Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Enfoncer les portes

Des amis nantais nous rendaient dernièrement une petite visite. Hier, ils se promenaient à Nara34.683793135.835669, mais dimanche dernier on les a accompagné à Kyoto34.986796135.758678. L’occasion pour moi de visiter un temple très célèbre et pourtant encore inconnu à mes yeux (mais il y a tant de chose que je n’ai pas vu, ici, là bas ou ailleurs…).

Le Fushimi Inari34.967205135.772846 Jinjya a pour particularité d’offrir un parcours de près de deux heures sous une enfilade infinie de toorii (portes). On n’avait pas ce temps là devant nous, alors on n’a fait qu’un petit tour, aucun doute que j’y retournerai prochainement, plus longuement.

On y arrive en prenant une petite ligne JR, à deux stations de la gare centrale de Kyoto34.986796135.758678. C’est assez rapide et la gare de Inari est assez mignonne et donne l’impression un peu d’être arrivé dans un petit village de campagne, impression qui tranche avec la modernité et l’agitation de celle de Kyoto34.986796135.758678. Le temple fait face au combini qui jouxte la gare. Les marchands donnent ici presque dans la cour du temple, dans une ruelle qui borde la cour ; en plus des traditionnels porte clés, crayons, appareils photos stéréoscopiques, on peut y acheter des toorii plus ou moins miniature pour décorer son salon ou en faire don aux dieux (et à ses employés, qui eux, ont quelques dépenses).

Et puis, après avoir gravi quelques marches, on s’enfonce sous les portes qui parcourent la forêt. L’ambiance est relaxante, et l’oeil est flatté de ces jeux d’ombre et de lumière vacillant sur le rouge des portes. Un embranchement arrive, impliquant un choix, monterons nous par la gauche ou par la droite ?

Cela ne fait finalement pas de différence, les deux chemins se retrouvent au même endroit un peu plus haut, dans une cour avec un nouveau petit temple, une fontaine pour se purifier, quelques plaquettes votives sur lesquelles sont dessinées des visages, les portes vendues un peu plus bas, et une pierre, qui accomplit les souhaits, si elle parait plus légère qu’on ne la pensait lorsqu’on la soulève.

Elle est très lourde.

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Histoires de cul

Depuis que je conduis le petit à la crèche, je peux voir sur ce parking ces deux fauteuils usés qui se tapent la discute.

Rien de très énergique, pas d’effusions verbales, ces deux amis savent rester discret, Tellement discret que personne ne semble plus y préter attention. Depuis un bon mois, il n’ont pas bougé d’un pouce, même place, même position… En m’approchant un peu j’ai pu voler quelques morceaux de leurs chuchotements. Et bien entendu que peuvent se raconter deux fauteuils de bureau d’autre que des histoires de fesses ?…

« – (…) et le bureau du troisième ?
– le 317 ? m’en parle pas ! quelle chaleur ! à crever ! mais encore c’était rien en comparaison de Satô san du 424, lui mangeait des gyôza au petit déjeuner !
– Wow, dur. T’as pas eu une vie facile toi !
– Ah ça non ! Regarde comment ils m’ont passés au scotch ! Et dire que toi tu t’es tapé toutes les minettes du service…
– Oh que oui ! En parlant de scotch, je t’ai parlé de la fille du 114 ? Ah ça ! quels moments heureux j’ai passé (…) »

Et voilà, encore une fois je ne cherche plus à comprendre ce qui aura amené ces fauteuils ici, pas plus que ce qu’ils y font encore !

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De Sumiyoshi à Mandaiike (première partie)

Il m’arrive parfois de consulter google earth pour trouver une destination de promenades… C’est ainsi que j’ai découvert « Mandaiike ». Quand j’ai montré la vue aérienne à mon épouse, elle a très vite reconnu le lieu, et quand je lui ai demandé si on pouvait y aller le week-end, elle m’a répondu d’une petite moue : « Bah mais ya rien là bas… » en ajoutant tout de même « par contre, les cerisiers y sont beau ».

