Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

De Sumiyoshi à Mandaiike (première partie)

Il m’arrive parfois de consulter google earth pour trouver une destination de promenades… C’est ainsi que j’ai découvert « Mandaiike ». Quand j’ai montré la vue aérienne à mon épouse, elle a très vite reconnu le lieu, et quand je lui ai demandé si on pouvait y aller le week-end, elle m’a répondu d’une petite moue : « Bah mais ya rien là bas… » en ajoutant tout de même « par contre, les cerisiers y sont beau ».

Pour se rendre à Mandaiike34.619400135.502109, on passe par Sumiyoshi34.613312135.486767, ceux qui me lisent connaissent déjà bien, c’est un des lieux d’Osaka que j’ai le plus photographié (et ce n’est pas fini). Là on prend le chinchin-densha pour quelques stations.

Après quelques ballotements, bruits de clochettes, grincements divers, on arrive très vite à destination, le reste se fait à pieds, et on se retrouve face au lac après quelques centaines (dizaines ?) de mètre. Et, c’est bien vrai, il n’y a rien ! Pas vraiment de bruit, un scooter qui passe au loin, une voiture de temps en temps, quelques cris de corbeaux, ça fait presque bizarre… Et devant les yeux ce n’est pas beaucoup plus dense : un lac, trois ilots, quelques jeux pour enfants, quelques maisons, une maison de retraite, des pécheurs, quelques joggeurs, le lac parait beaucoup plus petit que sur google earth. Un détail qui m’avait échappé, on est encore en hiver (plus pour très longtemps) et les arbres sont nus, vu du ciel, avec des feuilles, ça le faisait beaucoup mieux.

On y retournera au moment où les cerisiers seront en fleur (et pour ceux que ça intéresse, les pruniers sont actuellement en fleur à Osaka, et la saison semble assez précoce cette année, d’après Baba, il se pourrait bien que les cerisiers donnent début avril)…

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Osaka, à ses heures sombres

De jour, c’est un magasin animé, destiné aux professionnels de la restauration où l’on trouve dans un grand désordre un peu de tout depuis les casseroles, les appareils à gaz et les meilleurs couteaux japonais. Une fois le rideau de fer tombé, ça donne tout de suite beaucoup moins envie. Mais plus encore que l’ignardise ou la bêtise de ce commerçant, ce qui me désole, c’est que ce symbole sans ambiguïté et qui est tout de même situé dans un endroit passant (à l’entrée de Doguyasuji) n’ait soulevé aucune polémique visiblement depuis bien longtemps…

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Plus bimbo que jamais !

Ne vous y méprenez pas, bimbo n’a en japonais pas le même sens qu’en français. On me dit souvent que je suis « Ichiban bimbo », ce qui signifie que je suis le plus fauché des fauchés. Pas que j’ai une poitrine sur-développée et de longs cheveux blonds.

Ca qui m’amène à vous parler de ça : aujourd’hui, on a entrepri de remonter des poubelles ce meuble en parfait état qui me faisait de l’oeil depuis quelques jours et que je voyais bien remplacer ce carton Dell qui me servait de table basse dans le bureau.

Et – erreur – on a fait ça en plein jour, du coup, des rangées de gamins se pressaient par dessus les rembardes pour observer, non sans commentaire, ce curieux manège d’un gaijin qui ramène les poubelles chez lui.

Déjà que dans les couloirs il se dit que c’est quand même bizarre, que ce gars là ne porte jamais de cravatte ni de complet noir, qu’il passe ses journées à la maison, qu’il ne travaillerait donc pas… Bref cet épisode va surement alimenter l’imaginaire du voisinage !

Bon, mais je m’en moque bien, car une fois nettoyé, passé à la cire, j’ai dans mon bureau un élément de mobilier très pratique, je trouve plutôt sympa, en vrai bois, avec des prises de courant intégrées, qui a même prévu un emplacement pour mon matériel musical. Et puis, en le nettoyant, on y a même retrouvé quelques photos secretes qui s’y cachaient, et ça, ça flatte le voyeur qui est en moi !

