Au minimum, sinon plus…
Je ne sais pas pourquoi, mais je crois que cette enseigne n’en finira jamais d’amuser le français que je suis…
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Mon blog en français pour je ne sais pas trop quoi faire, mais on va trouver…
Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.
Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.
Je ne sais pas pourquoi, mais je crois que cette enseigne n’en finira jamais d’amuser le français que je suis…
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Suite de la petite série consacrée à notre week-end à la campagne.
Note : quelques photos ont été repéchées de mes précédents voyages pour illustrer ce post.
Le combini de Ookii-Baba à Tsuwano34.479392131.759033 a pour voisin direct un temple shinto. Pas très grand, mais avec un charme certain, tout en bois patiné par le temps, et sans ornements superflus.
Ce jour là, devait s’y tenir une fête pour célébrer la fin des récoltes. A cette occasion, tout le quartier exhibait fièrement de longs drapeaux verticaux, offerts au temple par des personnes du quartier. L’an prochain d’ailleurs, Ookii-Baba a prévu de faire les frais d’un tel kakemono.
Dès le matin, nous avons pu assister aux préparatifs, à l’arrivée progressive des acteurs de la fête. Les moines qui entretiennent ce temple sont tous issus de la même famille. Le père, la mère, le fils, et probablement les petites filles menaient la cérémonie. Les percussions sont sorties : Taiko bien sûr mais aussi shimedaiko (une sorte de caisse claire sans timbre) ainsi que de petites cymbales. Sont apparus ensuite des petites sonnailles manipulées par les jeunes filles.
Peu après le repas du midi, l’esplanade devant le temple s’était singulièrement remplie. L’oncle, qui ressemble beaucoup à Jean-Marie Bigard (mais je m’égare), en qualité de chef du quartier était en première ligne. Il y avait aussi une shibuyette égarée, sur semelles compensées, portant bracelets cloutés et autres accessoires très kawaii, que j’ai essayé de prendre en photo (en loose) pendant toute la cérémonie, sans y parvenir. Ah… si je n’étais pas si timide !…
Puis sont arrivés dans la benne d’une camionnette agricole un groupe de sacrés lurons dont les chapeaux n’ont rien à envier à ceux d’Annie Cordie sur « Chaud-Cacao, Chaud-Chocolat ». Compagnie joyeuse qui a animé tout l’après midi de musique et de danses. Parmi ces beaux chapeaux, se trouvait un personnage qui n’en avait pas, sorte de bouffon masqué, qui courait pour faire peur aux enfants, et tournait autour des musiciens. Il bougeait en permanence aussi les seules photos que j’ai obtenues de lui sont floues.
La cérémonie s’est déroulée ainsi, après quelques prières dans le temple, les hommes se sont occupés de transporter le mikoshi de l’autre côté de la vallée où un espace avait été aménagé sous les arbres. Quelques passages périlleux, mais le transport s’est fait sans encombre d’un bout à l’autre. Il y avait aussi un mikoshi pour les enfants, chargé de mochi (pâte de riz).
Arrivé de l’autre côté de la vallée, nouvelles prières, avant le moment tant attendu de la distribution des mochi. En fait de distribution, les mochi étaient envoyés par poignées en l’air en direction du public qui se bousculait dans une frénésie intense pour les ramasser tombés à terre. La scène était tout à la fois amusante et consternante. Le gens étaient venus avec des sacs plastiques pour pouvoir repartir avec le plus de mochi possible.
De retour au temple, nouvelle distribution de mochi, sous la même forme. Même cause, mêmes conséquences. Et cette seconde distribution mis un terme à la cérémonie, tout le monde s’en fut se rentrer chez lui, en faisant pour beaucoup un petit détour par chez Ookii-Baba, le calme revint progressivement sous les sapins.
Il devait être autour de 16h, et jusqu’à 20h on n’avait rien au programme. C’est à ce moment là que j’ai maudit le lieu.
