Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Qui a dit que les japonais travaillaient tard ?

Bon, mais Ghismo, et tes vacances au top ?

Ah oui, c’est vrai, tiens, après une fête à Asakusa35.711195139.796398, on a pris la direction de Kamakura35.317867139.549592, depuis le Nord de Tokyo35.673718139.697556, c’est méga-long, ça coûte beaucoup (plus de 1000 yens) et ça demande quelques changements. Même le petit habituellement si intéressé par les voyages en train s’en lasse un peu. Vraiment les distances à Tokyo35.673718139.697556 n’ont rien à voir avec celles d’Osaka. Je vis vraiment dans une bourgade ! 🙂

La miss qui était arrivée à cours de liquide fait l’expérience du système bancaire japonais. La préhistoire bancaire, ici tout se paye en liquide*, et il ne fait pas bon devoir trouver une banque en plein week-end qui offre la possibilité de retirer de l’argent avec une Visa étrangère. On ne trouve pas.

A fujisawa, on retrouve la femme de l’ami vu la veille au soir ; je propose de prendre la carte qui permet de s’arrêter partout où on le souhaite, mais la mauvaise nouvelle tombe : il est déjà tard, et les temples vont fermer bientôt… Yargh… On ne fera qu’une courte pause à Hase35.312752139.533137 qui abrite le grand bouddha si connu de tous les touristes au Japon. Inutile d’espérer pouvoir en voir plus.

Pour se rendre à Kamakura35.317867139.549592 depuis Fujisawa35.336923139.487083, il faut prendre un petit train (la ligne enoden, 290 yens) qui passe entre les maisons on ne sait pas toujours comment, c’est tellement exigu par endroit qu’il ne faudrait pas sortir la tête. Au détour d’une rue, parfois, surgit la mer et ses plages, tellement tentantes qu’on s’y arrêterait bien. Ce serait sans compter sur la dictature des aiguilles.

Arrivé à la station de Hase35.312752139.533137, on se rend au pas de course vers le grand Bouddha (250 yens). Dans le ciel, des aigles tournoient, assurant une garde sur les lieux qui n’a rien de rassurante. On manque de temps, on ne profite que peu du grand Bouddha, et on ne peut s’empêcher de faire des comparaisons avec celui de Nara34.683793135.835669. Nara34.683793135.835669 wins. On peut visiter celui de Kamakura35.317867139.549592 de l’intérieur (quand on arrive plus tôt), et dans son dos, sont percées des fenêtres, ouvertes à l’aide de volets de bronze, lui faisant comme des ailes d’ange anguleuses pas du meilleur effet… Pragmatisme, pragmatisme.

Toujours au pas de course, on suit notre amie qui nous mène vers le temple de Hase35.312752139.533137dera (300 yens). Là encore, le temps nous presse, on arrive in-extremis à entrer dans le temple alors que les portes se ferment derrière nous. Moins de 30 minutes plus tard, on nous chassera dehors, fort cordialement. Ce second temple est tellement plus intéressant qu’on aurait vraiment aimé pouvoir y passer plus de temps. Superbe jardin, terrasse offrant une vue magnifique sur la mer, forêt miniature de bambous, statues alignées, et multiples bâtiments.

Il n’est pas tard, le soleil brille encore (c’est dire s’il n’est pas tard), et on se retrouve en train de souper de ra-men très moyens (dans les 700 yens) au bout de la ligne, à Kamakura35.317867139.549592 (210 yens).

Le retour se fait en train JR (dans les 1000 yens), aujourd’hui encore, c’était… wow (8000 yens d’hôtel et 4500 yens environ en dépenses courantes) !

Et pour finir, la carte du matin, de l’après midi, de la journée

* Si votre banquier vous dit, alors que vous vous apprétez à partir au Japon, « Avec votre carte Visa, aucun problème », c’est qu’il n’est jamais venu au Japon et qu’il ne sait pas de quoi il parle ! Demandez du cash.

technorati tags:,,,,

Il y en avait quatre !

Suite de la petite série consacrée à notre week-end à la campagne.

