Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Regarder tomber la nuit

Eh, et ces vacances qu’on en voudrait d’autres des comme ça ? Ca continue encore ? Oui !?

Lors de mon premier voyage au Japon, j’avais passé beaucoup de temps à Shinjuku35.690903139.700260, j’y passais systématiquement pour sortir ou rentrer de mon point de chute tokyoite, et j’avais fini par presque apprivoiser cette gare tentaculaire, j’arrivais à peu près à m’y retrouver depuis l’intérieur pour me retrouver à l’extérieur (facile) et à la sortie espérée (moins facile).

Et ce sont des choses qui ne reviennent pas vraiment tout de suite. On est sorti un peu au hasard, et il m’a fallu un bon moment pour remettre les éléments ensemble. Par chance, on n’était pas trop mal parti, et très vite, la mairie se profilait au bout d’une rue. A partir de là tout s’est petit à petit réarticulé.

Les alentours de la mairie d’abord, puis les petites ruelles à Yakitori, sur des petits barbecue à charbon, incroyablement appétissant, mais en même temps un peu impressionnant quand on n’est pas soi même japonais, on ne se sent pas vraiment invité (mais la prochaine fois, tant pis, je m’y risquerai), et puis, le Donkihote labyrinthique, et les néons encore éteints.

Décider alors d’attendre la tombée de la nuit pour les regarder s’allumer. Prendre deux cafés (dans les 400 yens) dans une boutique de fringues, et ressortir au moment où tout s’énerve encore un peu plus, naviguer au hasard dans les ruelles chaudes de Shinjuku35.690903139.700260, laisser là où elles sont les voitures à vitres fumées, passer à côté des rabatteurs qui ne rabattent que les locaux, regarder les filles et se laisser submerger par les flux lumineux.

Shibuya n’est qu’à quelques stations en JR, en métro par contre, c’est plus compliqué, on fait une entorse à notre carte de métro de la journée (moins de 200 yens), pour y manger au Mos Burger, environ 500 yens (on peut faire mieux sans doutes, des conseils ?), chercher ensuite les shibuyettes, qui d’après l’ami vu à Yokohama35.453792139.632330 squattent les lieux en ce moment sur des peaux de bêtes, dans une ambiance cromagnonesque, sans succès. Où sont-elles ?

Sur le chemin du retour, faire à nouveau une halte à Akihabara35.698501139.772958, espérant y trouver le soir plus d’activité qu’au petit matin. Pas de chance, on arrive cette fois ci trop tard, hormis les grandes enseignes, tout est fermé, encore.

Pour faire durer un peu le plaisir d’être à Tokyo35.673718139.697556, après être rentrés à l’hôtel, on est ressorti pour chercher à se perdre alentours, faisant une pause comme la veille dans un troquet du coin, y prendre un affogato et une Guinness pression (environ 500 yens), duo assez déconcertant, et alors ?…

Et alors, journée à 8000 yens d’hôtel, et 4800 yens en dépenses courantes.

Pour ceux que ça intéresse, la carte du matin, celle de l’après midi, et de la journée

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C’est énoooorme !

Noël n’est déjà plus qu’un lointain souvenir, dès le soir du 25, on démontait les décos un peu partout… C’est vrai, à quoi bon maintenir une animation pour une fête qui ne rapportera plus d’argent après tout, au Japon, on sait être pragmatique !… On est maintenant passé dans l’ambiance « Shôgatsu« , le nouvel an japonais. Maintenant, partout les kagamimochi ont remplacé dans les magasins les chocolats et sapins miniature.

A l’occasion des fêtes, et j’en arrive au sujet de mon post, Meiji, un boite d’agroalimentaire japonaise avait sorti une sorte de Curly (Karu), en version énoooorme (« deka », c’est écrit sur le sachet). Et quand je dis, énoooorme, ce n’est pas un effet de style, il faut imaginer dans les rayons des sacs de biscuits soufflés de la taille d’un sac poubelle de cuisine, gonflés comme un oreiller… ça ne se rate pas !

