Dernières lueurs de 2008
En léger différé, les derniers rayons de soleil avant qu’il ne disparaisse derrière les nuages puis l’horizon…
Bon reveillon !
technorati tags: en photo, osaka, vu de l’appart,
Mon blog en français pour je ne sais pas trop quoi faire, mais on va trouver…
Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.
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En léger différé, les derniers rayons de soleil avant qu’il ne disparaisse derrière les nuages puis l’horizon…
Bon reveillon !
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Il aura fallu trois allers à Arashiyama35.013021135.680122 pour enfin en apercevoir la forêt de bambou qui s’était à chaque fois défilée. La première fois, on avait marché tout l’après midi et l’arrivée à Arashiyama35.013021135.680122 s’était faite assez tard. La seconde fois, on avait marché toute la matinée, on n’a pas su trop trouver le chemin et qui plus est, on avait d’autres objectifs dans l’après midi. Il y a eu aussi cet été avec Kapoue et son acolyte, où on est arrivé après le dernier train pour les montagnes aux orages. Cette fois, on a pris un train qui fonce droit dessus, dès le matin, histoire de ne pas la rater.
Le train, nous dépose à l’entrée d’un musée de la locomotive à vapeur et du piano (il doit bien y avoir un rapport, je le cherche toujours). Au moins pour les locos, le petit est satisfait de sa journée et repartira avec sa photo souvenir. Depuis ce musée, un train touristique fait le voyage à flanc de montagnes, départ toutes les heures et ce n’est pas donné. Ce sera pour une autre fois, aujourd’hui, on ne se laisse pas distraire de notre objectif. Un peu de marche, croisée de train dans un sens, puis dans l’autre, quand les premiers bambous se profilent sur le côté du chemin, en même temps que ce portrait de Jean Reno, fait d’après photo.
La forêt commence sur un temple, avec un petit jardin de mousse, un petit pont de bois qui n’enjambe rien, une lanterne qui n’éclaire rien, et une feuille d’érable tombée là, par hasard, peut-être.
On s’enfonce ensuite dans le chemin bordé des bambous, il y fait frais, localement, et dès qu’on en ressort la chaleur retombe. Aujourd’hui pas de vent, pas de concert percussif, mais l’ambiance est, de l’aveu de quelques ojisan qui me précédaient, très étrange, c’est un drôle d’endroit, mystique. Ojisan qui se demandent à haute voix en me voyant prendre mes photos si elles seront bonnes… ka mo shirenai…
Il faut un an pour faire un bambou adulte, ils sont ensuite abattus pour être utilisés comme matériau de construction, pour faire des palissades, des échaffaudages, du papier, des ustensiles de papeterie, des textiles, un peu de tout. Sauf que pour graver son éternel amour, mieux vaut lui préférer un bon chêne.
Au bout du chemin, on retrouve une gare, avec quelques boutiques de souvenirs et de quoi manger sur le pouce. Au retour, le soleil fera une fugace apparition, illuminant par endroit ces élancées vertes, magnifique effet, et je regrette que ça ne dure pas.
Le retour se fait par un petit tramway, dont la gare offre sur le quai un petit onsen pour les pieds. La détente y est maximale, maximisée, si on s’y prélasse entre 3 et 11 minutes, c’est écrit à l’entrée.
La baignade coûte quelques centaines de yens en échange de quoi on se voit offrir une petite serviette, et on peut même repartir avec.
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Eh, et ces vacances qu’on en voudrait d’autres des comme ça ? Ca continue encore ? Oui !?
Lors de mon premier voyage au Japon, j’avais passé beaucoup de temps à Shinjuku35.690903139.700260, j’y passais systématiquement pour sortir ou rentrer de mon point de chute tokyoite, et j’avais fini par presque apprivoiser cette gare tentaculaire, j’arrivais à peu près à m’y retrouver depuis l’intérieur pour me retrouver à l’extérieur (facile) et à la sortie espérée (moins facile).
Et ce sont des choses qui ne reviennent pas vraiment tout de suite. On est sorti un peu au hasard, et il m’a fallu un bon moment pour remettre les éléments ensemble. Par chance, on n’était pas trop mal parti, et très vite, la mairie se profilait au bout d’une rue. A partir de là tout s’est petit à petit réarticulé.
Les alentours de la mairie d’abord, puis les petites ruelles à Yakitori, sur des petits barbecue à charbon, incroyablement appétissant, mais en même temps un peu impressionnant quand on n’est pas soi même japonais, on ne se sent pas vraiment invité (mais la prochaine fois, tant pis, je m’y risquerai), et puis, le Donkihote labyrinthique, et les néons encore éteints.
