Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

C’est quoi cette petite voiture ?

Bravo à Akaieric, dont je vous recommande chaudement le blog, et qui me souffle jusqu’au titre de mon billet !

Au bout de la rue se trouvait donc cette petite, toute petite, probablement la plus petite voiture* qu’ai jamais produit le Japon, et dans sa toute première version, celle qui n’a que trois roue, et qui en est que d’autant plus marrante, et toujours en version pick-up, pour pouvoir transporter tout ce qu’on veut depuis le meuble de tante Momoko, le caniche-cheveux-au-vent de l’élégante Hisako, à la planche de surf du p’tit Tarô…

Voilà, j’en suis grand grand fan, surtout dans un tel état, surtout garée à l’abri d’une telle boutique ! Regardez moi ces posters !

* Suivez ce lien, il vous réservera une autre belle surprise 🙂

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Tourner autour du pont

De retour de la plage, le pont Akashikaikyoohashi34.618375135.022830 projette son ombre dans la brume, créant une nouvelle route hypothétique, bretelle vaporeuse rejoignant la côte de l’autre côté. En changeant d’angle, c’est le soleil qui prend l’eau comme miroir pour se refléter sur les croisillons métalliques qui soutiennent le tablier du pont. Les photographes se sont donnés le mot, et sont là nombreux, attendant le moment pour déclencher, shootant quelques fleurs ou quelques portraits des enfants qui jouent sur l’herbe pour patienter. De la patience ils en ont à revendre.

Le pont se visite, et je n’aurais raté celle ci sous aucun prétexte. L’accès se fait par un accès situé dans une des piles, massive, du pont. Au rez de chaussée, des vidéos montrant des ponts qui s’écroulent, et des essais en soufflerie d’une maquette démontrent assez maladroitement la solidité de l’ouvrage. Et puis, quelques étages plus haut, une sorte de sas avec un sol métallique zébré de jaune et de noir se donne des petits airs de sortie de navire spatial. Derrière, le chemin est ouvert aux vents, balisé de solides grillages, la vue est grandiose, comme espérée.

Au bout de cette passerelle, un espace vitré, feutré, moquetté, climatisé, musique de chambre à volonté, avec caméras sur écran géant dirigeables par joystick, en panne, jumelles à 200 yens la minute, dessins commentés de la côte sur les baies vitrées, café à peine aimable, on ferme.

Le soleil se couche, mais on ne va pas se quitter aussi rapidement, alors que la côte cache deux pavillons 4×4 dessinés par Tadao Ando. En plus, le pont, toujours lui, se pare de mille couleurs une fois la nuit tombée.

Sur les plages quelques fusées de feu d’artifice jaillissent, même en septembre, il reste encore un peu d’été. On mangera dans un kaitenzushi après avoir pris une bière, dans un café pour chien.

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En liquide (bien entendu)

Hier nous sommes alles chez K’s, un magasin qui fait dans l’electromenager (le meme que nous avions visites en nocturne des notre arrivee). Si j’ai bien tout suivi, K’s fait des petits prix plus petits qu’ailleurs, car n’a pas comme les autres de carte de fidelite qui permettent a chaque achat d’accumuler des yens en bon d’achat. On a visite beaucoup d’endroits depuis, mais j’ai bien compris que ce serait a celui la (plebiscite par la belle famille) qu’on passerai l’acte.

Et nous y avons fait le bonheur des vendeurs ainsi :
– 40000 yens de frigo Hitachi livre jeudi
– 29180 yens de machine a laver Sharp egalement livree jeudi
– 12900 yens de cuiseur de riz Zojirushi IH
– 7980 yens de table de cuisson Rinnai
– 4980 yens de plafonnier Koizumi pour la cuisine (oui, le premier ministre illumine ma cuisine de son aura)
– 2480 yens fois deux en ventilateurs Pieria

Soit un montant tout rond (la vendeuse s’est un peu arrangee pour) de 100000 yens. Par rapport aux releves fait le soir de notre arrivee, on n’a pas souvent pris les premiers prix, ce qui explique l’ecart avec ceux annonces un peu avant. On a plutot cherche a profiter des promotions, pour avoir moins chers des produits de gamme superieure.

Nous avons egalement fait des empletes au Home’s d’a cote :
– 2480 yens de suspente pour la chambre du petit

Et jeudi pour feter ma carte de sejour, au Yamadadenki d’a cote de chez nous :
– 7680 yens d’aspirateur
– 5480 yens de fer a repasser cordless

Ceux la seront rembourses a hauteur de 5000 yens par Yahoo BB chez qui j’ai pris ma connexion ADSL de dans 3 semaines.

