Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

A sa mémère

Il faut bien rappeller que la taille du caca n’est pas en rapport avec la taille de la bestiole. Des très petits chiens savent aussi faire des très gros cacas. Si il n’y a pas de caca dans les rues, c’est que les propriétaires se promènent avec des sacs et qu’ils ramassent la production quotidienne de leur toutou. Si on peut le faire ici, ça doit pouvoir se faire ailleurs !

Ici point de caca dans les rues, pourtant, des toutous microscopiques, tremblottant, toilettés à outrance, habillés (à la mode), teint en rose, avec froufrous et noeud-noeuds dans les cheveux, c’est l’accessoire de mode qui vient en complément idéal de la besace estampillée LV. Et cet accessoire de mode peut aussi se promener en poussette et porter des lunettes de soleil… après tout, le ridicule ne tue pas.

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Ah mes amis, quelle déception !

Je sais pas vous, mais une telle enseigne, ça fait pas trop envie quand même… Au moins, on est prévenu, on sait à quoi s’attendre !

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De Sumiyoshi à Mandaiike (le retour)

Non, je n’avais pas oublié ce post en suspens, c’est juste que l’actualité ghismique imposait quelques aménagements dans mon planning de publication 🙂

Les alentours de l’étang de Mandaiike34.619400135.502109 cachent un grand nombre de petites maisons anciennes, des maisons d’architecte parfois vraiment impressionnantes (par le style et par la taille, on a l’air d’avoir un peu d’argent par là bas), ainsi que des archives municipales aux allures de bunker. Je n’ai pas pu tout photographier, le petit commençait à montrer des signes d’ennui, mais lorsque nous y retournerons voir les cerisiers, j’ai repéré quelques points de passage obligés…

Au retour, nous sommes allés manger dans un restaurant de sushi sur tapis roulant. En pénétrant dans la boutique, j’ai eu un peu peur, il n’y avait pas foule, et les rares sushi qui tournaient avaient l’air d’être de la veille. En fait, il suffisait de commander pour avoir du poisson bien frais, excellent même. Et pas très cher.

Et ça c’était juste avant d’aller voir les tramways et se promener dans les ruelles de Sumiyoshi34.613312135.486767, parce que le petit qui a l’ouïe fine et la mémoire de ce genre d’évènements ne les avait pas oublié.

Blogger party

Cette semaine, j’ai rencontré Thomas de la rivière aux canards et c’était bien sympa. Il m’a conduit dans un resto indien très cool où la serveuse lui faisait de l’oeil. Il est tellement sympa qu’au moment où je lui offrais quelques bonbons en cadeau, il m’a même proposé sa caméra. Bien entendu, je lui ai dit que c’était trop et il a fini par retrouver la raison.

Et à défaut d’une photo souvenir, j’ai pris quelques images pendant la promenade digestive qui me menait de Ogimachi34.703676135.509598 à Umeda34.7025135.49793.

10 minutes, 1000 yens

Intrigué depuis toujours par la formule, je me suis décidé le week-end dernier à en faire l’essai.

Sur les conseils de Jiji qui jure ne jamais y avoir mis les pieds, mais qui connaissait le lieu et ses pratiques, on s’est rendu dans un QB House du côté de Namba34.663463135.501959.

Dès qu’on se présente à la porte d’entrée, les professionnels qui travaillent ici vous accueillent à grand coup de « bienvenue » sonores. Mais ici, il faut d’abord payer, et faire l’appoint en un seul billet de 1000 yens. Pas question de venir avec sa bigaille, pas plus qu’avec ses arrogants gros billets, non, quand on vient ici il faut avoir prémédité son geste.

On glisse donc son billet dans la fente de la machine qui nous le rend sous la forme d’un ticket numéroté. On peut alors prendre place avec les autres clients en attente, sur un banc qui longe le mur. L’attente est distraite par la vue des clients qui en sont à leur tour. L’accroche commerciale semble exacte, chaque 10 minutes les clients se rhabillent et tout le monde sur le banc se décale par la droite en un ballet rigoureux. La clientèle est composée exclusivement d’ojiisan, la plupart avec peu ou plus de cheveux.

Quand après 30 minutes d’attente vient son tour, on met ses affaires dans un placard dissimulé derrière le miroir qui vous fait face. Quelques questions précises, et alors que la minuterie est enclenchée, on s’affaire autour de vous. L’apothéose vient quand avec un aspirateur venu du plafond, on vous aspire la tête. On vous montre alors la vue de derrière avec un miroir, vous faîtes un signe de tête satisfait et vous pouvez rejoindre le monde plus léger.

Voici donc la version tayloriste à l’extrême du salon de coiffure.

Ici, on sent que chaque élément du décor, client y compris, ainsi que de l’organisation, a fait l’objet d’une étude d’efficacité, d’optimisation des gestes, de rationalisation des pratiques. D’ailleurs en se rendant sur le site de la chaîne, on se rend compte que tous les salons sont sur le même modèle, exactement ; ont le même mobilier et les employés la même formation au quart de seconde près. Dès qu’on pénètre dans cette usine à couper les cheveux en deux (parce qu’en quatre, ça nécessite 3 fois plus de geste), on laisse son humanité dans son billet de mille yens, et on devient un élément froid de cette mécanique impeccablement huilée.