Le soir suivant se tenait à Tsuwano34.479392131.759033 un festival qui s’étalait sur le week-end. Au programme : Illuminations, Kagura, et dégustations (gratuites !!) de sake et de choses qui se mangent. Après une fin d’après midi trèèèèès calme, je piaffait d’impatience de m’y rendre.

En fait d’illuminations, la ville avait sorti ses lampions pour baliser le chemin, et à quelques endroits, des commerçants avait fait l’effort de sortir la lampe du salon dehors avec quelques compositions florales pour rendre la chose plus inhabituelle. Et malgré le côté rudimentaire de ces décorations, ça marchait assez bien, et le petit a beaucoup joué tout le long du chemin à regarder les bougies par le dessus en poussant de grands cris émerveillés.

Ci et là des tables sont sorties dans la rue, et on nous propose à boire et à manger. Tout est gratuit, il faut dire qu’à cette période de l’année, on est entre soi à Tsuwano34.479392131.759033. Certains se promènent en geta dans le peignoir de l’onsen du coin. Pourtant, même en veste, il faisait froid à la campagne, on est loin de la chaleur persistante d’Osaka.

Et nous arrivons devant la scène du Kagura (il s’agit d’un art originaire de la région de Tsuwano34.479392131.759033, entre danse, théatre et rites religieux shintoistes). Ca fait déjà plusieurs centaines de mètres qu’on entend les musiciens : quelques percussions, une flute folle, une narration chantée, et en s’approchant, on peut voir deux acteurs vêtus de splendides costumes et portant des masques et perruques absolument incroyables. C’est le premier spectacle, j’entends quelques commentaires à côté de moi qui disent qu’un homme s’affronte avec un kamisama. Comme beaucoup d’arts traditionnels japonais, c’est très codifié, et on passe à côté de beaucoup de chose, on n’en perçoit que la forme.

Petite pause, on apprend que les acteurs (et les musiciens) sont des lycéens qui se préparent à concourir dans je ne sais quel festival de Kagura. On entend aussi dire au micro le nom de chacun des bienfaiteurs (ceux qui ont laissés une petite enveloppe ou un (gros) billet dans un bol devant la scène), et on nous annonce le clou de la soirée : la représentation de « Yamata no Orochi« , et la venue des serpents sur la scène. Dans la légende, le serpent a 8 têtes, mais il est rare que 8 viennent sur scène, un ou deux c’est déjà très bien (aussi, la première question de ceux qui ne s’étaient pas déplacés dans la famille c’était : Combien de serpent ?).

Et chose impensable pour une si petite ville : ce sont 4 serpents qui ont envahi la scène sous des applaudissements de plus en plus nourris. Et ils ont tout pour impressionner : leur taille démesurée, les yeux injectés de sang qui s’allument, des mouvements rapides en direction d’un public très réactif, et même ils crachent le feu (enfin, comme les gateaux d’anniversaire savent aussi le faire) !

Le petit n’a pas bougé d’un cil lorsqu’un des serpents lui a foncé dessus – même pas peur, et on a tous salué son courage. Mais dans la nuit, il s’est réveillé en criant et en tapant sur la porte de la chambre « Baba ! Baba ! Baba ! »…

Incroyable

Y’a pas, je n’ai toujours pas intégré les lois d’Archimède, je n’y crois pas. A chaque fois que j’ai fait l’expérience de mettre un fer à repasser dans la baignoire, il ne reçoit pas la poussée égale à etc…

Il coule.

Aussi, chaque fois que je vois mouiller des bâtiments de 5 à 10 étages dans un port, ça me laisse songeur, et je me sens le devoir d’immortaliser la scène en la photographiant. Quelques photos-preuves prises lors de mes bureaux en extérieur de Nanko34.636668135.413918 de l’année passée.

Et puis tout simplement aussi parce que j’aime bien ça, les photos de bateaux…

technorati tags:,,

10 minutes, 1000 yens

Intrigué depuis toujours par la formule, je me suis décidé le week-end dernier à en faire l’essai.

