Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Quand 2006 perd ses couleurs…

Tout a commencé avec cette photo, prise le jour de Noël, et pour laquelle je m’étais dit en la prenant : « en noir et blanc, ça pourrait donner quelque chose d’intéressant »… J’ai essayé en rentrant à la maison, et j’ai trouvé ça plutôt sympa en effet.

M’est venu alors l’idée de fouiller dans mes répertoires pour en ressortir des photos pour lesquelles j’aurais pu me faire la même remarque en les prenant… et de me dire que ça ferait un joli post pour conclure cette année que de la regarder perdre ses couleurs, tout en évitant un inévitable bilan argumenté.

Et ça donne 30 photos passées de la couleur au noir et blanc (je n’ai mis sur ce post que mes favorites), les résultats sont très inégaux, tantôt je préfère la version couleur, tantôt le monochrome charge la photo d’une plus grande intensité, tantôt l’histoire racontée n’est plus tout à fait la même… Et en tous les cas, c’est une expérience intéressante à faire sur ses photos, et que je réitèrerai à coup sur !

Et je vous laisse sur ces quelques notes contrastées, en vous souhaitant de passer un très bon réveillon !

A l’année prochaine !

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Prendre de la hauteur

Et le récit des vacances continue…

Il suffisait alors de s’enfoncer dans les profondeurs de Tennoji34.646625135.513095, prendre un métro, changer 3 fois de lignes pour traverser la ville d’est en ouest et sortir presque au pied de la tour du World Trade Center34.638292135.415291. 310 yens de métro tout de même et quelques bonnes dizaines de minutes. Avant de se précipiter dans les étages, on peut longer le rivage rectiligne du port à conteneur de Nanko34.636668135.413918, c’est gratuit. Faire un tour aussi des boutiques de l’Asian Trade Center, puis traverser et pénétrer dans la tour d’en face. Le Saint étoile, ex-Starbucks offre un café filtre à 260 yens. Et puis, on se lance, à l’assaut du 55ème étage. 800 yens, l’ascenseur vitré accélère, le petit garçon du couple qui fait la montée avec nous passe par tous les superlatifs, « génial, ça va super vite, génial, c’est méga haut, génial ! ».

On n’arrive pas directement au sommet, mais 3 étages au dessous, le reste de la montée se fait dans un escalator conçu probablement pour représenter la montée au paradis. Un long tunnel très brillant, où tout est reflété, à commencer par le poster de ciel bleu illuminé au dessus de la sortie du haut. Se retourner aussi a été prévu et montre un petit carré d’enfer tout en bas fait des lumières orangées du 52F.

La vue du 55F est à couper le souffle, même si comme souvent, la ligne d’horizon au dessus d’Osaka est trouble et que l’arrière plan disparait dans la brume, pour autant on ne regretterait pas ses 800 yens si il n’y avait ce décor kitchissime, reproduction un peu cheap d’une place de village méditerranéen avec micro chapelle à grande croix, alcôve en chaux blanche, éclairages blanc-bleutés, angelots dorés.

Et puis, il faut fermer la boucle pour rentrer à la maison, 230 yens. Le soir, c’était sushi sur tapis roulant parce que c’est quand même bien rigolo. Environ 1000 yens par personne.

Et quelques photos à prendre sur le chemin du retour. Bilan de cette première journée : 3600 yens quand même.

Et la carte de la journée si ça en interesse.

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La récolte sera-t-elle bonne ?

Nous sommes allés ce week-end faire une petite visite en famille au cimetière. Celui çi se trouve à Nara34.683793135.835669, en rase campagne. Et à cette période de l’année, tout le long de la route, les champs de riz rayonnent d’éclats verts. La récolte est proche.

Et c’est la première fois que je voyais du riz pour de vrai, avant qu’il ne soit scrogneugné, et mis en sachet cuisson 10 minutes. La première fois aussi que je voyais ce genre d’araignée.

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Flash back

Pour rebondir sur des thèmes plus reluisants, mais un peu – si peu – anciens, je me disais que je ne vous avais pas parlé du passage à 2008. Il faut dire qu’on avait été un peu bousculé en ce début d’année ! Pourtant le nouvel an est bien passé, et ça s’était plutôt pas mal passé !