On comprend que notre tour viendra après les 32 gestes (et 1’47,7 secondes) que composent le nettoyage et la stérilisation de l’espace de travail : jeter le peigne et le col en papier du client précédent, secouer la blouse, plier la blouse en quatre mouvements, ouvrir le placard à blouse, ranger la blouse, fermer le placard à blouse, donner un coup de nettoyant à vitre sur le miroir, laver le miroir d’un coup de chiffon précis, ouvrir le stérilisateur, y mettre ses ciseaux, prendre la tête de l’aspirateur, fermer le stérilisateur, aspirer les étagères, aspirer son uniforme, aspirer le siège, ouvrir le stérilisateur, mettre la tête de l’aspirateur dans le stérilisateur, fermer le stérilisateur, ouvrir la trappe sous le siège qui recueille les cheveux coupés, balayer le sol en 7 mouvements, pousser les cheveux dans la trappe, fermer la trappe, inviter le client suivant à venir s’assoir…

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C’est énoooorme !

Noël n’est déjà plus qu’un lointain souvenir, dès le soir du 25, on démontait les décos un peu partout… C’est vrai, à quoi bon maintenir une animation pour une fête qui ne rapportera plus d’argent après tout, au Japon, on sait être pragmatique !… On est maintenant passé dans l’ambiance « Shôgatsu« , le nouvel an japonais. Maintenant, partout les kagamimochi ont remplacé dans les magasins les chocolats et sapins miniature.

A l’occasion des fêtes, et j’en arrive au sujet de mon post, Meiji, un boite d’agroalimentaire japonaise avait sorti une sorte de Curly (Karu), en version énoooorme (« deka », c’est écrit sur le sachet). Et quand je dis, énoooorme, ce n’est pas un effet de style, il faut imaginer dans les rayons des sacs de biscuits soufflés de la taille d’un sac poubelle de cuisine, gonflés comme un oreiller… ça ne se rate pas !

Et là où ça m’a bien fait rigoler – et on objectera à juste titre qu’on se demande bien ce qui ne me fait pas marrer -, c’est qu’il y avait une raison rigoureusement logique à l’augmentation de la taille du sac : si le contenant était plus grand, c’est que le contenu l’était également devenu ! Les Karu de fête étaient exactement 3 fois plus gros que les Karu de tous les jours (et ça aussi c’est écrit dessus, dans une démonstration en image absolument irréfutable)… Et le concept est poussé jusqu’au bout puisque le gros paquet contient 3 paquets de taille normale, histoire de bien enfoncer le clou sur le facteur 3.

Et à manger, il vous faut imaginer des Curly de la taille d’une petite éponge, ça rentre à peine dans la bouche et pourtant, des concours de Chamalow, j’en ai gagné !

Karu, ça signifie en japonais, prononcé avec un truc dans la bouche, « grenouille », l’occasion pour moi d’apprendre un nouveau mot très utile à mon fils…

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Red Rabbit Revolution 2

En revenant ce midi de la crèche avec le petit, nous sommes passé à côté d’un lieu très sympa où on jouait de la musique, et pas de la musique comme ça, non, du nectar qui m’a fait rebrousser chemin tellement ça sonnait bon à mes oreilles.

Le local est plein, on se délecte depuis l’extérieur, c’est vraiment très bon, je ne parviens pas à voir vraiment le groupe jouer mais j’entends du piano, de l’accordéon, une batterie, du chant, ça sonne.

Et puis une dame japonaise qui visiblement s’occupe du lieu m’invite à rentrer, j’essaye de lui dire qu’on ne va pas rester très longtemps non plus, et je lui demande si cet endroit est un café. Ce n’est visiblement pas le cas mais je ne comprend pas non plus ce qu’elle m’explique de la nature du lieu. Et me voyant en difficultés linguistiques, la dame japonaise (comme quoi, il existe aussi des obasan qui sont très sympathiques) me présente à Yannick.

Yannick qui est belge et parle français, m’explique que là ils jouent pour des handicapés, qu’ils sont deux groupes belges à tourner au Japon en ce moment, qu’ils rejouent le 29 au Kanadian à Tanimachi, qu’ils habitent actuellement à l’étage d’un troquet dans une vieille maison et que ça a l’air vachement bien leur squat. Et puis Daniel (c’est écrit sur son badge en katakana : danieru) nous a rejoins au moment où je m’apprétais à rentrer parce que je sentais le petit qui poussait dans mon dos pour réclamer son nyunyu (son lailait)…

En tout cas, le 29, j’essaierai d’aller les voir au Kanadian (à partir de 20h, 2300 yen). Vraiment c’est super bon ce qu’ils font, et si vous êtes dans le coin, faut aller les voir !

