Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

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Le pont aux grues

Suite et fin de la déambulation du lundi de Pâques

En filant au sud, on arrive sur le Pachinko de Tsuruhashi34.665299135.530176 qui annonce tout en couleur et sans portes automatiques un quartier dédié aux plaisirs, un peu délaissé, surtout à cette heure, aux murs noircis de crasse, imbibés du gras de friture des innombrables bouibouis aux activités sulfureuses. Un coupe gorge sans danger apparent, bâti comme toujours autour des gares de métro et de train express.

Une obasan croise ma route et regarde en direction de ce que pointe mon objectif. Haussement des épaules et regard désapprobateur. Je ferais mieux de me cantonner aux cerisiers. Comme tout le monde.

A l’autre bout du shôtengai, les bars et restaurants à quat’sous font place progressivement à un quartier d’habitation, petites maisons individuelles, beaucoup de couleurs, usées, maisons traditionnelles, et jardin public sous la ligne de chemin de fer. Un Love-Hotel défraîchi aussi s’y est logé offrant ainsi sans doutes quelques vibrations supplémentaires, comprises dans le prix, 3500 yens.

Et pour ceux que ça interesserait, après celle du matin, la carte de l’après midi ou les deux réunies

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Et tous les ans, c’est pareil

Tout comme l’an passé, à la même époque, on a fêté l’été dans le quartier, le soir au temple tout proche de Takasakijinja, et le matin dans la cour de l’immeuble de chez Jiji-Baba.

Takasakijinja, c’était hier soir, on y est allé en famille, et le petit d’abord apeuré par les echos des taiko distants, a fini la soirée très énervé en sautant dans tous les sens. Les Yatai sont de sortie, brochettes, castela (petits gateaux), pachinko pour enfants et divers jeux de pêche : super-ball, figurines, yoyo-kirakira. Les jeux sont maintenant tous à 300 yens, du temps où mon épouse était petite c’était tellement moins cher…

Dans les ruelles, on fait des petits feu d’artifice en famille, pendant que la rue principale voit aller et venir le grand Mikoshi soulevé, ballotté, tiré au son de « Itch’ ni no san… Wassshoiiii », rythmé par les taiko embarqués. L’ambiance fait penser à une kermesse, on s’y retrouve entre gens du quartier ; le reste de l’année, on s’adresse des bonjours et des considérations sur le temps qu’il fait en se croisant, ce soir on a plus de temps ensemble. C’est aussi le jour où on sort les caméras DV et les appareils photo des placards, c’est un jour important. Parmi les porteurs du mikoshi, je distingue un gaijin déjà croisé quelques fois dans le métro, et si l’an prochain, moi aussi je m’y essayais 🙂

Ce matin c’était la fête dans la cour de Jiji-Baba, là, pas de yatai, tout est gratuit, on est entre nous, et même si je détonne un peu dans le paysage, on s’occupe très vite de moi en me portant une bière que je n’osais pas aller demander au stand. La aussi on promène le mikoshi, un mikoshi pour enfants, modèle miniature de celui d’hier soir.

Le petit, timide comme le papa, n’ose d’abord pas monter dans le camion plein d’enfants, qui porte un des Taiko de la fête, malgré une envie visible. Et puis, ce sont elles qui m’ont retrouvées, les petites jumelles qui me faisaient la discussion quand j’allais chercher le petit à la crèche au printemps dernier, habitent le quartier, et m’adressent des grands signes de la main. Elles, sans aucune timidité, ont passé un long moment à jouer avec le petit dans le camion.

Un peu partout, des enfants armés de filets à papillon chassent les cigales qu’ils mettent dans des vivariums portables (en vente partout, on élève les insectes un peu comme animaux de compagnie visiblement ici). Les cigales font part de leur désapprobation très bruyamment et le vivarium qui se remplit toujours un peu plus fini par émettre un son de moteur de mobylette mal réglé mais plein pot.

