Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

De bon matin

Et sinon, sur le front des ces vacances au top, on en était où ?

En arrivant la veille à l’hôtel on nous avait informé d’un matsuri qui se tenait le lendemain matin à Asakusa35.711195139.796398. Un des matsuri les plus importants de l’année. Et puis, pour mon anniversaire, je voulais aussi et surtout me rendre à Kamakura35.317867139.549592, où je ne m’étais encore jamais rendu (« Côâ ? Tu n’étais pas encore allé à Kamakura35.317867139.549592 ?? »). On a décidé de faire les deux.

Après un petit déjeuner pris en terrasse à l’hôtel, on se dirige à pieds à Asakusa35.711195139.796398 qui n’est pas si éloigné. Le quartier n’est pas désagréable, loin de là. Les trottoirs sont bordés d’arbres (pourquoi n’a-t-on pas ce genre d’idée à Osaka ?), et les petites maisons qu’on croise donnent parfois l’impression d’avoir traversé les siècles, douloureusement parfois aussi. Il est 10 heures du matin et déjà on fait la queue devant cette petite boutique de tempura, ça doit y être bon.

Dès le premier croisement, on se trouve à suivre un ojisan, les fesses à l’air, plus ou moins couvertes par sa chemise, ne portant qu’une sorte de string noué de coton blanc. Pas du meilleur effet. Et puis, au détour d’une rue, on tombe sur une armée d’hommes ainsi vêtus (Je crois que j’ai peur de me prendre une baffe, je ne sors pas mon appareil… Mais Monsieur Be avait eu plus de tempérament que moi auparavant), rassemblés ici pour transporter un mikoshi. Chaque rue semble avoir le sien, et jusqu’au temple d’Asakusa, l’histoire se répète inlassablement.

Et puis les yatais autant que la foule qui se densifie nous annoncent la proximité du temple. Le petit veut un maïs au barbecue qu’il mangera à l’ombre des arbres. Dans les yatai, beaucoup de poissons grillés, fumés, servis en sucette, poulpes au barbecue, beaucoup de fruits de mer également, servis cuits. Après un petit tour dans la foule du temple, on se décide à rentrer à l’hôtel. On mange sur la route (pour quelques centaines de yens en tout) quelques karaage et autres sucettes à la saucisse, on trouve même un magasin qui propose des bento à des prix absolument incroyables, bento qu’on mangera sur la micro-terrasse de l’hôtel.

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Rebattre le pavé

Je viens de me rendre compte que mon blog est devenu presque exclusivement musical ces derniers temps. Bon, ce n’est pas grave, c’est dans l’ère du temps, le hasard s’y étant mis aussi, mais je n’ai pas fait non plus dernièrement que surfer le web à la recherche de tout ce qui se disait sur Enesse et ses copines. Il y a un mois (c’était ce jour là), par exemple, on était parti en couple voir l’expo « plus/minus » de Yukio Fujimoto à Higobashi34.692121135.496273 et je n’ai jamais depuis trouvé le temps de vous y emmener. On y va ?

Il y a un mois, c’était le tout début de l’automne, l’été était encore très présent dans le souvenir, cette année on a eu vraiment chaud, et subitement, les températures ont baissées de 10° d’un coup, pas encore de quoi changer du t-shirt mais de l’air à respirer enfin.

Le midi on a mangé d’un curry japonais au comptoir d’une gargote tenue par un couple bizarre. L’homme, presque totalement transparent, effacé ; même quand il nous accueille à l’entrée du restaurant, on ne voit que le comptoir à travers lui. La femme s’y tient aux casseroles, et me faisait incroyablement penser à Barbara, avait un air de junky pre-punk, avec les griffures sur les avants bras, le regard, insondable, souligné de noir, le teint poudré blanc-crème, le sourire mona-lisesque permanent, l’expression invariablement figée, les cheveux noirs fatigués, et puis, il y avait ce maniement du couteau sans état d’âme sur le porc pané… slash. slash. A midi, ça trippe un peu, un soir, un jour de brume, on ne s’attarderait pas ! On ne s’y attarde pas non plus, c’était délicieux pourtant.

