Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

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Première bougie !

Il y a un an, exactement, avec ma petite famille, on est arrivé à Osaka. Un an déjà… Il y a un an, le petit ne parlait pas, j’avais des bases de japonais, on vivait chez mes beaux-parents, je connaissais des noms de gare à Osaka mais ne faisais aucun lien entre-elles, je ne connaissais pratiquement personne ici, et j’était tout ennervé de cette nouvelle étape qui commençait. Un an après, je suis toujours assez surpris de me retrouver où je suis, je connais bientôt plus de monde ici qu’à Nantes, hormis les souterrains d’Umeda (en surface, c’est acquis), il me devient difficile de me perdre dans le centre d’Osaka, la maison s’est de nouveau remplie de tout un tas de bidules pas toujours utiles qu’il faudra bazarder dans 2 ans, le petit est devenu très bavard, j’ai toujours des bases en japonais, mon blog a 365 posts, et j’ai sorti mon premier bouquin ;)…

Et comme c’est de coûtume, voici le petit jeu des « J’aime/J’aime pas » à un an…

J’aime J’aime pas
  • Mon D80 (et mon Fz5 aussi).
  • Avoir toujours une ou deux (centaine de) photos dans mes deux appareils.
  • L’euro à plus de 165 yen, chef faut m’envoyer des sous maintenant, plein !
  • L’aide spontanée reçue pendant les vacances, juste parce qu’on regardait un plan ou qu’on attendait à un arrêt de bus qui pouvait pas mener où un touriste va (bon, parfois, c’était lourd aussi :).
  • Les restos qui coûtent rien, ceux qui coûtent un peu plus cher, c’est bien aussi.
  • Avoir attrapé quelques reflexes linguistiques, je suis loin du compte, mais c’est un peu mieux.
  • Mes bureaux en ville (Nanko, Namba Parks).
  • Avoir fait le lien entre les quartiers du centre d’Osaka, comprendre l’ensemble et les distances, savoir maintenant désigner les quartiers depuis mon balcon…
  • Le climat sans pluie ou presque 10 mois de l’année.
  • Ne pas avoir de voiture.
  • Les cafés Haagen-Dasz.
  • Le regard en biais des oyaji
  • Les ojisan qui bourrent dans le métro sans demander pardon, en général le comportement des japonais dans le métro, ça à l’apparence de quelque chose d’organisé, en fait tout le monde se speed sans trop oser le montrer pour occuper les places assises, et faire semblant de dormir pour pas avoir à céder sa place à la petite mémé qui vient de monter et qui tient pas debout.
  • Payer pour quelquechose et voir la monnaie rendue à mon épouse (japonaise)
  • Quand on oublie que mon fils porte aussi mon nom.
  • L’enfant roi
  • Etre trop timide et ne pas avoir trop rencontré de japonais depuis que je suis ici.
  • Les udon, je peux plus, bwak.
  • Me dire qu’un jour faudra rentrer et que le temps file si vite !
  • Le manque de terrasses et le soleil qui tombe si vite.
  • La moutarde japonaise qui est à la moutarde ce que le Ketchup est à la sauce tomate (même remarque pour la mayo)

J’aimerais bien aussi…

  • Avoir encore des euros sur mon compte en banque.
  • Prendre le temps d’essayer de rejoindre le centre d’Osaka à pieds, aller rejoindre les montagnes de l’est en vélo.
  • Explorer d’autres quartiers moins centraux, retrouver des endroits où je peux me perdre.
  • Aller à la mer avec un bateau pneumatique.

A titre de comparaison : à 3 mois, à 6 mois, à 9 mois

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Services fiscaux

Je vous le disais hier, on devait se rendre au centre des impôts pour faire ma déclaration de revenus.

Je rappelle un peu le contexte : je vis actuellement au Japon pour une durée de 3 ans, avec un statut de détaché. Mon employeur est français, je suis payé en France, en totalité en euros, et – de par ce statut – l’ensemble des cotisations se fait comme lorsque je travaillais en France (je bénéficie donc du chômage, de la sécu, et cotise pour ma retraite). Tout se passe en fait comme si j’étais resté à Nantes, seul le lieu d’où je travaille change.

Sauf que pour les impôts, c’est un peu différent. Les impôts se basant sur la notion de résidence fiscale, si vous habitez en France, vous payez des impôts en France, si vous habitez au Japon, vous payez des impôts au Japon.