Et puis, vient l’heure de la libération, on sent chez certains enfants un peu de peur à prendre dans les doigts ces insectes géants et bien vivants, des mains se reculent d’un bond du bocal, mais y retournent en espérant que les copains n’ont rien vu. D’autres y vont beaucoup plus directement. Une cigale finit dans la mayonnaise qui recouvre le senbei d’un petit. Rires. Et puis, jet de cigale-mayo en l’air pour la faire s’envoler, celle ci y parvient lourdement et sans parvenir à maintenir un cap précis, se pose où elle peut, poursuivie par les gamins qui ont repris leurs filets, trouvant son vol marrant et voulant la récupérer pour recommencer.

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Nous-on-va-a-la-fêt-e !

Comme prévu, nous sommes allés ce matin à la fête de quartier de célébration de l’été. Et ça a enchanté notre petit qui y est allé en courant !

Et on n’était pas arrivé sur les lieux depuis plus de 30 secondes qu’une dame inconnue est venu nous apporter 3 bouteilles d’eau et de jus de fruit, pour revenir 15 secondes après avec deux canettes de bière, et encore 30 secondes après avec un sac plastique pour mettre tout ça dedans comme on n’avait rien ouvert… Après explications, c’était simplement un omiyage (cadeau) comme on n’était pas tout à fait du quartier.

Il y avait pour la fête une camionette pour transporter le Taiko, un temple miniature, et un autre Taiko sur lequel notre petit s’est timidement essayé à la percussion nippone.


Et puis il a eu le droit de tenir la main de sa cousine, à l’origine pour une photo, ça lui a fait tellement d’effet qu’il ne l’a pas lachée ensuite. Cousine qui porte des chaussures qui font pouet pouet ; tout ça n’a rien à voir avec l’histoire, mais ça m’a beaucoup amusé…

Le convoi s’est ensuite mis en branle pour parcourir les rues du quartier. Nous l’avons suivi pour une toute petite boucle, car 4 heures après il se déplaçait toujours – j’imagine en prenant quelques pauses.

J’ai tout de même attendu un petit moment le début du feu d’artifice, le moment ou l’homme monté sur le toit éphémère de la camionnette toucherait les fils électriques avec sa tapette à mouches géantes (il parait qu’il y a au japon des insectes appellés abeille-oiseau, à cause de leur taille, il doit bien y avoir un petit rapport). Franchement à certains moment, il ne devait pas être à plus de 50 cm des fils, et agitait son ustensile avec tant d’amplitude que j’ai craint le pire pour lui et ceux qui feraient masse au dessous de lui.

Après cette promenade musicale, nous avions prévu d’aller à une foire du commerce équitable a l’International House de Osaka. En fait, il s’agissait d’une partie d’une manifestation plus générale dont j’ai déjà oublié le nom (ca ressemblait à fête internationale mais résumé en un seul kanji).

Il y avait dans cet endroit une ambiance proche des rendez-vous de l’Erdre Nantais, où quelques stands tenus visiblement par des associations d’étrangers, font découvrir leurs spécialités culinaires .Avec malgrès tout une forte connotation japonaise dans les plats proposés : on pouvait ainsi manger des Tako-Yaki à l’italienne, des Korokke brésiliens, des Yaki-soba à l’indonésienne, de la pizza au feu de bois…

Et puis question animation, il y avait de la danse, des concerts, on est arrivé alors qu’une vingtaine de petites filles autour des 5 ans se préparaient à un spectacle de samba dans des tenus très amusantes. Il y eu ensuite les adultes dont la chorégraphie tenait grandement de l’improvisation, puis du balafon africano-japonais.

La foire au commerce équitable se tenait dans une salle à l’étage et était assez décevante finalement, il y avait beaucoup d’artisanat et assez peu des produits alimentaires. Et autant en France, il est aisé de trouver des produits labelisés à des prix tout raisonnables, ici, les 700 yens mini pour un paquet de café font tout de même reflechir. Même si le café est excellent.

Voilà en tout cas qui répond à une question que je me posais, le commerce équitable est encore grandement méconnu ici.