Sur les conseils de Jiji qui jure ne jamais y avoir mis les pieds, mais qui connaissait le lieu et ses pratiques, on s’est rendu dans un QB House du côté de Namba34.663463135.501959.

Dès qu’on se présente à la porte d’entrée, les professionnels qui travaillent ici vous accueillent à grand coup de « bienvenue » sonores. Mais ici, il faut d’abord payer, et faire l’appoint en un seul billet de 1000 yens. Pas question de venir avec sa bigaille, pas plus qu’avec ses arrogants gros billets, non, quand on vient ici il faut avoir prémédité son geste.

On glisse donc son billet dans la fente de la machine qui nous le rend sous la forme d’un ticket numéroté. On peut alors prendre place avec les autres clients en attente, sur un banc qui longe le mur. L’attente est distraite par la vue des clients qui en sont à leur tour. L’accroche commerciale semble exacte, chaque 10 minutes les clients se rhabillent et tout le monde sur le banc se décale par la droite en un ballet rigoureux. La clientèle est composée exclusivement d’ojiisan, la plupart avec peu ou plus de cheveux.

Quand après 30 minutes d’attente vient son tour, on met ses affaires dans un placard dissimulé derrière le miroir qui vous fait face. Quelques questions précises, et alors que la minuterie est enclenchée, on s’affaire autour de vous. L’apothéose vient quand avec un aspirateur venu du plafond, on vous aspire la tête. On vous montre alors la vue de derrière avec un miroir, vous faîtes un signe de tête satisfait et vous pouvez rejoindre le monde plus léger.

Voici donc la version tayloriste à l’extrême du salon de coiffure.

Ici, on sent que chaque élément du décor, client y compris, ainsi que de l’organisation, a fait l’objet d’une étude d’efficacité, d’optimisation des gestes, de rationalisation des pratiques. D’ailleurs en se rendant sur le site de la chaîne, on se rend compte que tous les salons sont sur le même modèle, exactement ; ont le même mobilier et les employés la même formation au quart de seconde près. Dès qu’on pénètre dans cette usine à couper les cheveux en deux (parce qu’en quatre, ça nécessite 3 fois plus de geste), on laisse son humanité dans son billet de mille yens, et on devient un élément froid de cette mécanique impeccablement huilée.

On comprend que notre tour viendra après les 32 gestes (et 1’47,7 secondes) que composent le nettoyage et la stérilisation de l’espace de travail : jeter le peigne et le col en papier du client précédent, secouer la blouse, plier la blouse en quatre mouvements, ouvrir le placard à blouse, ranger la blouse, fermer le placard à blouse, donner un coup de nettoyant à vitre sur le miroir, laver le miroir d’un coup de chiffon précis, ouvrir le stérilisateur, y mettre ses ciseaux, prendre la tête de l’aspirateur, fermer le stérilisateur, aspirer les étagères, aspirer son uniforme, aspirer le siège, ouvrir le stérilisateur, mettre la tête de l’aspirateur dans le stérilisateur, fermer le stérilisateur, ouvrir la trappe sous le siège qui recueille les cheveux coupés, balayer le sol en 7 mouvements, pousser les cheveux dans la trappe, fermer la trappe, inviter le client suivant à venir s’assoir…

technorati tags: , ,

Ca s’est passé près de chez moi

Vous le savez maintenant, l’été, c’est la saison des matsuri au Japon. Il y en a un peu partout, un peu tout le temps, et tous se ressemblent beaucoup : passage au temple, don, claquement de mains, prière les yeux fermés et les mains jointes, et puis, déambulation parmi les yatai… Si ça n’étais pas aussi nouveau pour moi, je m’en serait peut-être lassé. Ce n’est pas le cas, au contraire, je saute sur chaque occasion, fourre-tout en bandoulière (j’en ai changé, je vous l’avais dit ?), appareil(s) autour du cou.

