Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Résolution

– Alors, tu sais, aujourd’hui c’est un jour spécial, on a changé d’année…
– Han…
– Et qu’est-ce que tu veux faire cette année alors ?
– …
– Tu veux faire quoi cette année ?
– Furansugo.

Voilà, la résolution pour 2008 du petit est de travailler son français. A 3 ans, il y a des résolutions qui laissent sans voix !…

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Izakaya, mariage et chocolat

Nous sommes allés manger hier soir dans un izakaya de Namba34.663463135.501959, un restaurant où on se rend pour boire en mangeant, plus pour boire que pour manger d’ailleurs. Nous étions avec les amies de lycée de mon épouse, l’ambiance était toute féminine, deux conjoints masculins dont moi s’étaient joint à la fête sur une tablée d’une dizaine de convives. Il a beaucoup été question de mariage pendant la soirée. La moitié de filles approchant de la trentaine sans être mariées, commencent à chercher un peu plus activement un époux.

Une des filles, de bonne situation, disait avoir payé 500 000 yens (entre 3 et 4000 euros) pour les services d’une agence matrimoniale. Elle aurait pour le moment rencontré deux candidats, dont un qui lui convenait car sorti de Kyodai (Université de Kyoto34.986796135.758678, la deuxième université du japon en terme de réputation), et le salaire qui va avec le diplôme. Un bon parti donc. Sans suite. L’autre, plus modeste, se contente des « kekkon party », autrement appelées gôkon, soirées organisées – dans son cas par des agences – pour trouver un compagnon. Elle nous disait que pour les femmes ces soirées sont gratuites, sauf en cas de mariage, où il faut repasser par la caisse. Quant à la dernière restée célibataire, elle semble ne pas trop s’en préoccuper et pense plutôt à voyager, la société qui l’emploie devant fermer, elle aura du temps, et de l’argent pour ses projets. A aussi été lancé la question « mais c’est quoi une façon ‘normale’ de rencontrer un homme ? »

Et puis, en me rendant au toilettes (vous saurez presque tout ! :), j’ai croisé 3 garçons qui s’y cachaient, plongés dans une discussion passionnée mélée d’excitation. Je n’ai pas tout compris, mais à la tonalité de leur discussion, on comprenait qu’il s’agissait d’histoires de filles : « et celle là tu la trouves comment ? et tu crois que… hum ? ho ho ! ». En quittant les lieux, deux filles qui s’enfuyaient presque du restaurant sont montées avec nous dans l’ascenceur, se sont regardées, puis sont parties à rire… En remettant les pièces ensemble, on en a déduit que leur gôkon à eux n’avaient pas du convaincre tout le monde !

Avant d’aller manger nous nous sommes également rendu dans le department store favori de Baba, pour aller lui chercher des bons d’achat, gagnés à force d’autres achats préalables, coûteux et répétés… Et, la Saint Valentin approchant, le dernier étage de ce magasin, consacré aux promotions et aux ventes saisonnières, était entièrement consacré à cette fête. Le temps de traverser le magasin de part en part, j’ai pu compter, en scrutant bien, 3 hommes en tout et pour tout à cet étage ! En effet, au Japon (et on récapitule) : Noël est notre Saint Valentin, Le jour de l’an notre Noël et la Saint Valentin, une fête relativement machiste où les femmes offrent des chocolats aux hommes de leur entourage, sans qu’il soit nécessairement besoin de sentiments.

Une soirée thématique.

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Marseillaise, petits fours et grillades

14 juillet oblige, c’est un week-end coincé entre drapeaux, petits fours et grillades que nous avons passé. Le samedi midi, le consul et son épouse nous accueillaient dans un grand hôtel d’Osaka, accueil solennel devant des panneaux dorés, discours, puis ruée sur le fromage.

C’est aussi l’occasion de retrouver des amis par surprise. D’après un habitué de ces réceptions cette année était un bon cru, il faut dire qu’avec le cours actuel du Yen, l’enveloppe de son altesse consulaire devait être épaisse. Le Typhon qui nous fonçait dessus était de toutes les conversations.