Pour finir notre dimanche comme il se doit nous sommes allés chez Yamada Denki pour y acheter trois fois rien, nous sommes passés au Samy (la superette en bas de chez nous) pour y acheter notre repas du soir, et on peut manger tard si on le souhaite, le Samy est ouvert jusqu’à minuit même le dimanche (et si on est à la bourre, il y a le combini, pas beaucoup plus loin, qui ne ferme jamais).

Et bon dimanche… sous vos applaudissements !

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Le combini de Ookii-Baba

Suite de la petite série consacrée à notre week-end à la campagne.
Note : quelques photos ont été repéchées de mes précédents voyages pour illustrer ce post.

Le lendemain, petit déjeuner très complet à la pension : saumon grillé, légumes en marinade, œufs sur le plat sauce soja, laitages, fruits, café en sus à 300 yens, puis direction « Combini de Ookii-Baba ».

Ookii-Baba (l’arrière grand mère du petit) tient à 80 ans passés un petit combini dans la montagne, entouré de cosmos et de tas d’autres fleurs. Un endroit plutôt insolite, situé au milieu de nulle part, un temple à côté, un voisin direct (la maison des oncles et tantes), deux trois maisons un kilomètre plus loin et 20 minutes de routes de montagne avant le village (minuscule village) le plus proche. Il passe une voiture tous les quarts d’heure. Certaines s’arrêtent.

Un combini, c’est un petit magasin où l’on trouve de tout (au canada, on appelle ça un dépanneur, en france, l’arabe du coin) : de l’alimentaire qui se mange, de l’alimentaire qui se boit, du riz (production maison) au kilo, des allume-gaz, un ballon de foot, des poupées mode 1977, du papier toilette, des cigarettes, du textile, des boites en plastique, il y a même du coca-cola 15 ans d’âge, très bon millésime. Et puis il y a les services : boite aux lettres, service de livraison, distributeur de cigarettes… Tout ceci me rappelle beaucoup la boulangerie que tenait ma tante en picardie.

L’arrière du combini aussi vaut qu’on y passe du temps, le jardin très pentu se termine là où la forêt commence, et rappelle un peu par son organisation baroque les rayonnages du magasin.


Ici une fontaine, là un masque en terre cuite à l’ombre d’un petit temple en bois, sur un sapin une bouée de bateau de pèche en guise de boule de noël, un chat du commerce en guise de Roi-Mage, des oignons et des gousses d’ail sèchent sous l’appentis, et on fait attention par où on passe la tête parce que l’endroit est habité de monstres que ultraman et ses amis ont du combattre en d’autres temps d’autres lieux.


Ookii-Baba rigole tout le temps d’un rire très communicatif et a la voix de Doraemon. Et quand elle tient le magasin avec Baba qui a hérité de cette caractéristique, les clients ressortent le sourire au lèvre pour le reste de la journée. Ookii-Baba aime les animaux, et après le coq de compagnie (petit nom : tarô), c’est maintenant un petit lapin (dont le nom m’a échappé) qui vient tenir compagnie à sakura, le chien de la maison. Ookii-Baba est d’une vitalité qui fait penser qu’elle vivra jusqu’à 300 ans.

En attendant le repas du midi, on nous a conduit faire quelques courses à Hagi34.404643131.401977. Près de la mer où nous nous sommes arrêtés pour regarder les pécheurs. Dans l’après midi, il y aura un matsuri pour fêter la récolte du riz.

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Tchin tchin densha

Le week-end dernier, c’était Ishikiri34.682266135.646122, et Zoo de Tennoji34.646625135.513095 aussi, mais les deux d’avant, pour faire plaisir au petit, on avait fait un petit tour en chinchin densha. Le chinchin densha tient son nom je pense du bruit de la sonnette qui lui servait d’avertisseur autrefois. Autrefois, car aujourd’hui la concurrence avec l’automobile l’a doté d’un klaxon 180db qui a du faire frémir plus d’un conducteur.

