Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Sumiyoshitaisha (encore et toujours)

La semaine dernière, j’ai fait un petit crochet par le temple de Sumiyoshitaisha34.612407135.493226, ce même temple que je vous ai déjà présenté maintes fois sur ce blog. Je voulais y rapporter l’Omikuji de mauvais augure tiré le premier de l’an, et que j’avais conservé jusque là pour prendre le temps de le déchiffrer !… Quelques photos du temple et de ses environs sans commentaires.

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Vie quotidienne d’un demi-dieu, j’ai des infos !

Il y a eu récemment un tournoi de Sumo à Osaka, et en sortant en ville, il n’était pas rare d’en croiser quelques-uns dans les gares et les métros. On a également eu l’occasion d’en croiser beaucoup dans le quartier pendant un mois, visiblement ils logeraient quelque part à Hirabayashi34.610747135.458630 (une station voisine de la notre).

Et je peux vous dire que ces demi-dieux tout comme les demi-portions de mon espèce font leur courses à bicyclette au Don-Kihote du coin et à l’Izumiya d’en bas !

Passionnant !

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N’y voir que du feu

Cette année est très feu d’artifice pour nous. L’an dernier, on ne s’était déplacé pour aucun. Rien que la semaine dernière on en a vu trois. Celui de ce week-end avait lieu au nord de Osaka, près de Juso, sur la rivière Yodogawa. Près d’une heure en quatre ou cinq tableaux colorés (je suppose que les pauses sont faites pour attendre que les fumées se dispersent). On s’y est rendu très en avance avec un lecteur du blog, ce qui m’a permis d’essayer l’objectif que Jiji voulait absolument me voir utiliser. Un Tamron 70-300, objectif pour paparazzi amateur qui m’a permis de faire… des photos de paparazzi amateur* ! 🙂

Dès les premières fusées, le spectacle se situe autant derrière que devant. Les japonais(es) sont incroyablement bon public, et ça s’exclame, ça crie, ça tape des mains, ça lance des sugooooii, des éééééééé de toute part, on ne s’ennuie pas. Il est visiblement possible par moment de retrouver dans le ciel des formes bien connues, des Doraemon, des smileys, des étoiles.

Derrière nous, des garçons essayent de synchroniser leurs « Dodon ! » avec celui des fusées (« Dodon ! » qui se traduirait par « Boum ! » en Français), mon épouse me glisse alors qu’ils ont le même niveau intellectuel que le petit.

Il y a un monde fou sur les bords de la Yodogawa, et au retour, on fait l’expérience d’une organisation implacable, menée de main de fer par les policiers et leurs mégaphones. Un seul escalier, trois flux humains à gérer, les escaliers sont pris d’assaut par vague, ça laisse une drôle d’impression…

* Et je me rends compte que ça devient une tendance lourde sur mon blog récemment… la faute à l’été – et au D80 – dirons nous ! 🙂

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Après la pluie

les cigales se remettent au boulot.

Vous avez peut-être vu ça aux infos, le Japon a été touché depuis quelques jours par des pluies diluviennes. Ces manifestations météorologiques se répètent tous les ans au Japon, mais elles ont quand même fait près de 20 morts cette année, c’est quand même pas anodin.

A Osaka aussi on a été touché un petit peu. Bon, mais rien d’impressionnant, pas de torrent de boue dans les rues, pas de collines qui s’affaissent, pas de voitures déchiquetées, mais des bonnes averses et une pluie continuelle pendant 3 jours quand même.Du coup, pendant ce temps, la température a bien chuté, nous laissant respirer, et les cigales ont arrété de chanter.

Depuis hier, les cigales se sont reveillées pour de bon et le soleil est revenu à leur appel. On semble être rentré de plein pied dans l’été, et comme tout est bien planifié au Japon, ce soir il y avait dans le quartier une fête pour célébrer l’été, justement. Une matsuri avec char à porteurs, taikos, magasins de rue, et visite au temple.



Demain matin, on remet ça avec les enfants, notre petit y participera en petit kimono (on lui en a loué un) et il pourra aller taper sur le Taiko aussi fort qu’il le voudra. En passant à l’endroit de la fête de demain, on a pu assister aux préparatifs et à la mise en place du char pour les enfants.

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Pimpom !

Tiens ! Déjà que cette année je n’écris pas souvent, mais si en plus, j’oublie de publier les billets que je rédige… Petit billet écrit il y a 3 mois, rescapé des archives ! :S Billet qui disait :

Pimpom !