Je viens de m’en rendre compte, le fait d’avoir un gros appareil photo provoque des réactions très intéressantes : les filles posent pour vous, dès lors qu’elles se sentent dans le champ. Décidément, ce D80 est plein de ressources et je me demande bien ce qui se passerait si j’avais un Hasselblad ou un monstre du genre, c’est peut-être une piste à explorer !

Avant-hier, c’était à Sumiyoshitaisha34.612407135.493226 que se tenait le matsuri, la petite spécificité tenant à la présence de grands cercles de bambous tressés (ça porte surement un nom, vous le connaissez ?) au travers desquels il faut passer pour s’assurer un bel été. Ce qu’on a fait sans trop se poser de question, ces cercles étant situés à l’entrée du temple, il faudrait être vraiment vicieux pour passer à côté. Sumiyoshitaisha34.612407135.493226 est un temple très connu, et il attire beaucoup de monde. Les yatai sont présents en proportion, et le petit s’est fait un plaisir de pécher ses super-ball, son ballon Thomas, et s’est même essayé non sans succès aux pachinko pour enfants. Il est revenu les bras chargé de jouets cheap, regrettant tout de même de ne pas avoir pu prendre de train (plus précisément, le rapi:to, le train qui va a l’aéroport).

On a également revu le petit pépé et sa marionnette. Il écume visiblement un peu tous les matsuri, et je me souvenais de l’avoir vu l’an passé à quelques reprises entre Osaka et Nara34.683793135.835669, avec sont lecteur de cassette antique, son unique cassette de chanson traditionnelle, et sa petite marionnette espiègle. Mais autant l’an passé, il était tout sourire, plein de malice et allant vers les enfants ; cette année c’est très affaibli qu’on l’a retrouvé, sa marionnette danse toujours aussi bien, mais le regard du marionnetiste ne décolle pas du sol, comme s’il n’y croyait plus.

Changement de lieux et d’ambiance, hier, c’est tout près de la maison, sur les bords de la rivière Yamatogawa qu’on est allé voir (de loin) un feu d’artifice très important, tiré dans une ville religieuse (un peu comme Tenri, mais pour une autre religion), et qui lance en l’air pas moins de 100 000 fusées. La ville a beau être assez loin, on voyait assez bien le spectacle, du moins quand l’usine qui se trouvait sur l’autre rive décidait d’arrêter épisodiquement d’émettre ses fumées denses.

technorati tags:,,,,,

Matsuri, château et bateau

Suite du récit de mes vacances super bien.

Le matin du deuxième jour, il y avait un matsuri dans le quartier à Hirabayashi34.610747135.458630. Je l’imaginais dans le parc d’à côté, il était en fait en pleine zone industrielle, et pour cause, c’était la « fête du bois », sponsorisée par les industriels locaux (ceux du nord), avec un chêne en pot en cadeau à tous les visiteurs. Bien sûr, les yatai sont de sortie, la mascotte de la journée aussi, et une scène au bout présente quelques courts spectacles, magie, musique africaine et balafon, danses traditionnelles… On peut aussi prende un accompte sur le repas du midi, dans les 200 yens environ pour quelques karaage et yakitori pas mauvais du tout.

Le reste de la journée se passait plus au Nord. Métro 270 yens. Manger d’abord au Soup Curry, fixer de manière définitive ma tolérance aux épices du lieux à un niveau 20 (au dessus ça tape décidément trop). 880 yens hors suppléments épices. Et puis, après les tours d’Osaka Business Park, éviter de visiter le château d’Osakajô dont on dit qu’il est mieux de l’extérieur que de l’interieur. Le parc qui l’entoure par contre est tout agréable et on y prend son temps.

Vu de l’eau, Osaka est bien plus agréable (en tout cas beaucoup plus qu’en métro). Prendre l’aqualiner depuis Osakajo34.687251135.525670 jusqu’à Yodoyabashi34.693003135.500950, même si c’est très rapide, ça reste bien sympa. 800 yens quand même.

technorati tags:,,,

Du mal à la gorge et du bien dans les oreilles

Alors que j’ai encore attrapé je ne sais quelle maladie honteuse (je suis sûr que c’est un collègue de crèche du petit qui m’a refilé ses boutons), le livreur est passé tôt ce matin pour me porter ce que j’attendais avec tant d’impatience.

