Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

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La montagne aux orages

Des vacances rayonnantes, il en reste encore un peu ?

Oui, treizième et avant dernier vrai jour de vacances, et aujourd’hui, c’est Kyoto34.986796135.758678. Depuis la maison, 270 yens vers Umeda34.7025135.49793 puis 390 yens avec Hankyu jusqu’à Kawaramachi. Cette fois ci, on a bien retenu la leçon de notre dernière virée à Kyoto34.986796135.758678 et on prend notre carte de bus à la journée, 550 yens, dans une petite boutique à la sortie du métro. La vendeuse nous tend les tickets, ainsi qu’un plan de Kyoto34.986796135.758678, en japonais. Je commence à déchiffrer autant que je peux le plan, quand, quelques secondes à peine après l’avoir déplié, un petit pépé nous aborde pour nous demander, en anglais, où on allait. Bonne question, on a des endroit où aller mais pas vraiment d’itinéraire précis. Je lui répond Kinkakuji35.039536135.728423 au hasard, c’est par là, suivez moi. En marchant, vite, on discute un peu, s’enquiert de où on vient et depuis combien de temps on est là, pour combien de temps encore, il nous déposera devant les abris bus, rebroussant alors chemin pour reprendre le cours normal de sa vie. Merci, beaucoup.

Changement de programme, de nombreux bus passent, jamais le nôtre, on finit par prendre le premier qui passe et qui finit sa course à Arashiyama35.013021135.680122. Ce trajet est vachement long et je me dis qu’on aurait mieux fait de prendre le train. Le bus est plein, et, pour la première fois que je suis au Japon, les gens sont courtois, les jeunes cèdent leur place aux vieux, qui s’assoient sans se confondre en excuses incessantes, ça a l’air normal ici. Kyoto34.986796135.758678 c’est vraiment autre chose qu’Osaka ! Les plus jeunes descendent par grappes, sans doute aux abords de leurs écoles, la moyenne d’age doit approcher les 84 ans au moment de descendre. De jeune, il ne restait plus que nous.

Aujourd’hui encore, je n’ai qu’un objectif à Arashiyama35.013021135.680122 : la forêt de bambous, pas trouvée la dernière fois.

On arrive enfin à proximité de la rivière et de ses montagnes bossues. On prend tout notre temps, le lieux est reposant, et on décide de partir à pieds par les petits chemins qui bordent la montagne avant de s’y enfoncer. Je lorgne sur les petites barques qui nous permettraient de rejoindre l’autre rive, mais ne sachant pas trop comment expliquer que je veux la louer sur la rive droite pour la laisser sur la rive gauche, je m’abstiens.

On suit le chemin quand un panneau nous indique au bout une vue breathtaking, en anglais, dans le texte. On sent le coup venir, mais on ne le verra peut-être qu’un fois, alors, beh, allons y ! 400 yens la vue breathtaking pour prendre en charge les réparations du minuscule temple en presque ruines qui est posé en haut de la colline. Les malins, ont trouvés un truc très con pour faire raquer tout le monde : le coup de cloche « gratuit », c’est écrit dessus là encore en anglais, et ce, jusqu’à trois coup par personne (faudrait pas non plus abuser). On va se priver, tiens, gon, gon, gon ! 🙂 Ainsi alertés, les moines ne vous laisseront aucune chance de repartir sans laisser votre monnaie !

Sur le retour, les barques sont toutes louées pour des groupes de collégiens qui cherchent à se couler, et arroser le plus possible le corset des copines. Bon, on a tous fait ça aussi, non…

On commence à avoir les crocs, pour nous ce midi, c’est zarusoba setto, très bon, et très léger, un peu plus de 1000 yens. En sortant du restaurant, je consulte les plans… Ah ! La forêt de bambous, c’est par là…

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Il y en avait quatre !

Suite de la petite série consacrée à notre week-end à la campagne.

Le soir suivant se tenait à Tsuwano34.479392131.759033 un festival qui s’étalait sur le week-end. Au programme : Illuminations, Kagura, et dégustations (gratuites !!) de sake et de choses qui se mangent. Après une fin d’après midi trèèèèès calme, je piaffait d’impatience de m’y rendre.

En fait d’illuminations, la ville avait sorti ses lampions pour baliser le chemin, et à quelques endroits, des commerçants avait fait l’effort de sortir la lampe du salon dehors avec quelques compositions florales pour rendre la chose plus inhabituelle. Et malgré le côté rudimentaire de ces décorations, ça marchait assez bien, et le petit a beaucoup joué tout le long du chemin à regarder les bougies par le dessus en poussant de grands cris émerveillés.

