Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Faire les présentations

C’est qu’elle ne se laisse pas prendre en photo facilement, longue et fine, haute et brillante, elle porte le sobriquet de Wav 4 et son papa c’est Ned Steinberger, NS Design, voici donc Enesse…

Au moins elle plaît au petit :

– T’as vu, papa il a une nouvelle basse !…
– Kakkoii deshô !

– Oui, elle est cool, hein !
– Doko de kattekita ?
– Je l’ai achetée à Tokyo35.673718139.697556 ce week-end…

– Sokka, Kyoto34.986796135.758678 ?
– Nonon, Tokyo35.673718139.697556
Tokyo35.673718139.697556 ?…

Bon, et c’est maintenant que commence le travail, c’est beaucoup plus physique que la basse électrique, ça arrache les doigts, ça les écartèle bien aussi, ça tire dans les avant-bras, beaucoup plus dur aussi question justesse… mais, wow ! :°

Et dès que j’ai un plan enregistrable, je le partage avec vous, mais c’est peut-être pas demain 🙂

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Gros bobo

Nous avons experimente hier soir bien malgre nous le systeme medical japonais. Notre petit garcon est toujours tres demandeur de sorties, et hier c’etait sa grand mere qui l’a emmene se defouler dans le jardin au pied de l’immeuble. On regardait la tele, et moi je jouais avec mon tout nouveau keitai achete l’apres midi meme.

Et puis notre fils est rentre en pleurs. Au son de sa voix on a compris que ce n’etait pas ordinaire. Il nous est alors apparu le visage ensanglante. Il etait tombe dans les escaliers. Vent de panique. La grand mere qui etait plus sereine lui a nettoye le visage et on a pu mieux voir de quoi il s’agissait (une plaie au front de quelques millimetre qui en france aurait donne lieu probablement a deux ou trois points).

Comment faire alors, on reunit le minimum requis : de l’argent et l’equivalent de la carte vitale. Et on part a pied vers la cabinet du medecin du quartier. Mon epouse tiens le petit pendant que je tiens la serviette sur son front pour pas que le sang continue de couler.

Quelques minutes de marche et on arrive devant une porte fermee, c’est le jour de repos de ce medecin.

Demi tour, vers un autre cabinet (ou on pensait faire suivre le petit). A nouveau quelques minutes de marche, cette fois ci le cabinet est ouvert. « Bonsoir, desole c’est la premiere fois qu’on vient, mais le petit est tombe dans les escaliers, pouvez vous le voir ? »

Apres une courte attente on nous donne un papier avec un numero de telephone d’un medecin qui aura peut-etre plus de temps ainsi que la possibilite de prendre une radio. Le medecin n’a pas vu le petit, on repart a pied vers l’autre cabinet. On a oublie les telephones tout neuf, ils ne nous serviront pas ce soir.

On arrive chez l’autre medecin, la c’est un peu mieux, il n’y a pas de place mais on se charge pour nous d’appeller un specialiste, de s’assurer qu’il peut nous recevoir et on nous appelle un taxi. Le petit n’a pas arrete de pleurer depuis 20 minutes.

Au troisieme cabinet, on nous fait patienter quelques minutes, le sang s’est arrete de couler, le petit s’est calme en montant dans le taxi, il peut marcher et bredouille quelques mots, on est rassure.

Le medecin, un chirurgien – prime meilleur medecin en 2005 – voit le petit et explique que la meilleure chose serait une suture mais que comme il s’agit d’un petit enfant il va plutot utiliser des petites bandes de sparadra pour reserer le plaie. Il nous precise que ca lui laissera surement une marque.

On passe ensuite dans la salle de radio pour verifier que tout est ok avec sa tete. Le temps du tirage, on patiente a nouveau dans le hall. Il y a un distributeur a boisson, on y achete du lait pour le petit.

Derniere consultation, les radios sont sans soucis, on nous invite a repasser le lendemain pour voir.