Le musée des arts d’Osaka où se situait l’expo se trouve à l’ouest de Higobashi34.692121135.496273. Le bâtiment sort du sol à la manière de feuilles aux nervures en tube d’aluminium posées sur un œuf de verre. Seule l’entrée est en surface, le musée, lui est souterrain : l’accueil et le magasin au B1, le musée au B2 et B3, l’ensemble donne une belle impression d’espace. Quelques œuvres se donnent gratuitement à voir tel ce mur et ses ombres, les ombres sont peintes, à l’acrylique, mais on s’y laisse prendre et on s’approche pour vérifier.

A l’étage au dessous, l’expo qu’on venait voir. Le travail de l’artiste est très sensible, basé sur quelques éléments récurrents : des textes, des polices, des supports transparents, du son aussi, ou plutôt du son qui s’efface. Une collection complète des LP des Beattles, tous poncés très finement, et un mur de son sur lequel des milliers de hauts parleurs diffusent chacun un contenu différent, en s’approchant, le son augmente, et se clarifie, dès qu’on se décolle on retombe dans ce brouhaha, sorte de bruit blanc qui s’estompe très vite, la frontière est très tenue. En quelques centimètres, on change de monde.

Quelques autres artistes sont également présents à ce niveau, de manière permanente, notamment le travail d’un photographe (j’ai noté son nom pourtant, mais où…) qui dans les années 60 prenait des clichés en pause longue (24h, c’est assez long 🙂 et au fish-eye. Sublime, mais on a bien fait de laisser le petit chez Baba, il se serait peut-être ennuyé :).

En face du musée d’art, il y a celui des sciences, et là par contre, on y reviendra ensemble lorsqu’il aura un peu grandi, si il arrive à se détacher de cette monomanie « transports en commun » qui ne le quitte pas.

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Et à la fin de l’été

On respire enfin !

Raffarin et sa canicule serait pris pour un vrai rigolo ici ! (comment ça pas qu’ici ? 🙂

On a perdu subitement les quelques degrés qui font la différence entre le trop et le très chaud. Et si je préfère toujours ça à un temps nantais, je ne suis pas mécontent de sortir de cette moiteur. Par une telle chaleur, la réaction est instantanée, on est intégralement trempé sitôt le nez dehors, malgré la douche prise quelques instants plus tôt. Ce qui me vaut le sobriquet dans l’immeuble de asekusa (qui pue la sueur), entendu de la bouche de quelques gamines qui sortaient de l’ascenseur en me croisant.

Le japon, c’est mieux sans le son.

Deux semaines de vacances passées dans cette ambiance et je ne recommande déjà plus l’été comme saison propice aux découvertes au pays du soleil brûlant levant. On peut y parvenir, mais on en bave un peu quand même. Mais on y reviendra…

La Toute Petite a mis à profit ses deux premières semaines de crèche pour apprendre le quatre pattes, et déjà elle commence à chercher à se relever, fini pour nous la tranquillité, et les premiers rayons des étagères. Le Petit quant à lui a appris le pédalage et se promène fièrement sur son tricycle, refusant jusqu’à l’énervement toute aide à la poussée. Il pédale vite, bien, mais pas trop droit et n’a pas encore en tête tous les codes routiers, ce qui ne manque pas de me faire revivre mes premiers instants ici, seul face à cette armée de vélos hostiles…

Au début du mois, Ikea a ouvert à quelques encablures de la maison. Ce qui nous a permis de regoûter aux joies des samedis matins nuageux et de la décision d’aller y faire un tour. Ikea ici comme partout ailleurs, c’est l’assurance de s’y trouver comme chez soi, tout comme les milliers d’autres visiteurs qui peuplent la surface de vente. Produits internationaux, unicité des codes, finalité consumériste, hot dog à 100 yens, et on tient toute la famille en respect.

