Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Découverte du tout premier ordre

Je viens de faire une découverte qui va prouver, si besoin était, que grande est mon intuition scientifique.

Les pois-chiches japonais sont – j’en suis tout à fait certain – transgéniques et contiennent des gènes de poulet roti.

Ok, je sors.
je sors
je suis déjà dehors…

technorati tags:

Et j’aime assez mes six mois de Japon !

C’est maintenant l’hiver, et la bonne nouvelle, c’est que les jours commencent à rallonger. C’est aussi le signe que je suis au Japon depuis six mois (putain, déjà !!!) et qu’il est largement temps de publier ce nouveau post « J’aime / J’aime pas » à six mois, donc… C’est parti !

J’aime J’aime pas
  • Regarder les filles, même si c’est maintenant l’hiver (je me souviens qu’en France, en hiver, c’était pas trop ça)
  • L’euro à 155 yen
  • Mon autonomie et la liberté qu’elle apporte
  • Avoir toujours une photo dans l’appareil
  • Les restos qui coûtent rien
  • Me réveiller en me disant « tiens ! toujours là ! »
  • Pouvoir dire « wakarimasen » au gars de Yomiuri Shimbun qui sonne à la porte tous les 2 mois pour refourguer son journal en argumentant pendant 15 minutes « mais pour comprendre le japonais il faut le journal… »
  • Manger du fromage minuscule autant que coûteux sur des crackers, ça a un petit goût de luxe pas désagréable !
  • Les promenades du week-end
  • Commencer à comprendre ma ville, ses quartiers, son fonctionnement…
  • Le climat pas si pluvieux
  • Me dire toujours que, le japon c’est pas si cher que ce qu’on entend dire
  • Et de moins en moins les cyclistes ici (« Môô… Iyadawa !! »)
  • (Plus) les udon, au début j’aimais assez, je ne peux plus les avaler…
  • L’isolement du bureau et apprendre par hasard et après coup qu’un collègue nous a quitté pour un long arrêt maladie…
  • Le décalage horaire avec la France en hiver
  • Le regard en biais des obasan
  • Les biches des villes touristiques 😛
  • Les jackpots de Yamadadenki devenus radins (au début c’était 100 points par jour qu’on gagnait, maintenant tout juste 10 minables petits points qui donnent même pas envie de prendre le temps de s’y arrêter)
  • La nouvelle prof de crèche du petit (c’était mieux avant)
  • Me dire qu’un jour faudra rentrer

Et j’y ajoute les « J’aimerais bien » :

  • Avoir progressé en japonais
  • Avoir apporté dans mes valises de la laine de verre, du double vitrage Saint Gobain et des convecteurs electrolux
  • Pouvoir faire un saut en France pour faire un petit coucou aux copains quand j’en ai envie (j’ai entendu parler de dokodemo-doa, mais ça s’achète où ?)
  • Prendre des vacances bientôt…

Et pour ceux qui aiment comparer

technorati tags:, ,

Les emissions du petit : Algorithm Taiso

Depuis que je suis au Japon, je regarde un peu plus la télé que lorsque j’étais en France. Non que les programmes soient grandement meilleurs, mais j’ai deux très bonnes raisons de regarder la télé :

  1. J’ai ici une télé qui marche, et ça aide (le petit avait pété mon 82cm)
  2. Je n’ai pas besoin de l’allumer, le petit sait très bien le faire tout seul.

Et donc, tous les matins, entre un peu avant 8h jusqu’au départ pour la crèche, on voit se succéder à la télé

  • 7h40 : Eigo de asobo,
  • 7h55 : You gotta quintet (puchi),
  • 8h00 : Nihongo de asobo,
  • 8h10 : Pitagora suichi,
  • 8h15 : Inai inai bah !
  • 8h35 : Okaasan to isho

Et je commence avec ce billet une série pour vous présenter les programmes pour la jeunesse ici au Japon.

Le rythme est rapide, et les programmes courts, ce qui n’est pas étonnant pour des enfants qui se lassent très vite. Les émissions sont elles même composées de programmes plus courts.

Plus surprenant (qu’on me le dise si c’est la même chose en France) : les émissions sont reprogrammées la plupart du temps à l’identique tous les jours de la semaine, et au bout de 3-4 semaines, on revient au programme du mois passé, on revoit donc à loisir les même scènes traitant des même sujets, … Economique.

Pédagogique peut-être aussi un peu.

Et parmi ces émissions, la « number one » pour le petit est incontestablement « Pitagora suichi » et en particulier une de ses composantes « Algorithm Taiso / Algorithm Kôshin ».