Et quelques petits liens sur le web en plus du flyer que m’a remis Yannick et que je viens de scanner :

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Histoires d’oeuf et de poule qui font des oeufs

Jeudi dernier on avait rendez-vous au kuyakusho (mairie d’arrondissement) pour retirer ma carte de sejour.

Normalement ca prend un mois entre la constitution du dossier et le retrait de la carte magique. Dans mon cas, ca a pris une semaine.

Il a suffit qu’on explique (que mon epouse le fasse 🙂 qu’on avait un appartement a prendre et que pour pouvoir faire le contrat on nous demandait la dite carte. La preposee a alors repondu qu’elle pensait que c’etait possible en une semaine. Ca tombait bien, on etait plutot dans les temps pour l’appartement.

En fait pour obtenir l’appartement il nous fallait un compte bancaire (pour payer le loyer, c’est un prelevement automatique) et la carte de sejour. Pour obtenir un compte bancaire il nous fallait un justificatif d’adresse ou la carte de sejour (qui mentionne une adresse).

La question etait donc de savoir comment avoir une adresse pour ouvrir un compte quand on a besoin d’un compte pour avoir une adresse.

Dans mon metier, on appelle ca un dead-lock, et la seule facon qu’on a de le resoudre a peu pres c’est de tout annuler.

Heureusement pour nous, on avait dans nos innombrables papiers celui qui nous servirait de sesame et nous permettrai d’ouvrir le compte bancaire.

A notre premiere venue au kuyakusho, on a egalement demande d’enregistrer le tampon qui nous servirait a signer le contrat de location. Pour enregistrer un tampon, il faut egalement fournir une adresse. On a mis notre adresse du moment qui etait celle de la belle famille. Bien entendu la mairie n’y a pas vu d’objection et nous a fourni un justificatif pour l’enregistrement du tampon.

C’est ce justificatif tres officiel car venant de l’administration locale qui nous a permis de justifier d’une adresse.

Pour obtenir l’appartement ensuite, le seul justificatif de demande de carte de sejour nous a ete demande. Et lorsque vendredi nous sommes repasses pour apporter quelques nouveaux documents pour le contrat, que nous avons presentes avec fierte la veritable carte de sejour, on nous a dit que c’etait pas utile… comme quoi !

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Osaka, cheap

Alors que les cigales s’énervent un peu en bas de chez moi, dimanche dernier, timidement et crescendo depuis, je vous emmène aujourd’hui à Osaka pour une nouvelle journée de ces vacances bien sympa.

Au sixième jour, j’avais projeté le lac Biwa, et puis, sentant les cordons de la bourse se tendre, on a finalement opté pour une journée cheap à Osaka. Une journée cheap à Osaka, ça commence par l’achat d’une carte de métro à la journée, 850 yens. Avec ce sésame en poche, on peut aller à peu près partout en ville et trouver de quoi s’amuser.

Premier bref arrêt à Umeda34.7025135.49793, pour retourner comparer rapidement les prix des lecteurs multimédias, et puis marcher jusqu’à Yodoyabashi34.693003135.500950 en prenant un autre chemin. Là prendre le métro pour se dire qu’on aura bien rentabilisé la carte de la journée et gagner quelques minutes sur la descente vers Honmachi34.684816135.509834. Marcher un peu vers Shinsaibashi34.675142135.501320. Côtoyer la foule dans le passage couvert qui va à Ebisubashi34.668987135.501154. Faire un détour dans un pachinko pour en palper l’ambiance. Se dire qu’il faut être sacrément marteau pour y passer ses journées.

Arriver à Namba Parks34.661875135.502141 et manger d’un hamburger Hawaiien, 1000 yens environ. Faire un tour des boutiques à la recherche de cadeaux à remporter, en trouver, bien sûr, reporter les achats au lendemain et remonter vers Horie, un quartier branché d’Osaka, anciennement quartier industriel, pas très côté autrefois, petit à petit les anciens entrepôts sont réinvestis par les designers et les boutiques à la mode. On marche pendant un moment à côté de deux filles japonaises, très expansives, qui tiennent un discours surréaliste, fait de phrases courtes, sans lien évident entre elles :

« – Fait beau.
– Mal aux pieds.
– Ca, c’est vraiment Osaka.
– Vraiment, c’est ça Osaka.
– Un chat. »…

Poursuivre jusqu’au petit temple de Nishinagahori34.675804135.487250e et son bestiaire de pierre, renards innombrables, lapins obèses, drôles de lions qu’on croirait tirés d’une animation-collage des Monty Python avec sa bouche exagérément ouverte.

Et puis marcher jusqu’au Kyocera Dome, partiellement en travaux, passer au milieu des entrepôts de câbles, ceux de tuyaux, et rentrer en faisant la grande boucle par l’ouest : Tempôzan34.655168135.429496, Nanko34.636668135.413918, sans s’y arrêter, la ligne est aérienne et il se fait déjà tard.

Petite journée à petit budget : 1850 yens, c’est donc possible !

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