Le week-end de l’ouverture, on voyait rouler au pas sur le pont en face de chez nous et qui mène au magasin. A vue de nez, ça devait bien avoisiner les deux heures d’embouteillages, ajouter à cela deux autres heures d’attentes annoncées à la tv à l’entrée du magasin, ceux qui sont repartis ce jour là avec leur ingläärd pivotant ou un blört en kit méritaient bien de s’en vanter le lundi au bureau.

Autre gros succès de l’été, (Gake no ue no) Ponyo, le dernier film de Miyazaki. Je ne sais pas trop ce que ça donne au box office, mais il n’est pas un jour où on n’entende la chanson fredonnée par quelques enfants ou diffusée par un magasin. En terme de produits dérivés aussi, c’est impressionnant. A la maison déjà : un keitai-strap, une petite serviette pour s’éponger la sueur, et Ponyo, en personne, la vraie, l’originale en la personne de La Toute Petite. La coalition belle famille ayant décidé que Ponyo en était la représentation exacte…

Je doute toujours…

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Mousses VIP

Après le Fushimi Inari34.967205135.772846 Jinjya, le convoi a pris la direction du palais d’argent, un peu plus au Nord. Le palais d’argent, c’est Ginkakuji35.026605135.798064, et il est préférable de ne pas le confondre avec le Kinkakuji35.039536135.728423, palais d’or et qui se situe de l’autre côté de la ville, tout à l’ouest. Là encore, aux abords du temple fleurissent les boutiques de souvenirs, cadeaux et glaces.

J’apprécie tout particulièrement ce temple pour son jardin de mousses magnifique. J’y étais allé une première fois au printemps et quelle que soit la saison, un jardin de mousse reste finalement assez identique à lui même. Et même au sommet d’un des été les plus chaud qu’ait connu le Japon, déambuler au milieu de ces tâches de lumières sur des mousses vert tendre apporte beaucoup de fraîcheur.

A l’entrée du temple, après avoir dépassé les constructions de sable blanc du jardin zen, sont exposées sur une table les mousses rares que compte le jardin. Mousses VIP, c’est écrit dessus.

Au passage, quelques photos du lieux sont à admirer sur le portfolio de fenêtre-sur-cour.

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Mange ta pizza

Ce soir, on est allé manger avec les amies de ma femme dans un Izakaya de Namba34.663463135.501959. Une des filles revenait de vacances en Thaïlande :

– … et les thaïlandais, en japonais ?
– oui, très doués en japonais
– qui ça ?!? (une autre débarquant dans la conversation)
– les thaïlandais
– ah je comprend mieux, je pensais que tu parlais de Ghismo !…

Le japonais, c’est mieux sans le son souvent 😀

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Glande érection (ou invelsement)*

Il y a eu dimanche dernier des élections à Osaka comme dans d’autres villes du Japon. Ce qui a quelques effets détestables, comme celui de voir réélu le maire de Tokyo35.673718139.697556, mais a surtout l’effet très positif de faire taire les fourgonnettes de campagne qui pendant plus d’une semaine quadrillaient la ville.

Imaginez vous avec sous vos fenêtres, toutes les 5 minutes, une fourgonnette surmontée de plusieurs haut-parleurs de foire (ceux qui ne donnent que dans les medium pour porter plus loin), et à l’intérieur de laquelle un candidat et une de ses représentante fait signe coucou de la main à tout ce qui se promène alentours, en hurlant dans les HP (avec une exaltation qui m’a inspiré ce titre) : « GHISMO ! GHISMO ! GHISMO ! VOTEZ POUR GHISMO ! SIOUPLAIT, GHISMO ! MERCI BEAUCOUP C’EST GHISMO QUI VOUS REMERCIE ! »

Au début ça fait sourire, mais dès le deuxième jour, on trace des traits sur le mur en espérant qu’il existe une loi qui impose une trève à quelques jours du scrutin ! De ça, il n’y a pas. D’autant que les agressions vont crescendo tant en volume sonore qu’en fréquence de passage. Dès le 3ème jour de ce petit manège on avait régulièrement des voitures venant de toutes les directions en même temps.

