Et aujourd’hui, le Mont Rokko de Kobe en Cable Car
Même formule : quelques photos sans commentaire de ce tour au somment du Mont Rokko de Kobe34.691380135.195693
Mon blog en français pour je ne sais pas trop quoi faire, mais on va trouver…
Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.
Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.
Même formule : quelques photos sans commentaire de ce tour au somment du Mont Rokko de Kobe34.691380135.195693
C’est semble-t-il une odeur qui reste ancrée longtemps en mémoire, attendant pour remonter à la surface que l’on se retrouve à nouveau en sa présence. L’odeur du tatami neuf.
On a refait les tatamis chez Jiji-Baba, et on pourrait le dire dès qu’on entre chez eux :
– Oh vous avez changé vos tatamis !?…
– Oui c’est vrai, ça sent bon n’est-ce pas !…
– Très bon oui.
Petite scénette qui doit se répéter chaque jour un peu partout au Japon depuis bien longtemps.
En plus de l’odeur, il y a la fraîcheur de la couleur. Des tatamis neufs ça affiche un beau vert tendre qui tourne au crème au fil du temps. Ceux de la maison sont déjà éventés, alors pendant quelques temps, il y aura comme un magnétisme à se rapprocher de la pièce d’honneur quand on ira rendre visite aux beaux-parents.
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un garage pour petites voitures et un tricycle en plus dans la chambre, il applaudit à ses cadeaux et souffle ses deux petites bougies l’instant d’après
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Après Tokyo35.673718139.697556 Nobody, je me suis arrêté sur Tokyo35.673718139.697556 Blackout puis Tokyo35.673718139.697556 Windows toujours du même auteur, Masataka Nakano, ainsi que sur Tokyo35.673718139.697556 Style de Kyoichi Tsuzuki.
Tokyo Blackout, est un livre qui vous présente la ville plongée dans le noir suite à une panne de courant. Incroyable me direz vous et vous aurez raison, il s’agit en fait des photos issues du film du même nom, réalisé avec trucages, donc. Malgré tout, ce livre reste intéressant, le passage en mode nuit de Tokyo35.673718139.697556 est très réussi et le livre présente aussi une belle série de portraits de nuit des acteurs, angoissés. J’ai regardé le film depuis, et… le livre est bien plus intéressant.
Tokyo Windows est par contre un deuxième gros gros coup de cœur et présente des photos de Tokyo35.673718139.697556, prises depuis l’intérieur des maisons. Et on retrouve dans ce livre le goût de la composition et tout le talent de l’artiste pour fixer Tokyo35.673718139.697556 sur pellicule. Environ 80 clichés chargés de surprise, tous aussi bons les uns que les autres, pour une visite originale de la mégapole. Un livre que je vous recommande chaudement.
J’ai également découvert grâce à un lecteur (merci Olivier), ce livre : Tokyo Style. Livre de photo au format poche, qui a existé en grand format (mais qui est désormais introuvable et collector). Et en le regardant, je n’ai pu m’empêcher de faire des liens avec Tokyo35.673718139.697556 Windows. Tout est très différent entre ces deux ouvrages : l’un sélectionne soigneusement ses clichés, l’autre donne dans la profusion, l’un se concentre sur le dehors, l’autre sur le dedans, … Et je trouve que les deux forment un bel ensemble.
Et tout est pour vous dans ma petite boutique, si le cœur vous en dit.
A propos de la boutique, il y a désormais sur les descriptifs des articles des petits boutons « Sharyos » (merci Julien pour l’info). Si vous avez été satisfait des services de GhismoForSale, et que vous avez envie de recommander ce qu’on y trouve, laissez vous aller, ça prend le temps d’une inscription gratuite au service, et ça me permet de m’offrir de nouveaux livres à vous proposer ensuite :)…
Pourquoi est-ce que les jolies filles descendent toutes une station avant la mienne et qu’il ne reste plus alors dans le train que des vieilles avec leur sac à main sur les genoux ?
