Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Suivre les petits cailloux

On en était où déjà ? Ah oui ! Et c’était il y a déjà un mois…

Après une pause glace très bavarde, on a pris le chemin de Arashiyama35.013021135.680122. Pas très loin du temple que mon épouse voulait visiter, il y avait une petite forêt de bambous accrochée à flanc de montagne… Et des forêts de bambous, depuis que j’ai vu les photos de David, je rêvais d’en parcourir. C’était d’ailleurs ce que je voulais le plus voir à Arashiyama35.013021135.680122 ce jour là. Et première vraie surprise sous les bambous, avec une petite brise, ça fait un bruit incroyable. Les bambous s’entrechoquent… et ça donne un peu l’impression de se trouver dans un port où les drisses fouettent les mats, en moins métallique, et 3 octaves plus bas. Klonk klonk.

Le chemin est parsemé de temples (on est à Kyoto34.986796135.758678, hein), dans le premier qu’on visite, des galets sont disposés sur une lourde pierre, quelques mots dessus pour appeler une grossesse. Les caresser aussi favorise l’enfantement. Je connaitrais bien d’autres choses qui, caressées, provoquent des grossesses, et avec une efficacité bien plus démontrable que ces petits galets… mais le Japon serait-il ce qu’il est sans son lot de superstitions ?… (Edit : et il semble que le développement du télé-travail ferait partie des mesures pour enrayer le déclin démographique, et c’est même pas une blague ! Comme les coupures de courant ? A quand des lois pour mettre en grève d’autorité les agents électriciens nippon ? :))

Et puis, le clapotis de l’eau nous accompagne tout le reste du chemin, ici des koinobori (c’était la saison) flottent au vent, là quelques agrumes dorent au soleil, et quelques cerisiers tardifs, en pleine fleur nous cachent un peu le soleil qui commence à taper.

Juste avant d’arriver, un ancien hôtel désaffecté qui pourrait avoir servi de décor dans Sen to Chihiro s’impose sur le côté gauche de la route.

technorati tags:,,,

Avoir l’air con (dans son salon)

Ce n’est peut-être pas ce que vous pensez… et désolé pour ceux qui auraient déjà vu ce titre de post sur à peu près tous les autres blogs de français au Japon.

Pour avoir l’air con, c’est on ne peut plus simple, il suffit de se rendre dans un magasin d’électroménager, et d’en faire la demande au vendeur (qui soit dit au passage ressemble à Philippe Séguin en moins gros et du temps où il se rasait). Celui ci tout en se frottant les mains, vous posera alors quelques questions précises sur le nombre de tatami de votre salon, savoir si vous habitez en maison particulière ou en immeuble, et si vous pensez utiliser votre air con plutôt l’été ou plutôt été comme hiver… Une fois ces informations prise, il vous fera l’article sur les différents modèles exposés, en particulier sur cette fin de série qui lui reste sur les bras et dont il espère écouler son stock avant vendredi (fin de la promotion). Mais quand vous passez samedi, la promotion est encore plus attractive… C’est qu’en hiver l’air con ne fait pas beaucoup d’envieux…

Et pourtant, j’ai fait pendant longtemps de la résistance, je n’en voulais pas de cet air con là, même quand Baba a déboulé un jour dans mon bureau un mètre en main pour voir si son air con qui lui sert plus irait pas dans l’embrasure de la fenêtre. Mais voilà, la pression est telle – quand on invite une amie à venir à la maison, qu’elle a l’air bien contente, quand on rajoute qu’on n’a pas l’air con, qu’elle se rembrunit d’un coup ; quand on dit que peut-être que le petit serait malade moins souvent si on avait l’air con – que j’ai fini par craquer sur cet argument saisonnier qui me parlait plus que les ions négatifs dégagés par cet air con en promo : 850w pour réchauffer le salon.

L’air con, c’est en japonais la contraction de air conditioning system, en bon français une climatisation. L’air con qui vient comme il se doit avec sa rime au con (rimo con), et là du coup il s’agit de la contraction de remote control, d’une télécommande donc.

technorati tags: , , , ,

Kyoto toujours

Et de jour toujours aussi.

En sortant du temple, on retombe vite sur… un autre temple, et ça c’est l’effet Kyoto34.986796135.758678. Celui là est fait de poutrelles métalliques et de tôle ondulée rouillée dans ses allées. En arrière plan, la cheminée de l’école du quartier ajoute encore un peu au côté industriel du lieu. Si ça ne sentait pas aussi bon l’encens, on se penserait ailleurs.