La première fois qu’on voit ce programme ça ressemble à ça (pour bien comprendre, faut regarder les 2 premières vidéos, moins d’une minute chacunes) :

… et on comprend pas forcément trop le principe, surtout pour des enfants, on peut par contre apprécier les images comme une performance artistique abstraite. Ce n’est que quelques minutes plus tard qu’on comprend un peu mieux en voyant ça :

Et puis, cette émission semble aussi avoir ses fans, l’été dernier j’étais allé à une rencontre d’utilisateurs de mixi (une communauté japonaise en ligne), fans de l’émission, dans un parc d’Osaka. Et ça donne ça :

Il faut aussi préciser que le Taiso (la gymnastique) est quelque chose d’omniprésent ici. Le matin dans certaines entreprises, les employés avant de commencer le travail font quelques minutes de gymnastique collective (lors de mes détours matinaux, il m’est arrivé souvent d’entendre la musique caractéristique au piano ponctuée de « Ich’ Ni’ San’ Shi’ »). Dans les parcs l’été, les enfants se réunissent sous la surveillance d’un adulte porteur du magnétophone à cassette. Dans l’avion qui vous emmène au Japon, revient régulièrement un court programme d’étirements musculaire qui a beaucoup de succès auprès des Japonais.

Cette émission aussi est assez répétitive, depuis 6 mois, on a vu passer : qrio (le robot humanoïde Sony), les guides de Tokyo35.673718139.697556, les pompiers de je-ne-sais-plus-où, les ninja de Kyoto34.986796135.758678, les champions de catch, les sumotori, les scientifiques de l’antarctique, les présentateurs de la météo, les marins de je-ne-sais-plus-quel-voilier ; sous les variantes : marche algorithmique, gymnastique algorithmique, exercice seul ou à plusieurs, ce qui fait peu de combinaisons pour 6 mois de programme quotidien (4 fois par jour).

Probablement grâce à cette réunion mixi, le petit est un grand fan de cette émission, et saute de joie dès le générique et nous indique en pointant la télé du doigt que ça va commencer. Il fait maintenant aussi les mouvements, bon, pas tous, seulement ceux qui l’intéressent, et en connais parfaitement l’enchainement.

Quand le programme se termine, il applaudit et retourne jouer avec son densha.

technorati tags: , , ,

Tourner autour du pont

De retour de la plage, le pont Akashikaikyoohashi34.618375135.022830 projette son ombre dans la brume, créant une nouvelle route hypothétique, bretelle vaporeuse rejoignant la côte de l’autre côté. En changeant d’angle, c’est le soleil qui prend l’eau comme miroir pour se refléter sur les croisillons métalliques qui soutiennent le tablier du pont. Les photographes se sont donnés le mot, et sont là nombreux, attendant le moment pour déclencher, shootant quelques fleurs ou quelques portraits des enfants qui jouent sur l’herbe pour patienter. De la patience ils en ont à revendre.

Le pont se visite, et je n’aurais raté celle ci sous aucun prétexte. L’accès se fait par un accès situé dans une des piles, massive, du pont. Au rez de chaussée, des vidéos montrant des ponts qui s’écroulent, et des essais en soufflerie d’une maquette démontrent assez maladroitement la solidité de l’ouvrage. Et puis, quelques étages plus haut, une sorte de sas avec un sol métallique zébré de jaune et de noir se donne des petits airs de sortie de navire spatial. Derrière, le chemin est ouvert aux vents, balisé de solides grillages, la vue est grandiose, comme espérée.

Au bout de cette passerelle, un espace vitré, feutré, moquetté, climatisé, musique de chambre à volonté, avec caméras sur écran géant dirigeables par joystick, en panne, jumelles à 200 yens la minute, dessins commentés de la côte sur les baies vitrées, café à peine aimable, on ferme.

Le soleil se couche, mais on ne va pas se quitter aussi rapidement, alors que la côte cache deux pavillons 4×4 dessinés par Tadao Ando. En plus, le pont, toujours lui, se pare de mille couleurs une fois la nuit tombée.

Sur les plages quelques fusées de feu d’artifice jaillissent, même en septembre, il reste encore un peu d’été. On mangera dans un kaitenzushi après avoir pris une bière, dans un café pour chien.

technorati tags: , , ,

Nous-on-va-a-la-fêt-e !

Comme prévu, nous sommes allés ce matin à la fête de quartier de célébration de l’été. Et ça a enchanté notre petit qui y est allé en courant !

Et on n’était pas arrivé sur les lieux depuis plus de 30 secondes qu’une dame inconnue est venu nous apporter 3 bouteilles d’eau et de jus de fruit, pour revenir 15 secondes après avec deux canettes de bière, et encore 30 secondes après avec un sac plastique pour mettre tout ça dedans comme on n’avait rien ouvert… Après explications, c’était simplement un omiyage (cadeau) comme on n’était pas tout à fait du quartier.

