeler où on se trouve et si besoin rejoindre à coup sûr des lieux connus. C’est ainsi que j’ai su que j’étais finalement arrivé à Tamatsukuri34.673417135.532965 (dont ma traduction approximative m’a inspiré le titre du billet) ; dans la mauvaise direction donc, mais, qu’importe…

Qu’importe car sans cela je ne serais probablement jamais venu dans ce temple aux cerisiers magnifiques, où tombaient les pétales comme de la neige, abritant un cimetière militaire, et entouré de jardins public pleins de gamins très ennuyeux 🙂

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Et j’ai oublié de vous dire…

Fin pour de vrai de la petite série consacrée à notre week-end à la campagne.

En vrac, quelques expériences faites pendant le voyage, et que je n’ai pas trop su où caser (et quelques scans également en vrac).

Autant à Tsuwano34.479392131.759033, ville qui a misé sur le tourisme pour son développement, vous croiserez 5 gaijin dans l’après midi (même à cette saison), autant, à quelques kilomètres de là des gaijin, on n’en a jamais vu. Quand nous nous sommes arrêtés en cours de route au « michi no eki » où nous avions déjeuné, un homme m’a abordé, très sympa, il voulait savoir d’où je venais où j’allais, pourquoi j’étais au Japon. Enfin quelqu’un de curieux, et c’est agréable de croiser un peu de curiosité en ce pays. Par contre, au « michi no eki » de Hagi34.404643131.401977, j’ai retrouvé les mêmes obaasan qu’à Osaka. Et alors que je rentrais dans un magasin, l’une d’entre-elle qui discutait avec une vendeuse, a tout lâché, pour me suivre jusque dans les rayonnages, s’est posté devant moi à 20-30 cm, m’a fixé quelques secondes, avant de tourner les talons avec un mélange de stupéfaction, de peur et de dégoût dans le regard. Elle est ensuite retourné au stand de la vendeuse et a repris sa conversation là où elle l’avait laissée.

Le petit est vraiment un fan absolu des transports. Les bus, les trains, les avions, les papous (tout ce qui possède un gyrophare et potentiellement dispose d’une sirène faisant « pa!pou! »), rien n’échappe à son regard qui s’est spécialisé dans la détection de tels engins. Alors que nous petit-déjeunions à la pension, le petit s’excitait sur sa chaise en pointant du doigt et en disant trois « den-shya » (ça veut dire train) à la minute. En regardant dans la direction pointée, nous ne voyons rien d’autre qu’une voiture sur un parking, et nous commencions à penser que ses algorithmes de reconnaissances s’étaient détraqués. On lui a montré des cartes postales de train à vapeur pour lui remettre de bonnes images en tête, ça lui a beaucoup plu, mais sitôt les cartes postales visionnées, il a repris son joyeux manège. Ce n’est qu’une fois sorti sur le dit parking, qu’on a vu un petit panneau sur lequel était écrit « Pension » avec un petit train de dessiné dessus !

Toujours concernant les petits trains, les cousines du petit lui ont offert un petit train en bois très sympa, et comme le jour de son anniversaire, il a été véritablement content de ses cadeaux et les a applaudis. Le restaurant où nous mangions donnait alors sur la voix de train, et quand nous entendions un train passer, nous nous précipitions sur la fenêtre (en papier) pour l’ouvrir et montrer le train au petit. Petit qui ne comprenais au début pas trop l’excitation des grands sur la fenêtre, a raté le train à deux reprise. Quand il en a enfin vu un il était tellement court (un minuscule wagon tout seul), qu’on en était presque déçu pour lui.

Ce soir là, c’est Jiji aussi qui a été déçu. Il a proposé à un moment « Allons à l’Onsen », visiblement très motivé, Ojisan le suivait dans la démarche à 100%. Cependant, devant mon manque d’entrain pour aller me mettre les fesses à l’air en famille et m’ébouillanter vivant, le projet a rapidement capoté. C’est sur le chemin du retour que j’ai réentendu parler du Onsen raté, et là Jiji a eu l’espace d’un instant une tête tellement dépressive, que j’ai compris à quel point ça lui a coûté. Bon, mais c’est quand même pas ma faute si au Japon on fait tout en groupe. J’ai bien insisté « Mais allez-y ! Allez-y ! (mais allez-y sans moi…) ». Je me serait fait une joie d’arpenter la ville de nuit avec mon appareil photo. Mais, non, ça ne se conçoit pas ici. Du coup, de retour à Osaka, la première chose que Jiji à fait, c’est tracer direct à l’Onsen du coin (avec un petit air de revanche).

Et puis, je voulais aussi vous parler un peu des routes de montagne. Du petit tortillard qui sur une voix unique suivait entre Shiniwakuni34.171654132.225565 et Tsuwano34.479392131.759033 les courbes de la montagne, franchissant fréquemment de petits ponts. Très mignon. A Tsuwano34.479392131.759033, je n’avais encore jamais vu une route aussi étroite (même les ruelles de Nara34.683793135.835669 sont battues), et c’est celle qui mène à la pension. Et puis entre Tsuwano34.479392131.759033 et chez Ookii-Baba, la route est en train d’être refaite en de nombreux endroits. On ne s’y croise pas en voiture. Alors des feux de chantier ont été placé là. Feux qui affichent un compte à rebours avant de passer au bleu (et ici, c’était vraiment des feux bleus, pas du vert appelé bleu). Bon, mais les autochtones jettent un regard rapide sur la route avant de décider de passer quand même si la voix est libre. Faisant fi du feu.