Ci et là des tables sont sorties dans la rue, et on nous propose à boire et à manger. Tout est gratuit, il faut dire qu’à cette période de l’année, on est entre soi à Tsuwano34.479392131.759033. Certains se promènent en geta dans le peignoir de l’onsen du coin. Pourtant, même en veste, il faisait froid à la campagne, on est loin de la chaleur persistante d’Osaka.

Et nous arrivons devant la scène du Kagura (il s’agit d’un art originaire de la région de Tsuwano34.479392131.759033, entre danse, théatre et rites religieux shintoistes). Ca fait déjà plusieurs centaines de mètres qu’on entend les musiciens : quelques percussions, une flute folle, une narration chantée, et en s’approchant, on peut voir deux acteurs vêtus de splendides costumes et portant des masques et perruques absolument incroyables. C’est le premier spectacle, j’entends quelques commentaires à côté de moi qui disent qu’un homme s’affronte avec un kamisama. Comme beaucoup d’arts traditionnels japonais, c’est très codifié, et on passe à côté de beaucoup de chose, on n’en perçoit que la forme.

Petite pause, on apprend que les acteurs (et les musiciens) sont des lycéens qui se préparent à concourir dans je ne sais quel festival de Kagura. On entend aussi dire au micro le nom de chacun des bienfaiteurs (ceux qui ont laissés une petite enveloppe ou un (gros) billet dans un bol devant la scène), et on nous annonce le clou de la soirée : la représentation de « Yamata no Orochi« , et la venue des serpents sur la scène. Dans la légende, le serpent a 8 têtes, mais il est rare que 8 viennent sur scène, un ou deux c’est déjà très bien (aussi, la première question de ceux qui ne s’étaient pas déplacés dans la famille c’était : Combien de serpent ?).

Et chose impensable pour une si petite ville : ce sont 4 serpents qui ont envahi la scène sous des applaudissements de plus en plus nourris. Et ils ont tout pour impressionner : leur taille démesurée, les yeux injectés de sang qui s’allument, des mouvements rapides en direction d’un public très réactif, et même ils crachent le feu (enfin, comme les gateaux d’anniversaire savent aussi le faire) !

Le petit n’a pas bougé d’un cil lorsqu’un des serpents lui a foncé dessus – même pas peur, et on a tous salué son courage. Mais dans la nuit, il s’est réveillé en criant et en tapant sur la porte de la chambre « Baba ! Baba ! Baba ! »…

Fais ta prière !

Ce qu’il y a de bien à la campagne c’est qu’on peut y prendre plein de photos. En fait on n’a même que ça à faire. Et quand la batterie de votre appareil vous laisse en rade*, et bien, vous regardez passer le temps, ce qui est une manière élégante de dire que vous vous ennuyez sec. (hein ? mais non je l’ai pas dit !).

En particulier j’ai dans mes photos celle du sèche-cheveux de Claude François, celui là même qu’il utilisait le 11 mars 1978 : le sèche-cheveux « Prière 1000 National ».

Et ce sera tout pour aujourd’hui, d’autres photos viendront au fur et à mesure cette semaine.

* je saurai maintenant que quand on achète une carte 1 Go, il faut acheter deux ou trois batteries avec.

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Changement d’horizon

On est en train de me changer l’horizon, et c’est visiblement suffisamment important pour qu’on en parle à la télé aux infos du soir. Ça a commencé peu après le nouvel an, lorsqu’une forêt de grues à poussé spontanément derrière le tablier du pont qui marquait de manière ferme le seuil entre le sol et l’infini. Et puis, depuis quelques jours, deux cages de métal sont sorties du néant.

Jiji le savait, c’est Sharp qui vient s’installer sous nos yeux, et d’après les infos, Sony s’intéresserait aussi à ce bout de terre artificielle de Sakai34.535771135.467846hama ; Sakai34.535771135.467846hama dont le nom impliquerait qu’il y ait eu un jour une plage ici. On la cherche encore.

C’est la troisième fois qu’on entend parler de notre quartier à la télé depuis notre arrivée. Il y a eu le scandale Osker Dream, une banale histoire de gestion douteuse d’argent public, puis la chute inexpliquée de cet hélicoptère sur la ligne de train qui file au sud, et enfin ce chantier très actif sur notre ligne d’horizon.