Sans oublier le hyakuenshop (magasins a 100 yens) a qui on a lache quelques milliers de yens depuis notre arrivee. Vraiment tres pratique ces hyakuen, ils sont partout et permettent de trouver des boites en plastoc sympa pour tout ranger, de la vaisselle pas si nulle, des accessoires en tout genre pour le meme prix. Il y a egalement un ichiban (ca veut dire premier en japonais) pas tres loins qui arrive a etre moins cher meme sur les produits a 100 yens !

Et si il nous manque encore quelques element mobiliers et electromenager pour parfaire notre installation, une fois tout arrive chez nous, on pourra y vivre une vie normale (pour un total d’environ 140000 yens).

Maintenant que nous sommes equipes de l’essentiel, je sens la coalition belle famille insister delicatement sur le fait qu’au japon sans climatisation c’est (j’en rajoute un peu)
– penible
– chaud
– vraiment trop chaud et trop penible
– pas possible
– impossible de dormir
– pas faire comme les autres
– des coup a choper des maladies

Bien que je ne souhaite pas vraiment de clim, je pense que ca fera partie des toutes prochaines acquisitions…

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Sur les rails

Premier article d’une petite série consacrée à notre week-end à la campagne.

Le TGV au japon, c’est le Shinkansen, et la SNCF c’est JR (Japan Rail, aucun rapport avec l’emblématique personnage de Dallas).

Alors, ok, si j’ai dans mes lecteurs des agents SNCF, ils nous ferront remarquer à juste titre que le TGV français est plus rapide que le shinkansen japonais. Sauf que ici le Shinkansen arrive à l’heure, et part à tout les coups (à quoi sert la vitesse si c’est pour pouvoir dire cocorico en arrivant avec 2h de retard, et encore, ça c’est si on a le privilège de pouvoir partir). Chez JR, retard moyen annuel de 18 secondes, et pas de grève en solidarité des étudiants qui sont eux-mêmes solidaires des… des… des quoi d’ailleurs ?… Non, ici, sauf catastrophe naturelle, quand on prend son billet, on sait qu’on ne moisira pas sur le quai pour d’obscures raisons et qu’on peut prévoir une correspondance expresse.

Et puis, le Shinkansen a l’avantage d’être d’un confort incomparable. D’abord il y a l’espace. On respire dans le shinkansen, on peut même allonger les jambes, les croiser si on veut, et même avec une petite valise devant les pieds ça reste possible. Et puis la largeur des sièges aussi, sièges qui pivotent pour être tous dans le sens de la marche (ou pour être en vis à vis, sauf que ici on le décide). Et puis le silence, incroyable silence, on se croirait dans une berline moderne haut de gamme.

En fait, même en classe éco, on a l’impression de prendre place en business dans un avion long courrier, les oreilles qui se bouchent en moins.

Les services ensuite, comme dans l’avion, des hôtesses passent vous proposer boissons, bento (boites repas), glaces, omiyage (souvenirs), jouets, tout ceci est payant, mais quand on prend un bento dans le shinkansen, je vous assure que ça n’a rien à voir (mais alors vraiment rien à voir) avec le lamentablement célèbre sandwich SNCF !

Et puis, les Shinkansen ont de la classe, et sont d’une propreté irréprochable. La dernière fois que j’ai pris le TGV, la peinture était toute écaillée, noircie par endroit, enfin, c’était franchement pouilleux.

Bien entendu le prix du billet est en conséquence, mais au Japon, quoi qu’on choisisse, se déplacer coûte cher, et le train est probablement le moyen de transport offrant le meilleur rapport confort / prix. Et pour ceux d’entre vous qui veulent venir en touriste, je ne saurais que trop vous recommander de prendre un Japan Rail Pass avant de partir, c’est vite amorti, et ça vous donne tellement de liberté !

Tout ceci fait que le trajet passe très vite et dans le plus grand calme. Nous sommes partis de Shinosaka34.733465135.500092 pour arriver à Shiniwakuni34.171654132.225565 avec une très courte correspondance à la gare de Hiroshima34.397579132.475783, sans changer de quai. Puis, un peu de route en voiture de location pour arriver à Tsuwano34.479392131.759033 en fin d’après midi. Le petit était tout ravi de voir autant de « densha » (train en japonais) et encore plus de pouvoir monter dedans. Il faut dire qu’il aime tout autant les densha que les bwouffou, le petit

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Gokiburi II

Depuis quelques jours, la chaleur s’est installée pour de vrai, la moiteur avec. Le ciel est la plupart du temps blanc, l’horizon bouché à 3 km, mais on a jusque là une saison des pluies sans pluies. D’ailleurs, on s’en inquiète à la télé et on se demande même si les piscines ouvriront cet été. L’heure est grave !