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Depuis que je conduis le petit à la crèche, je peux voir sur ce parking ces deux fauteuils usés qui se tapent la discute.
Rien de très énergique, pas d’effusions verbales, ces deux amis savent rester discret, Tellement discret que personne ne semble plus y préter attention. Depuis un bon mois, il n’ont pas bougé d’un pouce, même place, même position… En m’approchant un peu j’ai pu voler quelques morceaux de leurs chuchotements. Et bien entendu que peuvent se raconter deux fauteuils de bureau d’autre que des histoires de fesses ?…
« – (…) et le bureau du troisième ?
– le 317 ? m’en parle pas ! quelle chaleur ! à crever ! mais encore c’était rien en comparaison de Satô san du 424, lui mangeait des gyôza au petit déjeuner !
– Wow, dur. T’as pas eu une vie facile toi !
– Ah ça non ! Regarde comment ils m’ont passés au scotch ! Et dire que toi tu t’es tapé toutes les minettes du service…
– Oh que oui ! En parlant de scotch, je t’ai parlé de la fille du 114 ? Ah ça ! quels moments heureux j’ai passé (…) »
Et voilà, encore une fois je ne cherche plus à comprendre ce qui aura amené ces fauteuils ici, pas plus que ce qu’ils y font encore !
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Le petit appelle ça woufffa, bwoufffffa, bwoufff, et il s’applique. On a beau lui dire « bus » d’un côté, « basu » de l’autre, lui persiste en de longues expirations « wufffffffffa ».
Et c’est qu’il aime ça les bus, il suffit qu’il en croise un (et il n’en rate aucun) pour qu’on l’entende s’agiter : « woufff » en faisant de grands signes de la main au si beau véhicule.
Les wouffa pour le petit c’est la numéro trois de ses préoccupations (après Baba, et Jiji).
Alors quand se présente le festival des bus (basu matsuri), au pied du World Trade Center34.638292135.415291 d’Osaka, bien entendu qu’on y fait un tour. D’autant plus que les transports en commun, c’est une histoire de famille du côté de mon épouse, et que Jiji (Pépé) tient le stand onigiri et qu’ils en ont prévus 800.
Dommage, on n’a pas trouvé Jiji de l’après-midi. Trop de monde pour ça.
Et le basu matsuri, c’est tous les bus de la régions venus se faire admirer dans un même endroit. Tous les basu-otaku (sisi ça existe) sont là dès l’ouverture des portes, à se précipiter pour être les premier à admirer leurs idoles, allant glaner les docs à chaque stand, acheter des modèles réduits de leurs engins préférés, on peut même acheter au basu matsuri des poignées servant à s’accrocher quand on est debout, des vieilles plaques, des compteurs, des bouts de métal non identifiés…
Il y a aussi les petits trains pour les enfants, mais la file d’attente nous a tellement rebuté qu’on s’est abstenu.
Et il y a « la star », nonon, pas Madonna en concert à l’Osaka Dome à 50,000 yen la place du 8ème rang*, nonon, le bus milieu du siècle (d’avant), devant lequel on vient se faire prendre en photo, dans lequel on vient poser son posterieur et goûter au confort d’antan, au volant duquel, on peut même passer la casquette du chauffeur. (Mais tout de même quelle honte cette antenne Clarion sur un si vieux bus)… Cette année « la star » était accompagnée d’un choriste, qui, une fois la fête terminée est resté seul au milieu de ce grand espace déserté, en attendant qu’une dépanneuse le raccompagne au dépot.
Et bien entendu, il y a toujours une (sinon deux) mascotte grandeur réelle, ce qui permet aux enfants de se défouler en lui tapant dessus, en lui tirant sur la queue, en se riant du grand nez du gaijin qui prend des photos, etc etc 🙂 …
* Ca c’est pour mon référencement
On est en train de me changer l’horizon, et c’est visiblement suffisamment important pour qu’on en parle à la télé aux infos du soir. Ça a commencé peu après le nouvel an, lorsqu’une forêt de grues à poussé spontanément derrière le tablier du pont qui marquait de manière ferme le seuil entre le sol et l’infini. Et puis, depuis quelques jours, deux cages de métal sont sorties du néant.
