Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Ranger les pièges à mauvais esprits

C’est aujourd’hui la fête des poupées.

Depuis quelques semaines, elles se laissaient observer, silencieuse dans la chambre traditionnelle de chez mes beaux parents. Ce qui fut d’ailleurs une surprise, je savais que mon épouse avait l’empereur et l’impératrice, mais j’ignorais que la collection était complète… mon incrédulité à ce sujet aura bien fait rigoler la belle famille : mais où est-ce que cet imposant cortège peut bien reposer le reste de l’année ?… Il doit y avoir une cave secrète dans leur appartement ou un grand mystère. Je n’en ai rien su.

Le petit lui, ne s’est pas posé de question, et en voyant la cours impériale a pensé que, quand même il y avait un grand absent, et qu’il se devait de réparer l’affront.

J’avais il y a quelques années écrit un petit article sur cette fête, illustré à l’époque de photos que m’avais très gentiment confié Frédéric Gautron. Aujourd’hui, et grâce à la Toute Petite, car c’est pour elle qu’on a sorti des placards – secrets – toute la collection, je peux à mon tour illustrer cette fête très colorée.

Et demain, tout est fini, les boites auront rejoint les placards, sans quoi on réserve un bien mauvais sort à la petite fille pour qui elles sont exposées, les poupées le sont pour attirer et accumuler les mauvais esprits…

brrr…

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Premiere semaine, premieres impressions

Voici maintenant une semaine qu’on est arrives au Japon ; je ne comprend absolument rien a rien a ce qui se dit autour de moi mais ce doit etre normal et ca ne m’inquiete pas plus que ca. J’ai commence les cours de japonais de quartier, c’est gratuit. J’ai ainsi discute pendant deux heures en japonais de choses et d’autres avec une dame qui est benevole la bas. Par contre la caissiere de la superette a qui j’achetais deux bouteilles d’eau hier soir est devenue totalement muette quand je lui demandais de repeter ce qu’elle venait de dire (ca parlait de carte, j’imagine de fidelite)… et m’a rendu la monnaie sans un mot et sans les remerciements habituels.

Notre petit garcon etait tres attendu par ses grands parents japonais, qui lui portent toutes les attentions. Ils le qualifient a longueur de journee de « kashikoi » (sage/intelligent), en prenant pour referent sa petite cousine du – presque – meme age. On attend de voir le monstre, parce qu’a ecouter leur discours, elle n’arrete pas un instant, ne tient pas en place, c’est toute une histoire pour la faire manger, la faire dormir, la promener… On connaissait les trois de ma soeur (qui, pour de jeunes parents, sont une vision d’apocalypse : pourvu que le notre ne tourne pas ainsi !!!), est-ce que celle la, a elle seule serait capable de plus de troubles qu’eux… on aura la reponse le week-end prochain !

Ici le temps oscille entre plein soleil, nuageux et franchement pluvieux avec une constante : la chaleur et l’humidite. Pour donner une idee, hier soir alors que je sortais de voiture, au contact de l’air exterieur, mes lunettes se sont instantanement embuees. Me concernant, ce temps ne me derange pas vraiment, mais je suis visiblement le seul. Il y a ici une expression (que je ne suis pas certain de bien saisir) pour qualifier ce temps : mushi-mushi.

Les moustiques sont de la fete, et je vais essayer tout a l’heure le « Pocket-Muhi » familial, sorte de baume pour apaiser les demangeaisons.

Les filles d’ici sortent par tous les temps avec un parapluie qui sert d’ombrelle quand il ne pleut pas. A pieds ou a velo d’ailleurs. Deja que d’habitude il faut esquiver les velos et que ce n’est pas une chose facile, esquiver un velo avec un parapluie alors qu’on en porte un soi meme, ca devient franchement difficile. Et les obasan (memes) sont pas des plus cordiales quand elles doivent arreter leur imposant convoi pour eviter la colision avec le gaijin (etranger).

Voila bien le sujet qui serait de nature a me facher pour de bon avec le Japon. Les velos sont partout : devant derriere, des deux cotes (il en vient meme en biais), parfois a plusieurs en meme temps. Quand on ne les voit pas venir, on les entend a leur sonnette (chilin chilin), et ca c’est bien stressant. Je n’ai jamais trop su si le chilin-chilin signifiait « Surtout bouge pas » ou au contraire « Degage ou je te passe dessus ». Du coup, j’essaye : un coup a gauche, un coup a droite, un coup au milieu… Statistiquement parlant, c’est du 100% : a chaque fois j’evite la colision de justesse. C’est alors une arme de dissuasion bien plus traumatisante que la sonnette qui se met en oeuvre : le cri des freins (ca m’en fait froid dans le dos).