Je précise que je ne suis pas très spécialiste de la « Chose Administrative », aussi, si vous cherchez des renseignements précis, vérifiez bien que je ne divague pas trop… et qu’on me dise si je suis à l’ouest…

Bref, nous voilà arrivé au centre des impôts du quartier, et comme dans beaucoup d’administration au Japon, un employé vous accueille pour savoir ce que vous venez faire… dans notre cas, c’était ascenseur, 3ème étage. On arrive dans un grand espace ouvert dans lequel des tables ont été installées, ça ressemble à une salle d’examen, mais en plus bordélique. Une salle d’examen pendant la pause. Des calculatrices sont posées en vrac, un peu partout, il traine des papiers carbone, des formulaires divers, des crayons au bout de ressorts, et il y a une grande animation, des enfants courent un peu dans tous les sens pendant que les parents cochent des cases ou monnayent leur cas.

Là encore un aiguilleur nous questionne sur la raison de notre venue : « Je viens pour déclarer les ressources de mon mari, il travaille pour une société française et est payé en euro ». Comme dans les mangas, on pouvait presque voir se former une goutte de sueur sur le visage décomposé de l’employé fiscal ; « Asseyez-vous là… ».

Il part chercher un conseiller, qui nous demande à nouveau la raison de notre venue, et lâche un rire d’une syllabe « Ha !  » en prenant connaissance de ce qu’on lui demande : « Chotto matte kudasai… (un petit instant) ». Notre affaire gravit un à un les échelons hiérarchiques du centre, il revient avec un chef plus chef que lui qui nous redemande à nouveau d’expliquer la situation et s’exclame alors « Naruhodo (je vois) ».

Nouvelle pause. Tout le monde disparait dans un bureau au bout de la pièce. Et le cortège revient grossi d’une troisième personne : le chef ultime de l’étage ; après lui on imagine qu’il faut appeler le ministre.

Ce chef des chefs nous demande alors une nouvelle fois de lui expliquer ce qu’on veut : « Je viens pour déclarer les ressources de mon mari, il travaille pour une société française et est payé en euro ». Le chef, vise alors mes bulletins de salaires (français), dit qu’il n’y comprend rien (moi non plus d’ailleurs :), mais on lui montre la case « Net imposable » on lui dit que c’est là qu’il faut lire et que c’est en euro. S’en suit une discussion entre japonais, vous m’excuserez de la coupure momentanée du son et de l’image, il était question de taux de change, de virements entre la france et le japon, de taux à la date de ces virements, etc…

Au moment où tout le monde avait l’air d’accord, mon épouse par malice montre aux percepteurs le montant en yen à déclarer calculé grosso modo, et celui qui avait lâché un rire, cette fois ci lâche un « Humpf… ». Bah oui, en déclarant sur six mois, je suis très en dessous du plancher et serai quelque soit le taux de change choisi, non imposable cette année… Tout ça pour ça !

On nous laisse partir.

Au passage, pour les candidats à l’expatriation, partir en juin, c’est pas mal pour les impôts : on ne déclare que six mois dans les deux pays, ce qui réduit sensiblement le montant de l’impôt à payer, et vous donne un petit coup de pouce à l’aménagement… C’était pas fait exprès pour nous, mais c’était pas mal joué !

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Et déjà plus de 9 mois ici

Le thermomètre joue encore un peu au yoyo, mais le printemps s’installe progressivement, déjà les cerisiers sont en fleurs, il y a des jours passés toutes fenêtres ouvertes, les arbres vont se parer de feuilles vert tendre… ce que j’aime le printemps ! C’est aussi le signe que j’ai passé plus de 9 mois au Japon, et que le prochain « j’aime, j’aime pas » sera pour féter le premier tiers de mon séjour.