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Hier soir, après le repas, on a sorti les bombes anti-moustiques, et on s’en est aspergé plein les vêtements, et plein aussi sur les parties que ne couvrent pas les vêtements, on déteste ça pourtant. D’autant qu’on sait bien que ça ne sert à rien, que les moustiques, ces p’tits cons, sauront toujours trouver un endroit vierge de poison pour accomplir leur irritant dessein, on le sait, mais on le fait quand même. Heureusement, il y a les petits, c’est un plaisir de leur courir après avec la bombe, pshiiiiiiii…
Tant de précautions, pour se rendre quelques étages plus bas, dans la petite aire de jeux de chez Jiji-Baba, et on n’y va pas les mains vides, ce sont les petits qui portent fièrement leurs jouets d’un soir, en courant bien sûr, même en sautant si l’occasion se présente.
Là, ce sont les grands qui interviennent, pour des « raisons de sécurité ». On sait bien en fait que déjà petit on aurait pu nous aussi jouer avec les allumettes, alors on se rattrape maintenant, les petits auront le temps de grandir et de passer à leur tour le flambeau.
Une ou deux bougies allumées au milieu, un seau d’eau pour éteindre les braises, Jiji pas loin pour veiller au grain, et le feu d’artifice peut commencer. Les enfants, sages au début, croient à la dangerosité du truc, qu’on se rassure, ça ne dure pas !
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La JAF, c’est l’ACO de l’est. Mon beau père a l’autocollant JAF sur sa vitre arrière droite. Mon père celui de l’ACO sur sa vitre arrière gauche. Et tout ça ne présente pas un intérêt phénoménal sauf à rappeler certaines coïncidences.
On peut voir au japon toutes sortes de voitures. Dans mon quartier, on peut voir par exemple une Rolls Royce, garée toujours au même endroit, sur le même parking, à Suminoekôen34.609952135.473860, les jours de courses de bateaux (Dramatic Kyôtei34.611647135.472154 dit la pub). Il parait que cette voiture, il n’est pas recommandée de la prendre en photo, que son propriétaire n’apprécierait peut-être pas, j’ai donc rangé sagement mon appareil, et ne pourrai vous la montrer pour cette fois.
J’ai aussi croisé deux Hummers, vous savez ces engins démesurés qui servent aux GI américains à aller porter leur message de paix un peu partout dans le monde (j’en ai vu un dernièrement du côté de Sumiyoshi34.613312135.486767kôen, un Hummer, pas un GI). Pour faire ses courses en ville, c’est le véhicule idéal, consommant peu, polluant à peine, facile à garer, discret, top. Ceux là non plus je ne les ai pas pris en photo. Pas très envie pour le coup.
Et puis, en me promenant samedi dernier du côté de Shinsaibashi34.675142135.501320, à quelques centaines de mètres de l’apple-store et du Sony-Tower34.675102135.501669 qui visiblement à été « démonté » (encore un coup de José Bové ? quelqu’un est au courant ?), j’ai trouvé cette mini publicitaire, modèle pick-up. Je savais que ça ferait un plaisir immense à un collègue, alors je l’ai photographié sous tous les angles ;). La présence de la bouteille sur la voiture en bride singulièrement les performances : il est écrit sur le tableau de bord 2,15m, 100km/h maxi… En plus d’être une mini assez sympa, en vous en approchant, vous pourrez probablement vous faire payer un coup à boire par une charmante hôtesse.
Et puis, en allant porter le petit à la crèche, dans le quartier de Kagaya34.616071135.480276, je vois assez souvent ce combi volkswagen, qui est en fait un Daihatsu Hijet Van maquillé. J’aime assez l’idée, ça vous fait « une sorte de » combi assez marrant, et plus petit que l’original, ce qui ici est une qualité, car il n’est pas rare de voir des garages à moitié ouverts pour laisser dépasser le capot de la voiture trop grande.
Mais tout ça ne remplacera pas ma regrettée twingo (bien que pour dire vrai, ici, une voiture ne me manque pas vraiment) !
