Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

De mon balcon ! (en version béta)

Voilà à quoi on occupe ses jours fériés lorsqu’on est développeur et qu’on est seul à la maison avec une vieille grippe qui s’éternise.

L’idée remonte à cet été, où le ciel certains soirs était vraiment magnifique. L’idée à fait son petit bonhomme de chemin, entre temps, j’ai photographié le ciel très souvent.

Je n’étais pas prêt à faire les frais d’une webcam réseau pour ça quand même, mais tout s’est accéléré alors que j’ai du changer de routeur pour mon boulot, et que cet équipement avait en option une petite webcam permettant de mettre à exécution ce plan. Je vous passe les détails, la webcam en question était en fin de série, impossible à trouver nulle part, et j’ai réussi in-extremis à en dégoter une sur yahoo auction japan et à l’acheter avec un profil zéro et un vendeur frileux.

Il se peut que ça ne fonctionne pas toujours (normalement, la webcam est visible en marge droite, dans le profil), j’en suis encore à traquer les bugs. Le projet était intéressant, et je pourrai mettre les sources en ligne s’il y avait des intéressés… (On sait jamais, j’ai peut-être des lecteurs développeurs)…

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Trois mois que j’aime plutôt ça

Cela fait aujourd’hui 3 mois jours pour jours qu’on a foulé le sol nippon pour ne le quitter que dans 3 ans. Un petit 10% de mon temps ici est déjà écoulé… DEJA ! et ça, ça ne me mets pas le coeur en joie, et je cherche la potion pour retenir un peu le temps.

Pour marquer un peu cette étape, j’ai décidé aujourd’hui de vous préparer un petit « J’aime / J’aime pas » du Ghismo au Japon. Et si j’arrive à m’y tenir, je prends rendez-vous pour un prochain « J’aime / J’aime pas » à 6 mois, pour voir si quelques différences apparaissent.

J’aime J’aime pas
  • Etre cycliste au milieu des piétons
  • L’euro à 150 yen
  • Regarder les filles
  • Etre ici, parce que c’est ailleurs et que tout est différent
  • La nourriture japonaise
  • Les restos extra qui coûtent rien
  • Descendre mes 7 étages à toute heure du jour ou de la nuit pour acheter une bricole
  • Les sons qui sont ici omniprésents (au moment où j’écrit c’est la camionnette d’un magasin de récupération d’électroménager qui fait au travers de vieux HP une liste à la Prévert des appareils qu’ils récupèrent, tout à l’heure ça sera la musique des poubelles, cette nuit, une moto qui fait un rafut du diable à 2 à l’heure)
  • Pouvoir dire « wakarimasen » aux gens qui m’ennuient
  • Les cigales
  • Les cigales quand ça s’arrête
  • Avoir toujours une photo à prendre
  • Les matsuri permanents
  • Les magasin à 100 yen
  • Me dire que finalement, le japon c’est pas si cher que ça
  • Etre piéton au milieu des cyclistes
  • La nuit qui tombe à 18h en été
  • Le regard en biais des Obasan
  • Devoir se justifier pour Zidane quand on dit qu’on est Français
  • Etre obligé de dire « wakarimasen » parce qu’on comprend vraiment rien à rien
  • Devoir s’excuser parce qu’on n’a pas la clim
  • Les cafards géants que quand on en bousille un, il parait qu’il y en à 30 derrière à attendre tapis dans l’ombre
  • Quand le téléphone sonne
  • Dire « tiens, on pourrait aller où ce soir », et rester à la maison parce qu’on n’en sait rien
  • Les films américains en version japonaise
  • Les trucs achetés au magasin de 100 yens qui pètent au bout d’un mois.
  • Me dire qu’un jour faudra rentrer

Et pour être complet, il faut y ajouter les « J’aimerais bien » :

  • Trouver la méthode « Apprenez le japonais en 21 jours sans effort et sans donner un coup de manivelle »
  • Trouver un bar avec une terrasse pour boire une bière tranquilos les soirs d’été
  • Voir la mer
  • Aller à Kobe34.691380135.195693, Hokkaido, Kyushu, Okinawa
  • Voir mes amis
  • Retourner à Kyoto34.986796135.758678, Yokohama35.453792139.632330, Tokyo35.673718139.697556
  • Faire un peu de tourisme
  • Voyager en Asie et Océanie

