Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

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Rebattre le pavé

Je viens de me rendre compte que mon blog est devenu presque exclusivement musical ces derniers temps. Bon, ce n’est pas grave, c’est dans l’ère du temps, le hasard s’y étant mis aussi, mais je n’ai pas fait non plus dernièrement que surfer le web à la recherche de tout ce qui se disait sur Enesse et ses copines. Il y a un mois (c’était ce jour là), par exemple, on était parti en couple voir l’expo « plus/minus » de Yukio Fujimoto à Higobashi34.692121135.496273 et je n’ai jamais depuis trouvé le temps de vous y emmener. On y va ?

Il y a un mois, c’était le tout début de l’automne, l’été était encore très présent dans le souvenir, cette année on a eu vraiment chaud, et subitement, les températures ont baissées de 10° d’un coup, pas encore de quoi changer du t-shirt mais de l’air à respirer enfin.

Le midi on a mangé d’un curry japonais au comptoir d’une gargote tenue par un couple bizarre. L’homme, presque totalement transparent, effacé ; même quand il nous accueille à l’entrée du restaurant, on ne voit que le comptoir à travers lui. La femme s’y tient aux casseroles, et me faisait incroyablement penser à Barbara, avait un air de junky pre-punk, avec les griffures sur les avants bras, le regard, insondable, souligné de noir, le teint poudré blanc-crème, le sourire mona-lisesque permanent, l’expression invariablement figée, les cheveux noirs fatigués, et puis, il y avait ce maniement du couteau sans état d’âme sur le porc pané… slash. slash. A midi, ça trippe un peu, un soir, un jour de brume, on ne s’attarderait pas ! On ne s’y attarde pas non plus, c’était délicieux pourtant.

Le musée des arts d’Osaka où se situait l’expo se trouve à l’ouest de Higobashi34.692121135.496273. Le bâtiment sort du sol à la manière de feuilles aux nervures en tube d’aluminium posées sur un œuf de verre. Seule l’entrée est en surface, le musée, lui est souterrain : l’accueil et le magasin au B1, le musée au B2 et B3, l’ensemble donne une belle impression d’espace. Quelques œuvres se donnent gratuitement à voir tel ce mur et ses ombres, les ombres sont peintes, à l’acrylique, mais on s’y laisse prendre et on s’approche pour vérifier.

A l’étage au dessous, l’expo qu’on venait voir. Le travail de l’artiste est très sensible, basé sur quelques éléments récurrents : des textes, des polices, des supports transparents, du son aussi, ou plutôt du son qui s’efface. Une collection complète des LP des Beattles, tous poncés très finement, et un mur de son sur lequel des milliers de hauts parleurs diffusent chacun un contenu différent, en s’approchant, le son augmente, et se clarifie, dès qu’on se décolle on retombe dans ce brouhaha, sorte de bruit blanc qui s’estompe très vite, la frontière est très tenue. En quelques centimètres, on change de monde.

Quelques autres artistes sont également présents à ce niveau, de manière permanente, notamment le travail d’un photographe (j’ai noté son nom pourtant, mais où…) qui dans les années 60 prenait des clichés en pause longue (24h, c’est assez long 🙂 et au fish-eye. Sublime, mais on a bien fait de laisser le petit chez Baba, il se serait peut-être ennuyé :).

En face du musée d’art, il y a celui des sciences, et là par contre, on y reviendra ensemble lorsqu’il aura un peu grandi, si il arrive à se détacher de cette monomanie « transports en commun » qui ne le quitte pas.

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Glande érection (ou invelsement)*

Il y a eu dimanche dernier des élections à Osaka comme dans d’autres villes du Japon. Ce qui a quelques effets détestables, comme celui de voir réélu le maire de Tokyo35.673718139.697556, mais a surtout l’effet très positif de faire taire les fourgonnettes de campagne qui pendant plus d’une semaine quadrillaient la ville.

Imaginez vous avec sous vos fenêtres, toutes les 5 minutes, une fourgonnette surmontée de plusieurs haut-parleurs de foire (ceux qui ne donnent que dans les medium pour porter plus loin), et à l’intérieur de laquelle un candidat et une de ses représentante fait signe coucou de la main à tout ce qui se promène alentours, en hurlant dans les HP (avec une exaltation qui m’a inspiré ce titre) : « GHISMO ! GHISMO ! GHISMO ! VOTEZ POUR GHISMO ! SIOUPLAIT, GHISMO ! MERCI BEAUCOUP C’EST GHISMO QUI VOUS REMERCIE ! »

Au début ça fait sourire, mais dès le deuxième jour, on trace des traits sur le mur en espérant qu’il existe une loi qui impose une trève à quelques jours du scrutin ! De ça, il n’y a pas. D’autant que les agressions vont crescendo tant en volume sonore qu’en fréquence de passage. Dès le 3ème jour de ce petit manège on avait régulièrement des voitures venant de toutes les directions en même temps.