Sans transition : on a obtenu les cles de l’appartement il y a deux jours, et on a passe notre premiere nuit dedans aujourd’hui. Cet appartement est vraiment extra, plutot calme, assez grand, lumineux, et relativement peu cher. En gros on a la meme chose qu’a Nantes : meme surface et meme loyer, mais au Japon. Pour le moment il est encore plutot vide, et il n’y a pas de gaz (donc pas d’eau chaude). On vit encore entre chez mes beaux parents et chez nous (c’est a 200m l’un de l’autre).

Je ne suis pas mecontent de prendre un peu plus d’autonomie. Si mes beaux parents sont charmants, rester chez eux est quand meme un peu genant. Et prendre les cles de l’appartement a ete une etape importante dans ce demenagement, j’ai maintenant hate de reprendre le boulot et d’entreprendre completement ce nouveau mode de vie.

On meuble petit a petit l’appartement, on a commande une table de salon avec ses chaises chez Home’s (38000yens), elle nous sera livree debut juillet. On a achete notre futon (12000 yens) et une housse pour mettre dessus (3000 yens). On a achete une petite chaise pour le petit (1980 yens). J’ai passe commande chez Dell du PC et de ses accessoires pour mon boulot (230000yens). On devrait prochainement aller faire une razzia chez K’s pour le frigo, la gaziniere, les ventillos, la cafetiere, l’aspirateur… Mes beaux parents nous font egalement beaucoup de cadeaux et vident leurs placards pour nous. Vendredi on doit aller chercher a l’aeroport nos 100kg de colis envoyes en fret avec Bagages du Monde. Et ca c’est un petit soucis, on ne sait pas encore trop comment faire.

Voici donc apres une semaine ou nous en sommes, et c’est pas si mal :).

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Services fiscaux

Je vous le disais hier, on devait se rendre au centre des impôts pour faire ma déclaration de revenus.

Je rappelle un peu le contexte : je vis actuellement au Japon pour une durée de 3 ans, avec un statut de détaché. Mon employeur est français, je suis payé en France, en totalité en euros, et – de par ce statut – l’ensemble des cotisations se fait comme lorsque je travaillais en France (je bénéficie donc du chômage, de la sécu, et cotise pour ma retraite). Tout se passe en fait comme si j’étais resté à Nantes, seul le lieu d’où je travaille change.

Sauf que pour les impôts, c’est un peu différent. Les impôts se basant sur la notion de résidence fiscale, si vous habitez en France, vous payez des impôts en France, si vous habitez au Japon, vous payez des impôts au Japon.

Je précise que je ne suis pas très spécialiste de la « Chose Administrative », aussi, si vous cherchez des renseignements précis, vérifiez bien que je ne divague pas trop… et qu’on me dise si je suis à l’ouest…

Bref, nous voilà arrivé au centre des impôts du quartier, et comme dans beaucoup d’administration au Japon, un employé vous accueille pour savoir ce que vous venez faire… dans notre cas, c’était ascenseur, 3ème étage. On arrive dans un grand espace ouvert dans lequel des tables ont été installées, ça ressemble à une salle d’examen, mais en plus bordélique. Une salle d’examen pendant la pause. Des calculatrices sont posées en vrac, un peu partout, il traine des papiers carbone, des formulaires divers, des crayons au bout de ressorts, et il y a une grande animation, des enfants courent un peu dans tous les sens pendant que les parents cochent des cases ou monnayent leur cas.

Là encore un aiguilleur nous questionne sur la raison de notre venue : « Je viens pour déclarer les ressources de mon mari, il travaille pour une société française et est payé en euro ». Comme dans les mangas, on pouvait presque voir se former une goutte de sueur sur le visage décomposé de l’employé fiscal ; « Asseyez-vous là… ».

Il part chercher un conseiller, qui nous demande à nouveau la raison de notre venue, et lâche un rire d’une syllabe « Ha !  » en prenant connaissance de ce qu’on lui demande : « Chotto matte kudasai… (un petit instant) ». Notre affaire gravit un à un les échelons hiérarchiques du centre, il revient avec un chef plus chef que lui qui nous redemande à nouveau d’expliquer la situation et s’exclame alors « Naruhodo (je vois) ».