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De Sumiyoshi à Mandaiike (le retour)

Non, je n’avais pas oublié ce post en suspens, c’est juste que l’actualité ghismique imposait quelques aménagements dans mon planning de publication 🙂

Les alentours de l’étang de Mandaiike34.619400135.502109 cachent un grand nombre de petites maisons anciennes, des maisons d’architecte parfois vraiment impressionnantes (par le style et par la taille, on a l’air d’avoir un peu d’argent par là bas), ainsi que des archives municipales aux allures de bunker. Je n’ai pas pu tout photographier, le petit commençait à montrer des signes d’ennui, mais lorsque nous y retournerons voir les cerisiers, j’ai repéré quelques points de passage obligés…

Au retour, nous sommes allés manger dans un restaurant de sushi sur tapis roulant. En pénétrant dans la boutique, j’ai eu un peu peur, il n’y avait pas foule, et les rares sushi qui tournaient avaient l’air d’être de la veille. En fait, il suffisait de commander pour avoir du poisson bien frais, excellent même. Et pas très cher.

Et ça c’était juste avant d’aller voir les tramways et se promener dans les ruelles de Sumiyoshi34.613312135.486767, parce que le petit qui a l’ouïe fine et la mémoire de ce genre d’évènements ne les avait pas oublié.

Changement d’horizon

On est en train de me changer l’horizon, et c’est visiblement suffisamment important pour qu’on en parle à la télé aux infos du soir. Ça a commencé peu après le nouvel an, lorsqu’une forêt de grues à poussé spontanément derrière le tablier du pont qui marquait de manière ferme le seuil entre le sol et l’infini. Et puis, depuis quelques jours, deux cages de métal sont sorties du néant.

Jiji le savait, c’est Sharp qui vient s’installer sous nos yeux, et d’après les infos, Sony s’intéresserait aussi à ce bout de terre artificielle de Sakai34.535771135.467846hama ; Sakai34.535771135.467846hama dont le nom impliquerait qu’il y ait eu un jour une plage ici. On la cherche encore.

C’est la troisième fois qu’on entend parler de notre quartier à la télé depuis notre arrivée. Il y a eu le scandale Osker Dream, une banale histoire de gestion douteuse d’argent public, puis la chute inexpliquée de cet hélicoptère sur la ligne de train qui file au sud, et enfin ce chantier très actif sur notre ligne d’horizon.

A chaque fois, c’est l’occasion de justifier auprès du petit qu’il est important de regarder les infos, là où lui préférerait évidemment Barbapapa, Anpanman ou Nihongo de Asobo. A chaque fois, on lui dit « regarde la maison là, à la télé ». Le temps qu’il s’intéresse à ce qu’on dit, généralement le sujet est passé et il nous répond « eh doko ? (où ça ?) » à quoi on ne peut que lui répondre « trop tard ».

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La ville du grand pays

Avant de prendre l’avion, et alors que les arbres ne montraient que quelques timides bourgeons et de rares et intrépides fleurs, on était sorti en famille à la recherche d’un temple de Daikokucho34.656086135.497775, en plein centre d’Osaka orné d’après la pub d’une tête de tigre géante en guise de porte d’entrée. Baba avait reçu dans sa boite aux lettres un prospectus mettant en avant les canines du gros animal, ce qui lui avait fait dire « Ghismo san ne peut pas ne pas aller voir ce temple ».

Et, arrivé à Daikokucho34.656086135.497775, on a bien trouvé un temple, des souris et des dragons enragés, mais de tête de tigre, aucune trace, ni devant, ni derrière ni ailleurs, l’occasion – s’il en fallait une – pour nous, de quadriller le quartier à sa recherche.