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Dans un mois, Noël !

Je suppose qu’à Nantes, les panneaux « Nantes 2007 » ont refait leur apparition, sur le même modèle que sur les 6 dernières années, avec juste un sept qui aura substitué le six de l’an passé. Peut être qu’il ne sont pas encore allumés, mais ils sont surement dans toutes les rues.

Ici aussi Noël a fait son apparition ; ici, rien dans la rue, seules quelques galeries commerçantes et department store font la promotion de cette fête commerciale. Sapins, décorations, petites vitrines… C’est pas non plus très exhubérant tout ça…

C’est mieux en France, non ?

Enfoncer les portes

Des amis nantais nous rendaient dernièrement une petite visite. Hier, ils se promenaient à Nara34.683793135.835669, mais dimanche dernier on les a accompagné à Kyoto34.986796135.758678. L’occasion pour moi de visiter un temple très célèbre et pourtant encore inconnu à mes yeux (mais il y a tant de chose que je n’ai pas vu, ici, là bas ou ailleurs…).

Le Fushimi Inari34.967205135.772846 Jinjya a pour particularité d’offrir un parcours de près de deux heures sous une enfilade infinie de toorii (portes). On n’avait pas ce temps là devant nous, alors on n’a fait qu’un petit tour, aucun doute que j’y retournerai prochainement, plus longuement.

On y arrive en prenant une petite ligne JR, à deux stations de la gare centrale de Kyoto34.986796135.758678. C’est assez rapide et la gare de Inari est assez mignonne et donne l’impression un peu d’être arrivé dans un petit village de campagne, impression qui tranche avec la modernité et l’agitation de celle de Kyoto34.986796135.758678. Le temple fait face au combini qui jouxte la gare. Les marchands donnent ici presque dans la cour du temple, dans une ruelle qui borde la cour ; en plus des traditionnels porte clés, crayons, appareils photos stéréoscopiques, on peut y acheter des toorii plus ou moins miniature pour décorer son salon ou en faire don aux dieux (et à ses employés, qui eux, ont quelques dépenses).

Et puis, après avoir gravi quelques marches, on s’enfonce sous les portes qui parcourent la forêt. L’ambiance est relaxante, et l’oeil est flatté de ces jeux d’ombre et de lumière vacillant sur le rouge des portes. Un embranchement arrive, impliquant un choix, monterons nous par la gauche ou par la droite ?

Cela ne fait finalement pas de différence, les deux chemins se retrouvent au même endroit un peu plus haut, dans une cour avec un nouveau petit temple, une fontaine pour se purifier, quelques plaquettes votives sur lesquelles sont dessinées des visages, les portes vendues un peu plus bas, et une pierre, qui accomplit les souhaits, si elle parait plus légère qu’on ne la pensait lorsqu’on la soulève.

Elle est très lourde.

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Mochi Tsuki

Le mochi, c’est une pâte faite à partir de riz pilé. Je vous en parlais déjà ailleurs il y a un an, puis lors de notre promenade à la campagne, où on distribuait des mochi lors du matsuri célébrant la fin des récoltes, et plus récemment, vous pouviez en voir au kuromon ichiba.

A l’occasion du shôgatsu (nouvel an), on décore les maisons de petits mochi empilés et décorés appelés kagamimochi. Une semaine après le nouvel an, on sert généralement ces mochi dans une soupe.