J’aime J’aime pas
  • L’euro à bientôt 160 yen
  • Avoir toujours une ou deux photo dans l’appareil
  • Les restos qui coûtent rien
  • Commencer à pouvoir – un peu – discuter avec mon prof de basse et les sensei de la crèche du petit
  • Les promenades du soir, du week-end et bientôt le bureau en ville
  • Comprendre un peu plus ma ville, ses quartiers, son fonctionnement, être maintenant capable de plus en plus de relier des quartiers qui jusqu’à peu menaient une vie autonome…
  • Le climat sans pluie ou presque
  • Le coût de la vie, ça va en fait
  • Les magasins à 100 yen
  • Le retour à l’heure d’été en France
  • La nouvelle crèche du petit, c’est vraiment mieux qu’avant en fait !
  • Mon nouvel ordinateur portable
  • Ne pas avoir de voiture, tout pouvoir relier en vélo ou en transports en commun, c’est quand même beaucoup de soucis et d’énergie dépensée en moins
  • La qualité d’impression de mon photobook 😉
  • Le regard en biais des ojisan, les obasan, récemment je les remarque même plus
  • Les cyclistes qui respectent rien et vous déboulent sous le nez à toute blinde alors que vous traversez tranquilos dans les clous, où ceux qui, se prenant la pédale dans un vélo stationné, emportent tout sur leur passage, avant de se vautrer devant vous en écrasant son pneu à 10 cm de la poussette du petit
  • Commencer à constater l’importance de l’apparence dans les comportements
  • (Toujours plus) les udon, ni les champis dans les carbos
  • Toujours pas trop avoir d’idées de repas en faisant les courses. Je finis toujours par revenir sur les mêmes choses, pas mauvaise, mais toujours pareilles… En France, en parcourant les rayons, on se dit, « tiens avec ça on peut faire ça… » ici c’est pas encore ça… Et c’est pareil au restaurant, difficile de sortir des choses qu’on connait déjà…
  • Passer des journées entières sans pratiquement sortir de la maison (mais ça va s’arranger ! 🙂
  • Etre aussi habitué aux claviers AZERTY !!
  • Me dire qu’un jour faudra rentrer et que le temps file si vite !

Et j’y ajoute les « J’aimerais bien » :

  • Avoir le temps de me remettre à la vidéo
  • Pouvoir faire un saut éclair en France
  • Prendre des vacances bientôt…
  • Un nouvel appareil photo

Et pour ceux qui aiment comparer : à 3 mois, à 6 mois

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Marseillaise, petits fours et grillades

14 juillet oblige, c’est un week-end coincé entre drapeaux, petits fours et grillades que nous avons passé. Le samedi midi, le consul et son épouse nous accueillaient dans un grand hôtel d’Osaka, accueil solennel devant des panneaux dorés, discours, puis ruée sur le fromage.

C’est aussi l’occasion de retrouver des amis par surprise. D’après un habitué de ces réceptions cette année était un bon cru, il faut dire qu’avec le cours actuel du Yen, l’enveloppe de son altesse consulaire devait être épaisse. Le Typhon qui nous fonçait dessus était de toutes les conversations.

Le lendemain, c’était à Kyoto34.986796135.758678 que ça se passait, à l’institut franco-japonais du Kansai, alléchés par la mise en jeux d’un billet d’avion pour la France. Et contrairement aux pronostiques de la veille, le typhon étant allé se perdre en mer aux abords d’Osaka, on a eu droit à un dimanche entre ciel noir et plein soleil, les deux ensemble souvent, mais sans pluie, permettant à la fête de se tenir dehors avec barbecues et déjeuners sur l’herbe.

Ce fut aussi pour moi l’occasion de découvrir Kyodai (l’université de Kyoto34.986796135.758678, deuxième du Japon en terme de réputation), guidé par Thomas qui me proposais de fuir la sélection musicale du lieu en faisant un tour dans le quartier. Le campus est par endroits assez surprenant et on ne s’attend absolument pas à ce genre d’ambiances venant d’un campus universitaire aussi prestigieux. Portes défoncées, baraquements crasseux, ateliers de mécanique pour tuning automobile, cabanes dans les arbres. En fait, c’est autant le bordel qu’aux Olivettes à Nantes du temps où ça y était le bordel !

Kyoto34.986796135.758678 » href= »http://flickr.com/photos/97154410@N00/828097981″>

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Bah !… C’est un New Dogma !

Il y a quelques jours, juste avant que la pluie ne prennes ses aises (ça, fallait pas l’inviter), on a pu de nouveau s’émerveiller des ciels qui s’offraient à nous.

