Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Ca cogne, et encore, ce n’est rien…

Quand un ami vous dit « Holala, Ghismo, ça te fais pas mal ? » et qu’un peu plus tard dans la soirée, Baba s’exclame dans le même registre « Hééé… Ghismo san, est-ce que ça va ? », on sait qu’on a attrapé un sacré coup de soleil et qu’on va douiller. On fait du coup un petit crochet par la pharmacie du coin pour y trouver une crème pour calmer les brûlures. Et une fois rentré, on découvre le flacon, qui est un spray, façon déodorant. On asperge la zone rougie, et là, surprise, le produit se met à gonfler un peu à la manière d’une mousse polyuréthane blanche ! On arrête tout, et on va demander à son épouse si ce genre de réaction est prévu sur la notice. Une fois presque rassuré, on peut s’en faire un seyant collier qui vous fait ressembler localement à un mouton et qui fait bien marrer toute la famille. Au bout d’un quart d’heure, la mousse s’est réduite et laisse place à une sorte de film cellophane, en plaques d’épaisseurs variables, qui vous donne un aperçu très réaliste de ce que ça donnera quand ça commencera à peler.

Personne pour m’envoyer de la Biafine ?

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La semaine de l’administration

Ce n’est pas une nouvelle fete locale, mais le programme charge de notre premiere semaine sur place.

Tout d’abord, nous sommes alles des mercredi au kuyakusho (mairie d’arrondissement, je ne suis pas certain de l’exactitude de la traduction) de notre quartier a Osaka. La, plusieurs choses au programme : faire le demande de ma carte de sejour, enregistrer mon tampon aupres des autorites, se declarer aupres de la securite sociale locale, faire de meme aupres des allocations familliales, presenter le petit au medecin de l’equivalent de la PMI, et occuper ce dernier pendant tout ce temps.

Pour se mettre dans l’ambiance, il faut imaginer une administration francaise du debut des annees 80 : bureaux en open space peints en gris et marron, la peinture n’a pas ete refaite depuis 20 ans, c’est pas tres sexy. Derriere les guichets, des hordes de fonctionnaires taciturnes apposent des tampons, brassent un peu d’air ou consultent les dossiers de papier qui jonchent les bureaux en creant un sacre desordre. Il y a des crayons attaches a des chaines sur les petits comptoirs reserves aux administres. Quelques elements post-modernes qualifient l’epoque : un ecran geant LCD (ou plasma) affiche les numeros des personnes appellees, et il n’y a plus de machines a ecrire, mais pas non plus de PC sur les bureaux.

Pour ma carte de sejour, c’etait tres facile, on s’est presente au guichet avec mon passeport, deux photos d’identites, et si mes souvenirs sont bons, je crois que c’etait tout. La petite page d’ecriture (en alphabeto pour la plus grande partie) ne faisait que reprendre les elements du passeport/visa. C’etait donc assez facile, jusqu’a present je sais encore ecrire mon nom. Le seul champs en langue autochtone etait celui de ma situation, la j’ai ecrit kaishain (employe) en iragana, ce qui m’a vallu un « o sugoi! » (wah genial!) admiratif de la preposee aux affaires etrangeres.

Dans la foulee on a enregistre mon tampon au meme guichet. Au japon, les gens signent avec des tampons ronds, dont certains plus importants que d’autres (pour acheter ou louer un logement par exemple) sont enregistres en mairie. La c’etait un peu plus complique. J’avais un tampon que mes beaux parents m’avaient offert a notre mariage avec mon prenom d’ecrit dessus en kanji. Seulement, le fait que ce tampon porte mon prenom posait un probleme, car mon prenom n’est pas mon nom usuel. Mon epouse avait sur elle un tampon au nom de sa famille, et celui la semblait mieux convenir, avec quelques amenagements de mon etat civil nippon. J’ai donc au Japon un nom d’usage qui est mon nom francais suivi du nom de ma belle famille qui me permet d’utiliser ce tampon (pour l’appartement qu’on doit prendre prochainement). Pour l’enregistrement du tampon, il faut fournir une adresse, et ca, ca nous sauvera dans un episode futur (je vous en dirai plus prochainement :).

