Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

L’égout et ses couleurs

okok, ce titre, là ? bon…

Un petit lien, rapide, sur un billet trouvé au hasard de mes navigations web, présentant des photos absolument incroyables d’égouts au Japon (notez bien que le fait que ça se passe au Japon ne change probablement rien à l’histoire, ça me permet par contre de vous en parler à propos)… sur crooked brains

wow !

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Etre à côté de ses pompes

Le lundi soir je vais prendre mon cours de basse au K’s Studio34.604923135.472202.

Et au Studio K’s comme à peu près partout au Japon, on se déchausse pour rentrer. Chez K’s ils sont prévenant (à 3000 yens de l’heure, ils peuvent) et ils mettent à notre disposition des casiers dans lesquels on trouve des petits chaussons rouges qui doivent bien chausser du 52, qu’on substitue généralement par nos propres chaussures. La consigne est de 100 yens et on la récupère à la fin.

Comme beaucoup de gaijin, n’ayant pas pris l’habitude depuis tout petit de mettre et d’enlever mes chaussures 30 fois par jour, j’y passe un certain temps là où les japonais font ça en une fraction de seconde sans même y réfléchir ni se baisser.

Ce dernier lundi, après le cours, je récupère donc mes chaussures que je pose par terre du côté autorisé. Deux rockeurs dans la quarantaine me précèdent et je les entends discuter d’une voix qui colle à leur look : puissante et rauque. Et puis je comprend qu’ils parlent de mes chaussures « Kakkoi » dit l’un en les pointant du doigt (kakkoi, ça veut dire cool). Et puis, alors que je me baissait pour me chausser, l’autre garçon se baisse en même temps et prend ma chaussure droite en main, la retourne pour en voir la semelle, et là s’exclame « Yappari ! » (ce qui veut dire en gros, « Je le savais ! »). Puis, il repose ma pompe par terre sans rien dire d’autre. Entre temps je me suis relevé parce que je ne me voyais pas courir après ma chaussure à cloche pied.

Un peu surpris quand même, légèrement outré, mais surtout très amusé par la scène, je voulais ajouter quelque chose, que je les avais achetée à Namba34.663463135.501959, que, que… mais les deux gusses étaient déjà à la machine à café et avaient changé de sujet de discussion. Me laissant avec mes interrogations.

Mais pourquoi « Yappari ! » ? Qu’est-ce qui pouvait les intriguer à ce point avec mes pompes ?

C’est quand même bizarre ici parfois !

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La sonnette de Pavlov

Vu sur Mariem’s Blog et je ne résiste pas à l’envie de vous proposer également cette courte vidéo.
http://www.youtube.com/watch?v=lnL4fjMzsSU

Vidéo qui montre bien que la terreur ressentie par les piétons face aux vélos est ici partagée par l’ensemble de la population, provoque des réactions épidermiques jusque dans les escalators et les allées des superettes, et que je ne suis pas seul stressé de la situation 🙂

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Week-end (dernier) sous les cerisiers

Le week-end dernier (j’ai une semaine dans la vue sur la publication de mes billets, oui, mais les fleurs sont déjà bien tombées et je ne voulais pas vous priver du spectacle), c’était ohanami-powah, samedi après midi, samedi soir (annulé, transformé en izakaya), dimanche après midi, dimanche soir (déplacé dans un resto turc)… Un week-end entier passé en petits gueuletons sous les arbres ou pas très loin.

