Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

En attendant David

Suite de la petite série sur la blogger party avec David du site lejapon.fr

Petit flash back : avant d’arpenter les abords d’Osakajo, nous nous sommes rencontrés avec David à la gare de Umeda34.7025135.49793, en attendant que son train n’arrive, j’ai profité du temps qu’il faisait et du temps que j’avais pour prendre quelques autres photos du quartier.

Umeda est un des grands coeurs d’Osaka, d’ailleurs, la station JR (Japan Rail, l’équivalent de la SNCF) qui porte le nom de la ville se trouve ici.

L’ambiance ici est effervescente, la traversée de la gare est une véritable course d’obstacles, du monde déboule de partout en cortèges serrés et c’est celui qui montre la détermination la plus ferme qui passe en premier.

Le quartier est aussi en pleins travaux, dégageant grandement la vue sur les entrepôts JR, pour le plaisir de l’amateur de structures métalliques que je suis (à chacun ses petites faiblesses :).

technorati tags: , ,

Mousses VIP

Après le Fushimi Inari34.967205135.772846 Jinjya, le convoi a pris la direction du palais d’argent, un peu plus au Nord. Le palais d’argent, c’est Ginkakuji35.026605135.798064, et il est préférable de ne pas le confondre avec le Kinkakuji35.039536135.728423, palais d’or et qui se situe de l’autre côté de la ville, tout à l’ouest. Là encore, aux abords du temple fleurissent les boutiques de souvenirs, cadeaux et glaces.

J’apprécie tout particulièrement ce temple pour son jardin de mousses magnifique. J’y étais allé une première fois au printemps et quelle que soit la saison, un jardin de mousse reste finalement assez identique à lui même. Et même au sommet d’un des été les plus chaud qu’ait connu le Japon, déambuler au milieu de ces tâches de lumières sur des mousses vert tendre apporte beaucoup de fraîcheur.

A l’entrée du temple, après avoir dépassé les constructions de sable blanc du jardin zen, sont exposées sur une table les mousses rares que compte le jardin. Mousses VIP, c’est écrit dessus.

Au passage, quelques photos du lieux sont à admirer sur le portfolio de fenêtre-sur-cour.

technorati tags: , , ,

Black Rain

Pour se rendre à Ikea, qui est situé sur une des nombreuses îles artificielles de la côte d’Osaka, on peut passer aux abords d’une usine gigantesque, crachant du feu la nuit par ses cheminées, et fumant d’un peu partout le reste du temps. Ce n’est pas la route officielle, si on suit les panneaux « Ikea, prenez à droite dans 100m » on évite soigneusement de passer dans ce décor post apocalyptique. Et c’est dommage, Ridley Scott, lui, n’était pas passé à côté de la puissance du lieu et a tourné une parti de son film Black Rain dans et autour de cette usine (qui se trouve être une fonderie).

Le film a été tourné en 1989, en grande partie à Osaka, avec Michael Douglas, Andy Garcia, Ken Takakura et Yusaku Matsuda pour le casting. Film comme savent en faire les américains, avec un tempo de fou et de l’action à chaque coin de rue, qui met en scène un flic de New York aux prises avec la Yakuza d’Osaka. Bon film, très bon même. Si votre vidéo-club le propose, n’hésitez pas…

Et bien sûr je n’ai pu m’empêcher de scruter les décors qui sont mon quotidien depuis un peu plus de deux ans. Et en 19 ans, finalement, ces lieux du centre d’Osaka (Ebisubashi, Nippombashi34.657749135.505623, Umeda34.7025135.49793) n’ont vraiment pas changés, au climat d’insécurité près (dans le film, on flippe un peu). Ah, et dans le film, les japonais parlent anglais aussi ! 🙂

Je ne pensais pas que cette visite à Ikea aurait autant de répercussions…

technorati tags:

Bah voyons…

Ce genre de scène se voit relativement fréquemment ici. Sur la photo, il s’agit d’une petite fille, mais il arrive aussi fréquemment que la petite fille ait la vingtaine et porte des talons hauts, debout sur son porte bagage.

