Nara et puis Osaka aussi
Toujours sur le même mode, et antidaté pour l’archivage, quelques photos de vacances.
Et ceux qui attendent plus de commentaires en auront lorsque je développerai les journées, là, je profite encore ! 🙂
Mon blog en français pour je ne sais pas trop quoi faire, mais on va trouver…
Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.
Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.
Toujours sur le même mode, et antidaté pour l’archivage, quelques photos de vacances.
Et ceux qui attendent plus de commentaires en auront lorsque je développerai les journées, là, je profite encore ! 🙂
Le Petit a toujours beaucoup aimé les jardins publics. A Nantes, c’est à celui du Plessis-Tison (avec sa petite montagne et son grand bassin) qu’il passait ses journées, ici, il n’a que l’embaras du choix : le parc au bateau, le parc d’en bas, le parc de la piscine, le parc de derrière Kinji, et plus encore que de prendre le train, faire une halte au parc est l’assurrance de faire un heureux.
Dernièrement, si on n’a pas beaucoup quitté les frontières du quartier, on en a profité pour écumer les bacs à sable. La plupart du temps, les balançoires ont été démontées, probablement du fait d’un accident, les éléphants et les hippopotammes à ressort sont en place à raison d’un sur deux, et les horloges qui donnent l’heure probablement à l’aide d’un magnétophones ont une voix un peu ralentie, reste les tobogans et le sable, qu’on ne démantelle pas comme ça.
De temps en temps aussi surgit dans les cieux une figure bien connue. Suffisamment pour ne provoquer rien d’autre que détours de regards et quelques doigts pointés, on ne s’interrompt pas dans sa tâche, ça glisse sur les toboggans, ça grimpe sur les toiles d’araignées, ça creuse le sable, le zeppelin peut bien passer, si ça lui dit.
technorati tags: au quotidien, en famille, le petit, osaka
Cette semaine, j’ai rencontré Thomas de la rivière aux canards et c’était bien sympa. Il m’a conduit dans un resto indien très cool où la serveuse lui faisait de l’oeil. Il est tellement sympa qu’au moment où je lui offrais quelques bonbons en cadeau, il m’a même proposé sa caméra. Bien entendu, je lui ai dit que c’était trop et il a fini par retrouver la raison.
Et à défaut d’une photo souvenir, j’ai pris quelques images pendant la promenade digestive qui me menait de Ogimachi34.703676135.509598 à Umeda34.7025135.49793.
Alors que ce matin, j’ai la voix de Dark Vador adolescent et en pleine mue, la journée s’annonce riche en évènements…
On a reçu récemment la réponse d’une des crèches publiques qui nous informait que le petit pourrait y entrer dès début mars. La particularité de cette crèche : elle se situe en bas de l’immeuble, de l’autre côté de la rue. Moi qui commençait à trouver que je ne sortais pas beaucoup de la maison, ça ne va pas arranger les choses de ce côté là… il est temps que je m’achète un portable pour aller travailler un peu dehors.
Cet après midi, on se rend donc à l’entretien d’entrée avec le petit.
Et puis, c’est également la période des déclarations d’impots, et on doit se rendre à l’administration fiscale (du côté de Sumiyoshi34.613312135.486767, décidément…) pour savoir à quelle sauce on va me manger. Il était plus ou moins question à un moment d’oublier d’y aller, d’oublier les imprimés, faire comme si on n’avait rien vu, et ce sur les conseils du patron de mon épouse, expert comptable, spécialiste des questions fiscales…
Finalement, c’est cette inscription en crèche qui nous demande – ils sont malins – ma déclaration d’impot pour vérifier mes revenus qui nous pousse à participer au financement du train de vie des obasan du quartier.
technorati tags: au quotidien, démarches administratives, expatriation, mou si mou
Nous avons experimente hier soir bien malgre nous le systeme medical japonais. Notre petit garcon est toujours tres demandeur de sorties, et hier c’etait sa grand mere qui l’a emmene se defouler dans le jardin au pied de l’immeuble. On regardait la tele, et moi je jouais avec mon tout nouveau keitai achete l’apres midi meme.
Et puis notre fils est rentre en pleurs. Au son de sa voix on a compris que ce n’etait pas ordinaire. Il nous est alors apparu le visage ensanglante. Il etait tombe dans les escaliers. Vent de panique. La grand mere qui etait plus sereine lui a nettoye le visage et on a pu mieux voir de quoi il s’agissait (une plaie au front de quelques millimetre qui en france aurait donne lieu probablement a deux ou trois points).
Comment faire alors, on reunit le minimum requis : de l’argent et l’equivalent de la carte vitale. Et on part a pied vers la cabinet du medecin du quartier. Mon epouse tiens le petit pendant que je tiens la serviette sur son front pour pas que le sang continue de couler.
Quelques minutes de marche et on arrive devant une porte fermee, c’est le jour de repos de ce medecin.