Pour se rendre à Mandaiike34.619400135.502109, on passe par Sumiyoshi34.613312135.486767, ceux qui me lisent connaissent déjà bien, c’est un des lieux d’Osaka que j’ai le plus photographié (et ce n’est pas fini). Là on prend le chinchin-densha pour quelques stations.

Après quelques ballotements, bruits de clochettes, grincements divers, on arrive très vite à destination, le reste se fait à pieds, et on se retrouve face au lac après quelques centaines (dizaines ?) de mètre. Et, c’est bien vrai, il n’y a rien ! Pas vraiment de bruit, un scooter qui passe au loin, une voiture de temps en temps, quelques cris de corbeaux, ça fait presque bizarre… Et devant les yeux ce n’est pas beaucoup plus dense : un lac, trois ilots, quelques jeux pour enfants, quelques maisons, une maison de retraite, des pécheurs, quelques joggeurs, le lac parait beaucoup plus petit que sur google earth. Un détail qui m’avait échappé, on est encore en hiver (plus pour très longtemps) et les arbres sont nus, vu du ciel, avec des feuilles, ça le faisait beaucoup mieux.

On y retournera au moment où les cerisiers seront en fleur (et pour ceux que ça intéresse, les pruniers sont actuellement en fleur à Osaka, et la saison semble assez précoce cette année, d’après Baba, il se pourrait bien que les cerisiers donnent début avril)…

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Le pont aux grues

Suite et fin de la déambulation du lundi de Pâques

En filant au sud, on arrive sur le Pachinko de Tsuruhashi34.665299135.530176 qui annonce tout en couleur et sans portes automatiques un quartier dédié aux plaisirs, un peu délaissé, surtout à cette heure, aux murs noircis de crasse, imbibés du gras de friture des innombrables bouibouis aux activités sulfureuses. Un coupe gorge sans danger apparent, bâti comme toujours autour des gares de métro et de train express.

Une obasan croise ma route et regarde en direction de ce que pointe mon objectif. Haussement des épaules et regard désapprobateur. Je ferais mieux de me cantonner aux cerisiers. Comme tout le monde.

A l’autre bout du shôtengai, les bars et restaurants à quat’sous font place progressivement à un quartier d’habitation, petites maisons individuelles, beaucoup de couleurs, usées, maisons traditionnelles, et jardin public sous la ligne de chemin de fer. Un Love-Hotel défraîchi aussi s’y est logé offrant ainsi sans doutes quelques vibrations supplémentaires, comprises dans le prix, 3500 yens.

Et pour ceux que ça interesserait, après celle du matin, la carte de l’après midi ou les deux réunies

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C’est énoooorme !

Noël n’est déjà plus qu’un lointain souvenir, dès le soir du 25, on démontait les décos un peu partout… C’est vrai, à quoi bon maintenir une animation pour une fête qui ne rapportera plus d’argent après tout, au Japon, on sait être pragmatique !… On est maintenant passé dans l’ambiance « Shôgatsu« , le nouvel an japonais. Maintenant, partout les kagamimochi ont remplacé dans les magasins les chocolats et sapins miniature.

A l’occasion des fêtes, et j’en arrive au sujet de mon post, Meiji, un boite d’agroalimentaire japonaise avait sorti une sorte de Curly (Karu), en version énoooorme (« deka », c’est écrit sur le sachet). Et quand je dis, énoooorme, ce n’est pas un effet de style, il faut imaginer dans les rayons des sacs de biscuits soufflés de la taille d’un sac poubelle de cuisine, gonflés comme un oreiller… ça ne se rate pas !