PS : les plus perspicaces d’entre-vous auront remarqués sans doute que je parle dans ce post de beaucoup de noms de lieux, et auront également cliqué sur le lien ghisméo-localisation.
Et si ce post sur les voitures n’était qu’un prétexte pour présenter une nouvelle fonctionnalité de ce blog ?…
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Ceux qui ont déambulé sous les ginkgo en automne en connaissent les caractéristiques. Pendant une courte saison, on se croirait de retour en France. En automne, le ginkgo fait des fruits qui tombent au sol et qu’on foule du pied insouciant. Au moins les premières fois, après on fait attention. En attendant, ça pare le ciel d’Osaka de jolies couleurs dorées, et ça, c’est beau.
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Nous sommes allés manger hier soir dans un izakaya de Namba34.663463135.501959, un restaurant où on se rend pour boire en mangeant, plus pour boire que pour manger d’ailleurs. Nous étions avec les amies de lycée de mon épouse, l’ambiance était toute féminine, deux conjoints masculins dont moi s’étaient joint à la fête sur une tablée d’une dizaine de convives. Il a beaucoup été question de mariage pendant la soirée. La moitié de filles approchant de la trentaine sans être mariées, commencent à chercher un peu plus activement un époux.
Une des filles, de bonne situation, disait avoir payé 500 000 yens (entre 3 et 4000 euros) pour les services d’une agence matrimoniale. Elle aurait pour le moment rencontré deux candidats, dont un qui lui convenait car sorti de Kyodai (Université de Kyoto34.986796135.758678, la deuxième université du japon en terme de réputation), et le salaire qui va avec le diplôme. Un bon parti donc. Sans suite. L’autre, plus modeste, se contente des « kekkon party », autrement appelées gôkon, soirées organisées – dans son cas par des agences – pour trouver un compagnon. Elle nous disait que pour les femmes ces soirées sont gratuites, sauf en cas de mariage, où il faut repasser par la caisse. Quant à la dernière restée célibataire, elle semble ne pas trop s’en préoccuper et pense plutôt à voyager, la société qui l’emploie devant fermer, elle aura du temps, et de l’argent pour ses projets. A aussi été lancé la question « mais c’est quoi une façon ‘normale’ de rencontrer un homme ? »
Et puis, en me rendant au toilettes (vous saurez presque tout ! :), j’ai croisé 3 garçons qui s’y cachaient, plongés dans une discussion passionnée mélée d’excitation. Je n’ai pas tout compris, mais à la tonalité de leur discussion, on comprenait qu’il s’agissait d’histoires de filles : « et celle là tu la trouves comment ? et tu crois que… hum ? ho ho ! ». En quittant les lieux, deux filles qui s’enfuyaient presque du restaurant sont montées avec nous dans l’ascenceur, se sont regardées, puis sont parties à rire… En remettant les pièces ensemble, on en a déduit que leur gôkon à eux n’avaient pas du convaincre tout le monde !
Avant d’aller manger nous nous sommes également rendu dans le department store favori de Baba, pour aller lui chercher des bons d’achat, gagnés à force d’autres achats préalables, coûteux et répétés… Et, la Saint Valentin approchant, le dernier étage de ce magasin, consacré aux promotions et aux ventes saisonnières, était entièrement consacré à cette fête. Le temps de traverser le magasin de part en part, j’ai pu compter, en scrutant bien, 3 hommes en tout et pour tout à cet étage ! En effet, au Japon (et on récapitule) : Noël est notre Saint Valentin, Le jour de l’an notre Noël et la Saint Valentin, une fête relativement machiste où les femmes offrent des chocolats aux hommes de leur entourage, sans qu’il soit nécessairement besoin de sentiments.
Une soirée thématique.
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Ce n’est pas une nouvelle fete locale, mais le programme charge de notre premiere semaine sur place.