Samedi, en fait il pleuvait, ce qui n’a pas retenu les plus motivés (dont nous étions) de tendre des bâches en guise de parapluie et de faire chauffer les barbecues. On avait rendez-vous avec la famille B., qui s’était chargé de tout. Partout autour les barbecues grillaient, et même quelques cocottes mijotaient. Un groupe pas trop loin descendait des bouteilles géantes de Sake en hurlant le bonheur qu’ils avaient d’être là sous les cerisiers… jusqu’à ce que l’un des leurs quitte la place pas trop frais en civière…

Dimanche, la pluie s’en était allée, et c’est à Kyoto34.986796135.758678 en très bonne compagnie qu’on s’est posé sous quelques fleurs. Thomas en parlait dès lundi, et en milieu d’après midi, un groupe très étrange, enlaçait les arbres du parc, obtenant en retour leur immense amour… Pas banal, tiens…

Et puis, le dimanche soir, c’est à Jyûsô, un quartier un peu olé olé de Osaka qu’on retrouvait les amies de mon épouse pour un repas dans un restaurant Turc. Le cuisinier, turc, carrure de déménageur, barbe de 3 jours, tatoos Harley Davidson (là je brode un peu), tissus noir noué sur la tête à la manière des pirates, me tenait à l’oeil de son air sévère pendant tout le repas… assez stressant. Au moment où le second du chef est entré dans le restaurant, homme bâtit sur le même modèle, même tenue, même couvre chef, j’ai préféré demander l’addition et m’en remettre aux yakuza gestionnaires du quartier que de passer sous les couteaux à kebab… et dehors c’était vraiment mieux.

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Kyoto jour et nuit

Voilà des semaines que je ne vois plus trop le jour, que je profite quand même bien de mes week-end, mais que les photos prises s’entassent sans que j’aie le temps de vous les préparer. J’ai dans mes cartons des photos de Fushimi Inarai à Kyoto34.986796135.758678 et ses portes en enfilade, des photos d’un jardin du quartier découvert récemment, des photos (et même des vidéos) d’un inter-classe avec le petit, des photos et vidéos prises entre Nishiumeda et Umeda34.7025135.49793 en faisant la grande boucle par Higashiumeda, des photos du zoo de Tennoji34.646625135.513095 à Osaka, des photos du Osaka Motor Show, des photos que je finis même par oublier les avoir prises… J’ai aussi une série de billets, presque prêts d’une promenade en Chinchin densha entre Sumiyoshi34.613312135.486767 et Tennoji34.646625135.513095… Mais de temps je n’ai pas*…

Seulement voilà, Thomas me lance une perche que je ne peux que saisir ; samedi dernier, on a passé la journée dans le froid de Kyoto34.986796135.758678, sous un ciel légèrement nuageux du meilleur effet. L’après midi dans un temple dont j’ai déjà oublié le nom (il y en a tant aussi), le soir dans quelques quartiers où les noms des geisha s’affichent sur de petites plaquettes de bois à l’entrée des maisons et où les momiji rougeoyants sont éclairés pour des nocturnes très colorées. Voici donc le début d’une promenade silencieuse (car sans trop de commentaires) dans Kyoto34.986796135.758678, en quelques billets qui nous mèneront du jour à la nuit.

* Et notez au passage que c’est toujours dans ces moments de speed que vos beignets de poulpe explosent dans le micro-onde, vous obligeant à une heure de nettoyage non prévue au planning, si je n’ai pas pu plus publier sur mon blog récemment c’est de sa faute. na.

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Incroyable

Y’a pas, je n’ai toujours pas intégré les lois d’Archimède, je n’y crois pas. A chaque fois que j’ai fait l’expérience de mettre un fer à repasser dans la baignoire, il ne reçoit pas la poussée égale à etc…

Il coule.

Aussi, chaque fois que je vois mouiller des bâtiments de 5 à 10 étages dans un port, ça me laisse songeur, et je me sens le devoir d’immortaliser la scène en la photographiant. Quelques photos-preuves prises lors de mes bureaux en extérieur de Nanko34.636668135.413918 de l’année passée.