J’avais commencé à me soigner la semaine dernière avec un spray pour la gorge : « nodonûru supurê (mini) ». Jusque là j’étais assez rassuré, le petit bonhomme à la bouille toute ronde a visiblement comme moi la gorge en feu. A l’usage, ce médoc est vachement fort, et apaise instantanément le mal de gorge. Par contre son effet aussi passe très rapidement. Et puis en revenant de chez le médecin hier, j’ai eu le droit à un beau petit cocktail médicamenteux. Et c’est qu’il faut de l’abnégation pour avaler tous ces comprimés dont on ne peut rien savoir. Je me rassure en me disant qu’en France non plus je ne comprenais rien à la composition des gellules, et qu’il faut bien faire confiance à ce médecin et à ses 20 ans de carrière.

Mais heureusement, ce matin, le livreur est passé avec des cadeaux plein sa hotte. Et ça c’est de nature à me faire passer tous mes maux juste le temps de le dire. C’est arrivé en deux cartons, l’un pour les enceintes, l’autre pour le compo. Et le livreur étant un simple livreur, j’ai même eu le privilège et le grand plaisir d’ouvrir les cartons moi même et d’installer le compo tout seul. Ca c’est du bonheur. Pour vous le faire partager, je vous passe quelques photos des cartons. Depuis maintenant 33 minutes et 24 secondes, j’ai de nouveau de la musique avec du vrai son dans les oreilles. Mais c’est décidé, bientôt j’achéterai le subwoofer (et les enceintes surround qui vont avec tant qu’à faire) pour donner encore un peu plus de couleur à Bona, Jaco et les autres :).

Mais quel bonheur mes amis ! Quel bonheur !

technorati tags: ,

Sur le chemin du retour

Suite et fin de la petite série consacrée à notre week-end à la campagne.

Le lendemain matin, après avoir été réveillé une fois dans la nuit par le petit qui tapait sur la porte, il y avait comme attendu de la buée plein la vitre, et nos affaires étaient froides et imbibées d’humidité (j’adore).

On rentre sur Osaka en début d’après midi, et j’aimerai, avant de quitter la campagne, revoir le Temple (magnifique temple) Taikodani Inari Jinja de Tsuwano34.479392131.759033, perché à flanc de montagne et accessible par une ascension qui nous fait passer par plus d’un millier de portes rouge vermillon. On n’aura pas le temps d’y monter à pieds, aussi c’est en 4×4 Terrano Nissan qu’on s’y dirige. C’est la première fois que j’en vois le parking, et petite surprise, le parking bétonné du temple se situe en partie sous ce dernier et donne à l’édifice vu de ce côté un aspect un peu « supermarché ».

Visite éclair, on va dire un petit bonjour aux renards du fond, on prend quelques photos, et on passe à la caisse avec un Omikuji chacun. Le petit a un beau Daikichi, et nous, nous avons chacun un Shyukichi.

Puis nous descendons dans le village, où je voulais me rendre au Musée Anno. On se gare à l’entrée du village, et après avoir cherché le petit, parti on ne sait où voir les carpes (innombrables ici) avec la tante, on parcourt rapidement les rues en direction du musée. Le festival de la veille se poursuit, il y a toujours des représentations de Kagura, et aujourd’hui, la restauration gratuite a fait place aux traditionnels Yatai payants.

Anno est un artiste issu de ce village. Il a en particulier travaillé avec une technique traditionnelle japonaise (enseignée à l’école primaire) : le Kirie. Il s’agit de dessins, réalisés en découpe dans une feuille de papier (à la manière dont on ferait un pochoir). Et Anno (1927~) a illustré des contes et légendes japonaises de cette façon. Des livres ont été publiés à partir de cette série, et j’en achète un à chacune de mes venues à Tsuwano34.479392131.759033. J’en suis donc à mon troisième livre, et il y en a au moins un autre que je n’ai pas encore.