Le lendemain, c’était à Kyoto34.986796135.758678 que ça se passait, à l’institut franco-japonais du Kansai, alléchés par la mise en jeux d’un billet d’avion pour la France. Et contrairement aux pronostiques de la veille, le typhon étant allé se perdre en mer aux abords d’Osaka, on a eu droit à un dimanche entre ciel noir et plein soleil, les deux ensemble souvent, mais sans pluie, permettant à la fête de se tenir dehors avec barbecues et déjeuners sur l’herbe.

Ce fut aussi pour moi l’occasion de découvrir Kyodai (l’université de Kyoto34.986796135.758678, deuxième du Japon en terme de réputation), guidé par Thomas qui me proposais de fuir la sélection musicale du lieu en faisant un tour dans le quartier. Le campus est par endroits assez surprenant et on ne s’attend absolument pas à ce genre d’ambiances venant d’un campus universitaire aussi prestigieux. Portes défoncées, baraquements crasseux, ateliers de mécanique pour tuning automobile, cabanes dans les arbres. En fait, c’est autant le bordel qu’aux Olivettes à Nantes du temps où ça y était le bordel !

Kyoto34.986796135.758678 » href= »http://flickr.com/photos/97154410@N00/828097981″>

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Aller au bout de la ville

Aujourd’hui, on profite d’un week-end prolongé pour se promener là où se porte mon regard lorsque j’ouvre ma porte chaque matin : au pied de la montagne, tout là bas, à l’est. Ishikiri34.682266135.646122, c’est la dernière station d’Osaka, juste avant de passer le tunnel qui débouche sur Nara34.683793135.835669. Et pour avoir fait la route plusieurs fois, j’avais fini par repérer ce lieux qui offre une vue imprenable sur Osaka.

On y est arrivé vers midi, par la ligne Chuo, ligne aérienne sur une bonne moitié du parcours ; jusqu’à la station de Nagata, c’est le métro, après ça change d’exploitant. A Nagata, le chauffeur de métro confie les clés au chauffeur Kintetsu. Le train continue sa route, mais la voix des annonces change, la tarification aussi. Le bout du quai d’Ishikiri semble se terminer sur la montagne, le train qui continue sa route, s’y enfonce d’ailleurs très vite, pour y disparaître.

Un peu plus loin, on tombe sur cette maison, qui fait assurément partie du palmarès des maisons les plus fines du Japon, bâties sur des terrains qu’on n’oserait pas vendre en France, alors de là à imaginer les bâtir… La dernière dont je me souviens c’était à Kobe34.691380135.195693, mais celle ci était à ranger dans la catégorie « palace » par rapport à celle du jour. Celle d’aujourd’hui me fait penser à ce poisson qui disparait quand il se met de face.

Et puis, tomber dans le coma cafe ; je vous le recommande si vous vous perdez un jour dans ce coin (et leur site web fait aussi partie de mes recommandations). Petit café sis au rez de chaussée d’une petite maison particulière, tenu par un couple jeune, très cool, ambiance feutrée, cuisine végétarienne et produits biologiques, accueil discret, tout y est fait avec soin, jusqu’à la carte.

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Midosuji Art Grandprix

Ce dimanche, plutôt que de risquer de se faire saucer à Kyoto34.986796135.758678, on a décidé de rester plus « local ». Après coup, on aurait probablement pu aller à Kyoto34.986796135.758678, il a fait plutôt très beau hier, un peu froid, mais très beau.

Mais comme je vis dans un endroit où il se passe toujours quelque chose, nous sommes tombé par hasard sur un festival de jazz à Midosuji34.672005135.500328, un des grand boulevards d’Osaka.

Et c’était bien sympa : des extraterrestres très sexy parcourait les lieux en distribuant des ballons très brillants, des big band tous les 300m, quelques fanfares jazz-funk itinérantes, des groupes de danseuses.

Et puis c’est sans compter sur le lieu qui est quand même assez cool quand le soleil donne. Et quand en plus on a toute la route pour nous sans une voiture dessus…

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Rabu-Rabu Kurisumasu (deuxième partie)

Suite et fin de mon Noël parmi les rabu rabu kappuru

Je me suis aussi aventuré dans des quartiers ou le hea nudo n’est visiblement pas interdit… (Un peu derrière le Tsutenkaku de Tennoji34.646625135.513095 pour ceux que ça interesserait :). Avec des cinémas dont je n’ai pas bien compris si ils projetaient du porno ou du gore ou les deux.