Comme je suis ichiban bimbo (le plus fauche des fauches), on est super bien rembourse pour ce qui touche le petit. Tout ca nous coute 500 yens (un peu plus de 3 euros).

Aujourd’hui, alors que je receptionnais les colis a la maison, mon epouse est retournee avec le petit. Le chirurgien a nettoye la plaie pour 300 yens et c’etait tout.

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Rabu-Rabu Kurisumasu (première partie)

Première partie de mon Noël parmi les rabu rabu kappuru

Aujourd’hui (en fait hier, mais je n’ai mis en ligne mes notes que ce matin), j’ai eu droit à ma première journée de vraies vacances depuis que je suis au Japon. Noël n’est pas ici une journée de congé, aussi le petit était à la crèche, sa maman au travail, et moi a papillonner à gauche à droite, appareil photo autour du cou. En plus, il ne faisait même pas froid !

Et soit dit en passant, je me félicite d’avoir franchi une étape dans la connaissance de ma ville : après avoir pris conscience des quartiers, appris à les nommer, je sais aussi maintenant les rallier à pieds, comprenant où l’un se situe par rapport à l’autre, et je trouve ça assez chouette !

Le jour de Noël est ici très différent de ce qu’on connait en France. C’est LA journée du couple, et c’est peu de le dire ! A se demander ou vont les rabu rabu kappuru le reste de l’année… (Avec un peu d’imagination et beaucoup de souplesse d’esprit, vous finirez vous aussi à vous faire à l’idée que rabu est la prononciation japonaise de love*). Les couples love love qui se promènent bras dessus bras dessous dans les quartiers chauds de la ville à la recherche d’une ambiance romantique avant de se rendre au rabu hoteru.

Et puis il y a ceux qui tentent leur chance avec l’élue de leur cœur, tel ce garçon avec cette fille et sa petite valise a roulette suggérant qu’elle avait pris le train voir celui qui l’aime. Couple croisé au pied d’un love hotel de dotombori, ce qui visiblement allait trop vite pour elle : « eh !!! et un restaurant plus normal ?… » Et moi de passer, feignant de ne rien comprendre au japonais, et de me passionner quelques mètres plus loin devant des fugus en aquarium !

Quelques cent mètres après, je les ai retrouvés, silencieux, elle tirant sa petite valise colorée, lui, penaud, dans son écran de keitai à chercher une alternative honorable à son plan en or…

Et à demain pour l’après midi de ma journée de Noël en solo !…

* En n’oubliant pas que les « R » se confondent avec les « L », les « B » avec les « V » et que les « U » se prononcent « OU » et qu’en fin de mots ils s’estompent jusqu’à presque ne plus se faire entendre…

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Enfoncer les portes

Des amis nantais nous rendaient dernièrement une petite visite. Hier, ils se promenaient à Nara34.683793135.835669, mais dimanche dernier on les a accompagné à Kyoto34.986796135.758678. L’occasion pour moi de visiter un temple très célèbre et pourtant encore inconnu à mes yeux (mais il y a tant de chose que je n’ai pas vu, ici, là bas ou ailleurs…).

Le Fushimi Inari34.967205135.772846 Jinjya a pour particularité d’offrir un parcours de près de deux heures sous une enfilade infinie de toorii (portes). On n’avait pas ce temps là devant nous, alors on n’a fait qu’un petit tour, aucun doute que j’y retournerai prochainement, plus longuement.

On y arrive en prenant une petite ligne JR, à deux stations de la gare centrale de Kyoto34.986796135.758678. C’est assez rapide et la gare de Inari est assez mignonne et donne l’impression un peu d’être arrivé dans un petit village de campagne, impression qui tranche avec la modernité et l’agitation de celle de Kyoto34.986796135.758678. Le temple fait face au combini qui jouxte la gare. Les marchands donnent ici presque dans la cour du temple, dans une ruelle qui borde la cour ; en plus des traditionnels porte clés, crayons, appareils photos stéréoscopiques, on peut y acheter des toorii plus ou moins miniature pour décorer son salon ou en faire don aux dieux (et à ses employés, qui eux, ont quelques dépenses).

