Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Atô kchhhhh, crrrrr âtôgomasushhhhh

Dans la série des vacances rayonnantes, on en était à jouer à cache cache avec les bus, mais, et ensuite ?

Ensuite, re-bus, direction Ginkakuji35.026605135.798064 cette fois çi (le temple d’argent). On ne se fait pas d’illusion, il sera fermé, mais j’ai cru comprendre que le chemin de la philosophie y arrivait… et si il y a bien quelque chose à voir à Kyoto34.986796135.758678, c’est bien « Le chemin de la philosophie ». Moi, je ne pensais pas connaître le chemin de la philosophie (la honte), et je ne voulais pas que cette ignorance rejaillisse sur la miss.

On s’y dirigeait sans histoires jusqu’à ce qu’en cours de route, le chauffeur nous invite à descendre, au milieu du trajet, comme ça, sans trop de raison, une course urgente peut-être… Les bus à Kyoto34.986796135.758678 ne nous auront pas laissé une image impérissable cette journée là. La prochaine fois, faudra essayer en vélo…

Le bus suivant arrive et son chauffeur devait être très grippé car il avait une façon très particulière de s’adresser à nous dans son micro, en lieu et place de « Arigatô gozaimasu », on avait à chaque passager descendant de sourds « ‘atô kchhhhh », « aa tttsssss », « ‘to kssss », « crrrrr âtôgomasushhhhh ». Forcement, fou rire de deux français au fond du bus à chaque arrêt, et aussi un peu entre les arrêt… Ne pas se regarder, surtout. Le problème, c’est qu’il arrive un moment où il faut descendre, et sans pouffer.

C’est à la nuit tombante qu’on entreprend notre chemin de la philosophie, de bout en bout, parce que pendant ces vacances on ne fait rien à moitié.

En cours de route, un petit creux nous prenant, on attend devant un café qui exhibe en devanture des gâteaux sympas. Mais il est 18h01 et les gâteaux seront remballés, on ne nous les vendra pas ; bras croisés en signe de refus. On philosophera le ventre vide.

Le retour se fait par la rivière aux canards, Demachiyanagi, 400 yens, repas trop copieux qu’on ne pourra pas finir, dans les 1000 yens puis 270 jusqu’à la maison.

Grosse journée. 5080 yens. On n’a jamais été aussi près de la fin.

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Du mal à la gorge et du bien dans les oreilles

Alors que j’ai encore attrapé je ne sais quelle maladie honteuse (je suis sûr que c’est un collègue de crèche du petit qui m’a refilé ses boutons), le livreur est passé tôt ce matin pour me porter ce que j’attendais avec tant d’impatience.

J’avais commencé à me soigner la semaine dernière avec un spray pour la gorge : « nodonûru supurê (mini) ». Jusque là j’étais assez rassuré, le petit bonhomme à la bouille toute ronde a visiblement comme moi la gorge en feu. A l’usage, ce médoc est vachement fort, et apaise instantanément le mal de gorge. Par contre son effet aussi passe très rapidement. Et puis en revenant de chez le médecin hier, j’ai eu le droit à un beau petit cocktail médicamenteux. Et c’est qu’il faut de l’abnégation pour avaler tous ces comprimés dont on ne peut rien savoir. Je me rassure en me disant qu’en France non plus je ne comprenais rien à la composition des gellules, et qu’il faut bien faire confiance à ce médecin et à ses 20 ans de carrière.

Mais heureusement, ce matin, le livreur est passé avec des cadeaux plein sa hotte. Et ça c’est de nature à me faire passer tous mes maux juste le temps de le dire. C’est arrivé en deux cartons, l’un pour les enceintes, l’autre pour le compo. Et le livreur étant un simple livreur, j’ai même eu le privilège et le grand plaisir d’ouvrir les cartons moi même et d’installer le compo tout seul. Ca c’est du bonheur. Pour vous le faire partager, je vous passe quelques photos des cartons. Depuis maintenant 33 minutes et 24 secondes, j’ai de nouveau de la musique avec du vrai son dans les oreilles. Mais c’est décidé, bientôt j’achéterai le subwoofer (et les enceintes surround qui vont avec tant qu’à faire) pour donner encore un peu plus de couleur à Bona, Jaco et les autres :).

Mais quel bonheur mes amis ! Quel bonheur !

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Quand 2006 perd ses couleurs…

Tout a commencé avec cette photo, prise le jour de Noël, et pour laquelle je m’étais dit en la prenant : « en noir et blanc, ça pourrait donner quelque chose d’intéressant »… J’ai essayé en rentrant à la maison, et j’ai trouvé ça plutôt sympa en effet.