Des voitures, mais aussi des gens à pieds ou à vélo, ceux la sont moins offensifs (car moins équipés), mais provoquent une surenchère de décibels de la part des fourgonnettes lorsque les deux se croisent.

Parfois aussi les fourgonnettes s’arrêtent, et le candidat sort faire un discours, écouté la plupart du temps par à peu près personne ou alors de sa seule claque.

Une petite vidéo (qui n’a aucun sens sans le son) pour vous plonger dans l’ambiance ; rassurez vous, ça ne dure que 2’20.

* Comme vous le savez peut-être, en japonais, les R et les L se confondent. Ce qui me permet en toute impunité de vous sortir ce genre d’horreur et de travailler du même coup mon référencement l’air de rien !…

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Histoires d’oeuf et de poule qui font des oeufs

Jeudi dernier on avait rendez-vous au kuyakusho (mairie d’arrondissement) pour retirer ma carte de sejour.

Normalement ca prend un mois entre la constitution du dossier et le retrait de la carte magique. Dans mon cas, ca a pris une semaine.

Il a suffit qu’on explique (que mon epouse le fasse 🙂 qu’on avait un appartement a prendre et que pour pouvoir faire le contrat on nous demandait la dite carte. La preposee a alors repondu qu’elle pensait que c’etait possible en une semaine. Ca tombait bien, on etait plutot dans les temps pour l’appartement.

En fait pour obtenir l’appartement il nous fallait un compte bancaire (pour payer le loyer, c’est un prelevement automatique) et la carte de sejour. Pour obtenir un compte bancaire il nous fallait un justificatif d’adresse ou la carte de sejour (qui mentionne une adresse).

La question etait donc de savoir comment avoir une adresse pour ouvrir un compte quand on a besoin d’un compte pour avoir une adresse.

Dans mon metier, on appelle ca un dead-lock, et la seule facon qu’on a de le resoudre a peu pres c’est de tout annuler.

Heureusement pour nous, on avait dans nos innombrables papiers celui qui nous servirait de sesame et nous permettrai d’ouvrir le compte bancaire.

A notre premiere venue au kuyakusho, on a egalement demande d’enregistrer le tampon qui nous servirait a signer le contrat de location. Pour enregistrer un tampon, il faut egalement fournir une adresse. On a mis notre adresse du moment qui etait celle de la belle famille. Bien entendu la mairie n’y a pas vu d’objection et nous a fourni un justificatif pour l’enregistrement du tampon.

C’est ce justificatif tres officiel car venant de l’administration locale qui nous a permis de justifier d’une adresse.

Pour obtenir l’appartement ensuite, le seul justificatif de demande de carte de sejour nous a ete demande. Et lorsque vendredi nous sommes repasses pour apporter quelques nouveaux documents pour le contrat, que nous avons presentes avec fierte la veritable carte de sejour, on nous a dit que c’etait pas utile… comme quoi !

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Le mochi tombé du ciel

Suite de la petite série consacrée à notre week-end à la campagne.
Note : quelques photos ont été repéchées de mes précédents voyages pour illustrer ce post.

Le combini de Ookii-Baba à Tsuwano34.479392131.759033 a pour voisin direct un temple shinto. Pas très grand, mais avec un charme certain, tout en bois patiné par le temps, et sans ornements superflus.

Ce jour là, devait s’y tenir une fête pour célébrer la fin des récoltes. A cette occasion, tout le quartier exhibait fièrement de longs drapeaux verticaux, offerts au temple par des personnes du quartier. L’an prochain d’ailleurs, Ookii-Baba a prévu de faire les frais d’un tel kakemono.

Dès le matin, nous avons pu assister aux préparatifs, à l’arrivée progressive des acteurs de la fête. Les moines qui entretiennent ce temple sont tous issus de la même famille. Le père, la mère, le fils, et probablement les petites filles menaient la cérémonie. Les percussions sont sorties : Taiko bien sûr mais aussi shimedaiko (une sorte de caisse claire sans timbre) ainsi que de petites cymbales. Sont apparus ensuite des petites sonnailles manipulées par les jeunes filles.