Pourtant ce n’est pas autorisé non plus. La semaine dernière, j’ai ainsi vu s’arrêter une voiture de police au niveau d’un passage piéton. Au début je n’y prétais pas trop attention, puis la voiture de police s’est mise à parler (il y a des haut-parleurs sur les voitures de police et les ambulances ici). La fille est descendue de son porte bagage, le garçon qui conduisait a eu un petit air de défiance, puis la voiture de police a redémarré. A peine avait-elle fait 100m que le couple s’est reformé, et a traversé la route au rouge, non sans prendre quelques risques d’ailleurs, sans doute plus pour fuir le regard des témoins de la scène que pour défier les forces de l’ordre. Quoi que…

technorati tags: ,

Kyoto toujours

Et de jour toujours aussi.

En sortant du temple, on retombe vite sur… un autre temple, et ça c’est l’effet Kyoto34.986796135.758678. Celui là est fait de poutrelles métalliques et de tôle ondulée rouillée dans ses allées. En arrière plan, la cheminée de l’école du quartier ajoute encore un peu au côté industriel du lieu. Si ça ne sentait pas aussi bon l’encens, on se penserait ailleurs.

Un peu avant, un musée privé de l’Ukioyoe ouvert quand la maisonnée se réveille et fermé quand il y a à faire. Un peu après, une pharmacie chinoise avec ses innombrables pots de verres contenant toutes sortes d’ingrédients médicinaux. On y trouve parfois des lézards dans de l’alcool, celle là collectionnait les nids de guêpe, exposés dans la vitrine poussiéreuse comme autant de gages du sérieux de la maison.

Un peu plus loin, on retombe sur Pontocho, visité une semaine avant avec Thomas. On le retrouvera ce jour là aussi, mais un peu plus tard. Dans les ruelles, un cuisinier monté sur geta de 20cm de haut réceptionne sa commande avant de retourner à ses fourneaux.

Et puis retrouver la rivière aux canards sous un ciel magnifique et s’y prélasser quelques minutes.

technorati tags: , , , ,

Ca s’est passé près de chez moi

Vous le savez maintenant, l’été, c’est la saison des matsuri au Japon. Il y en a un peu partout, un peu tout le temps, et tous se ressemblent beaucoup : passage au temple, don, claquement de mains, prière les yeux fermés et les mains jointes, et puis, déambulation parmi les yatai… Si ça n’étais pas aussi nouveau pour moi, je m’en serait peut-être lassé. Ce n’est pas le cas, au contraire, je saute sur chaque occasion, fourre-tout en bandoulière (j’en ai changé, je vous l’avais dit ?), appareil(s) autour du cou.

Je viens de m’en rendre compte, le fait d’avoir un gros appareil photo provoque des réactions très intéressantes : les filles posent pour vous, dès lors qu’elles se sentent dans le champ. Décidément, ce D80 est plein de ressources et je me demande bien ce qui se passerait si j’avais un Hasselblad ou un monstre du genre, c’est peut-être une piste à explorer !

Avant-hier, c’était à Sumiyoshitaisha34.612407135.493226 que se tenait le matsuri, la petite spécificité tenant à la présence de grands cercles de bambous tressés (ça porte surement un nom, vous le connaissez ?) au travers desquels il faut passer pour s’assurer un bel été. Ce qu’on a fait sans trop se poser de question, ces cercles étant situés à l’entrée du temple, il faudrait être vraiment vicieux pour passer à côté. Sumiyoshitaisha34.612407135.493226 est un temple très connu, et il attire beaucoup de monde. Les yatai sont présents en proportion, et le petit s’est fait un plaisir de pécher ses super-ball, son ballon Thomas, et s’est même essayé non sans succès aux pachinko pour enfants. Il est revenu les bras chargé de jouets cheap, regrettant tout de même de ne pas avoir pu prendre de train (plus précisément, le rapi:to, le train qui va a l’aéroport).