Nouvelle pause. Tout le monde disparait dans un bureau au bout de la pièce. Et le cortège revient grossi d’une troisième personne : le chef ultime de l’étage ; après lui on imagine qu’il faut appeler le ministre.

Ce chef des chefs nous demande alors une nouvelle fois de lui expliquer ce qu’on veut : « Je viens pour déclarer les ressources de mon mari, il travaille pour une société française et est payé en euro ». Le chef, vise alors mes bulletins de salaires (français), dit qu’il n’y comprend rien (moi non plus d’ailleurs :), mais on lui montre la case « Net imposable » on lui dit que c’est là qu’il faut lire et que c’est en euro. S’en suit une discussion entre japonais, vous m’excuserez de la coupure momentanée du son et de l’image, il était question de taux de change, de virements entre la france et le japon, de taux à la date de ces virements, etc…

Au moment où tout le monde avait l’air d’accord, mon épouse par malice montre aux percepteurs le montant en yen à déclarer calculé grosso modo, et celui qui avait lâché un rire, cette fois ci lâche un « Humpf… ». Bah oui, en déclarant sur six mois, je suis très en dessous du plancher et serai quelque soit le taux de change choisi, non imposable cette année… Tout ça pour ça !

On nous laisse partir.

Au passage, pour les candidats à l’expatriation, partir en juin, c’est pas mal pour les impôts : on ne déclare que six mois dans les deux pays, ce qui réduit sensiblement le montant de l’impôt à payer, et vous donne un petit coup de pouce à l’aménagement… C’était pas fait exprès pour nous, mais c’était pas mal joué !

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Où Tsuwano se découvre

Suite de la petite série consacrée à notre week-end à la campagne.
Note : quelques photos ont été repéchées de mes précédents voyages pour illustrer ce post.

Ayant pris le train, c’est 2 heures de lacets à travers les montagnes du Yamaguchi-ken puis du Shimane-ken. Paysages assez beau que j’ai curieusement oublié de photographier. En contrebas, une rivière à l’eau transparente et peu profonde, présentant à quelques endroits des rapides que quelques kayakistes pratiquent. En levant le regard, ce sont des forets de pins à flancs de montagne. A l’aller, c’était beau, sur le retour, tous ces lacets et peut-être aussi la volonté (le stress ?) de beau-papa de tenir les horaires m’ont un peu mis mal au coeur.

Arrivés à Tsuwano34.479392131.759033, le « SL » était en gare et s’apprétait à partir. Le SL, c’est le train à vapeur qui fait la liaison – quotidienne je crois – avec la gare de Shinyamaguchi34.172674131.480630 pour le plus grand plaisir de quelques nostalgiques, et des photographes qui colonisent le long de la voie.

Première étape à Tsuwano34.479392131.759033 : le cimetière. En fait c’était la raison de notre venue ici, et comme d’habitude, je ne l’ai appris qu’après. J’ai aussi appris que la famille de beau-papa était originaire de Tsuwano34.479392131.759033 de même que celle de belle-maman. Moi qui pensait qu’ils s’étaient rencontrés à Hiroshima34.397579132.475783, lui malade, elle infirmière, va falloir que j’approfondisse un peu le sujet (il serait temps) !

Le petit dormait dans la voiture et c’est le SL qui quittait la gare qui l’a sorti de ses rèves… Et pour le petit, une locomotive à vapeur, ça ne peut-être que celle qui dans « Anpanman et l’étoile de Noël » sauve les cadeaux de noël que Baikinman a détourné de la route des cheminées. J’ai pu voir sur son visage une telle surprise mélée d’incrédulité, d’admiration et de bonheur que je pense qu’il se souviendra pour longtemps de cet instant fugace.

Et puis le soir, sushiyasan. Et ici à la campagne, à quelques minutes du lieu de pêche, le poisson cru à vraiment plus de goût qu’à la ville (Yappari !). Le seul problème de ce restaurant, c’est qu’on y mange assis par terre. Et je suis d’une telle souplesse que c’est pour moi dès la deuxième seconde une torture qui se laisse apprécier encore quelques heures après le repas. Et à la campagne, c’est partout ainsi, trois jours, cinq repas, cinq séances bien éprouvantes pour tout ce qui chez moi devrait être articulé.