Demi tour, vers un autre cabinet (ou on pensait faire suivre le petit). A nouveau quelques minutes de marche, cette fois ci le cabinet est ouvert. « Bonsoir, desole c’est la premiere fois qu’on vient, mais le petit est tombe dans les escaliers, pouvez vous le voir ? »
Apres une courte attente on nous donne un papier avec un numero de telephone d’un medecin qui aura peut-etre plus de temps ainsi que la possibilite de prendre une radio. Le medecin n’a pas vu le petit, on repart a pied vers l’autre cabinet. On a oublie les telephones tout neuf, ils ne nous serviront pas ce soir.
On arrive chez l’autre medecin, la c’est un peu mieux, il n’y a pas de place mais on se charge pour nous d’appeller un specialiste, de s’assurer qu’il peut nous recevoir et on nous appelle un taxi. Le petit n’a pas arrete de pleurer depuis 20 minutes.
Au troisieme cabinet, on nous fait patienter quelques minutes, le sang s’est arrete de couler, le petit s’est calme en montant dans le taxi, il peut marcher et bredouille quelques mots, on est rassure.
Le medecin, un chirurgien – prime meilleur medecin en 2005 – voit le petit et explique que la meilleure chose serait une suture mais que comme il s’agit d’un petit enfant il va plutot utiliser des petites bandes de sparadra pour reserer le plaie. Il nous precise que ca lui laissera surement une marque.
On passe ensuite dans la salle de radio pour verifier que tout est ok avec sa tete. Le temps du tirage, on patiente a nouveau dans le hall. Il y a un distributeur a boisson, on y achete du lait pour le petit.
Derniere consultation, les radios sont sans soucis, on nous invite a repasser le lendemain pour voir.
Comme je suis ichiban bimbo (le plus fauche des fauches), on est super bien rembourse pour ce qui touche le petit. Tout ca nous coute 500 yens (un peu plus de 3 euros).
Aujourd’hui, alors que je receptionnais les colis a la maison, mon epouse est retournee avec le petit. Le chirurgien a nettoye la plaie pour 300 yens et c’etait tout.
technorati tags: japon, osaka, demarches-administratives, santé
… une pastèque.
Et c’est reparti pour 4 mois de matraquage sonore au rayon fruits et légumes de l’Izumiya d’en bas. En rentrant dans la supérette on va pouvoir faire ses courses plein d’entrain, le combi-cd est branché pour tourner en boucle sur la minute dix-neuf du clip et rappeler aux mous du bulbe si ils l’avaient oublié que la pastèque, c’est bon pour c’qu’ils ont.
Qui dit clip, dit vidéo, que je vous sert à suivre, y’a pas de raison que ce soient toujours les même qui trinquent.
Avec les paroles, parce qu’elle valent la peine quand même
J’adore la pastèque
Une super super grosse pastèque
Si on la coupe, c’est rouge dedans, c’est doux, c’est délicieux
On la mangerait d’une seule bouchée
De ma pastèque adorée
Mais les pépins, faut pas les avaler
Sinon t’auras des germes qui te sortiront du fondement
Enlève bien les pépins, patience,
Après tu pourras tout mangerPastèque, pastèque, j’adore !
Pastèque, pastèque, j’adore !!
Pastèque, pastèque, j’adore ma pastèque adorée !!!Super super bonne pastèque
Aussi grande que le ventre de Papa
On la mangerait d’une seule bouchée
Délicieuse, délicieuse, délicieuuuuse pastèque
Mais faut pas trop en manger quand même
Sinon ton ventre se fera entendre
Mais en la mettant au frais pour la nuit,
Demain ça sera le b-o-n-h-e-u-r !Pastèque, pastèque, j’adore !!
Pastèque, pastèque, j’adore !!
Pastèque, pastèque, j’adore !!
Pastèque, pastèque, j’adore !!
Consternant, non ? Pour ceux qui en veulent plus, le site web du collectif d’aide au développement de la Pastèque Nippone.
technorati tags:au quotidien,plaît-il?
Vu sur Mariem’s Blog et je ne résiste pas à l’envie de vous proposer également cette courte vidéo.
http://www.youtube.com/watch?v=lnL4fjMzsSU
Vidéo qui montre bien que la terreur ressentie par les piétons face aux vélos est ici partagée par l’ensemble de la population, provoque des réactions épidermiques jusque dans les escalators et les allées des superettes, et que je ne suis pas seul stressé de la situation 🙂
technorati tags:vélocyclopédie
Aujourd’hui, il pleut.
Hier, j’aidais un des amis français de mon épouse à déménager. Ce qu’il y a de bien avec les déménagements d’expatriés, c’est que c’est assez vite vu, 5-6 cartons, 2 sacs, un futon, trois fois rien d’électroménager, en 3h c’était bouclé, nous laissant le temps d’aller manger des Ramen avec le très expressif beau-père japonais d’Alex. Qui nous demandait en désignant la serveuse venue prendre la commande « Alors, elles sont pas mignonnes nos femmes japonaises ?!… ». Et nous d’acquiescer gêné. En l’occurrence, c’était très vrai.