Des voitures, mais aussi des gens à pieds ou à vélo, ceux la sont moins offensifs (car moins équipés), mais provoquent une surenchère de décibels de la part des fourgonnettes lorsque les deux se croisent.

Parfois aussi les fourgonnettes s’arrêtent, et le candidat sort faire un discours, écouté la plupart du temps par à peu près personne ou alors de sa seule claque.

Une petite vidéo (qui n’a aucun sens sans le son) pour vous plonger dans l’ambiance ; rassurez vous, ça ne dure que 2’20.

* Comme vous le savez peut-être, en japonais, les R et les L se confondent. Ce qui me permet en toute impunité de vous sortir ce genre d’horreur et de travailler du même coup mon référencement l’air de rien !…

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Kyoto, et nuit

Troisième et dernier volet de cette petite promenade Kyoto34.986796135.758678ïte de ce début de mois. Après avoir navigué sous les érables rouge, nous avons retrouvé Thomas, et retrouvé sensiblement les mêmes lieux qu’une semaine auparavant. J’en avait tant fait la publicité à la maison que mon épouse voulait juger sur pièces.

Et puis, la nuit est tombée, véritable raison en fait de notre venue à Kyoto34.986796135.758678 ce jour là. En cette saison (on est début décembre), les temples de Kyoto34.986796135.758678 ouvrent leurs portes la nuit et se mettent en valeur par des jeux de lumières. Le temple qu’on voulait visiter, Kodaiji, sans afficher complet, présentait à ses abords une file d’attente propre à décourager les moins patients.

Pour nous ce fut finalement le plan B : la visite de la maison de Nene, épouse d’un notable important, juste en face du temple, et qui se faisait sans attente ni cohue. Pour Kodaiji, on reviendra l’an prochain, en semaine. Et ce choix ne fut pas mauvais, pour une maison particulière, elle a quand même un certain cachet. Le jardin est magnifique, et la mise en scène lumineuse très apaisante.

Et puis, on a rejoint Pontocho en naviguant dans des quartiers très chauds de Kyoto34.986796135.758678 que Thomas a su rendre bien mieux que moi. La soirée s’est terminée comme la semaine d’avant au bar ING, en partageant un bout de table ; au fur et à mesure que le bar se remplit, les groupes se resserrent.

Pour les intéressés, la carte de l’après midi, début, fin, la carte du soir, la carte de la journée.

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Mon quartier, du côté indus’

Mon quartier (Suminoekôen) se situe en banlieue sud d’Osaka, il se compose d’un grand nombre de tours d’habitations, de petites maisons individuelles, de nombreux jardins publics, mais aussi de tout un tas de petites industries.

Et c’est quelque chose qu’on repère à l’odeur, régulièrement, ça sent la soudure à l’arc, et en remontant quelques centaines de mètres plus au nord, c’est le bois qu’on travaille. Si personnellement je préfère l’odeur de la sciure de bois à celle du métal soudé, aucune des deux ne me dérange vraiment, ça forme en fait l’empreinte olfactive du quartier. Si bien que, comme ça arrive de temps en temps, ces odeurs laissent place à l’odeur de la mer, on en est un peu surpris (agréablement bien sûr). La mer dans le quartier, on sait qu’elle est au bout, là bas, on la devine mais on ne la voit jamais.

Petite promenade en photos sous l’angle industriel dans ce petit quartier périphérique d’Osaka…

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Petit tour dans Kobe

Suite de la promenade dans Kobe34.691380135.195693 avec Piccator

J’avais le projet de vous présenter Kobe34.691380135.195693 par thématiques : Kobe34.691380135.195693 c’est rouge, Kobe34.691380135.195693 c’est bleu, c’est vert, c’est chaud… Et puis voilà, déjà vendredi, les cerisiers qui s’annoncent pour dans pas longtemps, et pas vraiment du temps à revendre, alors ce sera pour vous comme cela l’a été pour moi, une visite itinérante que je vous propose 🙂

Les pressés pourront se contenter de la photo précédente qui en un seul regard vous offre un panorama total de la ville : Tour de Kobe34.691380135.195693, Mont Rokko (si Freddy savait…), port, feu d’artifice, mer, montagne. Car en fait ce qui marque à Kobe34.691380135.195693, c’est l’étroitesse de la ville coincée tout contre la montagne et bloquée dans son expansion par la mer.