Jiji le savait, c’est Sharp qui vient s’installer sous nos yeux, et d’après les infos, Sony s’intéresserait aussi à ce bout de terre artificielle de Sakai34.535771135.467846hama ; Sakai34.535771135.467846hama dont le nom impliquerait qu’il y ait eu un jour une plage ici. On la cherche encore.
C’est la troisième fois qu’on entend parler de notre quartier à la télé depuis notre arrivée. Il y a eu le scandale Osker Dream, une banale histoire de gestion douteuse d’argent public, puis la chute inexpliquée de cet hélicoptère sur la ligne de train qui file au sud, et enfin ce chantier très actif sur notre ligne d’horizon.
A chaque fois, c’est l’occasion de justifier auprès du petit qu’il est important de regarder les infos, là où lui préférerait évidemment Barbapapa, Anpanman ou Nihongo de Asobo. A chaque fois, on lui dit « regarde la maison là, à la télé ». Le temps qu’il s’intéresse à ce qu’on dit, généralement le sujet est passé et il nous répond « eh doko ? (où ça ?) » à quoi on ne peut que lui répondre « trop tard ».
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Dimanche dernier nous avions décidé d’aller voir les décorations de Noël installées. D’après le programme officiel, du 1 au 16, ce sont les décorations de bases, puis du 16 au 26, là ça devrait cartoner avec des fresques lumineuses, des animations, enfin, du Noël qui dépense quand même un peu d’argent !
Plus d’info, en anglais, en japonais et en photo.
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C’est vrai, on en voit finalement assez peu, des SM au Japon, tout juste une, en presque 3 ans, croisée un jour, sous la pluie, sur un parking de pachinko, exhibant quelques autocollants un peu usés qui se décollaient légèrement.
Belle émotion tout de même.
Ca a la classe une SM, non ?
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This is a cake using selected moterials and made by experensed work. Please take one when you are in relax-time.
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Les alentours du temple, regorgent de cabinets de voyance, et c’est peu de le dire. Et chose étonnante d’après mon épouse, on se fait même alpaguer depuis l’intérieur d’un cabinet, l’Obasan-ultra-voyante, derrière son bureau en désordre, nous interpelle à la manière d’une marchande de légumes : « irrashyaïmassseee dôôzo ». Sa spécialité, sans doute les naissances, ceci pouvant expliquer cela.
La montée vers la station Kintetsu ressemble un peu à celle qui à Kyoto34.986796135.758678 mêne au Kiyomizudera34.994742135.785039. Sauf qu’ici, c’est Oyaji-Powah, la moyenne d’âge avoisine les 8x ans, les magasins et ce qu’on y propose sont en conséquence, ici pas de babioles en tissus coloré, encore moins d’éventails « I love Kyoto34.986796135.758678« , mais plutôt : uranai*, kombu, tsukemono, uranai, uranai, amazake, uranai, senbei, uranai, confiseries, uranai, uranai, oden, uranai, kusuriyasan, uranai. Bien sûr aussi, dans une ambiance aussi ridée, un gaijin, au bras d’une locale, ça fait se concentrer bien des regards, d’incompréhension.
Surgit alors un daibutsu, le troisième en taille du Japon, ex-aequo avec tous les autres troisième en taille du Japon, il se mérite, la pente est raide, et on n’est pas encore arrivé à l’autre station Ishikiri34.682266135.646122, celle d’en haut qui nous ramènera à Osaka.
Par endroits, quelques percées, jardins, ouvrent la vue sur la ville d’en bas, vue d’en haut. En fait, la vue est plus belle depuis le train qui vient de Nara34.683793135.835669, mais plus difficile à saisir aussi, ça va plus vite.
* Uranai : Voyance
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