Et c’en sera définitivement fini de ce week-end à la campagne !

Contourner le château

Et le lundi de Pâques continue aussi l’après midi.

Après avoir hésité en gare d’Umeda à filer à Kyoto34.986796135.758678, j’ai finalement pris le parti de rejoindre le parc d’Osakajo et ses cerisiers. Ce parc qui entoure le château est en fait très étendu et il faut plus d’une heure pour en faire la moitié d’un tour. Passer par le château au centre est un peu plus rapide, plus sympa aussi.

Ce jour là, il y avait des cars de touristes à toutes les portes, chinois ou japonais, mais tous troisième âge. Touristes qui suivaient comme ils le pouvaient leur guide et son petit drapeau-a-ne-surtout-pas- perdre-de-vue-sinon-on-est-perdu. Visiblement l’étape précédente de leur voyage organisé avait du se faire au Yodobashi Camera, car tous ou presque exhibaient des appareils photo dernier cri flambant neuf. Tchiiiiiizou.

Aujourd’hui, les cerisiers n’ont plus leurs fleurs. Quelques arbres tardifs par endroit narguent leurs voisins pressés sous une certaine indifférence des passants. Ohanami c’était avant.

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Il vous reste de la citrouille ?

Bah c’est bien fait, fallait la vendre avant* (pour Halloween, parce que pour Noël, ça craint) !

* En référence à une blague Carambar des années 80 : « A la boulangerie : – Vous avez du pain rassis ? – Oui ! Il nous en reste d’hier ! – Ah bah c’est bien fait, fallait le vendre avant ! (rires) »

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Seifuku no hi

Aujourd’hui, c’est journée d’entraînement. Pour amener en douceur la jeunesse nippone à rentrer dans le rang, à quelques occasions d’abord, avant d’en faire la règle quotidienne, on enfile le costume, celui qui fait partie du trousseau de l’école et qu’on vous fait acheter en début d’année.

Au moins, ça fait des chouettes photos pour des avatars sur le web pour plus tard, sa p’tite tronche de gamin sur une chouette cravate ou un chouette costume.

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Le combini de Ookii-Baba

Suite de la petite série consacrée à notre week-end à la campagne.
Note : quelques photos ont été repéchées de mes précédents voyages pour illustrer ce post.

Le lendemain, petit déjeuner très complet à la pension : saumon grillé, légumes en marinade, œufs sur le plat sauce soja, laitages, fruits, café en sus à 300 yens, puis direction « Combini de Ookii-Baba ».

Ookii-Baba (l’arrière grand mère du petit) tient à 80 ans passés un petit combini dans la montagne, entouré de cosmos et de tas d’autres fleurs. Un endroit plutôt insolite, situé au milieu de nulle part, un temple à côté, un voisin direct (la maison des oncles et tantes), deux trois maisons un kilomètre plus loin et 20 minutes de routes de montagne avant le village (minuscule village) le plus proche. Il passe une voiture tous les quarts d’heure. Certaines s’arrêtent.

Un combini, c’est un petit magasin où l’on trouve de tout (au canada, on appelle ça un dépanneur, en france, l’arabe du coin) : de l’alimentaire qui se mange, de l’alimentaire qui se boit, du riz (production maison) au kilo, des allume-gaz, un ballon de foot, des poupées mode 1977, du papier toilette, des cigarettes, du textile, des boites en plastique, il y a même du coca-cola 15 ans d’âge, très bon millésime. Et puis il y a les services : boite aux lettres, service de livraison, distributeur de cigarettes… Tout ceci me rappelle beaucoup la boulangerie que tenait ma tante en picardie.

L’arrière du combini aussi vaut qu’on y passe du temps, le jardin très pentu se termine là où la forêt commence, et rappelle un peu par son organisation baroque les rayonnages du magasin.


Ici une fontaine, là un masque en terre cuite à l’ombre d’un petit temple en bois, sur un sapin une bouée de bateau de pèche en guise de boule de noël, un chat du commerce en guise de Roi-Mage, des oignons et des gousses d’ail sèchent sous l’appentis, et on fait attention par où on passe la tête parce que l’endroit est habité de monstres que ultraman et ses amis ont du combattre en d’autres temps d’autres lieux.


Ookii-Baba rigole tout le temps d’un rire très communicatif et a la voix de Doraemon. Et quand elle tient le magasin avec Baba qui a hérité de cette caractéristique, les clients ressortent le sourire au lèvre pour le reste de la journée. Ookii-Baba aime les animaux, et après le coq de compagnie (petit nom : tarô), c’est maintenant un petit lapin (dont le nom m’a échappé) qui vient tenir compagnie à sakura, le chien de la maison. Ookii-Baba est d’une vitalité qui fait penser qu’elle vivra jusqu’à 300 ans.

En attendant le repas du midi, on nous a conduit faire quelques courses à Hagi34.404643131.401977. Près de la mer où nous nous sommes arrêtés pour regarder les pécheurs. Dans l’après midi, il y aura un matsuri pour fêter la récolte du riz.

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