Un peu avant, un musée privé de l’Ukioyoe ouvert quand la maisonnée se réveille et fermé quand il y a à faire. Un peu après, une pharmacie chinoise avec ses innombrables pots de verres contenant toutes sortes d’ingrédients médicinaux. On y trouve parfois des lézards dans de l’alcool, celle là collectionnait les nids de guêpe, exposés dans la vitrine poussiéreuse comme autant de gages du sérieux de la maison.

Un peu plus loin, on retombe sur Pontocho, visité une semaine avant avec Thomas. On le retrouvera ce jour là aussi, mais un peu plus tard. Dans les ruelles, un cuisinier monté sur geta de 20cm de haut réceptionne sa commande avant de retourner à ses fourneaux.

Et puis retrouver la rivière aux canards sous un ciel magnifique et s’y prélasser quelques minutes.

technorati tags: , , , ,

Kyoto, et nuit

Troisième et dernier volet de cette petite promenade Kyoto34.986796135.758678ïte de ce début de mois. Après avoir navigué sous les érables rouge, nous avons retrouvé Thomas, et retrouvé sensiblement les mêmes lieux qu’une semaine auparavant. J’en avait tant fait la publicité à la maison que mon épouse voulait juger sur pièces.

Et puis, la nuit est tombée, véritable raison en fait de notre venue à Kyoto34.986796135.758678 ce jour là. En cette saison (on est début décembre), les temples de Kyoto34.986796135.758678 ouvrent leurs portes la nuit et se mettent en valeur par des jeux de lumières. Le temple qu’on voulait visiter, Kodaiji, sans afficher complet, présentait à ses abords une file d’attente propre à décourager les moins patients.

Pour nous ce fut finalement le plan B : la visite de la maison de Nene, épouse d’un notable important, juste en face du temple, et qui se faisait sans attente ni cohue. Pour Kodaiji, on reviendra l’an prochain, en semaine. Et ce choix ne fut pas mauvais, pour une maison particulière, elle a quand même un certain cachet. Le jardin est magnifique, et la mise en scène lumineuse très apaisante.

Et puis, on a rejoint Pontocho en naviguant dans des quartiers très chauds de Kyoto34.986796135.758678 que Thomas a su rendre bien mieux que moi. La soirée s’est terminée comme la semaine d’avant au bar ING, en partageant un bout de table ; au fur et à mesure que le bar se remplit, les groupes se resserrent.

Pour les intéressés, la carte de l’après midi, début, fin, la carte du soir, la carte de la journée.

technorati tags:,,

Parcourir Tokyo

Et ces vacances qu’on en voudrait d’autres des comme ça ?

Ce dixième jour de vacances est le dernier jour passé sur Tokyo35.673718139.697556. Aujourd’hui, on a décidé de quadriller (survoler) un peu la ville et ses quartiers, avec une carte de métro à 700 yens en poche, et bien sûr pas trop d’itinéraire préparé à l’avance, on descend où ça a l’air bien, et puis on marche tant que ça reste bien, c’est à peu près la stratégie de la journée !

Première étape à Akihabara35.698501139.772958, il est encore un peu tôt, et hormis les grandes enseignes, tout est fermé. Quelques ouvriers travaillent sur des structures métalliques, derrière de petits filets, dans une lumière qu’on croirait travaillée pour une publicité Manpower. Un peu plus loin, une boutique sur de nombreux étages affiche en vitrine des costumes manga, ça a l’air marrant et surtout, c’est ouvert, on y pénètre pour découvrir en fait un sex-shop d’une taille encore jamais vue. Beaucoup de panoplies, parfois portées par des mannequins ligotés et suspendus dans les escaliers, des jouets en tous genre, des vidéos, enfin bon, je pourrais vous faire un dessin, mais je ne sais pas dessiner.

On poursuit la marche un peu au hasard et on passe par un endroit appelé Kanda quand me vint la révélation, ce temple qui est là, cette statue de Confucius, c’est… oui, on arrive à Ochanomizu34.703676135.509598 ! Ochanomizu34.703676135.509598, qui en plus de porter un nom rigolo est peut-être un des lieu de Tokyo35.673718139.697556 parmi les plus photographié, avec sa rivière, ses ponts en biais par dessus et une activité ferroviaire de tous les instants. Une rare percée dans la ville qui permet de voir alentours un peu plus loin que l’autre côté de la rue, forcement ça provoque des clic et des clac, clic-clac.