Ce matin, vers 8h30 on a sonné à la maison. « Tiens, tu attends quelque chose ? » lançais-je à mon épouse, « Non » me revint en réponse, « Ce doit être mon exemplaire de Made in Tokyo35.673718139.697556, le livre de Frédéric Gautron imprimé chez Blurb » poursuivais-je. Je le savais en route, mais je ne l’attendais pas de si tôt.

En voyant arriver la livreuse et en découvrant la taille du colis, ça ne devait pas être ça. Sur le carton, des motifs en forme de raisins et écrit sur un sticker « Yamaguchi ». Déduction simple, les arrières-grands-parents Des Petits ont pensé à nous pour la saison du raisin… Déduction exacte.

Ce matin, je voulais vous parler de cela, de la drôle d’impression de me retrouver en enfance quand à la maison on venait nous livrer des colis qui venait de ma tante boulangère en Picardie. Et de penser au charme un peu désuet de ces cadeaux en nature, du raisin en Septembre, du riz aux étrennes…

Et puis, en début d’après midi : Pimpom !

« Peut-être mon exemplaire de Made in Tokyo35.673718139.697556 » pensais-je alors en résonance avec l’aventure du matin. Je ne l’attendais pas de si tôt pensais-je en même temps.

Sauf qu’à l’interphone, ça commençait comme un commercial tentant de placer un produit véreux. « Et excusez moi de vous déranger alors que vous êtes si occupé, et désolé de vouloir vous donner gratuitement pendant deux semaines mon crobozarus mécanique à piles, et pardonnez moi de vous demander pardon encore »… Dans ces cas là je ne comprend jamais le japonais, ce qui ensable suffisamment la machine pour l’enliser.

Sauf que quelques minutes après : Pimpom !

Cette fois ci, je n’y croyais plus à mon exemplaire de Made in Tokyo35.673718139.697556 de Frédéric Gautron. J’avais tort, car c’était bien lui, un peu en avance, et il est superbe !

Voilà vraiment un livre que j’aimerais avoir en vente sur ma petite boutique et qui n’aurait rien à jalouser à ses illustres voisins (je parle des Nakano et des Tsuzuki, parce que pour le coup je regarde avec beaucoup plus de modestie mes productions personnelles…).

Made in Tokyo35.673718139.697556 présente Tokyo35.673718139.697556 et le Japon de l’auteur sous une dizaine de déclinaisons, depuis la photo d’archi brute, sans artifice, jusqu’à ses incroyables ensembles urbano-végétaux qui projette la ville dans une tout autre dimension, fantastique, futuriste, parfois les deux à la fois, en passant par une jeunesse nippone figée dans le flou du mouvement. Dix séries pour autant d’années de photographie dans ces lieux, superbement présenté et commenté dans ce livre à la composition soignée. Je dois dire que j’apprécie grandement le travail de Frédéric Gautron, dont je suis le blog depuis… et ce livre vient pour le confirmer !

Pour vous faire plaisir, c’est ici !

Note du jour de la mise en ligne : in extremis, si vous le commandez aujourd’hui en express, il peut vous être livré à Noël ! Et pour confirmer ce que j’en disais, il a été sélectionné par Blurb « Staff Pick » ! Bravo !

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C’est bien mieux comme ça

A 12:23, heure locale, je retrouve l’usage de mon oreille droite. Je suis depuis hier complètement pris de la gorge et du nez, et depuis ce matin, je n’entendais que de l’oreille gauche.

Il aura fallu Sun Ra pour me sortir d’affaire. Plus précisément « There Are Other Worlds (They Have Not Told You Of)« .

Ca tombe bien, parce que ce soir je vais pour faire un essai au K’s Studio34.604923135.472202 avec un prof de basse, visiblement terrorisé à l’idée d’enseigner à un gaijin : « mais je ne parle pas l’anglais » disait-il en s’épongeant le front au téléphone… Ca tombe bien, je ne parle pas le japonais pensais-je en même temps 🙂

Ca tombe même doublement bien car demain, on vient me livrer ça. Et que j’ai bien envie d’en profiter dès sa sortie du carton.

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Kobe Luminarie

J’avais entendu parler du Luminarie de Kobe34.691380135.195693 avant même que de venir au Japon la première fois, c’est que l’évènement doit avoir une certaine portée… Samedi dernier, et après Piccator, nous avions décidé de nous y rendre. En fait, c’est la première fois que je me rends à Kobe34.691380135.195693, et c’est au premier contact une ville plutôt sympathique.