Et là où ça m’a bien fait rigoler – et on objectera à juste titre qu’on se demande bien ce qui ne me fait pas marrer -, c’est qu’il y avait une raison rigoureusement logique à l’augmentation de la taille du sac : si le contenant était plus grand, c’est que le contenu l’était également devenu ! Les Karu de fête étaient exactement 3 fois plus gros que les Karu de tous les jours (et ça aussi c’est écrit dessus, dans une démonstration en image absolument irréfutable)… Et le concept est poussé jusqu’au bout puisque le gros paquet contient 3 paquets de taille normale, histoire de bien enfoncer le clou sur le facteur 3.

Et à manger, il vous faut imaginer des Curly de la taille d’une petite éponge, ça rentre à peine dans la bouche et pourtant, des concours de Chamalow, j’en ai gagné !

Karu, ça signifie en japonais, prononcé avec un truc dans la bouche, « grenouille », l’occasion pour moi d’apprendre un nouveau mot très utile à mon fils…

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Mon quartier, du côté indus’

Mon quartier (Suminoekôen) se situe en banlieue sud d’Osaka, il se compose d’un grand nombre de tours d’habitations, de petites maisons individuelles, de nombreux jardins publics, mais aussi de tout un tas de petites industries.

Et c’est quelque chose qu’on repère à l’odeur, régulièrement, ça sent la soudure à l’arc, et en remontant quelques centaines de mètres plus au nord, c’est le bois qu’on travaille. Si personnellement je préfère l’odeur de la sciure de bois à celle du métal soudé, aucune des deux ne me dérange vraiment, ça forme en fait l’empreinte olfactive du quartier. Si bien que, comme ça arrive de temps en temps, ces odeurs laissent place à l’odeur de la mer, on en est un peu surpris (agréablement bien sûr). La mer dans le quartier, on sait qu’elle est au bout, là bas, on la devine mais on ne la voit jamais.

Petite promenade en photos sous l’angle industriel dans ce petit quartier périphérique d’Osaka…

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Des tours et détours

J’essaye de changer de route un peu tous les jours en rentrant de la crèche. Déjà, ça me permet petit à petit d’en savoir un peu plus sur le quartier. Ca permet aussi de ne pas trop laisser s’installer la routine du quotidien.

Oh! Pas souvent de gros détour, parfois je change juste d’une parallèle, parfois aussi je pars à l’opposé pour quelques minutes, et parfois je pique à l’est. Il m’est arrivé aussi de planifier un chemin en le regardant du ciel sur google earth. Mais la plupart du temps c’est assez improvisé.

Aujourd’hui alors qu’à la tv on nous annonce un front nuageux qui vient de l’ouest, chargé de pluie et d’électricité, je me suis donné un peu de temps pour partir à l’est direction sumiyoshitaisha. Ce soir, je sais que je baisserai probablement les yeux en rentrant avec le petit. Alors j’ai pris un peu de plaisir par anticipation.

J’aime beaucoup ce quartier constitué de petites baraques vieillissantes, ce n’est pas la première fois que j’en parle (surement pas la dernière non plus, j’ai en stock des photos pour l’hiver). On est souvent surpris ici par tout un tas de petits détails, de la signalétique, de la verdure florissante, des décorations impromptues. J’y ai même croisé aujourd’hui un canard en cage, à l’entrée d’une petite bicoque.

Et puis, il y a le tramway aussi qui porte ici le nom de chinchindensha, ce qui fait bien rigoler les enfants, on s’en doûte (tchintchin, en France c’est pour trinquer, au Japon, ça se traduit par zizi).

Et puis, il y a un passage commerçant couvert (shôtengai). C’est quelque chose de très courant au Japon ce genre de passage. Sur plusieurs centaines de mètres (parfois plusieurs kilomètres), dans une rue commerçante, les deux côtés de la rue sont reliés par un toit. Une sorte d’éco-système (éco au sens économique) très particulier, où les boutiques proposent tout ce que le Japon produit d’original, de la nourriture, de l’artisanat, quelques cafés pour obasan, le tout dans une enfilade sans fin, où les sons ont une résonnance particulière et où la vue et l’odorat sont flattés par tant de nouveautés. Celui ci est très sympa, et il présente même quelques bifurcations qui lui donnent un petit côté labyrinthique.