Le réveillon, sur fond d’alerte à la toute petite nous a vu au lit très tôt, on n’a même pas regardé la deuxième partie de Kohaku, l’émission de variété incontournable de la Saint Sylvestre nippone. Encore moins vu les 108 coups de minuit, ni le feu d’artifice d’Universal Studio, mais ce n’est pas si grave il suffit de se replonger dans les archives, tous les ans c’est un peu la même chanson… 🙂

Par contre, on avait quelques accessoires sacrés à amener au recyclage, et le passage du premier au matin à Sumiyoshitaisha34.612407135.493226 n’a pas été mis de côté : tirage de deux omikuji daikichi pour la nouvelle année, et échange-standard de la flèche-porte-bonheur qui orne l’entrée du salon. Quelques haltes aussi dans des Yataïs ludiques pour ramener des jouets made in china aux petits.

Et puis, même retraité, Jiji a un rayonnement toujours aussi vif : regardez plutôt la pile de ses cartes de voeux reçues dès le premier !

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Deux ans

C’était ce week-end le second anniversaire de notre arrivé au Japon. Et… pfff ce que ça passe vite ! Quand on pense que désormais dans moins d’un an on sera de retour en France… ça donne plus que jamais l’envie de mettre des élastiques aux aiguilles du temps. Et j’en profite pour refaire un petit survol de ces douze derniers mois. Images non contractuelles, ne cherchez pas de lien entre les images et le texte, ni entre les images, il n’y en a pas.

Il y a un an, presque exactement, on vous annonçait une grande nouvelle qui allait bien chambouler la suite, on s’invitait au mariage des renards, on se promenait dans mon quartier la nuit, on fêtait le 14 juillet entre Osaka et Kyoto34.986796135.758678, on reprenait le rythme des matsuri estivaux, et j’adorais ce pays !

Il y a un an, on jouait avec le feu, je découvrais des fonctions cachées de mon nouvel appareil photo, et Jiji m’avait confié son gros zoom. Il y a un an je parcourais Nara34.683793135.835669 et Kyoto34.986796135.758678 et c’était vraiment l’été, je me rafraîchissais à l’ombre des portes de Fushimi Inari34.967205135.772846, je rêvais de m’étendre sur la mousse avant de philospher en chemin, et le petit en apprenait tous les jours et moi avec lui ; il avait bientôt 3 ans.

Il y a un an, c’était les championats d’athlétisme tout près d’ici.

Il y a un an, on découvrait la plage sous ce pont, il y avait des dimanche matin, où on pensait à partir en quête de la forêt de bambou qui s’était défilée tant de fois avant, et le soir, au Soz bar, on perdait un peu la raison. Il y a un an, je perdais souvent la raison. J’ai même réussi une fois, une fois seulement, à arrêter le temps. Il y a un an, je cherchais un groupe que je cherche toujours.

Il y a un an aussi, je vous racontais mes vacances de mai.

Il y a un an, on mangeait un curry chez la famille Adams, avant de s’interroger sur le système routier local. On coupait la pierre, on regardait faire les cents pas, on revenait de l’est. Et puis on nous gâchait un peu la fête aussi, ça ne s’est pas arrangé, pas du tout.

J’ai pu aussi voir La Toute Petite quand elle était encore plus petite que toute petite.

Il y a un an, l’automne est resté chaud jusqu’en novembre, on a parcouru Kyoto34.986796135.758678 de jour comme de nuit. On a fait monter la température encore un peu plus, pour revenir à plus de sagesse et même trouver un peu de quiétude. Noël est vite venu, le petit ne s’en doûtait pas encore trop, mais nous qui savions, on en a bien profité jusqu’au derniers instants, et encore un peu plus, profitant des prolongations. Et La Toute Petite s’est jointe à nous.

Il y a un an aussi je vous promettais un voyage en Tchin Tchin Densha, mais qui s’en souvient encore ?

Et puis, il y a eu les résolutions de début d’année, et le grand bouleversement. Le petit se lançait dans l’industrie automobile, moi je prenais un mois de retard, avant de retourner aux salons auto, sans trop expliquer pourquoi, du moins au début.

Le petit faisait des économies, jouait au gentleman, et avait de très jolies copines, pendant que l’horizon changeait. La toute petite pendant ce temps se faisait connaître des dieux et jouait à cache cache avec les démons, à l’abri de son grand arbre.

Et on est rentré quelques semaines en France.