Samedi nous sommes finalement allés à Kyoto34.986796135.758678, plus précisément au Temple Kiyomizudera34.994742135.785039 (temple de l’eau pure), pour voir si l’automne était arrivé là bas. C’est encore un peu tôt. Un peu de rouge, du jaune, et encore beaucoup de vert sombre, le tout sur fond de ciel blanc, pas facile pour les photos qui sont tout de suite sur ou sous exposées, un jour faudrait que j’achète un guide « la photo pour les nuls » pour comprendre un peu le mode manuel de mon appareil…
Et puis à la gare, il y avait une petite fête avec une cérémonie du thé, le décor manquait cruellement de charme, l’ambiance manquait beaucoup de sérénité, devant des cabanes en bâches plastiques, en plein passage, arrosés par les mégaphones.
Et on a déjà prévu une nouvelle session à Kyoto34.986796135.758678 pour une nocturne, début décembre, si tout se passe bien.
technorati tags: découvertes, fêtes et traditions, kyoto
Avec une grève SNCF, mais est-ce utile de le préciser, c’est l’inverse qui aurait été surprenant. Dans le train du matin, il y avait visiblement trois trains de regroupés, le soir les personnes en surnombre ont eu le privilège de prendre place en première. Les cravatteux ont du bénir la sncf pour avoir payé le prix fort et finalement avoir à cotoyer la vermine de seconde classe !
Bref, arrivée à Paris un peu avant 10h, première étape place de l’étoile et l’ambassade du Japon pour diverses opérations dont le passeport du petit et mon visa. On les avait contactés par email avant de passer, et par téléphone aussi. Et comme on habite Nantes, ils se sont pliés en quatre pour ne nous faire déplacer qu’une seule fois.
Si tout va bien, on doit pouvoir tout obtenir dans la journée.
On me demande mon passeport, quelques justificatifs, une petite page d’écriture, et c’est tout. On me donne un petit ticket de carnet à souche avec mon nom d’écrit dessus et un tampon de l’ambassade. Il est 11 heure.
Second étape parisienne : Opéra Garnier, Book-Off (magasin de livres d’occasion japonais), restaurant japonais Yasube, épicerie japonaise Kioko. A chaque venue à Paris, on ne manque jamais de venir faire un tour dans ce quartier où on entend parler japonais à chaque coin de rue.
De là direction Opéra Bastille, pour préparer nos envois de colis avec Bagage du Monde. On me demande ici mon passeport, je fouille dans le sac à dos, trouve la pochette avec les passeports, et tend le mien… enfin presque, la dame me dit :
– C’est celui de votre fils que vous me donnez là…
– ah ! pardon…
Et là, plus de passeport, je regarde une fois, deux fois, ouvre tout, sort tout, passe par toutes les couleurs, passe d’un coup à un rythme cardiaque de 250bpm… J’ai perdu mon passeport… n’ai toujours pas mon visa… et doit le présenter pour rentrer à l’intérieur de l’ambassade… là je vois mes espoirs de départ s’effondrer d’un coup… Qu’ai-je fais de ce passeport, perdu, pickpocketé, oublié sur un coin de table, tombé dans ma troisième doublure…
Bon, je présente ma carte d’identité, signe les quelques papiers avec bagages du monde, dit au revoir à la dame et direction place de l’étoile. En route, je reconstitue dix fois ma journée, ambassade, book-off, yasube, kioko… il n’y a pas eu tant d’étapes pourtant… Ils ont du le garder à l’ambassade, oui, ils ont du le garder… je pense…
On arrive à l’ambassade, je présente le petit papier donné le matin, et ça passe… cool. On récupère le passeport du petit, et je fais alors la queue pour mon visa, donne le petit ticket, la personne disparait dans les bureaux et revient avec mon passeport en main.
Wah ! quel bonheur !
Comble du comble, le visa (qui est écrit en anglais) est assortit d’une petite notice en français agrafée au passeport pour expliquer le sens des quelques informations qui sont dessus.
Bilan : dépot des pièces à 11h, retrait des documents à 15h… Quelle efficacité ! On peine à croire que ce soit possible quand on a pratiqué l’administration française !
J’ai donc maintenant dans mon passeport un visa d’époux de japonais d’une validité de 3 ans.
Et il n’y a pas de Ferrero à l’ambassade du Japon.
technorati tags: expatriation, japon, demarches-administratives
On nous l’annonce à la télé depuis hier, un typhon s’approche du Japon. Du coup, il y a un vent fou (en même temps, en bretagne, on a l’habitude de tels vents), et si pour le moment, le ciel est bleu, ça ne devrait pas durer. Je poste donc une photo prise ce matin, pour conserver un peu de bleu du ciel pour si on venait à en manquer un peu plus tard.
Edit de 16h48 : Les nuages s’installent
Edit de 18h48 : Un typhon font font, un p’tit tour et puis s’en vont, avec le soir, les nuages s’en sont allés, le vent s’est tu.
J’aime beaucoup la vue qu’on a de ce côté du balcon, je vais peut-être y installer une web-cam un jour 🙂
technorati tags: vu de l’appart, osaka, japon