Je ne me suis jamais senti en danger au Japon, même quand je me baladais dans des quartiers réputés chauds de Tokyo35.673718139.697556 et qu’en rentrant mes amis japonais me disaient « Quoi !! Tu es allé là ?? Tout seul ?! Abunai ! »… Parce que le Japon n’apparait pas comme étant un pays dangereux, et peut-être aussi parce qu’en tant que gaijin on ne perçoit pas le signes qui caractérisent l’agressivité ou annoncent le danger…

Aujourd’hui par contre un peu après être passé devant ce cinéma, j’ai quand même hésité avant de m’engager dans une rue ou un groupe d’individus en smocking noir, au gabarit imposant, se tenaient autour d’un personnage comme on imagine les mafieux dans les films, long imperméable de cuir noir, barbe blanche impécablement taillée, discutaient avec le plus grand des sérieux… Pas de cri, pas de voix qui s’élève, juste de la tension, palpable. J’ai tracé mon chemin… Et je suis visiblement en vie car j’ai réussi a m’authentifier sur blogger ce matin encore !

Et puis Noel c’est également la journée du Christmas Cake en promotion ! Il s’en vend a tous les coins de rue, et on ne lésine pas sur les moyens : chez Haagen Dasz, quatre des plus jolies vendeuses, faisaient l’article au micro, distribuaient prospectus, et brandissaient des pancartes en habit très sexy de mère noël ou en combinaison de Rudolph ! Rudolph qu’on a également retrouvé le soir, en chair et en os cette fois çi en allant manger à l’Asian Trade Center…

Un noël en grande partie solitaire donc, mais plutôt un très bon moment !

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Kobe Luminarie

J’avais entendu parler du Luminarie de Kobe34.691380135.195693 avant même que de venir au Japon la première fois, c’est que l’évènement doit avoir une certaine portée… Samedi dernier, et après Piccator, nous avions décidé de nous y rendre. En fait, c’est la première fois que je me rends à Kobe34.691380135.195693, et c’est au premier contact une ville plutôt sympathique.

Le Luminarie c’est comme les illuminations des Galeries Lafayette du Boulevard Haussmann, mais à l’échelle d’un quartier. Sauf que le Luminarie de Kobe34.691380135.195693 ne célèbre pas les retombées mercantiles de Noël mais la mémoire des disparus du séisme de 95.

Ca commence par 2 heures à piétiner en rangs serrés dans un circuit en ville savamment organisé pour gérer les flux humains venus d’on ne sait où pour admirer ces coûteuses décorations.

On marche en accordéon, 2 minutes sur place, 37,5 secondes de marche. Il y a en effet des passages piétons sur la route, et on nous brandit régulièrement des panneaux « Tomare !!! (Stop) » pour laisser traverser la dame et son petit chien. Quand on est dedans ça parait assez long, surtout avec un petit dans les bras qui préférerait être dans un densha.

Et puis au tournant d’une rue, on entend des cris, des « Suge-« , des « Kire-« , des « Sugoi Kire- » !… On est en face ! En face d’une marée humaine d’où dépassent une forêt de téléphones en mode photo. En face du début des illuminations aussi : une rue complètement jalonnée de panneaux de lumière. La perspective est saisissante. On regrette malgré tout la signalétique urbaine, ces panneaux, ces feux qui viennent un peu en trouble fête sur les photos.

Passé cette rue, on arrive sur une sorte de chapelle de lumière gigantesque. On sonne la cloche à gauche. A droite, on n’a pas osé s’aventurer, mais il y a du monde ! Il est également possible de voir la scène d’en haut depuis les salons de l’hôtel de ville, mais là encore il faut être patient pour accéder à l’ascenseur.

Nous nous sommes contentés, avant de rentrer, d’acheter un paquet de « Dorachan », gâteaux de type Castela en forme de Doraemon, mais n’ayant visiblement pas acquitté leur licence pour pouvoir utiliser le nom du célèbre personnage. Dorachan que le petit a boulotté dans le train le temps du retour alors que deux jeunes et très mignonnes japonaises assises en face lui faisaient de l’oeil et des signes de la main en veux-tu en voilà… Y’en a qu’ont de la chance !

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Densha matsuri

On avait décidé ce week-end de partir à Kyoto34.986796135.758678 visiter un temple, et d’aller faire un tour à la fête des trains qui se tient dans les quartiers pour le week-end, à proximité du circuit de kyôtei.