Juste derrière le temple, miroite un petit super dont la déco semble s’inspirer des Pachinko, tout en couleurs et en néons tappe-à-l’oeil, la clientèle est moins brillante, mais chaque jour on peut y acheter des articles soldés à un petit yen, à condition de n’en prendre qu’un seul.

Le quartier est très typique d’Osaka : maisons désunies et ternes, fils électriques comme autant de liens organiques à vif, claquement de talons des filles qui rentrent chez-elles, vélos négociant les virages sans s’annoncer, parkings à automobiles suspendus, petits ateliers à côté des maisons d’habitation, linge régurgité par les fenêtres.

Quelques rues plus loin, un parc avec son arbre à Totoro nous offrira l’hospitalité pour un repas sur le pouce, en compagnie d’innombrables pigeons qui ont coupé l’appétit du petit avec leurs roucoulements collectifs incessants.

Et puis, encore un peu plus loin et avant d’arriver à Namba Parks34.661875135.502141 où se réalisait un tournage très spécial, on est passé à côté du gymnase où les Sumo étaient alors en train de combattre (on était en février). Dans les ruelles, un homme en kimono, monté sur de hautes geta survolait le pavé en direction opposée des combats avec son balluchon.

La suite nous emmena un peu au sud de la maison, mais c’est une autre histoire…

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Plus bimbo que jamais !

Ne vous y méprenez pas, bimbo n’a en japonais pas le même sens qu’en français. On me dit souvent que je suis « Ichiban bimbo », ce qui signifie que je suis le plus fauché des fauchés. Pas que j’ai une poitrine sur-développée et de longs cheveux blonds.

Ca qui m’amène à vous parler de ça : aujourd’hui, on a entrepri de remonter des poubelles ce meuble en parfait état qui me faisait de l’oeil depuis quelques jours et que je voyais bien remplacer ce carton Dell qui me servait de table basse dans le bureau.

Et – erreur – on a fait ça en plein jour, du coup, des rangées de gamins se pressaient par dessus les rembardes pour observer, non sans commentaire, ce curieux manège d’un gaijin qui ramène les poubelles chez lui.

Déjà que dans les couloirs il se dit que c’est quand même bizarre, que ce gars là ne porte jamais de cravatte ni de complet noir, qu’il passe ses journées à la maison, qu’il ne travaillerait donc pas… Bref cet épisode va surement alimenter l’imaginaire du voisinage !

Bon, mais je m’en moque bien, car une fois nettoyé, passé à la cire, j’ai dans mon bureau un élément de mobilier très pratique, je trouve plutôt sympa, en vrai bois, avec des prises de courant intégrées, qui a même prévu un emplacement pour mon matériel musical. Et puis, en le nettoyant, on y a même retrouvé quelques photos secretes qui s’y cachaient, et ça, ça flatte le voyeur qui est en moi !

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Campagne !

Pour faire écho à Thomas, et pour poursuivre la petite journée à Nara34.683793135.835669 du week-end dernier, quelques photos de la campagne de Nara34.683793135.835669, en plein taue. Désolé, si les photos ne sont pas toujours super, on était la plupart du temps en voiture avec Jiji, et on ne s’arrête pas tous les 100 mètres pour poser l’appareil.

Depuis la route, donc, photos en mouvement sur les jeux de miroirs qu’offrent les champs de riz en eau, tout juste plantés.

Et puis quelques autres à pieds aussi.

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Note de bienséance à l’usage des novices

Lorsque vous vous rendez dans une convention anime pour capturer les sourires des cosplayeuses, essayez de vous souvenir des quelques règles suivantes :

  • Vous passerez par la guérite prévue à cet effet pour vous acquitter des 500 yens de droit de cuissage photographique.
  • Un gros zoom assorti d’un flash idoine est un plus. Si vous n’avez qu’un petit compact, alors, prenez un air suffisamment pervers pour donner le change.
  • Vous ne profiterez pas du flash de vos petits camarades photographes, un photographe par modèle. A plusieurs en même temps c’est dégoûtant.
  • Vous ne prendrez pas de photo des photographes, même si les photographes sont très mignonnes.
  • Et n’oubliez pas non plus la règle numéro cinq.