Peu après le repas du midi, l’esplanade devant le temple s’était singulièrement remplie. L’oncle, qui ressemble beaucoup à Jean-Marie Bigard (mais je m’égare), en qualité de chef du quartier était en première ligne. Il y avait aussi une shibuyette égarée, sur semelles compensées, portant bracelets cloutés et autres accessoires très kawaii, que j’ai essayé de prendre en photo (en loose) pendant toute la cérémonie, sans y parvenir. Ah… si je n’étais pas si timide !…

Puis sont arrivés dans la benne d’une camionnette agricole un groupe de sacrés lurons dont les chapeaux n’ont rien à envier à ceux d’Annie Cordie sur « Chaud-Cacao, Chaud-Chocolat ». Compagnie joyeuse qui a animé tout l’après midi de musique et de danses. Parmi ces beaux chapeaux, se trouvait un personnage qui n’en avait pas, sorte de bouffon masqué, qui courait pour faire peur aux enfants, et tournait autour des musiciens. Il bougeait en permanence aussi les seules photos que j’ai obtenues de lui sont floues.

La cérémonie s’est déroulée ainsi, après quelques prières dans le temple, les hommes se sont occupés de transporter le mikoshi de l’autre côté de la vallée où un espace avait été aménagé sous les arbres. Quelques passages périlleux, mais le transport s’est fait sans encombre d’un bout à l’autre. Il y avait aussi un mikoshi pour les enfants, chargé de mochi (pâte de riz).

Arrivé de l’autre côté de la vallée, nouvelles prières, avant le moment tant attendu de la distribution des mochi. En fait de distribution, les mochi étaient envoyés par poignées en l’air en direction du public qui se bousculait dans une frénésie intense pour les ramasser tombés à terre. La scène était tout à la fois amusante et consternante. Le gens étaient venus avec des sacs plastiques pour pouvoir repartir avec le plus de mochi possible.

De retour au temple, nouvelle distribution de mochi, sous la même forme. Même cause, mêmes conséquences. Et cette seconde distribution mis un terme à la cérémonie, tout le monde s’en fut se rentrer chez lui, en faisant pour beaucoup un petit détour par chez Ookii-Baba, le calme revint progressivement sous les sapins.

Il devait être autour de 16h, et jusqu’à 20h on n’avait rien au programme. C’est à ce moment là que j’ai maudit le lieu.

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Se préparer à…

Dehors, les patrouilles anti-feu ont repris ce soir sous une pluie battante, et on passe avec le petit une soirée entre hommes sur le canapé et dans la couette avec mac-do pour tout le monde, DVD Anpanman et tri de photo, portable sur les genoux pour moi ; petit aperçu bien sympa de la situation de dans bientôt, quand la maman sera à la maternité. La maman qui est sortie ce soir pour son bônenkai annuel, la fête de fin d’année de son bureau. C’était d’ailleurs aujourd’hui son dernier jour de travail…

Et je viens juste de terminer le tri de mes photos de la promenade de ce Noël ! Noël qui fut un peu plus gris (dommage pour la lumière) cette année que l’an passé, toujours à Osaka, mais dans des quartiers moins « rabu rabu ». Ca a commencé cette année dans un restaurant de curry indien très épicé (probablement un équivalent niveau 15 ou 16 chez cocoro soup curry). Au comptoir, les salarymen s’essuient le front avec les petites serviettes de papier. Et j’avoue ne pas avoir trop vu la différence dans mon assiette 4 curry entre celui au mouton, celui au porc, au canard ou aux marrons.

Pour se remettre de ces émotions, on a rejoint les alentours du parc d’Utsubokôen où j’ai pu réviser ma géométrie de base : arcs, courbes, pans coupés, accordéons, ou damiers, rien n’y manque. En s’éloignant un peu des grands axes, on est également tombé sur ces maisons délabrées très inspirantes pour la photographie, royaume de chats qui ont l’air de passer leur temps à s’amocher les uns les autres.