Cette nuit c’était ambiance orage torrentiel. Ceux qui ont passé la nuit dehors pour être les premiers à posséder une PS3 n’ont pas du être déçu.

Ce matin, il pleut, la météo nous le confirme à 60%. Demain, la météo est plus incertaine et nous annonce à 20% de la pluie. Alors, changement de programme, on ira plutôt demain à Kyoto34.986796135.758678.

Et la fête des trains, c’est un peu comme la fête des bus. On y croise les mêmes otaku des transports en commun, ainsi que sensiblement les mêmes animations : trains anciens qui exhibent fièrement leur numéro de service et dans lesquels on prend place, photo avec la casquette du chauffeur, stand pitapa et mascotte pitapon, modèles réduits, on a même retrouvé la star du bwoufffa matsuri ici.

Et c’est le petit qui était content !

Ce qui m’a particulièrement plu était le site, endroit industriel, où les trains viennent se faire réviser. Ici, des bâtiments en acier rouillé, là des tunnels de réparation, le sol est parcouru de rails, et des trains sont à l’arrêt ici en attendant de les renvoyer transporter leurs voyageurs.

Il y a aussi le musée. Un hangar dans lequel on peut admirer de vieux tramway d’Osaka. Où on apprend d’ailleurs que les tramways d’Hiroshima sont en fait d’anciens tramways d’Osaka ayant pris leur retraite dans les années 70.

Et aux infos de ce soir, on ne nous annonce pas une météo exceptionnelle pour demain non plus… Kyoto34.986796135.758678, ça sera probablement pour une autre fois.

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Piquer à gauche

Suite de mon lundi de Pâques au soleil

Arrivé là, je pouvais continuer tout droit et très vite arriver à Umeda34.7025135.49793. Pour autant, je ne m’étais pas véritablement fixé d’objectif, et surtout la petite rue qui piquait à gauche avait l’air bien plus sympa que le grand boulevard que je suivais jusqu’alors… Pourquoi se priver, hein ? C’était en fait le premier bon choix de cet itinéraire improvisé. A peu près tout ce qui existe comme matériau de construction devait être représenté dans cette rue qui alignait une ribambelle de constructions à l’architecture soignée. Comme souvent au Japon, pas de plan d’ensemble, aucun immeuble ne se soucie de son voisin mais chacun dans son style rivalise d’originalité.

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Anpanman vs Ultraman

A bientôt quatre ans, Le Petit commence à dire préférer Goonger à Anpanman. Depuis un petit moment maintenant il nous explique qu’il adore Goonger, que Goonger c’est cool, et que, alors qu’on se promenait dans les rayons jouets du Donkihote local, le plus cool des Goonger, c’était le tout noir. Et, lorsque quelques rayons plus loin il choisi son curry, désormais, c’est le curry Goonger (ou presque) qu’il lui faut. Exit Anpanman…

Ne souhaitant pas forcément investir dans la filière sentai, on s’est rendu hier soir au Tsutaya pour chercher à lui louer un DVD Goonger. Série probablement trop récente, aucun DVD dans les rayons, mais ça n’a provoqué aucun drame, Ultraman (mais pas n’importe lequel : Ultraman Kosumosu) a su charmer Le Petit tout autant qu’un Goonger véritable, comme aurait pu le faire sans doute à peu près n’importe quel super-héros nippon masqué, casqué et vêtu de combinaison latex aux couleurs voyantes.

http://www.youtube.com/watch?v=d56Im-BQLuE

Générique d’ouverture d’Anpanman

Générique d’ouverture d’Ultraman

Avouez que ça fait quand même une différence…

Le DVD de Anpanman ouvre sur une petite scène didactique expliquant comment prendre soin et ranger les DVD (et si vous ne regardez qu’une seule des vidéos de ce billet, regardez celle là !). Les gros monstres très très très méchants font un peu n’importe quoi (enfin rien de plus qu’un enfant de l’âge du Petit), et la voix de la raison vient d’Ultraman. Efficacité garantie. D’ailleurs, lorsqu’on est allé voir Ponyo, c’était aussi Ultraman qui sermonnait les monstres qui avaient oublié d’éteindre leurs téléphones portables ou faisaient du bruit pendant le film. Efficace à tout âge.

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