Nous avons passé la nuit dans une pension fort agréable dont le responsable était photographe professionnel, dans la salle à manger, sa collection d’appareils photos, du petit dejikame acheté pour voir, à l’antique chambre noire, en passant par un reflexe numérique dernier modèle… jolie collection. Pension sympathique. 13000 yens.

Et le lendemain, ça sera pour demain 😉

Blogger party

Cette semaine, j’ai rencontré Thomas de la rivière aux canards et c’était bien sympa. Il m’a conduit dans un resto indien très cool où la serveuse lui faisait de l’oeil. Il est tellement sympa qu’au moment où je lui offrais quelques bonbons en cadeau, il m’a même proposé sa caméra. Bien entendu, je lui ai dit que c’était trop et il a fini par retrouver la raison.

Et à défaut d’une photo souvenir, j’ai pris quelques images pendant la promenade digestive qui me menait de Ogimachi34.703676135.509598 à Umeda34.7025135.49793.

Pour revenir de Kobe

Suite de la promenade dans Kobe34.691380135.195693 avec Piccator

On en était où déjà ?… Ah oui !

Très tôt dans l’après midi j’avais remarqué ce bâtiment très particulier, sorte de cathédrale romane de 40 étages, austère, massive, rectiligne, avec ses petits clochetons triangulaires et ses vitraux sur toute la hauteur du bâtiment. Le bâtiment est imposant et il se remarque de loin. Pendant une bonne partie de l’après midi il ressurgissait de temps à autres, si bien que sur le retour on s’en est rapproché pour en avoir le coeur net : s’agissait-il d’un department store, d’un hôtel (love ou non), d’un lieu de culte, d’un bâtiment institutionnel… Le batiment se trouve loti en plein milieu d’échangeurs sur plusieurs niveaux et de plusieurs natures. Ca grouille de vie une ville.

Le retour en train de nuit fait un peu penser à ces jeux vidéos des années 80, en 3D non pleine, les lampes des immeubles à flanc de coteaux formant des surfaces qui glissent les unes sur les autres, on peut sentir ainsi la profondeur là où dans la plaine d’Osaka qui ne tarde pas à arriver, l’oeil ne passe pas le premier plan tout proche.

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Fabrique de billes

La marche du lundi de Pâques se poursuit.

En fait, l’objectif secret que je m’étais fixé consistait à rejoindre à pieds Umeda34.7025135.49793 depuis Osakajo34.687251135.525670. Sur google maps, j’avais repéré que ça n’avait pas l’air impossible, et je me souviens de l’été dernier l’avoir fait depuis la rivière. En arrivant dans le parc d’Osakajo, on peut voir un bâtiment dont je sais qu’il se situe à Umeda34.7025135.49793… Chouette chouette, je n’aurai qu’à aller en cette direction et je pourrai me vanter de l’avoir fait.

Sauf que le bâtiment finit par disparaître, et que le tour du château m’a fait un peu perdre sa direction. Dans ces grandes villes, on n’est jamais totalement perdu car dès qu’on perd le fil de notre marche, il y a toujours une bouche de métro (il suffit de marcher à peu près droit, le temps qu’il faut) pour nous rappeler où on se trouve et si besoin rejoindre à coup sûr des lieux connus. C’est ainsi que j’ai su que j’étais finalement arrivé à Tamatsukuri34.673417135.532965 (dont ma traduction approximative m’a inspiré le titre du billet) ; dans la mauvaise direction donc, mais, qu’importe…

Qu’importe car sans cela je ne serais probablement jamais venu dans ce temple aux cerisiers magnifiques, où tombaient les pétales comme de la neige, abritant un cimetière militaire, et entouré de jardins public pleins de gamins très ennuyeux 🙂

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Et j’ai oublié de vous dire…

Fin pour de vrai de la petite série consacrée à notre week-end à la campagne.

En vrac, quelques expériences faites pendant le voyage, et que je n’ai pas trop su où caser (et quelques scans également en vrac).