Il y a le temple aussi, et visiblement il devait y avoir hier un matsuri ici, quelques yatai attendaient d’être démontés. Une obasan priait au pied de chacun des arbres portant les couleurs de l’automne. Clap, clap, deux claquements de mains, et on voyait très clairement à son expression, que les feuilles qui tombaient sur elle à ce même moment était porteuses d’un présage heureux.

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Se marier vierge ou bourrée, il faut choisir

Faut choisir et pas se tromper de magasin pour son mariage, après les robes de mariées « Vierge« , voici les robes de mariées « Bourree« .

Et j’en profite pour sortir la photo que j’avais pris en 2004 à Osaka Gare d’un magasin qui portait ce nom et qui m’avait permis à l’époque de dénicher son homonyme sur le web. Le magasin de Osaka n’existe plus (son voisin « C’est pas bon? » par contre est toujours là)

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Revue de presse

J’ai bien failli oublier de vous parler de cet épisode de ma vie nippone… ça se passe dans le métro vendredi soir dernier. On y était assis et on partait manger dans un restaurant du côté de Honmachi34.684816135.509834 avec des amies. Un vieux monsieur tout maigre s’est assis à côté de moi. Il a ouvert son journal et à commencé à le lire.

Et puis, il s’est arrêté sur un article en colonne centrale, me mettant son papier sous le nez – je dirais ostensiblement bien que je n’aies aucune certitude du côté volontaire de son action. J’étais à ce moment plongé dans je ne sais quel rèverie, et je n’ai pas trop fait attention à ce papier qui se déplaçait sous mes yeux.

Sauf que, quand je les ai relevés (mes yeux), j’avais le nez entre les cuisses d’une pulpeuse japonaise en photo (couleur) ! Japonaise qui ne faisait aucun mystère de son anatomie.

Pas banal !

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Sparkling Café

J’ai trouvé ça l’autre jour au donkihote du coin, c’est écrit dessus, il s’agit de café mais pétillant et c’est Nescafé qui nous le sert.

Comme je suis particulièrement curieux de tester tous ces produits issus des grands groupes du secteur de l’agro-mal-bouffe (pour après pouvoir en dire du mal en connaissance de cause), j’en ai acheté une canette pour goûter ce breuvage prometteur.

Et c’est aussi mauvais qu’on peut le présager.

Pour se faire une idée du goût du produit, il faut imaginer le goût qu’on obtient en suçant un filtre à café après y avoir fait couler le café, et d’y superposer un goût de limonade sans sucre.

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Fabrique de billes

La marche du lundi de Pâques se poursuit.

En fait, l’objectif secret que je m’étais fixé consistait à rejoindre à pieds Umeda34.7025135.49793 depuis Osakajo34.687251135.525670. Sur google maps, j’avais repéré que ça n’avait pas l’air impossible, et je me souviens de l’été dernier l’avoir fait depuis la rivière. En arrivant dans le parc d’Osakajo, on peut voir un bâtiment dont je sais qu’il se situe à Umeda34.7025135.49793… Chouette chouette, je n’aurai qu’à aller en cette direction et je pourrai me vanter de l’avoir fait.

Sauf que le bâtiment finit par disparaître, et que le tour du château m’a fait un peu perdre sa direction. Dans ces grandes villes, on n’est jamais totalement perdu car dès qu’on perd le fil de notre marche, il y a toujours une bouche de métro (il suffit de marcher à peu près droit, le temps qu’il faut) pour nous rappeler où on se trouve et si besoin rejoindre à coup sûr des lieux connus. C’est ainsi que j’ai su que j’étais finalement arrivé à Tamatsukuri34.673417135.532965 (dont ma traduction approximative m’a inspiré le titre du billet) ; dans la mauvaise direction donc, mais, qu’importe…

Qu’importe car sans cela je ne serais probablement jamais venu dans ce temple aux cerisiers magnifiques, où tombaient les pétales comme de la neige, abritant un cimetière militaire, et entouré de jardins public pleins de gamins très ennuyeux 🙂

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Gros bobo

Nous avons experimente hier soir bien malgre nous le systeme medical japonais. Notre petit garcon est toujours tres demandeur de sorties, et hier c’etait sa grand mere qui l’a emmene se defouler dans le jardin au pied de l’immeuble. On regardait la tele, et moi je jouais avec mon tout nouveau keitai achete l’apres midi meme.