Tout ça s’est fait à un rythme soutenu, et à peine entré dans le village, qu’on le quitte déjà direction Shiniwakuni34.171654132.225565. Jiji est tendu au volant, les lacets s’enfilent, et moi je bleuis. Même chemin qu’à l’aller, petit tour en Shinkansen, et nous voici finalement de retour dans nos foyers.

Et quand nous sommes arrivés, ça sentait la mer. Si elle est très proche de chez nous (moins d’un kilomètre à vol d’oiseau), on ne la devine jamais (pas plus qu’on n’a l’occasion de la voir), sauf ce soir avec cette odeur iodée qui traînait dans l’air.

Et voilà, de retour à la vraie vie.

Kyoto, et nuit

Troisième et dernier volet de cette petite promenade Kyoto34.986796135.758678ïte de ce début de mois. Après avoir navigué sous les érables rouge, nous avons retrouvé Thomas, et retrouvé sensiblement les mêmes lieux qu’une semaine auparavant. J’en avait tant fait la publicité à la maison que mon épouse voulait juger sur pièces.

Et puis, la nuit est tombée, véritable raison en fait de notre venue à Kyoto34.986796135.758678 ce jour là. En cette saison (on est début décembre), les temples de Kyoto34.986796135.758678 ouvrent leurs portes la nuit et se mettent en valeur par des jeux de lumières. Le temple qu’on voulait visiter, Kodaiji, sans afficher complet, présentait à ses abords une file d’attente propre à décourager les moins patients.

Pour nous ce fut finalement le plan B : la visite de la maison de Nene, épouse d’un notable important, juste en face du temple, et qui se faisait sans attente ni cohue. Pour Kodaiji, on reviendra l’an prochain, en semaine. Et ce choix ne fut pas mauvais, pour une maison particulière, elle a quand même un certain cachet. Le jardin est magnifique, et la mise en scène lumineuse très apaisante.

Et puis, on a rejoint Pontocho en naviguant dans des quartiers très chauds de Kyoto34.986796135.758678 que Thomas a su rendre bien mieux que moi. La soirée s’est terminée comme la semaine d’avant au bar ING, en partageant un bout de table ; au fur et à mesure que le bar se remplit, les groupes se resserrent.

Pour les intéressés, la carte de l’après midi, début, fin, la carte du soir, la carte de la journée.

technorati tags:,,

Une semaine sur mon balcon

Voilà une semaine que j’ai reçu ma webcam et j’étais impatient de pouvoir monter les images amassées pendant ce temps. Le système n’est pas parfait, et il y a des trous dans le temps (des moments où je n’ai pas enregistré les images), malgré tout le résultat me plait énormément.

http://www.youtube.com/watch?v=oBvsSAUP1MM&feature=player_embedded

Et je remercie chaleureusement Aldo Romano, Louis Sclavis, Henri Texier et Guy Le Querrec pour la bande son exceptionnelle de ce montage vidéo. Ceux qui apprécient le titre peuvent acheter l’album magnifique sur lequel il se trouve ! :).

Et puis comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, j’ai aussi travaillé sur deux widget pour le moteur « Yahoo Widget » qui vous permettront de garder un œil sur la vue de mon balcon en permanence !

Et au passage, vous pourrez constater de vous même que ça secouait un peu hier ! Et une petite devinette, il y a eu récemment un jour férié ici, saurez vous trouver en regardant les images de quel jour il s’agissait ?

Edit : La réponse se trouve dans les commentaires, félicitation à Akaieric et Atenaiss pour leur perspicacité

Mots clés en nuage pour ce blog :

appartement du mois au quotidien aux infos bicyclopédie blogger party #2 #3 #4 blogging boutique chinden cuisine démarches administratives déménagement electro en famille en photo expatriation flock fêtes et traditions génial j'aime-j'aime pas japon kobe kyoto langue japonaise la photo du vendredi la toute petite le petit logement lundi-de-paques mou si mou météo nara osaka pano plaît-il? projets santé sayonara-sale souvenirs tokyo transporteur tsuwano vacances vu de l'appart week-end à tsuwano