Sinon, la surveillante générale, avec son air de matrone SM, viendra, à plusieurs reprises si il le faut vous rappeler les règles, très cordialement mais avec suffisamment de fermeté pour décourager la pire arrogance française.

Et sinon, ah oui, il a neigé cette nuit sur Osaka.

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Visite medicale

Nous etions invites hier a venir presenter le petit pour une visite medicale a la PMI. Nous y sommes donc alles confiants.

Aux abords de l’immeuble, quelques poussettes et dix fois plus de velos arnaches de pouet-pouet anpaman et attaches a des antivol nous indiquent qu’on n’est plus tres loin du but.

Comme a la charcuterie de chez Leclerc, on prend un numero et on attend qu’on nous appelle.

A l’heure dite les 20 premiers tickets (on est dedans) sont appelles ensemble dans une sorte de salle de classe equipee de sonorisation. Au debut ca larsen un peu, mais ce probleme est vite regle. On se retrouve donc a une bonne trentaine d’adultes et vingt enfants assis sur des tabourets dans cette petite salle.

La, j’apprend qu’on en a pour 30 minutes d’expose et 1h30 au total. Bon.

La scene est totalement surrealiste : une medecin fait face seule a cette assemblee turbulente et explique a qui peut l’entendre (personne n’ecoute bien sur) les modalites de vaccinations au Japon. Dans la salle, la moitie des enfants pleure (c’est l’heure de la sieste), l’autre joue, crie ou se tape dessus (ou joue a se taper dessus en criant), les parents aux enfants turbulents tentent de maintenir leur progeniture, les autres discutent avec les autres parents d’enfants sages. Personne n’ecoute. Le medecin continue et feint de ne se rendre compte de rien. A la mi-temps, changement de professeur, c’est maintenant une dentiste. A ma gauche un enfant a tente de piquer la petite voiture d’un autre, c’est le drame. La dentiste commence son speech sans faire trouble paraitre.

L’expose se termine a l’heure precise et on nous invite a monter au second alors qu’une nouvelle serie de 20 enfants et leurs parents s’introduit dans la salle de classe.

On monte l’escalier en cortege et arrives a l’etage, c’est l’enfer. Les enfants restes sages commencent a pleurer a la vue de ce qui les attends.

Devant nous, le chanteur des garcons bouchers, et son collegue plus age mais pas plus rassurant attendent en blouse blanche qu’on leur apporte nos petits enfants. Ici, pas de chichis, les enfants passent leur examen bucal devant tout le monde, pas question meme d’un paravent pour l’intimite, non, c’est comme au spectacle. Le premier petit garcon est appelle, on lui met la tete sur les genoux du gros dentiste qui introduit ses doigts et ustensiles dans la bouche du garcon qui pleure d’affolement.

A la gauche des dentistes, c’est l’atelier « Fuso », je ne sais toujours pas trop ce que c’est, mais il s’agirait d’une sorte de gel qu’on appliquerait sur les dents pour eviter les carries. Le dentiste vu precedement a fait sa propagande pour vendre son Fuso avec une surenchere d’arguments, la plupart des petits passent au second stand.

Ensuite, dans une autre salle, on deshabille les petits sur des baches bleues posees a meme le sol pour presenter le petit au medecin, la encore, le tout est public et certains petits enfants n’en finissent pas de pleurer et de se debattre. Ici on pese, on mesure et on osculte les enfants. Le medecin est sensiblement etonne de voir qu’en France a un an et demi on a termine le programme de vaccination qui va jusqu’au primaire au Japon.

Une fois ceci fait, on rhabille le petit et on passe au stand action sociale ou on obtient des prospectus pour les creches. On ne s’attarde pas trop, le petit qui a eu la bonne idee de s’endormir pendant l’expose, ne s’est a peine reveille pour la consultation dentaire, et n’a pas bronche pendant l’examen medical semble retrouver toute sa vigueur et montre son desir de faire autre chose.

On redescend, defait l’antivol de la poussette et sans demander notre reste, nous nous dirigeons vers l’arret de bus direction maison.

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