Et puis notre fils est rentre en pleurs. Au son de sa voix on a compris que ce n’etait pas ordinaire. Il nous est alors apparu le visage ensanglante. Il etait tombe dans les escaliers. Vent de panique. La grand mere qui etait plus sereine lui a nettoye le visage et on a pu mieux voir de quoi il s’agissait (une plaie au front de quelques millimetre qui en france aurait donne lieu probablement a deux ou trois points).

Comment faire alors, on reunit le minimum requis : de l’argent et l’equivalent de la carte vitale. Et on part a pied vers la cabinet du medecin du quartier. Mon epouse tiens le petit pendant que je tiens la serviette sur son front pour pas que le sang continue de couler.

Quelques minutes de marche et on arrive devant une porte fermee, c’est le jour de repos de ce medecin.

Demi tour, vers un autre cabinet (ou on pensait faire suivre le petit). A nouveau quelques minutes de marche, cette fois ci le cabinet est ouvert. « Bonsoir, desole c’est la premiere fois qu’on vient, mais le petit est tombe dans les escaliers, pouvez vous le voir ? »

Apres une courte attente on nous donne un papier avec un numero de telephone d’un medecin qui aura peut-etre plus de temps ainsi que la possibilite de prendre une radio. Le medecin n’a pas vu le petit, on repart a pied vers l’autre cabinet. On a oublie les telephones tout neuf, ils ne nous serviront pas ce soir.

On arrive chez l’autre medecin, la c’est un peu mieux, il n’y a pas de place mais on se charge pour nous d’appeller un specialiste, de s’assurer qu’il peut nous recevoir et on nous appelle un taxi. Le petit n’a pas arrete de pleurer depuis 20 minutes.

Au troisieme cabinet, on nous fait patienter quelques minutes, le sang s’est arrete de couler, le petit s’est calme en montant dans le taxi, il peut marcher et bredouille quelques mots, on est rassure.

Le medecin, un chirurgien – prime meilleur medecin en 2005 – voit le petit et explique que la meilleure chose serait une suture mais que comme il s’agit d’un petit enfant il va plutot utiliser des petites bandes de sparadra pour reserer le plaie. Il nous precise que ca lui laissera surement une marque.

On passe ensuite dans la salle de radio pour verifier que tout est ok avec sa tete. Le temps du tirage, on patiente a nouveau dans le hall. Il y a un distributeur a boisson, on y achete du lait pour le petit.

Derniere consultation, les radios sont sans soucis, on nous invite a repasser le lendemain pour voir.

Comme je suis ichiban bimbo (le plus fauche des fauches), on est super bien rembourse pour ce qui touche le petit. Tout ca nous coute 500 yens (un peu plus de 3 euros).

Aujourd’hui, alors que je receptionnais les colis a la maison, mon epouse est retournee avec le petit. Le chirurgien a nettoye la plaie pour 300 yens et c’etait tout.

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Ca cogne, et encore, ce n’est rien…

Quand un ami vous dit « Holala, Ghismo, ça te fais pas mal ? » et qu’un peu plus tard dans la soirée, Baba s’exclame dans le même registre « Hééé… Ghismo san, est-ce que ça va ? », on sait qu’on a attrapé un sacré coup de soleil et qu’on va douiller. On fait du coup un petit crochet par la pharmacie du coin pour y trouver une crème pour calmer les brûlures. Et une fois rentré, on découvre le flacon, qui est un spray, façon déodorant. On asperge la zone rougie, et là, surprise, le produit se met à gonfler un peu à la manière d’une mousse polyuréthane blanche ! On arrête tout, et on va demander à son épouse si ce genre de réaction est prévu sur la notice. Une fois presque rassuré, on peut s’en faire un seyant collier qui vous fait ressembler localement à un mouton et qui fait bien marrer toute la famille. Au bout d’un quart d’heure, la mousse s’est réduite et laisse place à une sorte de film cellophane, en plaques d’épaisseurs variables, qui vous donne un aperçu très réaliste de ce que ça donnera quand ça commencera à peler.

Personne pour m’envoyer de la Biafine ?

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