Concernant la securite sociale, c’est mon epouse qui cotise pour toute la famille. Bien que detache (et donc egalement couverts par la secu francaise), on devra donc payer des deux cotes, ca c’etait plus ou moins prevu. Le montant annonce de la cotisation par contre nous a quand meme surpris. Autre surprise, positive cette fois, on doit pouvoir toucher les allocations familliales, mon epouse etant consideree ici comme mere seule avec enfant (ca fait toujours plaisir au conjoint ce genre de considerations administratives 🙂

Et puis, concernant le petit, on l’a presente au medecin de la PMI locale. Il doit passer une visite la semaine prochaine, la c’etait juste pour faire un point sur les vaccinations. Et comme il a fait tout ce qui etait obligatoire pour un enfant francais de pres de 2 ans, il a du coup fait plus que prevu au japon. On ne l’embetera alors plus trop avec les seringues et leurs aiguilles qui font pleurer.

Une chose qui est somme toute remarquable ici, c’est que l’integralite des services sont concentres dans un seul lieu. Si on avais du faire les memes demarches en france, on aurait du prendre le bus une demie douzaine de fois entre mairie, prefecture, secu, caf, pmi, impots, …

D’ailleurs les impots on doit y passer prochainement, et c’est encore dans ce batiment.

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Derniers matsuri d’été

Il y a quelques jours, des camions quadrillaient les rues en scandant des nom de politiques locaux. Ma première réaction fut de maudire la tenue d’élections prochaines et la foire qui les accompagne. Mais je me trompais, ces campagnes faisaient en fait la promotion de quelques matsuri de fin d’été, organisé par les politiques pour le bien être de leurs gentils électeurs (et aussi un peu pour remplir les caisses du parti).

Et pas un mais deux matsuri organisés à quelques jours d’intervalle et par deux homme politiques différents (du même parti, mais pas élus aux même places), j’ai nommé le Azuma-Azuma-Matsuri et le Kôno-Kôno-Matsuri (il faut répéter le nom pour que ça rentre bien dans les crânes) !

Azuma est plus petit que Kôno, son matsuri aussi. Mais Azuma a des copains musiciens. Kôno, lui, connait plein d’Obasan.

En y reflechissant bien, possible que je n’en voies plus beaucoup d’autres de matsuri estivaux…

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C’est énoooorme !

Noël n’est déjà plus qu’un lointain souvenir, dès le soir du 25, on démontait les décos un peu partout… C’est vrai, à quoi bon maintenir une animation pour une fête qui ne rapportera plus d’argent après tout, au Japon, on sait être pragmatique !… On est maintenant passé dans l’ambiance « Shôgatsu« , le nouvel an japonais. Maintenant, partout les kagamimochi ont remplacé dans les magasins les chocolats et sapins miniature.

A l’occasion des fêtes, et j’en arrive au sujet de mon post, Meiji, un boite d’agroalimentaire japonaise avait sorti une sorte de Curly (Karu), en version énoooorme (« deka », c’est écrit sur le sachet). Et quand je dis, énoooorme, ce n’est pas un effet de style, il faut imaginer dans les rayons des sacs de biscuits soufflés de la taille d’un sac poubelle de cuisine, gonflés comme un oreiller… ça ne se rate pas !

Et là où ça m’a bien fait rigoler – et on objectera à juste titre qu’on se demande bien ce qui ne me fait pas marrer -, c’est qu’il y avait une raison rigoureusement logique à l’augmentation de la taille du sac : si le contenant était plus grand, c’est que le contenu l’était également devenu ! Les Karu de fête étaient exactement 3 fois plus gros que les Karu de tous les jours (et ça aussi c’est écrit dessus, dans une démonstration en image absolument irréfutable)… Et le concept est poussé jusqu’au bout puisque le gros paquet contient 3 paquets de taille normale, histoire de bien enfoncer le clou sur le facteur 3.

Et à manger, il vous faut imaginer des Curly de la taille d’une petite éponge, ça rentre à peine dans la bouche et pourtant, des concours de Chamalow, j’en ai gagné !

Karu, ça signifie en japonais, prononcé avec un truc dans la bouche, « grenouille », l’occasion pour moi d’apprendre un nouveau mot très utile à mon fils…

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La malédiction du renard

Cela faisait à peine quinze jours que je me félicitais de ne plus être pris ni du nez ni de la gorge. Deux semaines délicieuses sans fièvre, fatigue, toux permanente, nez comme une patate avec les yeux cernés et une voix d’outre-tombe…

Est-ce la conséquence de mon manque de respect envers ces renards du temple de Nishinagahori34.675804135.487250 et de ces photos que je leur ai volées, sans leur demander leur accord ni même mettre 100 yens dans l’urne prévue à cet effet ?

A moins que ce ne soit ce présage laissé au grés du vent car trop mauvais peut-être que je ne me sois approprié… Que pouvait-il dire ?