Le mochi, ça n’a pas vraiment de goût, ça a une consistance un peu farineuse, grumeleuse, c’est extrêmement compact, aussi solide que du chewing gum, presque impossible à couper avec les dents, et quand ça sort du bouillon, c’est aussi brûlant que de la raclette tout juste sortie du caquelon, aussi mou aussi, une vraie partie de patience pour sortir le plus dignement possible le morceau avec les baguettes. Je n’en suis pas un grand fan (sauf en truffe, entouré de chocolat), mais c’est une expérience intéressante…

Ce qui m’amène à vous parler d’une petite fête de quartier organisée un peu avant Noël pour la fabrication du mochi : mochi tsuki. Ca se passait en bas de chez Jiji-Baba, près de Higashikôen34.606720135.469708, et c’était très animé. Pour préparer le mochi, on martèle le riz avec une masse de bois (éventuellement à plusieurs, chacun son tour), pendant qu’une autre personne – forcement plus courageuse – vient mettre les mains pour replier la pâte. Les jeunes s’y essayent guidés par les anciens, et les hommes exhibent leur force à grand renfort de cris primaires.

C’est aussi l’occasion de boire du sake en mangeant de l’oden (sorte de pot au feu japonais, sans viande). Et comme lors de la fête de l’été, on n’était pas arrivé sur place depuis plus de 30 secondes, que trois gaillards m’ont abordé pour me mettre entre les mains (de force 🙂 un gobelet plastique rempli à ras bord de sake et dont on m’a expliqué en gestes qu’il fallait le descendre cul sec. Il était 10h du matin, et je bois peu habituellement… Sitôt le verre descendu, il fut aussitôt rempli à nouveau à ras-bord et on m’offrit en même temps un bon gros bol d’excellent oden.

Quelques minutes après, c’est un autre gars, qui me faisait beaucoup penser à Wooden Allen avec ses lunettes cul de bouteille, qui m’a abordé, pour savoir d’où je venais, ce que je faisais, et me dire qu’il était allé en Espagne. J’aime toujours autant ces rencontres impromptues avec des gens simplement curieux…

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Et pour le moment, des yeux de poulet

La première fois que j’ai dégagé ce mot « toriaezu » d’une discussion entre japonaises, je me suis dit que ça voulait peut-être dire « yeux de poulet » (tori c’est oiseau, et aezu, je pensais que c’était le eyes anglais japonisé). Alors j’ai demandé si j’avais bon, et ça a tellement fait marrer mes japonaises et pendant tellement longtemps que j’ai compris que ce n’était pas le cas. Il y a des fois, on ferait mieux de la boucler…

Toriaezu, ça signifie « Pour le moment », « d’abord », et c’est un mot très usuel qui ressort dans toutes les conversations. Aujourd’hui, je le sais bien ce que ça signifie. Mais l’erreur que j’ai fait il y a déjà longtemps m’est resté imprimée. Si bien qu’à chaque fois que j’entends ce mot je pense d’abord à des yeux de poulets. Et je vous assure que l’image d’yeux de poulets qui vous fixent pendant que vous vous concentrez pour comprendre ce qu’on vous dit, ça a de quoi perturber les plus imperturbables. Le temps que mon esprit remette le sens véritable, la discussion a avancé de 3 phrases, rendant vain tout espoir de raccrocher les wagons pour un gaijin pas très doué en langues comme moi.

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Philosopher en chemin (ou pas)

La suite logique, lorsqu’on se rend au Ginkakuji35.026605135.798064, est de filer au sud, empruntant ainsi le Chemin de la Philosophie. Quand vous discutez avec d’autres de leur voyage au Japon, on pourra vous demander comme un fait acquis « Tu as vu au moins le Chemin de la Philosophie ? » et vous de bredouiller en réponse « Euh… c’est quoi ». Mauvais, très mauvais, nul voyageur à Kyoto34.986796135.758678 ne peut s’affranchir du Chemin de la Philosophie, et c’est très justement qu’on sera en droit de vous répliquer « quoi, Quoi, QUOI ? Tu connais pas le Chemin de la Philosophie ?? J’hallucine trop là ! Quel naze.« . Je l’avoue, et grande est ma faute, je ne connaissais pas le Chemin de la Philosophie, plus précisément, et c’est déjà ça, je l’avais emprunté sans le savoir (j’ai des preuves). Ce n’est que lors de mes vacances de mai (en cours d’impression, on arrive d’ailleurs très prochainement à cet épisode), que je m’en suis rendu compte, en m’y rendant, délibérément cette fois ; je connaissais donc bien.