Généralement, on prend le chinchin densha depuis son terminus de Sumiyoshitaisha34.612407135.493226, vous savez, ce temple situé pas très loin de la maison, et généralement, on monte au nord, à Tennoji34.646625135.513095. On peut aussi prendre une autre ligne qui descend au sud, vers Sakai34.535771135.467846, ou une autre vers le nord qui fourche vers Dendentown34.657749135.505623.

Toujours est-il que le petit, quand on lui demande un vendredi soir « tu veux faire quoi demain », nous répond « chinchin densha ».

Voilà, pour introduire cette petite promenade en famille, virtuelle car faite de la combinaison des photos de trois journées différentes (dont une de juin dernier), que je n’avais pas encore eu le temps de sortir des cartons…

Si ça vous dit, on y va…

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La montagne aux orages

Des vacances rayonnantes, il en reste encore un peu ?

Oui, treizième et avant dernier vrai jour de vacances, et aujourd’hui, c’est Kyoto34.986796135.758678. Depuis la maison, 270 yens vers Umeda34.7025135.49793 puis 390 yens avec Hankyu jusqu’à Kawaramachi. Cette fois ci, on a bien retenu la leçon de notre dernière virée à Kyoto34.986796135.758678 et on prend notre carte de bus à la journée, 550 yens, dans une petite boutique à la sortie du métro. La vendeuse nous tend les tickets, ainsi qu’un plan de Kyoto34.986796135.758678, en japonais. Je commence à déchiffrer autant que je peux le plan, quand, quelques secondes à peine après l’avoir déplié, un petit pépé nous aborde pour nous demander, en anglais, où on allait. Bonne question, on a des endroit où aller mais pas vraiment d’itinéraire précis. Je lui répond Kinkakuji35.039536135.728423 au hasard, c’est par là, suivez moi. En marchant, vite, on discute un peu, s’enquiert de où on vient et depuis combien de temps on est là, pour combien de temps encore, il nous déposera devant les abris bus, rebroussant alors chemin pour reprendre le cours normal de sa vie. Merci, beaucoup.

Changement de programme, de nombreux bus passent, jamais le nôtre, on finit par prendre le premier qui passe et qui finit sa course à Arashiyama35.013021135.680122. Ce trajet est vachement long et je me dis qu’on aurait mieux fait de prendre le train. Le bus est plein, et, pour la première fois que je suis au Japon, les gens sont courtois, les jeunes cèdent leur place aux vieux, qui s’assoient sans se confondre en excuses incessantes, ça a l’air normal ici. Kyoto34.986796135.758678 c’est vraiment autre chose qu’Osaka ! Les plus jeunes descendent par grappes, sans doute aux abords de leurs écoles, la moyenne d’age doit approcher les 84 ans au moment de descendre. De jeune, il ne restait plus que nous.

Aujourd’hui encore, je n’ai qu’un objectif à Arashiyama35.013021135.680122 : la forêt de bambous, pas trouvée la dernière fois.

On arrive enfin à proximité de la rivière et de ses montagnes bossues. On prend tout notre temps, le lieux est reposant, et on décide de partir à pieds par les petits chemins qui bordent la montagne avant de s’y enfoncer. Je lorgne sur les petites barques qui nous permettraient de rejoindre l’autre rive, mais ne sachant pas trop comment expliquer que je veux la louer sur la rive droite pour la laisser sur la rive gauche, je m’abstiens.

On suit le chemin quand un panneau nous indique au bout une vue breathtaking, en anglais, dans le texte. On sent le coup venir, mais on ne le verra peut-être qu’un fois, alors, beh, allons y ! 400 yens la vue breathtaking pour prendre en charge les réparations du minuscule temple en presque ruines qui est posé en haut de la colline. Les malins, ont trouvés un truc très con pour faire raquer tout le monde : le coup de cloche « gratuit », c’est écrit dessus là encore en anglais, et ce, jusqu’à trois coup par personne (faudrait pas non plus abuser). On va se priver, tiens, gon, gon, gon ! 🙂 Ainsi alertés, les moines ne vous laisseront aucune chance de repartir sans laisser votre monnaie !