Et puis, après avoir gravi quelques marches, on s’enfonce sous les portes qui parcourent la forêt. L’ambiance est relaxante, et l’oeil est flatté de ces jeux d’ombre et de lumière vacillant sur le rouge des portes. Un embranchement arrive, impliquant un choix, monterons nous par la gauche ou par la droite ?

Cela ne fait finalement pas de différence, les deux chemins se retrouvent au même endroit un peu plus haut, dans une cour avec un nouveau petit temple, une fontaine pour se purifier, quelques plaquettes votives sur lesquelles sont dessinées des visages, les portes vendues un peu plus bas, et une pierre, qui accomplit les souhaits, si elle parait plus légère qu’on ne la pensait lorsqu’on la soulève.

Elle est très lourde.

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Kyoto toujours

Et de jour toujours aussi.

En sortant du temple, on retombe vite sur… un autre temple, et ça c’est l’effet Kyoto34.986796135.758678. Celui là est fait de poutrelles métalliques et de tôle ondulée rouillée dans ses allées. En arrière plan, la cheminée de l’école du quartier ajoute encore un peu au côté industriel du lieu. Si ça ne sentait pas aussi bon l’encens, on se penserait ailleurs.

Un peu avant, un musée privé de l’Ukioyoe ouvert quand la maisonnée se réveille et fermé quand il y a à faire. Un peu après, une pharmacie chinoise avec ses innombrables pots de verres contenant toutes sortes d’ingrédients médicinaux. On y trouve parfois des lézards dans de l’alcool, celle là collectionnait les nids de guêpe, exposés dans la vitrine poussiéreuse comme autant de gages du sérieux de la maison.

Un peu plus loin, on retombe sur Pontocho, visité une semaine avant avec Thomas. On le retrouvera ce jour là aussi, mais un peu plus tard. Dans les ruelles, un cuisinier monté sur geta de 20cm de haut réceptionne sa commande avant de retourner à ses fourneaux.

Et puis retrouver la rivière aux canards sous un ciel magnifique et s’y prélasser quelques minutes.

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C’est énoooorme !

Noël n’est déjà plus qu’un lointain souvenir, dès le soir du 25, on démontait les décos un peu partout… C’est vrai, à quoi bon maintenir une animation pour une fête qui ne rapportera plus d’argent après tout, au Japon, on sait être pragmatique !… On est maintenant passé dans l’ambiance « Shôgatsu« , le nouvel an japonais. Maintenant, partout les kagamimochi ont remplacé dans les magasins les chocolats et sapins miniature.

A l’occasion des fêtes, et j’en arrive au sujet de mon post, Meiji, un boite d’agroalimentaire japonaise avait sorti une sorte de Curly (Karu), en version énoooorme (« deka », c’est écrit sur le sachet). Et quand je dis, énoooorme, ce n’est pas un effet de style, il faut imaginer dans les rayons des sacs de biscuits soufflés de la taille d’un sac poubelle de cuisine, gonflés comme un oreiller… ça ne se rate pas !

Et là où ça m’a bien fait rigoler – et on objectera à juste titre qu’on se demande bien ce qui ne me fait pas marrer -, c’est qu’il y avait une raison rigoureusement logique à l’augmentation de la taille du sac : si le contenant était plus grand, c’est que le contenu l’était également devenu ! Les Karu de fête étaient exactement 3 fois plus gros que les Karu de tous les jours (et ça aussi c’est écrit dessus, dans une démonstration en image absolument irréfutable)… Et le concept est poussé jusqu’au bout puisque le gros paquet contient 3 paquets de taille normale, histoire de bien enfoncer le clou sur le facteur 3.