M’est venu alors l’idée de fouiller dans mes répertoires pour en ressortir des photos pour lesquelles j’aurais pu me faire la même remarque en les prenant… et de me dire que ça ferait un joli post pour conclure cette année que de la regarder perdre ses couleurs, tout en évitant un inévitable bilan argumenté.

Et ça donne 30 photos passées de la couleur au noir et blanc (je n’ai mis sur ce post que mes favorites), les résultats sont très inégaux, tantôt je préfère la version couleur, tantôt le monochrome charge la photo d’une plus grande intensité, tantôt l’histoire racontée n’est plus tout à fait la même… Et en tous les cas, c’est une expérience intéressante à faire sur ses photos, et que je réitèrerai à coup sur !

Et je vous laisse sur ces quelques notes contrastées, en vous souhaitant de passer un très bon réveillon !

A l’année prochaine !

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Air marin

Ce week-end, malgré une météo grisâtre et un air humide, nous avons fait un tour sur les bords de la Yamatogawa. La Yamatogawa est une rivière qui passe tout près de chez nous, connue pour ses taux de pollution records. On ne s’y rend pas très souvent, en été, ça refoule un peu, et de toutes façons, ce n’est pas non plus un endroit de toute première beauté.

Pour autant, on peut y trouver un certain charme.

La première fois que je m’y étais rendu, j’avais été frappé par la grande incohérence du paysage. La ligne d’horizon est particulièrement anarchique, faite de niveaux éparses, de matériaux divers, de profondeurs irrégulières. Une sorte de concentré de paysage en un seul point de vue. Des jardins, des petits collectifs, des industries grandes et moins grandes, des tours d’habitations, des practice de golf, de petites maisons, du béton, du végétal, de l’eau, du métal, de l’air, des gaz. Le tout présent dans un même regard, sans se déplacer ou en se déplaçant à peine.

Il y a aussi cette usine de lait aux couleurs très vives, même si un peu défraîchies, où même en plein week-end de 3 jours l’activité est identique à celle d’un jour de semaine.

En poursuivant un peu, on trouve même un quartier, qui me fait penser – un peu – à Trentemoult près de Nantes, un village de pécheur très cosy, où on se rend pour se promener ou gincher dans les bars. Ici, c’est un peu moins cosy, mais, il y a des plantes à toutes les maisons, pas une voiture, beaucoup de chats, des mouettes et le fleuve au bout de la rue.

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Ma nouille instantanée

Yokohama a son musée du Râmen, reconstitution d’une place de village de l’ère Showa, avec ses boutiques proposant les spécialités du Japon tout entier. Yokohama35.453792139.632330 toujours, a son musée du Curry, reconstituant une cale de navire faisant la liaison avec les Indes.

Osaka n’est pas en reste et abrite sans rire, un musée du Râmen instantané : The Momofuku Ando Instant Ramen Museum.

Et on y trouve la collection complète des packaging de nouilles chinoises depuis leur invention par Momofuku Ando en 1958 (et ça en fait quelques uns), une reproduction grandeur réelle de sa cabane de jardin l’atelier où il eu le coup de génie, et les cinq principes qui ont conduit à la création de cette révolution alimentaire : bon au goût, facile à préparer, conservation longue, sûreté alimentaire, et de bon marché. C’est un musée d’entreprise, pas de débat à attendre sur ces points.

La partie musée n’est pas vraiment barbante, c’est plein de jeux pour les enfants, des tables ronde rétroprojetées avec des gamepad aux quatre coins proposant des quizz collectifs, sur les murs des manivelles dévoilent des réponses aux questions peintes à côté, ça clignotte, et c’est plutôt très bien fait même si le contenu n’est pas très profond.

Mais là où tous se pressent et où les queues s’allongent, c’est aux ateliers. Ateliers confection de râmen, par session de 90 minutes, nos petits sont encore un peu petits pour rester autour d’une table aussi longtemps, aussi, on s’est rabattu sur la confection de son propre cup noodles. 300 yens et on vous donne une boite vide, des marqueurs pour la personnaliser, et on peut choisir la soupe parmis les quatres parfums de la marque, ainsi que quatre toppings.

Bien sûr, un gaijin qui demande quatre doses de fromages comme topping, ça fait réagir derrière le comptoir.

« Vous aimez le fromage vous… »

Sur le chemin entre la gare et le musée, un restaurant de râmen… quelle bonne idée ! Idée qu’a eu la marque qui tient aussi le musée (et c’est une chaîne, il y en a un peu partout). Et on sent qu’ils ont voulu se racheter sur le côté qualitatif, c’est véritablement excellent, et, pour la première fois que je suis ici, j’ai pu choisir la cuisson des pâtes.