On reprend le métro pour Akasaka, le but étant de retrouver à pieds la direction de Roppongi35.659963139.729903 Hills. J’y était venu une fois il y avait quelques temps, et je ne me souvenais plus trop de ce à quoi ressemblait la tour. Et pour brouiller un peu plus les pistes, le quartier regorge un peu de tours toutes plus hautes, plus brillantes, plus tordues ou plus droites les unes que les autres… Ca a l’air d’être par là, on tente… C’est pas si près mais on fini par y arriver, je retrouve l’araignée géante d’en haut des escalators, mais le parcours de fleurs géantes de Takashi Murakami n’y est plus.

Après un resto indien (moins de 1000 yens je crois) en bas, le sommet de la tour (1500 yens) offre une vue vraiment magnifique sur tout Tokyo35.673718139.697556, un musée aussi, mais on a du rater une indication car, au moment où on pensait y pénétrer, on s’est retrouvé 50 étages plus bas, directement dans sa boutique au pied de la tour… une autre fois peut-être… D’en haut, on a essayé de repérer ce qu’on ira voir ensuite… ce sera la tour de Tokyo35.673718139.697556.

On n’est pas sorti très loin de la tour, mais elle se trouve tellement enserrée dans la masse urbaine qu’elle ne se voit pas de si loin. On était parti à l’opposé dans un premier temps, avant de trouver un poste de police, un jeune policier, son chef plus âgé, leurs indications à faire demi-tour et puis un petit bout de la tour en reflet sur un building.

Mais plus encore que cette tour Eiffel qui n’en est pas une, ces deux bâtiments comme gonflés, dont l’un donnait l’impression d’être une tour d’habitation, ont attiré notre attention.

De là, la tour est bien visible, on se dirige en sa direction, et un gardien posté là, sans même nous demander où on va, nous indique de « turn left », lui, savait où on allait, manifestement. La tour de Tokyo35.673718139.697556, quand on s’est tenu sous la tour Eiffel, c’est un peu décevant, sorte de tour de télévision au dessus d’un bâtiment rectangulaire.

On essaye de s’échapper de là, il y a des stations de métro dans toutes les directions, aucune vraiment proche, notre prochaine destination est Shinjuku35.690903139.700260… le mieux est sûrement de filer à gauche. On croise un autre poste de police, un plan, et vous allez où ? Shinjuku35.690903139.700260 ? Allez à droite. Sauf que à droite, c’était une station Toei. On marchera finalement jusqu’à Azabu Jyuban avant de reprendre le métro.

technorati tags:,,,

Plus bimbo que jamais !

Ne vous y méprenez pas, bimbo n’a en japonais pas le même sens qu’en français. On me dit souvent que je suis « Ichiban bimbo », ce qui signifie que je suis le plus fauché des fauchés. Pas que j’ai une poitrine sur-développée et de longs cheveux blonds.

Ca qui m’amène à vous parler de ça : aujourd’hui, on a entrepri de remonter des poubelles ce meuble en parfait état qui me faisait de l’oeil depuis quelques jours et que je voyais bien remplacer ce carton Dell qui me servait de table basse dans le bureau.

Et – erreur – on a fait ça en plein jour, du coup, des rangées de gamins se pressaient par dessus les rembardes pour observer, non sans commentaire, ce curieux manège d’un gaijin qui ramène les poubelles chez lui.

Déjà que dans les couloirs il se dit que c’est quand même bizarre, que ce gars là ne porte jamais de cravatte ni de complet noir, qu’il passe ses journées à la maison, qu’il ne travaillerait donc pas… Bref cet épisode va surement alimenter l’imaginaire du voisinage !

Bon, mais je m’en moque bien, car une fois nettoyé, passé à la cire, j’ai dans mon bureau un élément de mobilier très pratique, je trouve plutôt sympa, en vrai bois, avec des prises de courant intégrées, qui a même prévu un emplacement pour mon matériel musical. Et puis, en le nettoyant, on y a même retrouvé quelques photos secretes qui s’y cachaient, et ça, ça flatte le voyeur qui est en moi !

technorati tags: ,

Bah !… C’est un New Dogma !

Il y a quelques jours, juste avant que la pluie ne prennes ses aises (ça, fallait pas l’inviter), on a pu de nouveau s’émerveiller des ciels qui s’offraient à nous.