Au retour, on a changé de téléphone, et recherché un tigre, longtemps. On a trouvé bien d’autres choses, mais pour le tigre il aura fallu attendre un peu. Le petit en a profité pour faire ses classes, et même visiter la maison de Totoro, voir des tigres autrement plus sérieux que ceux du centre ville, pendant que les grands se convertissaient en chasseurs d’épices. Et j’ai une PlayStation ainsi qu’une GameCube dans mon salon, ça s’arrose !

Un an, ça donne le tournis quand on se repenche dessus…

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Des lignes, du béton et un grand Bouddha

Suite de la promenade dans Kobe34.691380135.195693 avec Piccator

Alors que Piccator est actuellement probablement quelque part entre le Japon et la France (bon retour au fait !), je poursuis ici notre petite promenade dans Kobe34.691380135.195693. Après un quartier Olé Olé, il m’a fait passer par des endroits plus sombres de la ville avec pour objectif de me présenter au grand Bouddha de, de, comment s’appelait cet endroit ?…

Kobe comme toutes les villes japonaises où je me suis rendu est parcouru de grandes artères suspendues, réseaux ferrés ou autoroutes qui forment comme autant de balafres dans le paysage urbain lorsqu’on est en hauteur, et rapproche considérablement l’horizon lorsqu’on est au sol. Kobe34.691380135.195693 étant tout en longueur, ces artères se ressèrent les unes des autres et ça appuie encore un peu plus la force de leur présence.

Le grand Bouddha se trouve entouré de quartiers semi-industriels semi-résidentiels où on a pu trouver ces bunkers en béton armés dont l’apparence fait penser qu’ils ont eu la force brute de résister au tremblement de terre de 95 et où on cultive les antennes hertziennes sur le toit. L’autre côté de ces immeuble abrite des boutiques délabrées dont cette boutique Fujiya qui n’a pas attendu le récent scandale de la firme pour laisser Peko chan à son sort entropique (ça se dit ça ? :).

Et ce n’est pas encore fini, il en reste pour encore au moins une fois (quand je vous disais que j’avais « un certain nombre (un nombre certain) de photos« …)

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Pipelettes

A la nouvelle crèche du petit, il y a deux petites jumelles très mignonnes mais qui surtout ont la langue bien pendue…

Tous les soirs alors que je vais chercher le petit, elles viennent m’accueillir, une à ma gauche, une à ma droite et me posent des milliers de questions, en stéréo. Leur curiosité se porte en particulier sur le fait que ce ne soit pas la maman qui vienne chercher le petit : et elle est où la maman ? elle travaille ? elle travaille où ? un bureau par là bas ? elle est pas à la maison ? Vient ensuite des questions sur le goûter qu’aura le petit à la maison, des explications sur ce qu’elles ont fait pendant la journée, et plein d’autres choses qui me passent à côté, c’est assez… dense.

En fait, ça me fait l’effet d’une sorte de machine (infernale machine) de révision accélérée en japonais, quand je ne répond pas à l’une parce que je répond à l’autre, la question de l’une m’est reformulée à l’infini. Et pas question de répondre d’une ellipse, non, il faut une réponse satisfaisant la curiosité des demoiselles.

Aurais-je mis un pied en enfer ?

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Aglagla, ou l’habitat rural Nippon

Suite de la petite série consacrée à notre week-end à la campagne.
Note : quelques photos ont été repéchées de mes précédents voyages pour illustrer ce post.

Et encore, à cette saison, ce n’est rien ! En Janvier, quand j’ai découvert avec effarement que les maisons japonaises n’étaient pas isolées, n’avaient pas de chauffage ailleurs que sous la table basse du salon, et qu’après avoir grelotté toute la journée, on foule nu le sol givré d’une salle de bain glacée et qu’en quelques seconde on passe de -3, temperature de l’air, à +43, température de l’eau, on reste définitivement choqué.

Le matin en se réveillant, il y a de la buée quand on parle. La buée envahit l’intérieur de la fenêtre et givre sur place.

Pourtant elles ne manquent pas de cachet ces maisons japonaises avec leurs toits aux pans multiples et incurvés, aux tuiles vernissées qui se transforment en miroir quand le soleil donne dessus. Seulement les murs font dans le meilleur des cas 5 cm d’épaisseur. Et bien entendu, le double vitrage est réservé aux tours de Tokyo35.673718139.697556.

Voilà une nouvelle nuit passée à la campagne. Certes, en octobre, c’est un peu mieux, il fait moins froid dehors, moins froid dedans, mais quand même heureusement que ça ne dure qu’une nuit ! 🙂

Et demain on rentre à Osaka.