Et un scooter aussi, « préparé », comme le sont beaucoup de scooter ici, pour se rappeler un peu l’ambiance du manga Akira.

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Deux ans

C’était ce week-end le second anniversaire de notre arrivé au Japon. Et… pfff ce que ça passe vite ! Quand on pense que désormais dans moins d’un an on sera de retour en France… ça donne plus que jamais l’envie de mettre des élastiques aux aiguilles du temps. Et j’en profite pour refaire un petit survol de ces douze derniers mois. Images non contractuelles, ne cherchez pas de lien entre les images et le texte, ni entre les images, il n’y en a pas.

Il y a un an, presque exactement, on vous annonçait une grande nouvelle qui allait bien chambouler la suite, on s’invitait au mariage des renards, on se promenait dans mon quartier la nuit, on fêtait le 14 juillet entre Osaka et Kyoto34.986796135.758678, on reprenait le rythme des matsuri estivaux, et j’adorais ce pays !

Il y a un an, on jouait avec le feu, je découvrais des fonctions cachées de mon nouvel appareil photo, et Jiji m’avait confié son gros zoom. Il y a un an je parcourais Nara34.683793135.835669 et Kyoto34.986796135.758678 et c’était vraiment l’été, je me rafraîchissais à l’ombre des portes de Fushimi Inari34.967205135.772846, je rêvais de m’étendre sur la mousse avant de philospher en chemin, et le petit en apprenait tous les jours et moi avec lui ; il avait bientôt 3 ans.

Il y a un an, c’était les championats d’athlétisme tout près d’ici.

Il y a un an, on découvrait la plage sous ce pont, il y avait des dimanche matin, où on pensait à partir en quête de la forêt de bambou qui s’était défilée tant de fois avant, et le soir, au Soz bar, on perdait un peu la raison. Il y a un an, je perdais souvent la raison. J’ai même réussi une fois, une fois seulement, à arrêter le temps. Il y a un an, je cherchais un groupe que je cherche toujours.

Il y a un an aussi, je vous racontais mes vacances de mai.

Il y a un an, on mangeait un curry chez la famille Adams, avant de s’interroger sur le système routier local. On coupait la pierre, on regardait faire les cents pas, on revenait de l’est. Et puis on nous gâchait un peu la fête aussi, ça ne s’est pas arrangé, pas du tout.

J’ai pu aussi voir La Toute Petite quand elle était encore plus petite que toute petite.

Il y a un an, l’automne est resté chaud jusqu’en novembre, on a parcouru Kyoto34.986796135.758678 de jour comme de nuit. On a fait monter la température encore un peu plus, pour revenir à plus de sagesse et même trouver un peu de quiétude. Noël est vite venu, le petit ne s’en doûtait pas encore trop, mais nous qui savions, on en a bien profité jusqu’au derniers instants, et encore un peu plus, profitant des prolongations. Et La Toute Petite s’est jointe à nous.

Il y a un an aussi je vous promettais un voyage en Tchin Tchin Densha, mais qui s’en souvient encore ?

Et puis, il y a eu les résolutions de début d’année, et le grand bouleversement. Le petit se lançait dans l’industrie automobile, moi je prenais un mois de retard, avant de retourner aux salons auto, sans trop expliquer pourquoi, du moins au début.

Le petit faisait des économies, jouait au gentleman, et avait de très jolies copines, pendant que l’horizon changeait. La toute petite pendant ce temps se faisait connaître des dieux et jouait à cache cache avec les démons, à l’abri de son grand arbre.

Et on est rentré quelques semaines en France.

Au retour, on a changé de téléphone, et recherché un tigre, longtemps. On a trouvé bien d’autres choses, mais pour le tigre il aura fallu attendre un peu. Le petit en a profité pour faire ses classes, et même visiter la maison de Totoro, voir des tigres autrement plus sérieux que ceux du centre ville, pendant que les grands se convertissaient en chasseurs d’épices. Et j’ai une PlayStation ainsi qu’une GameCube dans mon salon, ça s’arrose !

Un an, ça donne le tournis quand on se repenche dessus…

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