Sur le retour, les barques sont toutes louées pour des groupes de collégiens qui cherchent à se couler, et arroser le plus possible le corset des copines. Bon, on a tous fait ça aussi, non…

On commence à avoir les crocs, pour nous ce midi, c’est zarusoba setto, très bon, et très léger, un peu plus de 1000 yens. En sortant du restaurant, je consulte les plans… Ah ! La forêt de bambous, c’est par là…

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Grand messe

Un pneu.

C’était en effet la réponse à l’énigme précédente. Mais pas un vulgaire pneu, un pneu de champion, un pneu Ishibashi, pardon Bridgestone, celui là même qui offrit la centième victoire en grand prix au Michelin Nippon. Un pneu de Formule Un après une course victorieuse, ça ressemble donc à ça, et comme le suggérait Jess, ça n’est pas plus engageant qu’un Cantal de 15 ans d’âge, même de chez Beillevert !

En fait, Boris qui m’accompagnait aussi au dernier Osaka Motor Show m’avait lancé l’invitation pour cet Osaka Automesse (prononcer otomésssssé) en me disant : « Tu verras Ghismo en février ya un autre salon encore plus grand, avec encore plus de bombes, faut que tu voies ça ! ». Alors moi, une telle proposition, toujours en grappillant à l’entrée des places gratos presse, je ne refuse pas ! 🙂

Et alors, à ce salon que pouvait-on y voir ? Quelques deux et trois roues d’abord, avec en particulier un stand spécial « Bosozoku », ces mauvais garçons japonais, montés sur de rutilantes, pétaradantes et lentes machines et qui passent leurs nuits, à 2 à l’heure, à se faire poursuivre par la police qui leur hurle dessus avec des mégaphones pour ajouter un peu plus au pittoresque – et au volume sonore – de la situation, tout en actionnant les gaz de leurs montures pour bien se faire entendre de tout le voisinage, proche et moins proche. Je n’ai jamais trop bien saisi le sens de ce manège, au moins maintenant j’aurais vu de très près ces montures très colorées.

Quelques scooter aussi, tous montés sur vérins hydrauliques, le flanc posé à même le sol une fois le contact coupé, des machines assez surprenantes, à défaut de provoquer l’envie d’en posséder une… Et puis, toujours parmi les machines à poser des questions, ce trois roues entre moto et auto, ou comment cumuler les inconvénients des deux mondes, entre une moto qui reste bloquée dans les embouteillages, et une voiture qui ne protège ni des chocs ni des intempéries (ni des moustiques, mais c’est sans doute secondaire).

Des modèles réduits motorisés ou non, affichant à grand renfort d’affichettes des prix spéciaux pour l’occasion, 50% de réduction mais avec une facture totale qui ne donne pas l’impression de faire une bonne affaire. Des robots géants aussi pour donner dans le ludique pour grands enfants.

Et puis, j’en vois qui s’agitent, des filles, plein de filles, super mignonnes et à tous les stands, dans des tenues, je vous dit que ça ! Mais j’ai cru comprendre que ça pourrait choquer une partie de mon lectorat, qui trouverait ça « glauque », alors ces photos là, je me les garde bien chaudes sur mon disque dur ! 😉

Et la prochaine fois on ira faire un tour du côté des voitures…

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Blogger Party (2)

Après Thomas de La rivière aux canards, c’est David du site LeJapon.fr, que j’ai eu le privilège de rencontrer hier.