C’est donc, fier comme un coq, que j’ai pu mener mes amis nantais sur le dit chemin, en leur rabâchant autant que je le pouvais qu’ils se trouvaient dessus. Sur le chemin, un petit pépé que j’avais déjà croisé au même endroit il y a longtemps, nous aborde, en anglais, toujours, pour déballer sa petite boite à gâteaux de fer blanc qui contient ses galets peints, touchant petit pépé, mais, non merci.

Il faisait chaud, et une pause climatisée se faisait désirer. Premier arrêt dans un Organic Café sur le bord du chemin, accueil feutré dans une ambiance très cosy. Au menu, gâteaux, cafés et jus de fruits bio. Sur la terrasse le soleil joue avec son ombre, pour protéger un Chat Noir en Tournée.

Un peu plus loin, autre café, abritant cette fois ci un jardin magnifique ; au fond du jardin un magasin de cosmétiques qui intéresse nos convives de près. Longue pause, achats pour les uns, photos pour les autres.

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Histoires comme ça

Hier soir, j’avais mon cours de basse. Comme à l’accoutumé, le cours se déroule tant bien que mal, mon prof joue des trucs, m’explique des choses dont je saisi moins de la moitié, j’essaye de suivre, et à la fin de l’heure on discute de tout et de rien en rangeant le matos…

moi : Oh ! J’ai vu ce week-end à Mikigakki une contrebasse électrique à 70000 yens !
lui : oh c’est pas cher !
moi : oui, c’est la première fois que j’en vois une dans ces prix…
lui : oui d’habitude ça commence plutôt dans les 200000 yens…
moi : oui, bon, mais la seule fois que j’ai eu l’occasion de toucher à une contrebasse, j’ai bien compris que c’était pas pour moi, impossible d’en sortir un son…

Ce genre de conversation, sauf qu’hier soir, après ces bonnes paroles, il me demande sans transition :

Ghismo san, vous avez peur des photos de fantômes ?

Il m’aurait demandé si j’aimais pratiquer le ski nautique en mangeant du chocolat que ça m’aurait fait le même effet. Passablement surpris donc, je reformule avec des mots dont je suis sur du sens :

moi : Watashi ha obake no shashin ga suki desu ka ?
(est-ce que j’aime les photos de fantôme ?)
lui : sô sô…
(oui oui)
moi : aa ! eetooooo…
(hum, bein c’est à dire…)

Et il enchaine en me disant que ce week-end il était allé avec sa mémé dans un onsen (source chaude) de plein air à la montagne, et il me montre des photos sur son PC. Des photos d’onsen à la montagne, peu de contraste, on comprend qu’il pleut, rien d’affolant donc, je m’attendais à voir des monstres difformes, des draps flottants, des ombres sans objet, du sang gicler… Non, une photo banale d’un jardin japonais dans un onsen japonais dans la montagne japonaise.

Puis il me désigne sur la photo des petites bulles qui me font lui répondre « oui, c’est de la pluie sur l’objectif »… Et nononon, ce n’étais pas ça, car la photo suivante, en intérieur, il y avait d’autres bulles, et les photos prises après être sorti de ce lieux n’en avaient plus… Que sa mémé l’avait appelé dans la nuit à 2h du matin pour lui parler de ces fantômes sur les photos, et que le temps qu’elle compose l’email (sa mémé est pas une rapide de l’email), les photos lui étaient arrivées vers 3h… Enfin, il m’en a raconté plus en 3 minutes qu’en 3 mois de cours…

Je pense qu’il a ressenti qu’il ne m’avait pas totalement convaincu, j’ai bien essayé de lui dire pour me rattrapper que cet été moi aussi je, enfin j’avais… mais non, c’était surement trop tard.

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