Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

En prendre pour six mois

Cette semaine, vers 19h, on a sonné à la porte de l’appartement. Un gars à la mine pas finaude se tenait dehors, avec une sorte de sac de ciment sur l’épaule. Je m’apprêtait à lui lancer un « kessessé ? », en français dans le texte, celui qui fait fuir même les plus collants des vendeurs de journaux au porte à porte, quand mon épouse s’est interposée, en remerciant en boucle le garçon qui a déposé le sac à l’entrée en répondant « ce n’est rien, ce n’est rien ».

Fin d’année, période charnière, et tout le monde remercie un peu tout le monde de l’année passée.

En l’occurrence, un des clients de mon épouse, comptable dans un cabinet du coin, pour la remercier de ses efforts nous a fait livrer 20 kilos de riz.

D’après mon épouse, on en a pour six mois intensifs.

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Sortir le petit oiseau

Je profitais vendredi dernier d’une journée de congés pour me rendre à l’Osaka Motor Show, réplique en province du Tokyo Motor Show qui lui se déroule à… Tokyo35.673718139.697556. Ok.

Ma passion pour les voitures n’est pourtant pas débordante (j’en vois déjà au fond qui s’agitent), et je me demande bien ce que j’allais chercher là bas, le fourre-tout rempli de tous ses objectifs et montures. Ah si, je me souviens, ça c’était pour donner le change lorsqu’on s’est présenté à la guérite presse pour entrer gratos 🙂

Au Motor Show il y a des voitures, des hôtesses pour présenter les voitures, ou l’inverse, on n’en est pas totalement sûr, et des pervers photographes amateurs en pagaille trimbalant un matériel de fou, des flash gros comme des frigos, et des zoom qui se destinent plus à l’observation des étoiles qu’à celle des voitures. On comprend vite la raison de cette surenchère : les hôtesses offrent leurs plus belles poses à ceux ayant les plus grosses montures, on s’en serait douté.

Malgré tout, il arrive un moment, où en se regardant faire, on se demande si ce qu’on fait est tout à fait normal, approcher les filles à 3 m, sortir le zoom, capturer quelques sourires, répondre d’un léger sourire, et passer aux filles suivantes pour recommencer le petit manège, on fini par en attraper presque des remords*… saleté de culture judéo-chrétienne !

Et dire qu’il existe des pervers photographes professionnels dont c’est le métier d’aller voir les filles pour en obtenir des sourires, je me demande bien ce que je fais encore dans l’informatique !

* Mieux vaut ça que des regrets

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Contourner le château

Et le lundi de Pâques continue aussi l’après midi.

Après avoir hésité en gare d’Umeda à filer à Kyoto34.986796135.758678, j’ai finalement pris le parti de rejoindre le parc d’Osakajo et ses cerisiers. Ce parc qui entoure le château est en fait très étendu et il faut plus d’une heure pour en faire la moitié d’un tour. Passer par le château au centre est un peu plus rapide, plus sympa aussi.

Ce jour là, il y avait des cars de touristes à toutes les portes, chinois ou japonais, mais tous troisième âge. Touristes qui suivaient comme ils le pouvaient leur guide et son petit drapeau-a-ne-surtout-pas- perdre-de-vue-sinon-on-est-perdu. Visiblement l’étape précédente de leur voyage organisé avait du se faire au Yodobashi Camera, car tous ou presque exhibaient des appareils photo dernier cri flambant neuf. Tchiiiiiizou.

Aujourd’hui, les cerisiers n’ont plus leurs fleurs. Quelques arbres tardifs par endroit narguent leurs voisins pressés sous une certaine indifférence des passants. Ohanami c’était avant.