Il n’était pas venu les mains vides, et m’a amené en direct de France un bâton de berger aux noisettes ainsi qu’on morceau de comté (certes, je lui avais suggéré ces choix). Le petit a dévoré dès son retour de crèche le quart du bâton de berger, et j’ai caché de sa vue le divin morceau de fromage, que je vais boulotter en douce sitôt ce post écrit ! 🙂

David a pu ainsi faire l’expérience de mon manque chronique d’attention, alors que pris dans une discussion, j’ai oublié de lui signaler sa station – et après aussi nous avoir perdu dans la forêt en cherchant une station de métro qui n’est jamais apparue – woups !… (Et encore, c’est rien, j’en avais fini par oublier le petit à la crèche… la misère !)
Tu l’as eu finalement ton shinkansen David ? :$

Et que peuvent faire un photographe professionnel et un photographe amateur lorsqu’ils se rencontrent d’autre que de shooter tous azimuts le spectacle offert par les alentours d’Osakajo (le château d’Osaka). D’autant que le temps était vraiment extra pour les photos : gros ciel gris sombre avec un grand soleil d’hivers dessus, mortels les contrastes !

Aujourd’hui : Osaka Business Park34.692315135.532010. Et j’en ai pour 2-3 jours de photos pour vous, restez dans le coin si ça vous intéresse ! 🙂

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Où Tsuwano se découvre

Suite de la petite série consacrée à notre week-end à la campagne.
Note : quelques photos ont été repéchées de mes précédents voyages pour illustrer ce post.

Ayant pris le train, c’est 2 heures de lacets à travers les montagnes du Yamaguchi-ken puis du Shimane-ken. Paysages assez beau que j’ai curieusement oublié de photographier. En contrebas, une rivière à l’eau transparente et peu profonde, présentant à quelques endroits des rapides que quelques kayakistes pratiquent. En levant le regard, ce sont des forets de pins à flancs de montagne. A l’aller, c’était beau, sur le retour, tous ces lacets et peut-être aussi la volonté (le stress ?) de beau-papa de tenir les horaires m’ont un peu mis mal au coeur.

Arrivés à Tsuwano34.479392131.759033, le « SL » était en gare et s’apprétait à partir. Le SL, c’est le train à vapeur qui fait la liaison – quotidienne je crois – avec la gare de Shinyamaguchi34.172674131.480630 pour le plus grand plaisir de quelques nostalgiques, et des photographes qui colonisent le long de la voie.

Première étape à Tsuwano34.479392131.759033 : le cimetière. En fait c’était la raison de notre venue ici, et comme d’habitude, je ne l’ai appris qu’après. J’ai aussi appris que la famille de beau-papa était originaire de Tsuwano34.479392131.759033 de même que celle de belle-maman. Moi qui pensait qu’ils s’étaient rencontrés à Hiroshima34.397579132.475783, lui malade, elle infirmière, va falloir que j’approfondisse un peu le sujet (il serait temps) !

Le petit dormait dans la voiture et c’est le SL qui quittait la gare qui l’a sorti de ses rèves… Et pour le petit, une locomotive à vapeur, ça ne peut-être que celle qui dans « Anpanman et l’étoile de Noël » sauve les cadeaux de noël que Baikinman a détourné de la route des cheminées. J’ai pu voir sur son visage une telle surprise mélée d’incrédulité, d’admiration et de bonheur que je pense qu’il se souviendra pour longtemps de cet instant fugace.

Et puis le soir, sushiyasan. Et ici à la campagne, à quelques minutes du lieu de pêche, le poisson cru à vraiment plus de goût qu’à la ville (Yappari !). Le seul problème de ce restaurant, c’est qu’on y mange assis par terre. Et je suis d’une telle souplesse que c’est pour moi dès la deuxième seconde une torture qui se laisse apprécier encore quelques heures après le repas. Et à la campagne, c’est partout ainsi, trois jours, cinq repas, cinq séances bien éprouvantes pour tout ce qui chez moi devrait être articulé.

Nous avons passé la nuit dans une pension fort agréable dont le responsable était photographe professionnel, dans la salle à manger, sa collection d’appareils photos, du petit dejikame acheté pour voir, à l’antique chambre noire, en passant par un reflexe numérique dernier modèle… jolie collection. Pension sympathique. 13000 yens.

Et le lendemain, ça sera pour demain 😉

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