Et puis tout simplement aussi parce que j’aime bien ça, les photos de bateaux…

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Encore un coup des russes !…

Quand je suis arrivé au Japon, le pays était dirigé par le fougueux Koizumi, premier ministre plein d’allure et d’assurance, sorte de dandy politique doté d’une garde robe infinie, et dont la couverture médiatique était à se demander si la presse était réellement libre de ses choix éditoriaux. Koizumi était de tous les reportages, de tous les journaux télévisés par trois fois au moins, présenté le matin visitant l’armée en combinaison kaki (mais avec un petit foulard très chic quand même), le midi siégeant à la diète en complet noir parfaitement arrangé, le soir à l’opéra en queue de pie et nœud papillon, et l’été, en feu sur les banderoles hostiles des pays asiatiques suite à ses très contestées visites au temple Yasukuni.

Son successeur avec sa tête de j’y-parviendrai-pas n’y est pas parvenu et a bien vite cédé la place.

Après celui-qui-n’a-pas-beaucoup-compté, Yasuo Fukuda était lui un personnage tout en finesse, du genre pince sans rire, avec toujours un petit sourire en coin, et le petit trait d’humour et d’intelligence dans ses interview qui faisaient de lui quelqu’un de très recommandable, en tout cas, le personnage m’était très sympathique (car sur le fond, c’est un peu toujours le même parti au pouvoir depuis l’après-guerre). Et puis, las de tant de grossièretés autour de lui s’est éclipsé sur un discours qu’en substance j’ai compris ainsi : « vous me fatiguez… ».

C’est ainsi qu’Aso a accédé au pouvoir.

Et Taro Aso, c’est tout le contraire du cliché du japonais distingué qu’on peut avoir parfois en France. Taro Aso, c’est un ojisan comme je peux en croiser tous les jours dans mon quartier, pas trop la classe en fait.

Depuis quelques semaines, on entend beaucoup parler de Aso dans les journaux télévisé, pas tellement pour ses faits politiques, mais plus pour ses ratés… Car oui, le premier ministre du Japon se trompe sur la lecture des kanji dans ses discours en public et manque de vocabulaire. Autour de moi on dit que ce doit être la conséquence de sa passion pour les mangas.

Mais ce n’est pas tout, Aso n’est pas le seul à avoir des problèmes avec la lecture dans son ministère. Son comparse le ministre des finances, se trompe lui aussi, mais sur la lecture des chiffres. Un comble, c’est mal barré pour le pays ! 🙂

Et le pompon, c’est que ce même ministre des finances se trouve être en plus d’un mauvais lecteur, un alcoolique à la petite semaine. Et que récemment, celui ci lors d’une conférence de presse au G8 faisait concurrence à notre chef de l’état dans la série « je viens de rencontrer mon homologue russe et puisque je vous dis que je peux aller voir les journalistes… »

Lui a démissionné, pas notre président.

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L’odeur du tatami vert

C’est semble-t-il une odeur qui reste ancrée longtemps en mémoire, attendant pour remonter à la surface que l’on se retrouve à nouveau en sa présence. L’odeur du tatami neuf.

On a refait les tatamis chez Jiji-Baba, et on pourrait le dire dès qu’on entre chez eux :

– Oh vous avez changé vos tatamis !?…
– Oui c’est vrai, ça sent bon n’est-ce pas !…
– Très bon oui.

Petite scénette qui doit se répéter chaque jour un peu partout au Japon depuis bien longtemps.

En plus de l’odeur, il y a la fraîcheur de la couleur. Des tatamis neufs ça affiche un beau vert tendre qui tourne au crème au fil du temps. Ceux de la maison sont déjà éventés, alors pendant quelques temps, il y aura comme un magnétisme à se rapprocher de la pièce d’honneur quand on ira rendre visite aux beaux-parents.

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Découverte du tout premier ordre

Je viens de faire une découverte qui va prouver, si besoin était, que grande est mon intuition scientifique.

Les pois-chiches japonais sont – j’en suis tout à fait certain – transgéniques et contiennent des gènes de poulet roti.

Ok, je sors.
je sors
je suis déjà dehors…

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