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Tourner autour du pont

De retour de la plage, le pont Akashikaikyoohashi34.618375135.022830 projette son ombre dans la brume, créant une nouvelle route hypothétique, bretelle vaporeuse rejoignant la côte de l’autre côté. En changeant d’angle, c’est le soleil qui prend l’eau comme miroir pour se refléter sur les croisillons métalliques qui soutiennent le tablier du pont. Les photographes se sont donnés le mot, et sont là nombreux, attendant le moment pour déclencher, shootant quelques fleurs ou quelques portraits des enfants qui jouent sur l’herbe pour patienter. De la patience ils en ont à revendre.

Le pont se visite, et je n’aurais raté celle ci sous aucun prétexte. L’accès se fait par un accès situé dans une des piles, massive, du pont. Au rez de chaussée, des vidéos montrant des ponts qui s’écroulent, et des essais en soufflerie d’une maquette démontrent assez maladroitement la solidité de l’ouvrage. Et puis, quelques étages plus haut, une sorte de sas avec un sol métallique zébré de jaune et de noir se donne des petits airs de sortie de navire spatial. Derrière, le chemin est ouvert aux vents, balisé de solides grillages, la vue est grandiose, comme espérée.

Au bout de cette passerelle, un espace vitré, feutré, moquetté, climatisé, musique de chambre à volonté, avec caméras sur écran géant dirigeables par joystick, en panne, jumelles à 200 yens la minute, dessins commentés de la côte sur les baies vitrées, café à peine aimable, on ferme.

Le soleil se couche, mais on ne va pas se quitter aussi rapidement, alors que la côte cache deux pavillons 4×4 dessinés par Tadao Ando. En plus, le pont, toujours lui, se pare de mille couleurs une fois la nuit tombée.

Sur les plages quelques fusées de feu d’artifice jaillissent, même en septembre, il reste encore un peu d’été. On mangera dans un kaitenzushi après avoir pris une bière, dans un café pour chien.

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Densha de party

Alors, on dirait qu’on est le 20 avril, et on dirait aussi qu’on est encore à Osaka.

Hier, c’était la ultimate sayonara-party. Et comme c’était un peu la dernière fois qu’on conviait nos amis, on a loué un chinchin-densha pour ça.

709 à quaiSur la vitre, on peut lire

L’histoire remonte à presque trois ans plus tôt, alors qu’on rentrait de Tennoji34.646625135.513095 dans le train préféré du petit, celui qui fait chinchin quand ça chauffe aux carrefours. Et tout juste un arrêt après le départ, cette affiche nous a sauté aux yeux: « Faites la fête en chinchin densha« . Sympa, on essaiera.

PicorerHourra !

On aura attendu notre départ pour enfin se décider à passer à l’acte : 55000 yens et un tramway dont on peut même choisir le modèle (le 709 pour nous) est à vous pour deux grosses heures, avec deux chauffeurs, des guirlandes, des tables et un kit Karaoke en option. Le trajet aussi est au choix (mais il faut rester sur les rails de la ligne quand même), et nous, on a choisi de partir de Tennoji34.646625135.513095, descendre jusqu’à Hamaderakôen34.541364135.443047 pour remonter sur Ebisucho34.654001135.505049. La pause pipi nous permet même de visiter le hangar de la compagnie, où les tramways se font repeindre et réparer.

Alors tant qu'on vous tient, et puisqu'on a un frigo qu'on n'a pas réussi à bazarder...Ambiance indus'

Deux heures rarement au dessus de 50 km/h mais qui passent à 100 à l’heure, c’est un peu ça la magie du densha-de-party. Quelques jeux organisés au pas de course pendant qu’on tenait nos convives prisonniers, pour faire gagner les derniers trucs dont on n’a pas encore réussi à se débarrasser, du vin et du champagne débouché sur le quai parce qu’on a oublié avant, et chacun a pu repartir avec son doggy bag parce qu’on avait prévu trop large, et que malgré les consigne, personne n’est venu les mains vides.

Attention ! le tramway !

Boris, faudra penser à venir réclamer le frigo que tu as gagné au bingo !

Bingo !