Décider alors d’attendre la tombée de la nuit pour les regarder s’allumer. Prendre deux cafés (dans les 400 yens) dans une boutique de fringues, et ressortir au moment où tout s’énerve encore un peu plus, naviguer au hasard dans les ruelles chaudes de Shinjuku35.690903139.700260, laisser là où elles sont les voitures à vitres fumées, passer à côté des rabatteurs qui ne rabattent que les locaux, regarder les filles et se laisser submerger par les flux lumineux.
Shibuya n’est qu’à quelques stations en JR, en métro par contre, c’est plus compliqué, on fait une entorse à notre carte de métro de la journée (moins de 200 yens), pour y manger au Mos Burger, environ 500 yens (on peut faire mieux sans doutes, des conseils ?), chercher ensuite les shibuyettes, qui d’après l’ami vu à Yokohama35.453792139.632330 squattent les lieux en ce moment sur des peaux de bêtes, dans une ambiance cromagnonesque, sans succès. Où sont-elles ?
Sur le chemin du retour, faire à nouveau une halte à Akihabara35.698501139.772958, espérant y trouver le soir plus d’activité qu’au petit matin. Pas de chance, on arrive cette fois ci trop tard, hormis les grandes enseignes, tout est fermé, encore.
Pour faire durer un peu le plaisir d’être à Tokyo35.673718139.697556, après être rentrés à l’hôtel, on est ressorti pour chercher à se perdre alentours, faisant une pause comme la veille dans un troquet du coin, y prendre un affogato et une Guinness pression (environ 500 yens), duo assez déconcertant, et alors ?…
Et alors, journée à 8000 yens d’hôtel, et 4800 yens en dépenses courantes.
Pour ceux que ça intéresse, la carte du matin, celle de l’après midi, et de la journée
Suite de la rencontre avec David et Thomas
Comme promis, quelques couleurs automnales dérobées dans le parc du palais impérial de Kyoto34.986796135.758678 pour clore la naration notre petite promenade dominicale. Et dimanche, il y avait du soleil, et c’est quand même autre chose qu’avec un temps gris !
Photos sans commentaires ou presque.
Les caprices de la météo sont ce matin sur toutes les lèvres. En déposant le petit à la crèche, la première chose qu’on m’ait dit : « Samui desu ne ~ » (Ca caille, hein !), et les petites obasan du quartier ne parlaient que de la température de ce matin et du vent d’hier.
Je voulais hier matin d’ailleurs faire un post sur la tempête qui sévissait. Même les typhons de l’été dernier n’étaient pas aussi violent. Chaque bourrasque me donnait l’impression qu’un shinkansen passait à pleine vitesse sur le balcon. Les portes coulissantes de la chambre tremblaient même alors qu’aucune vitre n’était ouverte, sans doute sous l’effet de la pression. Dans la rue, les vélos étaient tous couchés, voir même renversés. Enfin, je n’étais pas très rassuré quand même.
Le soir aux infos, on apprenait que le vent avait fait 9 morts. Ah ouais, quand même. Visiblement une équipe d’ouvriers du bâtiment, dont je n’ai pas compris si ils étaient assurés ou non, mais il était visiblement aussi question d’assurance.
Et avec le vent, on a perdu 10° d’un coup, de 25° dimanche on est passé à 15°, et à la maison, on a sorti les vêtements d’hiver des valises, et on regarde les chauffages dans les magasins avec de plus en plus d’intérêt… Pour ceux qui ont vécu l’hiver nippon, c’est quoi le mieux en chauffage électrique ? Bain d’huile ? Céramique ? Halogène ? Clim ?
Et puis, quelques photos prises ce matin dans le quartier de la crèche du petit. Le toit en vrac, l’était déjà avant la tempête, je voulais m’assurer qu’il était toujours là…
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Bon, mais Ghismo, et tes vacances au top ?
Ah oui, c’est vrai, tiens, après une fête à Asakusa35.711195139.796398, on a pris la direction de Kamakura35.317867139.549592, depuis le Nord de Tokyo35.673718139.697556, c’est méga-long, ça coûte beaucoup (plus de 1000 yens) et ça demande quelques changements. Même le petit habituellement si intéressé par les voyages en train s’en lasse un peu. Vraiment les distances à Tokyo35.673718139.697556 n’ont rien à voir avec celles d’Osaka. Je vis vraiment dans une bourgade ! 🙂
La miss qui était arrivée à cours de liquide fait l’expérience du système bancaire japonais. La préhistoire bancaire, ici tout se paye en liquide*, et il ne fait pas bon devoir trouver une banque en plein week-end qui offre la possibilité de retirer de l’argent avec une Visa étrangère. On ne trouve pas.