Le Luminarie c’est comme les illuminations des Galeries Lafayette du Boulevard Haussmann, mais à l’échelle d’un quartier. Sauf que le Luminarie de Kobe34.691380135.195693 ne célèbre pas les retombées mercantiles de Noël mais la mémoire des disparus du séisme de 95.

Ca commence par 2 heures à piétiner en rangs serrés dans un circuit en ville savamment organisé pour gérer les flux humains venus d’on ne sait où pour admirer ces coûteuses décorations.

On marche en accordéon, 2 minutes sur place, 37,5 secondes de marche. Il y a en effet des passages piétons sur la route, et on nous brandit régulièrement des panneaux « Tomare !!! (Stop) » pour laisser traverser la dame et son petit chien. Quand on est dedans ça parait assez long, surtout avec un petit dans les bras qui préférerait être dans un densha.

Et puis au tournant d’une rue, on entend des cris, des « Suge-« , des « Kire-« , des « Sugoi Kire- » !… On est en face ! En face d’une marée humaine d’où dépassent une forêt de téléphones en mode photo. En face du début des illuminations aussi : une rue complètement jalonnée de panneaux de lumière. La perspective est saisissante. On regrette malgré tout la signalétique urbaine, ces panneaux, ces feux qui viennent un peu en trouble fête sur les photos.

Passé cette rue, on arrive sur une sorte de chapelle de lumière gigantesque. On sonne la cloche à gauche. A droite, on n’a pas osé s’aventurer, mais il y a du monde ! Il est également possible de voir la scène d’en haut depuis les salons de l’hôtel de ville, mais là encore il faut être patient pour accéder à l’ascenseur.

Nous nous sommes contentés, avant de rentrer, d’acheter un paquet de « Dorachan », gâteaux de type Castela en forme de Doraemon, mais n’ayant visiblement pas acquitté leur licence pour pouvoir utiliser le nom du célèbre personnage. Dorachan que le petit a boulotté dans le train le temps du retour alors que deux jeunes et très mignonnes japonaises assises en face lui faisaient de l’oeil et des signes de la main en veux-tu en voilà… Y’en a qu’ont de la chance !

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C’est nouveau !

Avec pour seul indice cette photo, saurez vous dire ce qui a changé ?

Edit : c’est donc bien d’un nouvel appareil qu’il s’agit, un Nikon D80 avec un objectif 18-70. Testé fébrilement le soir de l’achat dès la batterie chargée…

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Parcourir Tokyo

Et ces vacances qu’on en voudrait d’autres des comme ça ?

Ce dixième jour de vacances est le dernier jour passé sur Tokyo35.673718139.697556. Aujourd’hui, on a décidé de quadriller (survoler) un peu la ville et ses quartiers, avec une carte de métro à 700 yens en poche, et bien sûr pas trop d’itinéraire préparé à l’avance, on descend où ça a l’air bien, et puis on marche tant que ça reste bien, c’est à peu près la stratégie de la journée !

Première étape à Akihabara35.698501139.772958, il est encore un peu tôt, et hormis les grandes enseignes, tout est fermé. Quelques ouvriers travaillent sur des structures métalliques, derrière de petits filets, dans une lumière qu’on croirait travaillée pour une publicité Manpower. Un peu plus loin, une boutique sur de nombreux étages affiche en vitrine des costumes manga, ça a l’air marrant et surtout, c’est ouvert, on y pénètre pour découvrir en fait un sex-shop d’une taille encore jamais vue. Beaucoup de panoplies, parfois portées par des mannequins ligotés et suspendus dans les escaliers, des jouets en tous genre, des vidéos, enfin bon, je pourrais vous faire un dessin, mais je ne sais pas dessiner.

On poursuit la marche un peu au hasard et on passe par un endroit appelé Kanda quand me vint la révélation, ce temple qui est là, cette statue de Confucius, c’est… oui, on arrive à Ochanomizu34.703676135.509598 ! Ochanomizu34.703676135.509598, qui en plus de porter un nom rigolo est peut-être un des lieu de Tokyo35.673718139.697556 parmi les plus photographié, avec sa rivière, ses ponts en biais par dessus et une activité ferroviaire de tous les instants. Une rare percée dans la ville qui permet de voir alentours un peu plus loin que l’autre côté de la rue, forcement ça provoque des clic et des clac, clic-clac.