A chaque fois, c’est l’occasion de justifier auprès du petit qu’il est important de regarder les infos, là où lui préférerait évidemment Barbapapa, Anpanman ou Nihongo de Asobo. A chaque fois, on lui dit « regarde la maison là, à la télé ». Le temps qu’il s’intéresse à ce qu’on dit, généralement le sujet est passé et il nous répond « eh doko ? (où ça ?) » à quoi on ne peut que lui répondre « trop tard ».

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Ah mes amis, quelle déception !

Je sais pas vous, mais une telle enseigne, ça fait pas trop envie quand même… Au moins, on est prévenu, on sait à quoi s’attendre !

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Les week-ends au parc

Le Petit a toujours beaucoup aimé les jardins publics. A Nantes, c’est à celui du Plessis-Tison (avec sa petite montagne et son grand bassin) qu’il passait ses journées, ici, il n’a que l’embaras du choix : le parc au bateau, le parc d’en bas, le parc de la piscine, le parc de derrière Kinji, et plus encore que de prendre le train, faire une halte au parc est l’assurrance de faire un heureux.

Dernièrement, si on n’a pas beaucoup quitté les frontières du quartier, on en a profité pour écumer les bacs à sable. La plupart du temps, les balançoires ont été démontées, probablement du fait d’un accident, les éléphants et les hippopotammes à ressort sont en place à raison d’un sur deux, et les horloges qui donnent l’heure probablement à l’aide d’un magnétophones ont une voix un peu ralentie, reste les tobogans et le sable, qu’on ne démantelle pas comme ça.

De temps en temps aussi surgit dans les cieux une figure bien connue. Suffisamment pour ne provoquer rien d’autre que détours de regards et quelques doigts pointés, on ne s’interrompt pas dans sa tâche, ça glisse sur les toboggans, ça grimpe sur les toiles d’araignées, ça creuse le sable, le zeppelin peut bien passer, si ça lui dit.

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Se préparer à…

Dehors, les patrouilles anti-feu ont repris ce soir sous une pluie battante, et on passe avec le petit une soirée entre hommes sur le canapé et dans la couette avec mac-do pour tout le monde, DVD Anpanman et tri de photo, portable sur les genoux pour moi ; petit aperçu bien sympa de la situation de dans bientôt, quand la maman sera à la maternité. La maman qui est sortie ce soir pour son bônenkai annuel, la fête de fin d’année de son bureau. C’était d’ailleurs aujourd’hui son dernier jour de travail…

Et je viens juste de terminer le tri de mes photos de la promenade de ce Noël ! Noël qui fut un peu plus gris (dommage pour la lumière) cette année que l’an passé, toujours à Osaka, mais dans des quartiers moins « rabu rabu ». Ca a commencé cette année dans un restaurant de curry indien très épicé (probablement un équivalent niveau 15 ou 16 chez cocoro soup curry). Au comptoir, les salarymen s’essuient le front avec les petites serviettes de papier. Et j’avoue ne pas avoir trop vu la différence dans mon assiette 4 curry entre celui au mouton, celui au porc, au canard ou aux marrons.

Pour se remettre de ces émotions, on a rejoint les alentours du parc d’Utsubokôen où j’ai pu réviser ma géométrie de base : arcs, courbes, pans coupés, accordéons, ou damiers, rien n’y manque. En s’éloignant un peu des grands axes, on est également tombé sur ces maisons délabrées très inspirantes pour la photographie, royaume de chats qui ont l’air de passer leur temps à s’amocher les uns les autres.

Et un scooter aussi, « préparé », comme le sont beaucoup de scooter ici, pour se rappeler un peu l’ambiance du manga Akira.

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Rebattre le pavé

Je viens de me rendre compte que mon blog est devenu presque exclusivement musical ces derniers temps. Bon, ce n’est pas grave, c’est dans l’ère du temps, le hasard s’y étant mis aussi, mais je n’ai pas fait non plus dernièrement que surfer le web à la recherche de tout ce qui se disait sur Enesse et ses copines. Il y a un mois (c’était ce jour là), par exemple, on était parti en couple voir l’expo « plus/minus » de Yukio Fujimoto à Higobashi34.692121135.496273 et je n’ai jamais depuis trouvé le temps de vous y emmener. On y va ?

Il y a un mois, c’était le tout début de l’automne, l’été était encore très présent dans le souvenir, cette année on a eu vraiment chaud, et subitement, les températures ont baissées de 10° d’un coup, pas encore de quoi changer du t-shirt mais de l’air à respirer enfin.