Il y avait pour la fête une camionette pour transporter le Taiko, un temple miniature, et un autre Taiko sur lequel notre petit s’est timidement essayé à la percussion nippone.


Et puis il a eu le droit de tenir la main de sa cousine, à l’origine pour une photo, ça lui a fait tellement d’effet qu’il ne l’a pas lachée ensuite. Cousine qui porte des chaussures qui font pouet pouet ; tout ça n’a rien à voir avec l’histoire, mais ça m’a beaucoup amusé…

Le convoi s’est ensuite mis en branle pour parcourir les rues du quartier. Nous l’avons suivi pour une toute petite boucle, car 4 heures après il se déplaçait toujours – j’imagine en prenant quelques pauses.

J’ai tout de même attendu un petit moment le début du feu d’artifice, le moment ou l’homme monté sur le toit éphémère de la camionnette toucherait les fils électriques avec sa tapette à mouches géantes (il parait qu’il y a au japon des insectes appellés abeille-oiseau, à cause de leur taille, il doit bien y avoir un petit rapport). Franchement à certains moment, il ne devait pas être à plus de 50 cm des fils, et agitait son ustensile avec tant d’amplitude que j’ai craint le pire pour lui et ceux qui feraient masse au dessous de lui.

Après cette promenade musicale, nous avions prévu d’aller à une foire du commerce équitable a l’International House de Osaka. En fait, il s’agissait d’une partie d’une manifestation plus générale dont j’ai déjà oublié le nom (ca ressemblait à fête internationale mais résumé en un seul kanji).

Il y avait dans cet endroit une ambiance proche des rendez-vous de l’Erdre Nantais, où quelques stands tenus visiblement par des associations d’étrangers, font découvrir leurs spécialités culinaires .Avec malgrès tout une forte connotation japonaise dans les plats proposés : on pouvait ainsi manger des Tako-Yaki à l’italienne, des Korokke brésiliens, des Yaki-soba à l’indonésienne, de la pizza au feu de bois…

Et puis question animation, il y avait de la danse, des concerts, on est arrivé alors qu’une vingtaine de petites filles autour des 5 ans se préparaient à un spectacle de samba dans des tenus très amusantes. Il y eu ensuite les adultes dont la chorégraphie tenait grandement de l’improvisation, puis du balafon africano-japonais.

La foire au commerce équitable se tenait dans une salle à l’étage et était assez décevante finalement, il y avait beaucoup d’artisanat et assez peu des produits alimentaires. Et autant en France, il est aisé de trouver des produits labelisés à des prix tout raisonnables, ici, les 700 yens mini pour un paquet de café font tout de même reflechir. Même si le café est excellent.

Voilà en tout cas qui répond à une question que je me posais, le commerce équitable est encore grandement méconnu ici.

Pour finir notre dimanche comme il se doit nous sommes allés chez Yamada Denki pour y acheter trois fois rien, nous sommes passés au Samy (la superette en bas de chez nous) pour y acheter notre repas du soir, et on peut manger tard si on le souhaite, le Samy est ouvert jusqu’à minuit même le dimanche (et si on est à la bourre, il y a le combini, pas beaucoup plus loin, qui ne ferme jamais).

Et bon dimanche… sous vos applaudissements !

technorati tags: , ,

N’y voir que du feu

Cette année est très feu d’artifice pour nous. L’an dernier, on ne s’était déplacé pour aucun. Rien que la semaine dernière on en a vu trois. Celui de ce week-end avait lieu au nord de Osaka, près de Juso, sur la rivière Yodogawa. Près d’une heure en quatre ou cinq tableaux colorés (je suppose que les pauses sont faites pour attendre que les fumées se dispersent). On s’y est rendu très en avance avec un lecteur du blog, ce qui m’a permis d’essayer l’objectif que Jiji voulait absolument me voir utiliser. Un Tamron 70-300, objectif pour paparazzi amateur qui m’a permis de faire… des photos de paparazzi amateur* ! 🙂

Dès les premières fusées, le spectacle se situe autant derrière que devant. Les japonais(es) sont incroyablement bon public, et ça s’exclame, ça crie, ça tape des mains, ça lance des sugooooii, des éééééééé de toute part, on ne s’ennuie pas. Il est visiblement possible par moment de retrouver dans le ciel des formes bien connues, des Doraemon, des smileys, des étoiles.

Derrière nous, des garçons essayent de synchroniser leurs « Dodon ! » avec celui des fusées (« Dodon ! » qui se traduirait par « Boum ! » en Français), mon épouse me glisse alors qu’ils ont le même niveau intellectuel que le petit.