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De Bon Good

La pâtisserie d’en bas de chez nous a le bon goût de s’appeller « bon good ». Comme dans toutes les pâtisseries au Japon, on y trouve toutes sortes de pâtisseries, allant du classique « Anpanman Pan », au pain « saucisse-œuf-bacon », en passant par le « melon pan » (avec ou sans crème) et la baguette viennoise fourrée à la margarine aromatisée.

On trouve aussi assez régulièrement au Japon (et pas seulement chez Bon-Good) du Kouign’amann, dont voici l’interprétation de bon good. C’est plutôt réussi, assez fidèle au modèle breton, bien qu’un peu léger en beurre pour un presque-breton* en exil.

* Personnellement je pense que l’éternel débat « Nantes est-elle en Bretagne ? » est bien mal posé. Nantes est incontestablement en Bretagne, peut-on en dire cependant autant de La Baule ? La Baule qui devrait administrativement se situer dans le 75 plutôt que dans le 44.

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Plus bimbo que jamais !

Ne vous y méprenez pas, bimbo n’a en japonais pas le même sens qu’en français. On me dit souvent que je suis « Ichiban bimbo », ce qui signifie que je suis le plus fauché des fauchés. Pas que j’ai une poitrine sur-développée et de longs cheveux blonds.

Ca qui m’amène à vous parler de ça : aujourd’hui, on a entrepri de remonter des poubelles ce meuble en parfait état qui me faisait de l’oeil depuis quelques jours et que je voyais bien remplacer ce carton Dell qui me servait de table basse dans le bureau.

Et – erreur – on a fait ça en plein jour, du coup, des rangées de gamins se pressaient par dessus les rembardes pour observer, non sans commentaire, ce curieux manège d’un gaijin qui ramène les poubelles chez lui.

Déjà que dans les couloirs il se dit que c’est quand même bizarre, que ce gars là ne porte jamais de cravatte ni de complet noir, qu’il passe ses journées à la maison, qu’il ne travaillerait donc pas… Bref cet épisode va surement alimenter l’imaginaire du voisinage !

Bon, mais je m’en moque bien, car une fois nettoyé, passé à la cire, j’ai dans mon bureau un élément de mobilier très pratique, je trouve plutôt sympa, en vrai bois, avec des prises de courant intégrées, qui a même prévu un emplacement pour mon matériel musical. Et puis, en le nettoyant, on y a même retrouvé quelques photos secretes qui s’y cachaient, et ça, ça flatte le voyeur qui est en moi !

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5 centimètres !

Samedi, il a neigé, à gros flocons qui ont tenu la journée, même en ville, évènement rarissime qui ne s’était pas produit depuis… deux ans.

On en a profité pour se rendre à… allez, je vous laisse deviner avec pour seul indice la photo qui suit, ça me laissera le temps de faire du tri dans mes innombrables clichés !

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Y faire les cent pas

En fait, on venait à Ishikiri34.682266135.646122 pour voir les montagnes de plus près et, le temple du quartier, dans lequel une tante se rend chaque mois. Temple comme ça, qui n’a pas une réputation énorme, pas de spécificité, pas de spécialité non plus, on vient ici pour le tout venant, pas parce qu’on passe bientôt des examens, qu’on souhaite des enfants ou gagner plus d’argent.

Malgré tout, à l’entrée du temple une dizaine de japonais tournent en boucle entre deux plots de pierre, un petit papier en main leur sert de compteur, à 100, on sort de la boucle. Certains font le chemin au pas de course, ce n’est pas un moment de réflexion ni d’introspection, juste des pas donnés aux dieux pour qu’ils guérisse une maladie, procédure pratique inventée par les temples, pour gagner du temps, justement. A l’origine, il fallait se rendre 100 jours au temple, maintenant il suffit de s’y rendre une fois, d’y porter son obole, et de faire 100 tours. On appelle ça le progrès. La procédure sacrée néanmoins, est plus efficace, si elle est faite dans le secret, sans qu’on y soit vu ; mais, un gaijin qui prend des photos, ça compte ? Sans doute, à la tête renfrognée qu’on me présente.

Les allées du temples sont couvertes à la manière d’un passage commerçant, pour protéger des intempéries. Ca et là des tortues de porcelaines recueillent les souhaits et se prélassent dans l’eau.

A la sortie, se tient un dragon pour étoffer ma collection, c’est mon jour de chance.

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