Le midi on a mangé d’un curry japonais au comptoir d’une gargote tenue par un couple bizarre. L’homme, presque totalement transparent, effacé ; même quand il nous accueille à l’entrée du restaurant, on ne voit que le comptoir à travers lui. La femme s’y tient aux casseroles, et me faisait incroyablement penser à Barbara, avait un air de junky pre-punk, avec les griffures sur les avants bras, le regard, insondable, souligné de noir, le teint poudré blanc-crème, le sourire mona-lisesque permanent, l’expression invariablement figée, les cheveux noirs fatigués, et puis, il y avait ce maniement du couteau sans état d’âme sur le porc pané… slash. slash. A midi, ça trippe un peu, un soir, un jour de brume, on ne s’attarderait pas ! On ne s’y attarde pas non plus, c’était délicieux pourtant.

Le musée des arts d’Osaka où se situait l’expo se trouve à l’ouest de Higobashi34.692121135.496273. Le bâtiment sort du sol à la manière de feuilles aux nervures en tube d’aluminium posées sur un œuf de verre. Seule l’entrée est en surface, le musée, lui est souterrain : l’accueil et le magasin au B1, le musée au B2 et B3, l’ensemble donne une belle impression d’espace. Quelques œuvres se donnent gratuitement à voir tel ce mur et ses ombres, les ombres sont peintes, à l’acrylique, mais on s’y laisse prendre et on s’approche pour vérifier.

A l’étage au dessous, l’expo qu’on venait voir. Le travail de l’artiste est très sensible, basé sur quelques éléments récurrents : des textes, des polices, des supports transparents, du son aussi, ou plutôt du son qui s’efface. Une collection complète des LP des Beattles, tous poncés très finement, et un mur de son sur lequel des milliers de hauts parleurs diffusent chacun un contenu différent, en s’approchant, le son augmente, et se clarifie, dès qu’on se décolle on retombe dans ce brouhaha, sorte de bruit blanc qui s’estompe très vite, la frontière est très tenue. En quelques centimètres, on change de monde.

Quelques autres artistes sont également présents à ce niveau, de manière permanente, notamment le travail d’un photographe (j’ai noté son nom pourtant, mais où…) qui dans les années 60 prenait des clichés en pause longue (24h, c’est assez long 🙂 et au fish-eye. Sublime, mais on a bien fait de laisser le petit chez Baba, il se serait peut-être ennuyé :).

En face du musée d’art, il y a celui des sciences, et là par contre, on y reviendra ensemble lorsqu’il aura un peu grandi, si il arrive à se détacher de cette monomanie « transports en commun » qui ne le quitte pas.

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Me regarde pas comme ça

… ça me rend tout chose !

Elle s’est posée sur le store de mon bureau à 11h12… (Mais pourquoi d’abord elle a choisi de se poser là ?)

4 5 6 heures plus tard, elle s’y prélasse toujours, orientant ses yeux sur tout ce qui bouge alentours, instantanément. Rien que de l’imaginer là, derrière le store me soulève le coeur… et puis, sortir dehors, m’approcher à 3m, sortir le zoom du Tamron de Jiji au maximum… pfffou il en aura fallu du courage pour ramener ces clichés ! Saluez l’exploit ! D’autant que les regarder ne me mets pas beaucoup plus à l’aise… D’après mon épouse, elle est tellement grande qu’elle a du être élevée par des gamins du quartier (les enfants élèvent ici les insectes comme des animaux de compagnie, sisi, ya même des pet-shop spécialisé insectes, quel pays !)

Bon, mais maintenant, faut rentrer chez vous, mademoiselle, hein, faut pas rester là
(Ah j’aime pas ça, j’aime pas ça !)
(Pis elle est toujours là, s’en ira pas, ah non, y’a pas, je flippe)

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Vie quotidienne d’un demi-dieu, j’ai des infos !

Il y a eu récemment un tournoi de Sumo à Osaka, et en sortant en ville, il n’était pas rare d’en croiser quelques-uns dans les gares et les métros. On a également eu l’occasion d’en croiser beaucoup dans le quartier pendant un mois, visiblement ils logeraient quelque part à Hirabayashi34.610747135.458630 (une station voisine de la notre).

Et je peux vous dire que ces demi-dieux tout comme les demi-portions de mon espèce font leur courses à bicyclette au Don-Kihote du coin et à l’Izumiya d’en bas !

Passionnant !

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