Il y a un monde fou sur les bords de la Yodogawa, et au retour, on fait l’expérience d’une organisation implacable, menée de main de fer par les policiers et leurs mégaphones. Un seul escalier, trois flux humains à gérer, les escaliers sont pris d’assaut par vague, ça laisse une drôle d’impression…

* Et je me rends compte que ça devient une tendance lourde sur mon blog récemment… la faute à l’été – et au D80 – dirons nous ! 🙂

technorati tags:,,,,

Y faire les cent pas

En fait, on venait à Ishikiri34.682266135.646122 pour voir les montagnes de plus près et, le temple du quartier, dans lequel une tante se rend chaque mois. Temple comme ça, qui n’a pas une réputation énorme, pas de spécificité, pas de spécialité non plus, on vient ici pour le tout venant, pas parce qu’on passe bientôt des examens, qu’on souhaite des enfants ou gagner plus d’argent.

Malgré tout, à l’entrée du temple une dizaine de japonais tournent en boucle entre deux plots de pierre, un petit papier en main leur sert de compteur, à 100, on sort de la boucle. Certains font le chemin au pas de course, ce n’est pas un moment de réflexion ni d’introspection, juste des pas donnés aux dieux pour qu’ils guérisse une maladie, procédure pratique inventée par les temples, pour gagner du temps, justement. A l’origine, il fallait se rendre 100 jours au temple, maintenant il suffit de s’y rendre une fois, d’y porter son obole, et de faire 100 tours. On appelle ça le progrès. La procédure sacrée néanmoins, est plus efficace, si elle est faite dans le secret, sans qu’on y soit vu ; mais, un gaijin qui prend des photos, ça compte ? Sans doute, à la tête renfrognée qu’on me présente.

Les allées du temples sont couvertes à la manière d’un passage commerçant, pour protéger des intempéries. Ca et là des tortues de porcelaines recueillent les souhaits et se prélassent dans l’eau.

A la sortie, se tient un dragon pour étoffer ma collection, c’est mon jour de chance.

technorati tags:,,,,

La sonnette de Pavlov

Vu sur Mariem’s Blog et je ne résiste pas à l’envie de vous proposer également cette courte vidéo.
http://www.youtube.com/watch?v=lnL4fjMzsSU

Vidéo qui montre bien que la terreur ressentie par les piétons face aux vélos est ici partagée par l’ensemble de la population, provoque des réactions épidermiques jusque dans les escalators et les allées des superettes, et que je ne suis pas seul stressé de la situation 🙂

technorati tags:

Revue de presse

J’ai bien failli oublier de vous parler de cet épisode de ma vie nippone… ça se passe dans le métro vendredi soir dernier. On y était assis et on partait manger dans un restaurant du côté de Honmachi34.684816135.509834 avec des amies. Un vieux monsieur tout maigre s’est assis à côté de moi. Il a ouvert son journal et à commencé à le lire.

Et puis, il s’est arrêté sur un article en colonne centrale, me mettant son papier sous le nez – je dirais ostensiblement bien que je n’aies aucune certitude du côté volontaire de son action. J’étais à ce moment plongé dans je ne sais quel rèverie, et je n’ai pas trop fait attention à ce papier qui se déplaçait sous mes yeux.

Sauf que, quand je les ai relevés (mes yeux), j’avais le nez entre les cuisses d’une pulpeuse japonaise en photo (couleur) ! Japonaise qui ne faisait aucun mystère de son anatomie.

Pas banal !

technorati tags: , ,

Blogger party

Cette semaine, j’ai rencontré Thomas de la rivière aux canards et c’était bien sympa. Il m’a conduit dans un resto indien très cool où la serveuse lui faisait de l’oeil. Il est tellement sympa qu’au moment où je lui offrais quelques bonbons en cadeau, il m’a même proposé sa caméra. Bien entendu, je lui ai dit que c’était trop et il a fini par retrouver la raison.

Et à défaut d’une photo souvenir, j’ai pris quelques images pendant la promenade digestive qui me menait de Ogimachi34.703676135.509598 à Umeda34.7025135.49793.

Mots clés en nuage pour ce blog :

appartement du mois au quotidien aux infos bicyclopédie blogger party #2 #3 #4 blogging boutique chinden cuisine démarches administratives déménagement electro en famille en photo expatriation flock fêtes et traditions génial j'aime-j'aime pas japon kobe kyoto langue japonaise la photo du vendredi la toute petite le petit logement lundi-de-paques mou si mou météo nara osaka pano plaît-il? projets santé sayonara-sale souvenirs tokyo transporteur tsuwano vacances vu de l'appart week-end à tsuwano