Et là où ça m’a bien fait rigoler – et on objectera à juste titre qu’on se demande bien ce qui ne me fait pas marrer -, c’est qu’il y avait une raison rigoureusement logique à l’augmentation de la taille du sac : si le contenant était plus grand, c’est que le contenu l’était également devenu ! Les Karu de fête étaient exactement 3 fois plus gros que les Karu de tous les jours (et ça aussi c’est écrit dessus, dans une démonstration en image absolument irréfutable)… Et le concept est poussé jusqu’au bout puisque le gros paquet contient 3 paquets de taille normale, histoire de bien enfoncer le clou sur le facteur 3.

Et à manger, il vous faut imaginer des Curly de la taille d’une petite éponge, ça rentre à peine dans la bouche et pourtant, des concours de Chamalow, j’en ai gagné !

Karu, ça signifie en japonais, prononcé avec un truc dans la bouche, « grenouille », l’occasion pour moi d’apprendre un nouveau mot très utile à mon fils…

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Des champignons dans les carbonara !

Me voilà en rupture profonde avec le pays !

On ne trouve pas facilement les lardons fumés ici pour faire des pâtes à la carbonara… Alors je me suis laissé tenter par cette boite qui semblait contenir le rare ingrédient. Seulement voilà, il s’agit en fait d’une béchamel avec deux tiers d’un lardon et le reste en champignons…

Hic !

Pour faire une blanquette à la rigueur, mais pour des pâtes carbos, ah ça non alors ! Quelle honte !

Seb, t’entends ça ? Des champis dans les carbos… on aura vraiment tout vu !

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Atô kchhhhh, crrrrr âtôgomasushhhhh

Dans la série des vacances rayonnantes, on en était à jouer à cache cache avec les bus, mais, et ensuite ?

Ensuite, re-bus, direction Ginkakuji35.026605135.798064 cette fois çi (le temple d’argent). On ne se fait pas d’illusion, il sera fermé, mais j’ai cru comprendre que le chemin de la philosophie y arrivait… et si il y a bien quelque chose à voir à Kyoto34.986796135.758678, c’est bien « Le chemin de la philosophie ». Moi, je ne pensais pas connaître le chemin de la philosophie (la honte), et je ne voulais pas que cette ignorance rejaillisse sur la miss.

On s’y dirigeait sans histoires jusqu’à ce qu’en cours de route, le chauffeur nous invite à descendre, au milieu du trajet, comme ça, sans trop de raison, une course urgente peut-être… Les bus à Kyoto34.986796135.758678 ne nous auront pas laissé une image impérissable cette journée là. La prochaine fois, faudra essayer en vélo…

Le bus suivant arrive et son chauffeur devait être très grippé car il avait une façon très particulière de s’adresser à nous dans son micro, en lieu et place de « Arigatô gozaimasu », on avait à chaque passager descendant de sourds « ‘atô kchhhhh », « aa tttsssss », « ‘to kssss », « crrrrr âtôgomasushhhhh ». Forcement, fou rire de deux français au fond du bus à chaque arrêt, et aussi un peu entre les arrêt… Ne pas se regarder, surtout. Le problème, c’est qu’il arrive un moment où il faut descendre, et sans pouffer.

C’est à la nuit tombante qu’on entreprend notre chemin de la philosophie, de bout en bout, parce que pendant ces vacances on ne fait rien à moitié.

En cours de route, un petit creux nous prenant, on attend devant un café qui exhibe en devanture des gâteaux sympas. Mais il est 18h01 et les gâteaux seront remballés, on ne nous les vendra pas ; bras croisés en signe de refus. On philosophera le ventre vide.

Le retour se fait par la rivière aux canards, Demachiyanagi, 400 yens, repas trop copieux qu’on ne pourra pas finir, dans les 1000 yens puis 270 jusqu’à la maison.

Grosse journée. 5080 yens. On n’a jamais été aussi près de la fin.

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Matsuri, château et bateau

Suite du récit de mes vacances super bien.