On a également revu le petit pépé et sa marionnette. Il écume visiblement un peu tous les matsuri, et je me souvenais de l’avoir vu l’an passé à quelques reprises entre Osaka et Nara34.683793135.835669, avec sont lecteur de cassette antique, son unique cassette de chanson traditionnelle, et sa petite marionnette espiègle. Mais autant l’an passé, il était tout sourire, plein de malice et allant vers les enfants ; cette année c’est très affaibli qu’on l’a retrouvé, sa marionnette danse toujours aussi bien, mais le regard du marionnetiste ne décolle pas du sol, comme s’il n’y croyait plus.

Changement de lieux et d’ambiance, hier, c’est tout près de la maison, sur les bords de la rivière Yamatogawa qu’on est allé voir (de loin) un feu d’artifice très important, tiré dans une ville religieuse (un peu comme Tenri, mais pour une autre religion), et qui lance en l’air pas moins de 100 000 fusées. La ville a beau être assez loin, on voyait assez bien le spectacle, du moins quand l’usine qui se trouvait sur l’autre rive décidait d’arrêter épisodiquement d’émettre ses fumées denses.

technorati tags:,,,,,

Le pont aux grues

Suite et fin de la déambulation du lundi de Pâques

En filant au sud, on arrive sur le Pachinko de Tsuruhashi34.665299135.530176 qui annonce tout en couleur et sans portes automatiques un quartier dédié aux plaisirs, un peu délaissé, surtout à cette heure, aux murs noircis de crasse, imbibés du gras de friture des innombrables bouibouis aux activités sulfureuses. Un coupe gorge sans danger apparent, bâti comme toujours autour des gares de métro et de train express.

Une obasan croise ma route et regarde en direction de ce que pointe mon objectif. Haussement des épaules et regard désapprobateur. Je ferais mieux de me cantonner aux cerisiers. Comme tout le monde.

A l’autre bout du shôtengai, les bars et restaurants à quat’sous font place progressivement à un quartier d’habitation, petites maisons individuelles, beaucoup de couleurs, usées, maisons traditionnelles, et jardin public sous la ligne de chemin de fer. Un Love-Hotel défraîchi aussi s’y est logé offrant ainsi sans doutes quelques vibrations supplémentaires, comprises dans le prix, 3500 yens.

Et pour ceux que ça interesserait, après celle du matin, la carte de l’après midi ou les deux réunies

technorati tags:,,,

Dans un mois, Noël !

Je suppose qu’à Nantes, les panneaux « Nantes 2007 » ont refait leur apparition, sur le même modèle que sur les 6 dernières années, avec juste un sept qui aura substitué le six de l’an passé. Peut être qu’il ne sont pas encore allumés, mais ils sont surement dans toutes les rues.

Ici aussi Noël a fait son apparition ; ici, rien dans la rue, seules quelques galeries commerçantes et department store font la promotion de cette fête commerciale. Sapins, décorations, petites vitrines… C’est pas non plus très exhubérant tout ça…

C’est mieux en France, non ?

Chaud Pontocho

J’ai passé la soirée d’hier à Kyoto34.986796135.758678 en compagnie de Thomas. Thomas qui connaît sa ville mieux que quiconque et sait toujours trouver le lieu que vous aviez toujours cherché. Hier, c’était en montant 3 étages dans des escaliers peu engageants, en poussant une porte qui l’est à peine plus pour pénétrer dans un bar très rock’n’roll, tenu par un japonais fou des Rolling Stones, fou tout court, qui vous accueille en Français, change la musique pour vous et passe quelques titres de Renaud, et qui, parce qu’il a entendu dire que, vous apporte même un peu plus tard un papier et un marqueur pour que vous puissiez fabriquer une affichette « Bassiste cherche groupe » à coller dans les toilettes ; toilettes dont on m’a dit qu’elles valaient le détour*. Si ce n’était pas si loin de la maison, j’y retournerais tous les soirs !