Il y a eu d’abord ces nuages, incroyablement massifs, blanc vif, tranchant sur le bleu du ciel… En les voyant, j’ai pris à partis ma compagne :
« – whaaa, t’es vu les nuages là bas !?…
– bah !… c’est un new dogma !
– ah bon. »

Je dois bien vous avouer que je ne m’attendais pas à celle là.

Bon, je ne me démonte pas pour autant, on retrouve mes beaux parents, et depuis leur immeuble, je me décide à consigner ces nouveaux dogmes en photo. Là ma belle mère de me dire :
 » – qu’est-ce que tu prends en photo ?
– les nuages là bas, génial, hein ?
– ah… les new dogma ? »

J’ai senti à cet instant une grande lassitude m’envahir, un état proche de la dépression. Est-ce si banal et si célèbre que tout le monde sache jusqu’à leur petit nom à ces nuages là…

En rentrant à la maison, et après avoir pris d’autres photos d’autres nuages, qui eux n’en étaient pas (des new dogma), j’ai googlé sur ces termes… rien n’est venu.

J’ai alors demandé des précisions, savoir si new dogma c’était katakana (l’alphabet japonais qui sert à écrire les noms étrangers) ou hiragana (l’alphabet japonais qui sert à écrire les noms bien japonais). Et j’ai commencé à comprendre que new dogma était en fait nyûdogumo : en mot à mot, les nuages qui prennent le chemin, en bon français, des cumulonimbus. Et ça, grâce à Alain Gillot-Pétré, membre fondateur du collège des présentateurs météo, je sais parfaitement ce que c’est.

入道雲 【にゅうどうぐも】 (n) cumulo-nimbus, colonne nuageuse (en été), 146665

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Ouvrir grand les fenêtres

Ce matin, il fait très bon et on sent que ça n’ira qu’en s’améliorant.

On avait eu un avant goût de ces ambiances printanières il y a quelques semaine, où le temps d’un dimanche le thermomètre affichait fièrement ses 25°. Ca n’avait pas duré et depuis on avait connu les plus belles caillantes de cet hiver, du fait de vilaines masses d’air qui nous venaient du nord. Mon épouse me disait alors « la prochaine fois qu’il fera chaud, ça sera pour durer ». Espérons que son présage se vérifie.

Du coup, ce matin, et pour la deuxième fois de l’année, j’ai ouvert grand les fenêtres de l’appartement et m’apprête à travailler en quasi plein-air.

Une petite dose de pur bonheur pour bien commencer la semaine !

Et puis, il y a eu hier un tremblement de terre dans la région, je dormais à poings fermés lorsque c’est arrivé, ça m’a réveillé, mais n’a pas été assez long pour que je ne remarques quelque chose. C’est mon épouse qui m’a demandé en allumant immédiatement la télé si j’avais aussi senti quelque chose… Non…

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Mon quartier, du côté indus’

Mon quartier (Suminoekôen) se situe en banlieue sud d’Osaka, il se compose d’un grand nombre de tours d’habitations, de petites maisons individuelles, de nombreux jardins publics, mais aussi de tout un tas de petites industries.

Et c’est quelque chose qu’on repère à l’odeur, régulièrement, ça sent la soudure à l’arc, et en remontant quelques centaines de mètres plus au nord, c’est le bois qu’on travaille. Si personnellement je préfère l’odeur de la sciure de bois à celle du métal soudé, aucune des deux ne me dérange vraiment, ça forme en fait l’empreinte olfactive du quartier. Si bien que, comme ça arrive de temps en temps, ces odeurs laissent place à l’odeur de la mer, on en est un peu surpris (agréablement bien sûr). La mer dans le quartier, on sait qu’elle est au bout, là bas, on la devine mais on ne la voit jamais.

Petite promenade en photos sous l’angle industriel dans ce petit quartier périphérique d’Osaka…

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Dans un mois, Noël !

Je suppose qu’à Nantes, les panneaux « Nantes 2007 » ont refait leur apparition, sur le même modèle que sur les 6 dernières années, avec juste un sept qui aura substitué le six de l’an passé. Peut être qu’il ne sont pas encore allumés, mais ils sont surement dans toutes les rues.

Ici aussi Noël a fait son apparition ; ici, rien dans la rue, seules quelques galeries commerçantes et department store font la promotion de cette fête commerciale. Sapins, décorations, petites vitrines… C’est pas non plus très exhubérant tout ça…

C’est mieux en France, non ?

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