Photos courtesy of Boris Meyer and Matias Stella 😉

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Emploi du temps

Alors que ce matin, j’ai la voix de Dark Vador adolescent et en pleine mue, la journée s’annonce riche en évènements…

On a reçu récemment la réponse d’une des crèches publiques qui nous informait que le petit pourrait y entrer dès début mars. La particularité de cette crèche : elle se situe en bas de l’immeuble, de l’autre côté de la rue. Moi qui commençait à trouver que je ne sortais pas beaucoup de la maison, ça ne va pas arranger les choses de ce côté là… il est temps que je m’achète un portable pour aller travailler un peu dehors.

Cet après midi, on se rend donc à l’entretien d’entrée avec le petit.

Et puis, c’est également la période des déclarations d’impots, et on doit se rendre à l’administration fiscale (du côté de Sumiyoshi34.613312135.486767, décidément…) pour savoir à quelle sauce on va me manger. Il était plus ou moins question à un moment d’oublier d’y aller, d’oublier les imprimés, faire comme si on n’avait rien vu, et ce sur les conseils du patron de mon épouse, expert comptable, spécialiste des questions fiscales…

Finalement, c’est cette inscription en crèche qui nous demande – ils sont malins – ma déclaration d’impot pour vérifier mes revenus qui nous pousse à participer au financement du train de vie des obasan du quartier.

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Le Jeudi, c’est Paris…

Avec une grève SNCF, mais est-ce utile de le préciser, c’est l’inverse qui aurait été surprenant. Dans le train du matin, il y avait visiblement trois trains de regroupés, le soir les personnes en surnombre ont eu le privilège de prendre place en première. Les cravatteux ont du bénir la sncf pour avoir payé le prix fort et finalement avoir à cotoyer la vermine de seconde classe !

Bref, arrivée à Paris un peu avant 10h, première étape place de l’étoile et l’ambassade du Japon pour diverses opérations dont le passeport du petit et mon visa. On les avait contactés par email avant de passer, et par téléphone aussi. Et comme on habite Nantes, ils se sont pliés en quatre pour ne nous faire déplacer qu’une seule fois.

Si tout va bien, on doit pouvoir tout obtenir dans la journée.

On me demande mon passeport, quelques justificatifs, une petite page d’écriture, et c’est tout. On me donne un petit ticket de carnet à souche avec mon nom d’écrit dessus et un tampon de l’ambassade. Il est 11 heure.

Second étape parisienne : Opéra Garnier, Book-Off (magasin de livres d’occasion japonais), restaurant japonais Yasube, épicerie japonaise Kioko. A chaque venue à Paris, on ne manque jamais de venir faire un tour dans ce quartier où on entend parler japonais à chaque coin de rue.

De là direction Opéra Bastille, pour préparer nos envois de colis avec Bagage du Monde. On me demande ici mon passeport, je fouille dans le sac à dos, trouve la pochette avec les passeports, et tend le mien… enfin presque, la dame me dit :
– C’est celui de votre fils que vous me donnez là…
– ah ! pardon…

Et là, plus de passeport, je regarde une fois, deux fois, ouvre tout, sort tout, passe par toutes les couleurs, passe d’un coup à un rythme cardiaque de 250bpm… J’ai perdu mon passeport… n’ai toujours pas mon visa… et doit le présenter pour rentrer à l’intérieur de l’ambassade… là je vois mes espoirs de départ s’effondrer d’un coup… Qu’ai-je fais de ce passeport, perdu, pickpocketé, oublié sur un coin de table, tombé dans ma troisième doublure…

Bon, je présente ma carte d’identité, signe les quelques papiers avec bagages du monde, dit au revoir à la dame et direction place de l’étoile. En route, je reconstitue dix fois ma journée, ambassade, book-off, yasube, kioko… il n’y a pas eu tant d’étapes pourtant… Ils ont du le garder à l’ambassade, oui, ils ont du le garder… je pense…

On arrive à l’ambassade, je présente le petit papier donné le matin, et ça passe… cool. On récupère le passeport du petit, et je fais alors la queue pour mon visa, donne le petit ticket, la personne disparait dans les bureaux et revient avec mon passeport en main.