C’est bien mieux comme ça

A 12:23, heure locale, je retrouve l’usage de mon oreille droite. Je suis depuis hier complètement pris de la gorge et du nez, et depuis ce matin, je n’entendais que de l’oreille gauche.

Il aura fallu Sun Ra pour me sortir d’affaire. Plus précisément « There Are Other Worlds (They Have Not Told You Of)« .

Ca tombe bien, parce que ce soir je vais pour faire un essai au K’s Studio34.604923135.472202 avec un prof de basse, visiblement terrorisé à l’idée d’enseigner à un gaijin : « mais je ne parle pas l’anglais » disait-il en s’épongeant le front au téléphone… Ca tombe bien, je ne parle pas le japonais pensais-je en même temps 🙂

Ca tombe même doublement bien car demain, on vient me livrer ça. Et que j’ai bien envie d’en profiter dès sa sortie du carton.

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Planer sur la ville

Toujours pas fini tes vacances planantes de mai Ghismo ?

Ca commence pourtant à sentir la fin, plus personne n’a trop d’argent, il y a les cadeaux à rapporter pourtant, alors on envisage la fin des vacances avec encore un peu plus d’attention portée au budget. Ce mercredi soir, Jiji nous invite dans un restaurant du centre, on décide donc de ne pas trop s’éloigner. Aujourd’hui, ce sera Osaka : Shinsaibashi34.675142135.501320, Tempôzan34.655168135.429496, Honmachi34.684816135.509834 et Namba34.663463135.501959 illuminé (oui, l’itinéraire, c’est du n’importe quoi, les vacances ont leurs raisons que la raison ne connait pas). 850 yens de carte de métro.

La journée commence entre Namba Hatch34.668370135.495800 et Shinsaibashi34.675142135.501320, un quartier un peu olé-olé où j’avais passé une partie de mon Noël dernier. Le midi, j’ai mené mon hôte dans un Jingiskan. Il s’agit d’une sorte de yakiniku (barbecue d’intérieur) mais à base de mouton, et ce serait une spécialité de Hokkaido. Un ami me disait que c’était pas très apprécié des japonais le mouton, que ça aurait un goût trop fort et que seuls les sauvages du nord pouvaient l’apprécier. Les japonais ont tord, c’est excellent, et je ne manque pas une occasion d’y retourner, moins de 1000 yens.

Et puis, on prend le métro vers Tempôzan34.655168135.429496, la ligne est en partie aérienne et j’apprécie toujours beaucoup le trajet qui file à l’ouest, laissant sur notre gauche le Kyocera Dome, puis le port avant de nous mener devant la grande roue de Tempôzan34.655168135.429496, à droite. L’excursion passe par des sommets, vertigineux, le port, ou un ojisan bizarre a décidé après quelques étirements bruyants de passer l’après midi à refaire la pelouse du parc à l’aide d’un club de golf, sans balle, motte par motte.

Tempôzan, c’est un endroit totalement artificiel, bâti sur une presqu’île, elle aussi artificielle, qui est tout orienté vers les loisirs : centre commercial (et le premier loisir des japonais, c’est bien de faire des achats), imitation de vieille ruelle japonaise pleine de petits restos pouilleux d’inspiration, pouilleux pour de vrai, à côté ou dans les étages, café Haagen-Dasz, magasin Hello Kitty, le magasin du takoyaki et ses bonbons sucrés-salés-poissonnés au takoyaki, grande roue, animalerie à l’entrée payante, musée ninja, salles de jeux, aquarium, petit cinéma où se tient le festival du film européen, embarcadère pour croisière en bâteau, imax, musée d’art Suntory (oui oui, le whisky)… Dur dur de ne pas dépenser dans une telle ambiance. 650 yens de glace, et beaucoup plus pour remplir la valise. On tient le coup.

On fait également un tour de grande roue (et j’apprends que c’est une des plus grande du monde, 110m), 700 yens, en semaine, l’après midi il n’y a pas grand monde, mais on arrive tout de même à monter dans la nacelle qui suit les trois autres clients de l’après midi. En s’approchant du sommet, la nacelle d’à côté et ses occupants se présente au même niveau que la notre, la fille, bleue, se tient le visage, a pas l’air bien du tout. Arrivé en bas, un employé a droit à son tour gratuit, lui, son balai et sa serpillière.

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