Les grands vainqueurs de la situation sont les cafards* (gokiburi en japonais). Avec la chaleur, ils ont refait leur apparition dans les rues, il n’est pas un tour en ville sans en croiser quelques spécimens d’une taille inimaginable en France. Au plus il fait chaud, au plus ils sont costauds.

Pour le moment, heureusement, ils ne se sont pas invités chez moi, ils n’ont pas non plus de cartons d’invitations, mais je sais que malgré les moustiquaires qui sertissent toutes nos fenêtres, malgré les mises en gardes adressées à ceux croisés en ville, ces rampants indélicats à six pattes finiront bien par nous faire don de leur visite…

Qu’ils y viennent, on les attend !

* Et comptez pas sur moi pour leur tirer le portrait, les fleurs, c’est tellement plus sympa…

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Mais à quoi don’ ?

On a vu récemment fleurir ces affiches du premier ministre, très… très… kitch (disons le…). En les voyant, ça m’inspire quelque chose, mais quoi ?…

Je continue de chercher…

Edit : Ah ! ça y est je me souviens…

Ultraman (c) japanhero.comUltraman (c) japanhero.com

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Déjouer la malédiction

Il aura fallu trois allers à Arashiyama35.013021135.680122 pour enfin en apercevoir la forêt de bambou qui s’était à chaque fois défilée. La première fois, on avait marché tout l’après midi et l’arrivée à Arashiyama35.013021135.680122 s’était faite assez tard. La seconde fois, on avait marché toute la matinée, on n’a pas su trop trouver le chemin et qui plus est, on avait d’autres objectifs dans l’après midi. Il y a eu aussi cet été avec Kapoue et son acolyte, où on est arrivé après le dernier train pour les montagnes aux orages. Cette fois, on a pris un train qui fonce droit dessus, dès le matin, histoire de ne pas la rater.

Le train, nous dépose à l’entrée d’un musée de la locomotive à vapeur et du piano (il doit bien y avoir un rapport, je le cherche toujours). Au moins pour les locos, le petit est satisfait de sa journée et repartira avec sa photo souvenir. Depuis ce musée, un train touristique fait le voyage à flanc de montagnes, départ toutes les heures et ce n’est pas donné. Ce sera pour une autre fois, aujourd’hui, on ne se laisse pas distraire de notre objectif. Un peu de marche, croisée de train dans un sens, puis dans l’autre, quand les premiers bambous se profilent sur le côté du chemin, en même temps que ce portrait de Jean Reno, fait d’après photo.

La forêt commence sur un temple, avec un petit jardin de mousse, un petit pont de bois qui n’enjambe rien, une lanterne qui n’éclaire rien, et une feuille d’érable tombée là, par hasard, peut-être.

On s’enfonce ensuite dans le chemin bordé des bambous, il y fait frais, localement, et dès qu’on en ressort la chaleur retombe. Aujourd’hui pas de vent, pas de concert percussif, mais l’ambiance est, de l’aveu de quelques ojisan qui me précédaient, très étrange, c’est un drôle d’endroit, mystique. Ojisan qui se demandent à haute voix en me voyant prendre mes photos si elles seront bonnes… ka mo shirenai…

Il faut un an pour faire un bambou adulte, ils sont ensuite abattus pour être utilisés comme matériau de construction, pour faire des palissades, des échaffaudages, du papier, des ustensiles de papeterie, des textiles, un peu de tout. Sauf que pour graver son éternel amour, mieux vaut lui préférer un bon chêne.

Au bout du chemin, on retrouve une gare, avec quelques boutiques de souvenirs et de quoi manger sur le pouce. Au retour, le soleil fera une fugace apparition, illuminant par endroit ces élancées vertes, magnifique effet, et je regrette que ça ne dure pas.

Le retour se fait par un petit tramway, dont la gare offre sur le quai un petit onsen pour les pieds. La détente y est maximale, maximisée, si on s’y prélasse entre 3 et 11 minutes, c’est écrit à l’entrée.

La baignade coûte quelques centaines de yens en échange de quoi on se voit offrir une petite serviette, et on peut même repartir avec.

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