A fujisawa, on retrouve la femme de l’ami vu la veille au soir ; je propose de prendre la carte qui permet de s’arrêter partout où on le souhaite, mais la mauvaise nouvelle tombe : il est déjà tard, et les temples vont fermer bientôt… Yargh… On ne fera qu’une courte pause à Hase35.312752139.533137 qui abrite le grand bouddha si connu de tous les touristes au Japon. Inutile d’espérer pouvoir en voir plus.
Pour se rendre à Kamakura35.317867139.549592 depuis Fujisawa35.336923139.487083, il faut prendre un petit train (la ligne enoden, 290 yens) qui passe entre les maisons on ne sait pas toujours comment, c’est tellement exigu par endroit qu’il ne faudrait pas sortir la tête. Au détour d’une rue, parfois, surgit la mer et ses plages, tellement tentantes qu’on s’y arrêterait bien. Ce serait sans compter sur la dictature des aiguilles.
Arrivé à la station de Hase35.312752139.533137, on se rend au pas de course vers le grand Bouddha (250 yens). Dans le ciel, des aigles tournoient, assurant une garde sur les lieux qui n’a rien de rassurante. On manque de temps, on ne profite que peu du grand Bouddha, et on ne peut s’empêcher de faire des comparaisons avec celui de Nara34.683793135.835669. Nara34.683793135.835669 wins. On peut visiter celui de Kamakura35.317867139.549592 de l’intérieur (quand on arrive plus tôt), et dans son dos, sont percées des fenêtres, ouvertes à l’aide de volets de bronze, lui faisant comme des ailes d’ange anguleuses pas du meilleur effet… Pragmatisme, pragmatisme.
Toujours au pas de course, on suit notre amie qui nous mène vers le temple de Hase35.312752139.533137dera (300 yens). Là encore, le temps nous presse, on arrive in-extremis à entrer dans le temple alors que les portes se ferment derrière nous. Moins de 30 minutes plus tard, on nous chassera dehors, fort cordialement. Ce second temple est tellement plus intéressant qu’on aurait vraiment aimé pouvoir y passer plus de temps. Superbe jardin, terrasse offrant une vue magnifique sur la mer, forêt miniature de bambous, statues alignées, et multiples bâtiments.
Il n’est pas tard, le soleil brille encore (c’est dire s’il n’est pas tard), et on se retrouve en train de souper de ra-men très moyens (dans les 700 yens) au bout de la ligne, à Kamakura35.317867139.549592 (210 yens).
Le retour se fait en train JR (dans les 1000 yens), aujourd’hui encore, c’était… wow (8000 yens d’hôtel et 4500 yens environ en dépenses courantes) !
Et pour finir, la carte du matin, de l’après midi, de la journée
* Si votre banquier vous dit, alors que vous vous apprétez à partir au Japon, « Avec votre carte Visa, aucun problème », c’est qu’il n’est jamais venu au Japon et qu’il ne sait pas de quoi il parle ! Demandez du cash.
Des vacances rayonnantes, il en reste encore un peu ?
Oui, treizième et avant dernier vrai jour de vacances, et aujourd’hui, c’est Kyoto34.986796135.758678. Depuis la maison, 270 yens vers Umeda34.7025135.49793 puis 390 yens avec Hankyu jusqu’à Kawaramachi. Cette fois ci, on a bien retenu la leçon de notre dernière virée à Kyoto34.986796135.758678 et on prend notre carte de bus à la journée, 550 yens, dans une petite boutique à la sortie du métro. La vendeuse nous tend les tickets, ainsi qu’un plan de Kyoto34.986796135.758678, en japonais. Je commence à déchiffrer autant que je peux le plan, quand, quelques secondes à peine après l’avoir déplié, un petit pépé nous aborde pour nous demander, en anglais, où on allait. Bonne question, on a des endroit où aller mais pas vraiment d’itinéraire précis. Je lui répond Kinkakuji35.039536135.728423 au hasard, c’est par là, suivez moi. En marchant, vite, on discute un peu, s’enquiert de où on vient et depuis combien de temps on est là, pour combien de temps encore, il nous déposera devant les abris bus, rebroussant alors chemin pour reprendre le cours normal de sa vie. Merci, beaucoup.