Il y aurait bien aussi sinon les autres petits monstres de la crèche du petit (et leurs miasmes)…

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Fiction

Le 31 mars 2007, entre 12h10 et 12h15, Monsieur Ghismo, que faisiez-vous ?

Euh..

Va pourtant falloir nous trouver quelque chose.

Bah ça fait loin quoi…

Vos empreintes ont été retrouvées dans un endroit où vous ne pouviez pas vous trouver par hasard, vous devriez bien de vous souvenir de quelque chose.

Beh…

Répondez.

J’ai le droit à mon Picasa ?

5 minutes, pas une de plus.

Ah voilà, je prenais des photos dans les sous-sols des anciens bureaux de mon épouse pour pouvoir répondre à un billet de Kapoue huit mois plus tard. Vous avez raison, pour se trouver là, fallait avoir un sacré mobile. Mais heureusement pour moi, à l’époque, les empreintes vous ne me les aviez pas encore prise à la frontière, et vous ne m’avez pas retrouvé pour le méfait que je n’ai pas commis.

A partir d’aujourd’hui, les empreintes c’est pour tout ce qui ne porte pas un nom japonais, mieux vaut en rire.

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Regarde où j’ai installé mon bureau !

Ma toute petite société va pouvoir se vanter d’avoir ses bureaux dans les endroits les plus courus d’Osaka ; pour commencer cette longue série de bureaux itinérants, j’ai choisi ce matin un endroit pas trop loin de la maison : l’Asian Trade Center de Nanko34.636668135.413918.

L’ATC qui est aux pieds du World Trade Center34.638292135.415291 fait face au terminal à conteneurs du port d’Osaka. L’activité portuaire, le va et viens des porte-conteneurs, le bip-bip des camions, ces incroyables grues et l’architecture colorée du bâtiment font que c’est un endroit que j’affectionne particulièrement.

J’y suis arrivé en début de matinée, mon téléphone en main pour découvrir les hotspot wifi non protégés qui sont en fait forts nombreux.

Le café du 6F coûte 300 yens et est vraiment excellent. Le lieu en outre offre une vue magnifique sur le port. Et, en semaine, l’ATC est vraiment totalement désert, un vrai hâvre de paix si il n’y avait pas le bruit des salles de jeux du rez de chaussée.

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Pour revenir de Kobe

Suite de la promenade dans Kobe34.691380135.195693 avec Piccator

On en était où déjà ?… Ah oui !

Très tôt dans l’après midi j’avais remarqué ce bâtiment très particulier, sorte de cathédrale romane de 40 étages, austère, massive, rectiligne, avec ses petits clochetons triangulaires et ses vitraux sur toute la hauteur du bâtiment. Le bâtiment est imposant et il se remarque de loin. Pendant une bonne partie de l’après midi il ressurgissait de temps à autres, si bien que sur le retour on s’en est rapproché pour en avoir le coeur net : s’agissait-il d’un department store, d’un hôtel (love ou non), d’un lieu de culte, d’un bâtiment institutionnel… Le batiment se trouve loti en plein milieu d’échangeurs sur plusieurs niveaux et de plusieurs natures. Ca grouille de vie une ville.

Le retour en train de nuit fait un peu penser à ces jeux vidéos des années 80, en 3D non pleine, les lampes des immeubles à flanc de coteaux formant des surfaces qui glissent les unes sur les autres, on peut sentir ainsi la profondeur là où dans la plaine d’Osaka qui ne tarde pas à arriver, l’oeil ne passe pas le premier plan tout proche.

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Rangeage de vélo

Quand je vous le disait, que les cyclistes à Osaka ont des comportements très étranges, je n’étais pas au bout de mes surprises.

Désormais, pour faire face au manque de place, après avoir rempli le parking officiel de l’immeuble (deux vélo par appartement), après avoir encombré totalement le hall d’entrée, on en vient à empiler les vélos les uns sur les autres.

La question reste entière néanmoins : comment arriver à ranger ainsi un mamachari, qui avec tous ses équipements pèse tout de même son poids ?…

Personnellement, je pense à une technique qui consisterait à arriver à fond les manettes jusqu’à l’endroit où on souhaite garer son vélo, là il faut piler avec le frein avant, et qu’après le salto avant qui s’ensuit et avoir rétabli promptement son propre équilibre, il faut profiter de l’inertie dont le vélo est chargé, attraper le vélo au vol, sortir sa béquille, enlever la selle de deux vélos d’en dessous pour le passage de la pédale et de la béquille, et dévier la trajectoire de votre vélo pour le pousser par dessus les autres.

A bien y réflechir, je ne vois que ça…

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