Et à manger, il vous faut imaginer des Curly de la taille d’une petite éponge, ça rentre à peine dans la bouche et pourtant, des concours de Chamalow, j’en ai gagné !

Karu, ça signifie en japonais, prononcé avec un truc dans la bouche, « grenouille », l’occasion pour moi d’apprendre un nouveau mot très utile à mon fils…

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Reprendre le fil

Aujourd’hui s’achevait mon congé parental. Depuis une petite semaine, tout le monde était de retour à la maison, à l’exception du petit pour qui la crèche avait déjà repris. Aujourd’hui, aussi, un peu partout en ville, les japonais ayant vingt ans dans l’année paradaient en habit traditionnel, de quoi faire un sujet très attendu pour l’ouverture du journal télévisé. Mais moi, j’étais de retour au boulot.

Mais avant ça et avant l’évènement que vous savez, on en était à se promener le jour de Noël dans quelques quartiers un peu usés d’Osaka. Et la promenade s’est poursuivie en longeant les autoroutes suspendues qui balafrent le paysage urbain, pour les quitter et entrer dans des quartiers plus calmes avant de retrouver toujours suspendues, non plus les autoroutes, mais les lignes JR qui encerclent le centre d’Osaka.

Ce qui me permet de vous parler de mes cadeaux de Noël (oui, j’ai toujours aimé ça, frimer un peu le jour de la rentrée) ! Car si je n’ai pas eu le tant convoité 50mm à grosse ouverture, j’ai eu par contre quelques livres de photos très très smart pour qui aime les paysages urbains et industriels (et j’en suis).

En particulier ce livre plein de photos panoramiques des jonctions autoroutières japonaises, de jour, de nuit, d’en haut d’en bas, un livre qui donne le vertige avec ses lignes très dynamiques et ses enchevêtrements parfois inouïs de blocs de bétons et de métal…

Et comme j’aime partager, c’est déjà sur ma petite boutique !

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Retour sur…

Je viens de recevoir aujourd’hui à la poste un cadeau que j’attendais de pied ferme : le photobook tiré de mes vacances de mai dernier. Il est beau, il est gros, il sent bon le senbei chaud, et il s’offre à vous sur ma p’tite boutique !

Avec ce deuxième photobook, ce sont plus de 220 pages papier glacé pleines des photos (près de 400 au total) que je vous avais montré ici même depuis fin mai dernier, les photos illustrent les propos, là aussi tirés du blog.

Et je le trouve superbe – content Ghismo.

Pour une livraison avant Noël, c’est chaud chaud, mais blurb affirme que jusqu’au 9, ce n’est pas tout à fait impossible. Si vous voulez en faire un cadeau, n’attendez pas une seconde pour en passer commande, mais ne misez pas tout dessus, achetez une petite babiole pour pouvoir dire le jour « N » que le gros cadeau arrive un peu plus tard et de loin.

Et tant que j’en suis à mettre en ligne de nouvelles créations, j’ai également édité une version papier de mon blog, dans un plus petit format, avec plus de place au texte (mais les photos sont également présentes), et pour commencer, j’ai réuni dans un volume les trois mois qui suivent mon arrivée ici… C’est plus un projet perso, mais j’ai ouïe dire que certains parmi vous imprimaient mon blog, voici un moyen sympa d’en garder une trace papier (relié et glacé pour le coup)…

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La récolte sera-t-elle bonne ?

Nous sommes allés ce week-end faire une petite visite en famille au cimetière. Celui çi se trouve à Nara34.683793135.835669, en rase campagne. Et à cette période de l’année, tout le long de la route, les champs de riz rayonnent d’éclats verts. La récolte est proche.

Et c’est la première fois que je voyais du riz pour de vrai, avant qu’il ne soit scrogneugné, et mis en sachet cuisson 10 minutes. La première fois aussi que je voyais ce genre d’araignée.

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