Changement de programme, de nombreux bus passent, jamais le nôtre, on finit par prendre le premier qui passe et qui finit sa course à Arashiyama35.013021135.680122. Ce trajet est vachement long et je me dis qu’on aurait mieux fait de prendre le train. Le bus est plein, et, pour la première fois que je suis au Japon, les gens sont courtois, les jeunes cèdent leur place aux vieux, qui s’assoient sans se confondre en excuses incessantes, ça a l’air normal ici. Kyoto34.986796135.758678 c’est vraiment autre chose qu’Osaka ! Les plus jeunes descendent par grappes, sans doute aux abords de leurs écoles, la moyenne d’age doit approcher les 84 ans au moment de descendre. De jeune, il ne restait plus que nous.
Aujourd’hui encore, je n’ai qu’un objectif à Arashiyama35.013021135.680122 : la forêt de bambous, pas trouvée la dernière fois.
On arrive enfin à proximité de la rivière et de ses montagnes bossues. On prend tout notre temps, le lieux est reposant, et on décide de partir à pieds par les petits chemins qui bordent la montagne avant de s’y enfoncer. Je lorgne sur les petites barques qui nous permettraient de rejoindre l’autre rive, mais ne sachant pas trop comment expliquer que je veux la louer sur la rive droite pour la laisser sur la rive gauche, je m’abstiens.
On suit le chemin quand un panneau nous indique au bout une vue breathtaking, en anglais, dans le texte. On sent le coup venir, mais on ne le verra peut-être qu’un fois, alors, beh, allons y ! 400 yens la vue breathtaking pour prendre en charge les réparations du minuscule temple en presque ruines qui est posé en haut de la colline. Les malins, ont trouvés un truc très con pour faire raquer tout le monde : le coup de cloche « gratuit », c’est écrit dessus là encore en anglais, et ce, jusqu’à trois coup par personne (faudrait pas non plus abuser). On va se priver, tiens, gon, gon, gon ! 🙂 Ainsi alertés, les moines ne vous laisseront aucune chance de repartir sans laisser votre monnaie !
Sur le retour, les barques sont toutes louées pour des groupes de collégiens qui cherchent à se couler, et arroser le plus possible le corset des copines. Bon, on a tous fait ça aussi, non…
On commence à avoir les crocs, pour nous ce midi, c’est zarusoba setto, très bon, et très léger, un peu plus de 1000 yens. En sortant du restaurant, je consulte les plans… Ah ! La forêt de bambous, c’est par là…
On avait décidé ce week-end de partir à Kyoto34.986796135.758678 visiter un temple, et d’aller faire un tour à la fête des trains qui se tient dans les quartiers pour le week-end, à proximité du circuit de kyôtei.
Cette nuit c’était ambiance orage torrentiel. Ceux qui ont passé la nuit dehors pour être les premiers à posséder une PS3 n’ont pas du être déçu.
Ce matin, il pleut, la météo nous le confirme à 60%. Demain, la météo est plus incertaine et nous annonce à 20% de la pluie. Alors, changement de programme, on ira plutôt demain à Kyoto34.986796135.758678.
Et la fête des trains, c’est un peu comme la fête des bus. On y croise les mêmes otaku des transports en commun, ainsi que sensiblement les mêmes animations : trains anciens qui exhibent fièrement leur numéro de service et dans lesquels on prend place, photo avec la casquette du chauffeur, stand pitapa et mascotte pitapon, modèles réduits, on a même retrouvé la star du bwoufffa matsuri ici.
Et c’est le petit qui était content !
Ce qui m’a particulièrement plu était le site, endroit industriel, où les trains viennent se faire réviser. Ici, des bâtiments en acier rouillé, là des tunnels de réparation, le sol est parcouru de rails, et des trains sont à l’arrêt ici en attendant de les renvoyer transporter leurs voyageurs.
Il y a aussi le musée. Un hangar dans lequel on peut admirer de vieux tramway d’Osaka. Où on apprend d’ailleurs que les tramways d’Hiroshima sont en fait d’anciens tramways d’Osaka ayant pris leur retraite dans les années 70.
Et aux infos de ce soir, on ne nous annonce pas une météo exceptionnelle pour demain non plus… Kyoto34.986796135.758678, ça sera probablement pour une autre fois.
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– Alors, tu sais, aujourd’hui c’est un jour spécial, on a changé d’année…
– Han…
– Et qu’est-ce que tu veux faire cette année alors ?
– …
– Tu veux faire quoi cette année ?
– Furansugo.
Voilà, la résolution pour 2008 du petit est de travailler son français. A 3 ans, il y a des résolutions qui laissent sans voix !…
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