Le matin du deuxième jour, il y avait un matsuri dans le quartier à Hirabayashi34.610747135.458630. Je l’imaginais dans le parc d’à côté, il était en fait en pleine zone industrielle, et pour cause, c’était la « fête du bois », sponsorisée par les industriels locaux (ceux du nord), avec un chêne en pot en cadeau à tous les visiteurs. Bien sûr, les yatai sont de sortie, la mascotte de la journée aussi, et une scène au bout présente quelques courts spectacles, magie, musique africaine et balafon, danses traditionnelles… On peut aussi prende un accompte sur le repas du midi, dans les 200 yens environ pour quelques karaage et yakitori pas mauvais du tout.

Le reste de la journée se passait plus au Nord. Métro 270 yens. Manger d’abord au Soup Curry, fixer de manière définitive ma tolérance aux épices du lieux à un niveau 20 (au dessus ça tape décidément trop). 880 yens hors suppléments épices. Et puis, après les tours d’Osaka Business Park, éviter de visiter le château d’Osakajô dont on dit qu’il est mieux de l’extérieur que de l’interieur. Le parc qui l’entoure par contre est tout agréable et on y prend son temps.

Vu de l’eau, Osaka est bien plus agréable (en tout cas beaucoup plus qu’en métro). Prendre l’aqualiner depuis Osakajo34.687251135.525670 jusqu’à Yodoyabashi34.693003135.500950, même si c’est très rapide, ça reste bien sympa. 800 yens quand même.

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Abiko

Il ne fait pas bon avoir 32 ans pour une femme au Japon, ni 42 ans pour un homme. C’est d’après mon beau-frère un fait statistique avéré, ces années réservent de bien mauvaises surprises à ceux qui les traversent.

A l’occasion de Setsubun (le jour qui marque le passage au printemps), on peut fort heureusement acheter au temple un peu de sérénité pour l’année en cours.

C’est pour cela que nous sommes allés en famille hier dans un temple d’Osaka : Abiko34.599527135.510150.

Abiko, c’est assez près de la maison, mais pour s’y rendre en métro, on doit un peu faire le tour de la ville, passer par daikokucho, ça prend donc un certain temps. Ce qui n’est pas pour déplaire au petit dont la passion pour les densha (trains) ne va que croissante.

A Abiko34.599527135.510150, il y a foule presque comme pour le jour de nouvel an, bien entendu, comme toute fête japonaise, les yatai (stand de forains) sont là en grand nombre, et le principe est de lâcher un peu (ou beaucoup) d’argent aux yatai, un peu (ou beaucoup) d’argent au temple, faire une prière et revenir à la maison avec sa cargaison d’artefacts religieux (dont l’efficacité elle aussi avérée finirait bien un jour par infléchir les statistiques susnommées), puis de lâcher un peu (ou beaucoup) d’argent aux yatai sur le chemin du retour :).

Le principe est simple, et j’aime bien les choses qui sont simples à comprendre !

A Abiko34.599527135.510150, on vient rapporter les objets qu’on y a acheté l’an passé, pour qu’ils soient brûlés. On retrouve de fait le feu un peu partout dans le temple. En particulier dans le pavillon principal, où le feu brûle à l’intérieur même du temple de bois, dans un bucher savamment organisé par des moines très costauds, qui reçoivent leur enseignement sur les pentes du Mont Koya, où ils passent leurs journées à la dure.

On y vient aussi pour recevoir le sacre libérateur du mauvais esprit, à la manière dont on sacrait les chevaliers au moyen-âge : un prêtre avec un chapeau (beaucoup) trop petit, appose une épée en plastique (qu’on retrouve un peu plus loin en vente dans les yatai, avec les figurines d’ultraman) sur chacune des épaules, puis sur le front, après lecture d’un texte saint pendant lequel un autre prêtre souffle comme un boeuf joue du coquillage à ses côtés. Bouuuuh.

Et pendant ce temps là, le petit faisait des tas d’expériences avec la terre sabloneuse du temple !

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