On reprend le métro pour Akasaka, le but étant de retrouver à pieds la direction de Roppongi35.659963139.729903 Hills. J’y était venu une fois il y avait quelques temps, et je ne me souvenais plus trop de ce à quoi ressemblait la tour. Et pour brouiller un peu plus les pistes, le quartier regorge un peu de tours toutes plus hautes, plus brillantes, plus tordues ou plus droites les unes que les autres… Ca a l’air d’être par là, on tente… C’est pas si près mais on fini par y arriver, je retrouve l’araignée géante d’en haut des escalators, mais le parcours de fleurs géantes de Takashi Murakami n’y est plus.

Après un resto indien (moins de 1000 yens je crois) en bas, le sommet de la tour (1500 yens) offre une vue vraiment magnifique sur tout Tokyo35.673718139.697556, un musée aussi, mais on a du rater une indication car, au moment où on pensait y pénétrer, on s’est retrouvé 50 étages plus bas, directement dans sa boutique au pied de la tour… une autre fois peut-être… D’en haut, on a essayé de repérer ce qu’on ira voir ensuite… ce sera la tour de Tokyo35.673718139.697556.

On n’est pas sorti très loin de la tour, mais elle se trouve tellement enserrée dans la masse urbaine qu’elle ne se voit pas de si loin. On était parti à l’opposé dans un premier temps, avant de trouver un poste de police, un jeune policier, son chef plus âgé, leurs indications à faire demi-tour et puis un petit bout de la tour en reflet sur un building.

Mais plus encore que cette tour Eiffel qui n’en est pas une, ces deux bâtiments comme gonflés, dont l’un donnait l’impression d’être une tour d’habitation, ont attiré notre attention.

De là, la tour est bien visible, on se dirige en sa direction, et un gardien posté là, sans même nous demander où on va, nous indique de « turn left », lui, savait où on allait, manifestement. La tour de Tokyo35.673718139.697556, quand on s’est tenu sous la tour Eiffel, c’est un peu décevant, sorte de tour de télévision au dessus d’un bâtiment rectangulaire.

On essaye de s’échapper de là, il y a des stations de métro dans toutes les directions, aucune vraiment proche, notre prochaine destination est Shinjuku35.690903139.700260… le mieux est sûrement de filer à gauche. On croise un autre poste de police, un plan, et vous allez où ? Shinjuku35.690903139.700260 ? Allez à droite. Sauf que à droite, c’était une station Toei. On marchera finalement jusqu’à Azabu Jyuban avant de reprendre le métro.

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Nômaïkadé

Le vendredi ainsi que tous les 20 du mois, c’est Nômaïkadé à Osaka.

Nômaïkadé c’est la prononciation japonaise du terme anglais « No my car day », le jour sans ma voiture. Et ce jour là, on peut acheter pour 600 yens une carte magnétique qui vous permet de monter aussi souvent que vous le souhaitez dans l’ensemble du réseau de bus et de métro (hors JR et compagnies privées bien entendu). Et 600 yens, c’est rentabilisé dès le deuxième ou troisième trajet.

Pour ceux qui voyagent, c’est vraiment le jour pour se promener à Osaka, donc. Notez tout de même que le reste du temps, une carte (dont le nom m’échappe) à 850 yens offre les mêmes services.

Et les Nômaïkadé, on en profite en général pour sortir un peu…

Hier cela m’a emmené le midi manger à Nanko34.636668135.413918 avec un autre blogger francophone à Osaka, celui qui m’avait laissé un message sur mon Odéo (vous vous souvenez ?). Depuis, on s’est vu quelques fois, et hier, c’est au 46ème étage du World Trade Center34.638292135.415291 d’Osaka qu’on s’est rencontré devant un plat de spaghettis.

Le soir, c’est avec mon épouse, alors que le petit se faisait raconter des histoires de densha chez Baba, que nous sommes allés manger à Umeda34.7025135.49793 dans un Izakaya, modèle supérieur : Sakura. J’y était allé une fois rencontrer un contact sur mixi, c’est lui qui avait choisi le lieu, et j’en avais gardé un suffisamment bon souvenir pour que je me rappele encore du chemin pour y retourner… et pour 4 à 5000 yens par personne, on y mange remarquablement beau et bon.

Au passage, et pour répondre à un commentaire, j’ai trouvé des macarons (ainsi qu’un tas d’autres produits de Nantes et sa région) dans une boulangerie sur la route, à 150 yens pièce (entre 1 et 1,50 euros, ça va, non ?)… Toujours au passage, je fais appel aux spécialistes, c’est quoi ce légume grillagé sur la photo ?

Ca a du bon les nômaïkadé !

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