Après quelques tours dans les environs de la gare de Sannomiya, Piccator m’a conduit jusqu’au port, en passant par le très populaire quartier chinois, où on fait à chaque restaurant une queue qui s’éternise tellement qu’avant de passer à table, on s’enfile quelques encas acheté également dans le quartier.

Et puis, après avoir mangé dans la chaude ambiance d’un restaurant brésilien, la visite s’est poursuive par un temple en rénovation et quelques quartiers à l’architecture colorée.

Et il en reste encore, mais ça sera pour un peu plus tard !

Encore en retraite ?!…

Jiji (le grand père du petit) est de nouveau en retraite depuis le 31 mars. De nouveau, car il y avait gouté une première fois il y a 3 ans et pour 3 mois, avant de reprendre un temps plein « parce qu’on lui avait demandé ». J’en connais beaucoup que cette reprise du travail interroge…

Toujours est-il que pour ce départ en retraite officiel, ses enfants lui ont offert une soirée dans un très bon restaurant. Le restaurant se situe au 46ème étage du World Trade Center34.638292135.415291 de Osaka, presque au sommet de la tour. En entrant dans le restaurant, on est saisi par la vue, et puis, comme il s’agit d’une occasion importante, on nous conduit dans la pièce en tatami du restaurant qu’on avait réservé, pièce de 6 tatamis (9m²) totalement close, offrant une vue sur rien d’autre que les fenêtres en papier des fusuma.

Petite déception, beaucoup d’incompréhension.

Pourquoi alors que la vue est si belle, que le restaurant a choisi de se percher si haut, se cloîtrer dans un tel espace clos et se priver de ce qui impressionne tant dès le seuil franchi… C’est en fait lorsque la commande a été passée que j’ai commencé à comprendre ce qu’apprécient les japonais dans ces espaces confinés : les portes fermées. On a alors l’impression de ne plus être au restaurant, on n’entend plus ou presque le brouhaha environnant, la déco rappelle celle du salon, et on se sent de suite comme à la maison. On peut se mettre à l’aise.

Et puis de toutes façons, très vite, le défilé des plats fait oublier la vue.

Ou presque…

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Au sommet

Nous avions affrété pour l’occasion une première équipe d’une vingtaine de sherpas pour porter le bivouac, ainsi qu’une équipe bis pour assurer le remplacement des hommes morts pendant l’ascension. L’objectif fou que nous nous étions fixé : gravir le Mont Tempôzan34.655168135.429496 par la face ouest (la face nord étant vraiment impraticable, surtout avec la poussette).

Le mont Tempôzan34.655168135.429496 culmine à 4.53m et figure à ce titre sur les cartes comme la plus petite montagne Japonaise (et on ne rigole pas au fond, c’est très sérieux).

Tellement petite que la difficulté principale de l’ascension a consisté à trouver la dite montagne parmi les mottes de terres avoisinantes. Ce n’est pourtant pas faute de marquage, de panneaux indicateurs, de flèches et de plans. Dès la sortie du métro, sur le quai on nous confirme l’existence de ce mont vertigineux.

Bien entendu une telle expédition mérite un certificat, certificat offert par le « Tempôzan Alpine Club » pour quelques 10 yens et quelques timbres. C’est vrai que dans l’imaginaire Nippon, cette montagne est quand même bien plus dodue.

Voici donc comment j’ai débuté ma carrière d’alpiniste professionnel.

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Flash back

Pour rebondir sur des thèmes plus reluisants, mais un peu – si peu – anciens, je me disais que je ne vous avais pas parlé du passage à 2008. Il faut dire qu’on avait été un peu bousculé en ce début d’année ! Pourtant le nouvel an est bien passé, et ça s’était plutôt pas mal passé !

Le réveillon, sur fond d’alerte à la toute petite nous a vu au lit très tôt, on n’a même pas regardé la deuxième partie de Kohaku, l’émission de variété incontournable de la Saint Sylvestre nippone. Encore moins vu les 108 coups de minuit, ni le feu d’artifice d’Universal Studio, mais ce n’est pas si grave il suffit de se replonger dans les archives, tous les ans c’est un peu la même chanson… 🙂

Par contre, on avait quelques accessoires sacrés à amener au recyclage, et le passage du premier au matin à Sumiyoshitaisha34.612407135.493226 n’a pas été mis de côté : tirage de deux omikuji daikichi pour la nouvelle année, et échange-standard de la flèche-porte-bonheur qui orne l’entrée du salon. Quelques haltes aussi dans des Yataïs ludiques pour ramener des jouets made in china aux petits.

Et puis, même retraité, Jiji a un rayonnement toujours aussi vif : regardez plutôt la pile de ses cartes de voeux reçues dès le premier !

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