Tout d’abord, nous sommes alles des mercredi au kuyakusho (mairie d’arrondissement, je ne suis pas certain de l’exactitude de la traduction) de notre quartier a Osaka. La, plusieurs choses au programme : faire le demande de ma carte de sejour, enregistrer mon tampon aupres des autorites, se declarer aupres de la securite sociale locale, faire de meme aupres des allocations familliales, presenter le petit au medecin de l’equivalent de la PMI, et occuper ce dernier pendant tout ce temps.
Pour se mettre dans l’ambiance, il faut imaginer une administration francaise du debut des annees 80 : bureaux en open space peints en gris et marron, la peinture n’a pas ete refaite depuis 20 ans, c’est pas tres sexy. Derriere les guichets, des hordes de fonctionnaires taciturnes apposent des tampons, brassent un peu d’air ou consultent les dossiers de papier qui jonchent les bureaux en creant un sacre desordre. Il y a des crayons attaches a des chaines sur les petits comptoirs reserves aux administres. Quelques elements post-modernes qualifient l’epoque : un ecran geant LCD (ou plasma) affiche les numeros des personnes appellees, et il n’y a plus de machines a ecrire, mais pas non plus de PC sur les bureaux.
Pour ma carte de sejour, c’etait tres facile, on s’est presente au guichet avec mon passeport, deux photos d’identites, et si mes souvenirs sont bons, je crois que c’etait tout. La petite page d’ecriture (en alphabeto pour la plus grande partie) ne faisait que reprendre les elements du passeport/visa. C’etait donc assez facile, jusqu’a present je sais encore ecrire mon nom. Le seul champs en langue autochtone etait celui de ma situation, la j’ai ecrit kaishain (employe) en iragana, ce qui m’a vallu un « o sugoi! » (wah genial!) admiratif de la preposee aux affaires etrangeres.
Dans la foulee on a enregistre mon tampon au meme guichet. Au japon, les gens signent avec des tampons ronds, dont certains plus importants que d’autres (pour acheter ou louer un logement par exemple) sont enregistres en mairie. La c’etait un peu plus complique. J’avais un tampon que mes beaux parents m’avaient offert a notre mariage avec mon prenom d’ecrit dessus en kanji. Seulement, le fait que ce tampon porte mon prenom posait un probleme, car mon prenom n’est pas mon nom usuel. Mon epouse avait sur elle un tampon au nom de sa famille, et celui la semblait mieux convenir, avec quelques amenagements de mon etat civil nippon. J’ai donc au Japon un nom d’usage qui est mon nom francais suivi du nom de ma belle famille qui me permet d’utiliser ce tampon (pour l’appartement qu’on doit prendre prochainement). Pour l’enregistrement du tampon, il faut fournir une adresse, et ca, ca nous sauvera dans un episode futur (je vous en dirai plus prochainement :).
Concernant la securite sociale, c’est mon epouse qui cotise pour toute la famille. Bien que detache (et donc egalement couverts par la secu francaise), on devra donc payer des deux cotes, ca c’etait plus ou moins prevu. Le montant annonce de la cotisation par contre nous a quand meme surpris. Autre surprise, positive cette fois, on doit pouvoir toucher les allocations familliales, mon epouse etant consideree ici comme mere seule avec enfant (ca fait toujours plaisir au conjoint ce genre de considerations administratives 🙂
Et puis, concernant le petit, on l’a presente au medecin de la PMI locale. Il doit passer une visite la semaine prochaine, la c’etait juste pour faire un point sur les vaccinations. Et comme il a fait tout ce qui etait obligatoire pour un enfant francais de pres de 2 ans, il a du coup fait plus que prevu au japon. On ne l’embetera alors plus trop avec les seringues et leurs aiguilles qui font pleurer.
Une chose qui est somme toute remarquable ici, c’est que l’integralite des services sont concentres dans un seul lieu. Si on avais du faire les memes demarches en france, on aurait du prendre le bus une demie douzaine de fois entre mairie, prefecture, secu, caf, pmi, impots, …
D’ailleurs les impots on doit y passer prochainement, et c’est encore dans ce batiment.
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