Wah ! quel bonheur !

Comble du comble, le visa (qui est écrit en anglais) est assortit d’une petite notice en français agrafée au passeport pour expliquer le sens des quelques informations qui sont dessus.

Bilan : dépot des pièces à 11h, retrait des documents à 15h… Quelle efficacité ! On peine à croire que ce soit possible quand on a pratiqué l’administration française !

J’ai donc maintenant dans mon passeport un visa d’époux de japonais d’une validité de 3 ans.

Et il n’y a pas de Ferrero à l’ambassade du Japon.

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Et badaboum !

Ô ! Toi, Office Lady toute ingénue qui dans la rue déambule sereinement !
Tremble car on en veut à ton Vuitton !
D’obscurs chevaliers casqués rodent sur leur bruyant destrier !
Quand de ton bras tu sentiras ton Louis s’alléger jusqu’à s’enfuir,
N’oppose pas de résistance, le mal l’emporterait.
Bien sûr tu voudras en découdre, poursuivre l’assaillant jusqu’aux portes de l’enfer.
Infini est ton courroux, mais retiens toi, Office Lady, Retiens toi !
Sans quoi un mal bien plus sournois tu connaîtras.
(Et vlan) A terre tu finiras,
(Badaboum) tes jambons tu exhiberas,
(Zwip) car de hauts talons tu porteras.
De toi on se rira, la honte tu subiras, ton sac ne récupéreras.

Non, mais, franchement, c’est quoi cette affiche placardée dans toutes les stations de métro ? Surtout dans le métro, je n’y ai encore jamais vu de scooter (et puis, je voudrais pas travailler avec l’agence graphique qui l’a réalisée, parce que question détourage de photo…). Et un zoom sur la dernière image s’impose, parce que une vautre pareille, on n’en voit pas tous les jours !

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Retour sur…

Je viens de recevoir aujourd’hui à la poste un cadeau que j’attendais de pied ferme : le photobook tiré de mes vacances de mai dernier. Il est beau, il est gros, il sent bon le senbei chaud, et il s’offre à vous sur ma p’tite boutique !

Avec ce deuxième photobook, ce sont plus de 220 pages papier glacé pleines des photos (près de 400 au total) que je vous avais montré ici même depuis fin mai dernier, les photos illustrent les propos, là aussi tirés du blog.

Et je le trouve superbe – content Ghismo.

Pour une livraison avant Noël, c’est chaud chaud, mais blurb affirme que jusqu’au 9, ce n’est pas tout à fait impossible. Si vous voulez en faire un cadeau, n’attendez pas une seconde pour en passer commande, mais ne misez pas tout dessus, achetez une petite babiole pour pouvoir dire le jour « N » que le gros cadeau arrive un peu plus tard et de loin.

Et tant que j’en suis à mettre en ligne de nouvelles créations, j’ai également édité une version papier de mon blog, dans un plus petit format, avec plus de place au texte (mais les photos sont également présentes), et pour commencer, j’ai réuni dans un volume les trois mois qui suivent mon arrivée ici… C’est plus un projet perso, mais j’ai ouïe dire que certains parmi vous imprimaient mon blog, voici un moyen sympa d’en garder une trace papier (relié et glacé pour le coup)…

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Sur fond nuit

Un peu avant le réveillon de l’an passé, on avait retrouvé un ami bloggeur exilé à Tokyo35.673718139.697556 et de retour à Osaka pour quelques jours. L’occasion pour lui de découvrir le château d’Osakajo en notre compagnie. Et la chose étonnante, c’est que cette fois encore, j’ai eu sensiblement le même temps qu’à mes dernières venues : soleil rasant sur ciel noir, de quoi obtenir des contrastes absolument surnaturels… si vous en doutiez, les photos suivantes ont été prises en plein jour.

Aurais-je de la chance ou alors, y aurait-il là bas un micro-climat qui maintiendrait ces conditions à l’année ?…

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