Il y a eu d’abord ces nuages, incroyablement massifs, blanc vif, tranchant sur le bleu du ciel… En les voyant, j’ai pris à partis ma compagne :
« – whaaa, t’es vu les nuages là bas !?…
– bah !… c’est un new dogma !
– ah bon. »

Je dois bien vous avouer que je ne m’attendais pas à celle là.

Bon, je ne me démonte pas pour autant, on retrouve mes beaux parents, et depuis leur immeuble, je me décide à consigner ces nouveaux dogmes en photo. Là ma belle mère de me dire :
 » – qu’est-ce que tu prends en photo ?
– les nuages là bas, génial, hein ?
– ah… les new dogma ? »

J’ai senti à cet instant une grande lassitude m’envahir, un état proche de la dépression. Est-ce si banal et si célèbre que tout le monde sache jusqu’à leur petit nom à ces nuages là…

En rentrant à la maison, et après avoir pris d’autres photos d’autres nuages, qui eux n’en étaient pas (des new dogma), j’ai googlé sur ces termes… rien n’est venu.

J’ai alors demandé des précisions, savoir si new dogma c’était katakana (l’alphabet japonais qui sert à écrire les noms étrangers) ou hiragana (l’alphabet japonais qui sert à écrire les noms bien japonais). Et j’ai commencé à comprendre que new dogma était en fait nyûdogumo : en mot à mot, les nuages qui prennent le chemin, en bon français, des cumulonimbus. Et ça, grâce à Alain Gillot-Pétré, membre fondateur du collège des présentateurs météo, je sais parfaitement ce que c’est.

入道雲 【にゅうどうぐも】 (n) cumulo-nimbus, colonne nuageuse (en été), 146665

technorati tags:, ,

Reprendre le fil

Aujourd’hui s’achevait mon congé parental. Depuis une petite semaine, tout le monde était de retour à la maison, à l’exception du petit pour qui la crèche avait déjà repris. Aujourd’hui, aussi, un peu partout en ville, les japonais ayant vingt ans dans l’année paradaient en habit traditionnel, de quoi faire un sujet très attendu pour l’ouverture du journal télévisé. Mais moi, j’étais de retour au boulot.

Mais avant ça et avant l’évènement que vous savez, on en était à se promener le jour de Noël dans quelques quartiers un peu usés d’Osaka. Et la promenade s’est poursuivie en longeant les autoroutes suspendues qui balafrent le paysage urbain, pour les quitter et entrer dans des quartiers plus calmes avant de retrouver toujours suspendues, non plus les autoroutes, mais les lignes JR qui encerclent le centre d’Osaka.

Ce qui me permet de vous parler de mes cadeaux de Noël (oui, j’ai toujours aimé ça, frimer un peu le jour de la rentrée) ! Car si je n’ai pas eu le tant convoité 50mm à grosse ouverture, j’ai eu par contre quelques livres de photos très très smart pour qui aime les paysages urbains et industriels (et j’en suis).

En particulier ce livre plein de photos panoramiques des jonctions autoroutières japonaises, de jour, de nuit, d’en haut d’en bas, un livre qui donne le vertige avec ses lignes très dynamiques et ses enchevêtrements parfois inouïs de blocs de bétons et de métal…

Et comme j’aime partager, c’est déjà sur ma petite boutique !

technorati tags:,,,,,

Dans un mois, Noël !

Je suppose qu’à Nantes, les panneaux « Nantes 2007 » ont refait leur apparition, sur le même modèle que sur les 6 dernières années, avec juste un sept qui aura substitué le six de l’an passé. Peut être qu’il ne sont pas encore allumés, mais ils sont surement dans toutes les rues.

Ici aussi Noël a fait son apparition ; ici, rien dans la rue, seules quelques galeries commerçantes et department store font la promotion de cette fête commerciale. Sapins, décorations, petites vitrines… C’est pas non plus très exhubérant tout ça…

C’est mieux en France, non ?

Mots clés en nuage pour ce blog :

appartement du mois au quotidien aux infos bicyclopédie blogger party #2 #3 #4 blogging boutique chinden cuisine démarches administratives déménagement electro en famille en photo expatriation flock fêtes et traditions génial j'aime-j'aime pas japon kobe kyoto langue japonaise la photo du vendredi la toute petite le petit logement lundi-de-paques mou si mou météo nara osaka pano plaît-il? projets santé sayonara-sale souvenirs tokyo transporteur tsuwano vacances vu de l'appart week-end à tsuwano