* Et je pense avoir battu mon propre record de la phrase la plus longue de ce blog avec celle là.

technorati tags: , ,

Déjouer la malédiction

Il aura fallu trois allers à Arashiyama35.013021135.680122 pour enfin en apercevoir la forêt de bambou qui s’était à chaque fois défilée. La première fois, on avait marché tout l’après midi et l’arrivée à Arashiyama35.013021135.680122 s’était faite assez tard. La seconde fois, on avait marché toute la matinée, on n’a pas su trop trouver le chemin et qui plus est, on avait d’autres objectifs dans l’après midi. Il y a eu aussi cet été avec Kapoue et son acolyte, où on est arrivé après le dernier train pour les montagnes aux orages. Cette fois, on a pris un train qui fonce droit dessus, dès le matin, histoire de ne pas la rater.

Le train, nous dépose à l’entrée d’un musée de la locomotive à vapeur et du piano (il doit bien y avoir un rapport, je le cherche toujours). Au moins pour les locos, le petit est satisfait de sa journée et repartira avec sa photo souvenir. Depuis ce musée, un train touristique fait le voyage à flanc de montagnes, départ toutes les heures et ce n’est pas donné. Ce sera pour une autre fois, aujourd’hui, on ne se laisse pas distraire de notre objectif. Un peu de marche, croisée de train dans un sens, puis dans l’autre, quand les premiers bambous se profilent sur le côté du chemin, en même temps que ce portrait de Jean Reno, fait d’après photo.

La forêt commence sur un temple, avec un petit jardin de mousse, un petit pont de bois qui n’enjambe rien, une lanterne qui n’éclaire rien, et une feuille d’érable tombée là, par hasard, peut-être.

On s’enfonce ensuite dans le chemin bordé des bambous, il y fait frais, localement, et dès qu’on en ressort la chaleur retombe. Aujourd’hui pas de vent, pas de concert percussif, mais l’ambiance est, de l’aveu de quelques ojisan qui me précédaient, très étrange, c’est un drôle d’endroit, mystique. Ojisan qui se demandent à haute voix en me voyant prendre mes photos si elles seront bonnes… ka mo shirenai…

Il faut un an pour faire un bambou adulte, ils sont ensuite abattus pour être utilisés comme matériau de construction, pour faire des palissades, des échaffaudages, du papier, des ustensiles de papeterie, des textiles, un peu de tout. Sauf que pour graver son éternel amour, mieux vaut lui préférer un bon chêne.

Au bout du chemin, on retrouve une gare, avec quelques boutiques de souvenirs et de quoi manger sur le pouce. Au retour, le soleil fera une fugace apparition, illuminant par endroit ces élancées vertes, magnifique effet, et je regrette que ça ne dure pas.

Le retour se fait par un petit tramway, dont la gare offre sur le quai un petit onsen pour les pieds. La détente y est maximale, maximisée, si on s’y prélasse entre 3 et 11 minutes, c’est écrit à l’entrée.

La baignade coûte quelques centaines de yens en échange de quoi on se voit offrir une petite serviette, et on peut même repartir avec.

technorati tags:,,,,

Mots clés en nuage pour ce blog :

appartement du mois au quotidien aux infos bicyclopédie blogger party #2 #3 #4 blogging boutique chinden cuisine démarches administratives déménagement electro en famille en photo expatriation flock fêtes et traditions génial j'aime-j'aime pas japon kobe kyoto langue japonaise la photo du vendredi la toute petite le petit logement lundi-de-paques mou si mou météo nara osaka pano plaît-il? projets santé sayonara-sale souvenirs tokyo transporteur tsuwano vacances vu de l'appart week-end à tsuwano