Autant à Tsuwano34.479392131.759033, ville qui a misé sur le tourisme pour son développement, vous croiserez 5 gaijin dans l’après midi (même à cette saison), autant, à quelques kilomètres de là des gaijin, on n’en a jamais vu. Quand nous nous sommes arrêtés en cours de route au « michi no eki » où nous avions déjeuné, un homme m’a abordé, très sympa, il voulait savoir d’où je venais où j’allais, pourquoi j’étais au Japon. Enfin quelqu’un de curieux, et c’est agréable de croiser un peu de curiosité en ce pays. Par contre, au « michi no eki » de Hagi34.404643131.401977, j’ai retrouvé les mêmes obaasan qu’à Osaka. Et alors que je rentrais dans un magasin, l’une d’entre-elle qui discutait avec une vendeuse, a tout lâché, pour me suivre jusque dans les rayonnages, s’est posté devant moi à 20-30 cm, m’a fixé quelques secondes, avant de tourner les talons avec un mélange de stupéfaction, de peur et de dégoût dans le regard. Elle est ensuite retourné au stand de la vendeuse et a repris sa conversation là où elle l’avait laissée.

Le petit est vraiment un fan absolu des transports. Les bus, les trains, les avions, les papous (tout ce qui possède un gyrophare et potentiellement dispose d’une sirène faisant « pa!pou! »), rien n’échappe à son regard qui s’est spécialisé dans la détection de tels engins. Alors que nous petit-déjeunions à la pension, le petit s’excitait sur sa chaise en pointant du doigt et en disant trois « den-shya » (ça veut dire train) à la minute. En regardant dans la direction pointée, nous ne voyons rien d’autre qu’une voiture sur un parking, et nous commencions à penser que ses algorithmes de reconnaissances s’étaient détraqués. On lui a montré des cartes postales de train à vapeur pour lui remettre de bonnes images en tête, ça lui a beaucoup plu, mais sitôt les cartes postales visionnées, il a repris son joyeux manège. Ce n’est qu’une fois sorti sur le dit parking, qu’on a vu un petit panneau sur lequel était écrit « Pension » avec un petit train de dessiné dessus !

Toujours concernant les petits trains, les cousines du petit lui ont offert un petit train en bois très sympa, et comme le jour de son anniversaire, il a été véritablement content de ses cadeaux et les a applaudis. Le restaurant où nous mangions donnait alors sur la voix de train, et quand nous entendions un train passer, nous nous précipitions sur la fenêtre (en papier) pour l’ouvrir et montrer le train au petit. Petit qui ne comprenais au début pas trop l’excitation des grands sur la fenêtre, a raté le train à deux reprise. Quand il en a enfin vu un il était tellement court (un minuscule wagon tout seul), qu’on en était presque déçu pour lui.

Ce soir là, c’est Jiji aussi qui a été déçu. Il a proposé à un moment « Allons à l’Onsen », visiblement très motivé, Ojisan le suivait dans la démarche à 100%. Cependant, devant mon manque d’entrain pour aller me mettre les fesses à l’air en famille et m’ébouillanter vivant, le projet a rapidement capoté. C’est sur le chemin du retour que j’ai réentendu parler du Onsen raté, et là Jiji a eu l’espace d’un instant une tête tellement dépressive, que j’ai compris à quel point ça lui a coûté. Bon, mais c’est quand même pas ma faute si au Japon on fait tout en groupe. J’ai bien insisté « Mais allez-y ! Allez-y ! (mais allez-y sans moi…) ». Je me serait fait une joie d’arpenter la ville de nuit avec mon appareil photo. Mais, non, ça ne se conçoit pas ici. Du coup, de retour à Osaka, la première chose que Jiji à fait, c’est tracer direct à l’Onsen du coin (avec un petit air de revanche).

Et puis, je voulais aussi vous parler un peu des routes de montagne. Du petit tortillard qui sur une voix unique suivait entre Shiniwakuni34.171654132.225565 et Tsuwano34.479392131.759033 les courbes de la montagne, franchissant fréquemment de petits ponts. Très mignon. A Tsuwano34.479392131.759033, je n’avais encore jamais vu une route aussi étroite (même les ruelles de Nara34.683793135.835669 sont battues), et c’est celle qui mène à la pension. Et puis entre Tsuwano34.479392131.759033 et chez Ookii-Baba, la route est en train d’être refaite en de nombreux endroits. On ne s’y croise pas en voiture. Alors des feux de chantier ont été placé là. Feux qui affichent un compte à rebours avant de passer au bleu (et ici, c’était vraiment des feux bleus, pas du vert appelé bleu). Bon, mais les autochtones jettent un regard rapide sur la route avant de décider de passer quand même si la voix est libre. Faisant fi du feu.

Et c’en sera définitivement fini de ce week-end à la campagne !

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