Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Shioya-sur-mer

On était invité un de ces derniers week-end au premier anniversaire de Kawaii-chan.

Et Kawaii-chan habite dans la maison de bords de mer des voisins de Totoro. Une maison toute de bois sculpté, accrochée à flanc de montagne faisant face à la mer et dont les vitres sont en papier. Pirouette cacahuète (mais en mieux).

Plus encore que la maison, son jardin, arbres en boule, chemins de pierre, petite fontaine de marbre et de bambou, on a l’impression qu’au bout du jardin on pourrait faire trempette, la mer est là, en face, réelle, visible.

Et comme il s’agissait d’un anniversaire, il a été question aussi de soufflage de bougie.

Pour s’y rendre, on prend le train, celui qui longe la côte et la montagne en même temps, et qui nous avait conduit au pont, magnifique pont qui enjambe la mer un peu plus loin, si vous vous souvenez…

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N’y voir que du feu

Cette année est très feu d’artifice pour nous. L’an dernier, on ne s’était déplacé pour aucun. Rien que la semaine dernière on en a vu trois. Celui de ce week-end avait lieu au nord de Osaka, près de Juso, sur la rivière Yodogawa. Près d’une heure en quatre ou cinq tableaux colorés (je suppose que les pauses sont faites pour attendre que les fumées se dispersent). On s’y est rendu très en avance avec un lecteur du blog, ce qui m’a permis d’essayer l’objectif que Jiji voulait absolument me voir utiliser. Un Tamron 70-300, objectif pour paparazzi amateur qui m’a permis de faire… des photos de paparazzi amateur* ! 🙂

Dès les premières fusées, le spectacle se situe autant derrière que devant. Les japonais(es) sont incroyablement bon public, et ça s’exclame, ça crie, ça tape des mains, ça lance des sugooooii, des éééééééé de toute part, on ne s’ennuie pas. Il est visiblement possible par moment de retrouver dans le ciel des formes bien connues, des Doraemon, des smileys, des étoiles.

Derrière nous, des garçons essayent de synchroniser leurs « Dodon ! » avec celui des fusées (« Dodon ! » qui se traduirait par « Boum ! » en Français), mon épouse me glisse alors qu’ils ont le même niveau intellectuel que le petit.

Il y a un monde fou sur les bords de la Yodogawa, et au retour, on fait l’expérience d’une organisation implacable, menée de main de fer par les policiers et leurs mégaphones. Un seul escalier, trois flux humains à gérer, les escaliers sont pris d’assaut par vague, ça laisse une drôle d’impression…

* Et je me rends compte que ça devient une tendance lourde sur mon blog récemment… la faute à l’été – et au D80 – dirons nous ! 🙂

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Services fiscaux

Je vous le disais hier, on devait se rendre au centre des impôts pour faire ma déclaration de revenus.

Je rappelle un peu le contexte : je vis actuellement au Japon pour une durée de 3 ans, avec un statut de détaché. Mon employeur est français, je suis payé en France, en totalité en euros, et – de par ce statut – l’ensemble des cotisations se fait comme lorsque je travaillais en France (je bénéficie donc du chômage, de la sécu, et cotise pour ma retraite). Tout se passe en fait comme si j’étais resté à Nantes, seul le lieu d’où je travaille change.

Sauf que pour les impôts, c’est un peu différent. Les impôts se basant sur la notion de résidence fiscale, si vous habitez en France, vous payez des impôts en France, si vous habitez au Japon, vous payez des impôts au Japon.

Je précise que je ne suis pas très spécialiste de la « Chose Administrative », aussi, si vous cherchez des renseignements précis, vérifiez bien que je ne divague pas trop… et qu’on me dise si je suis à l’ouest…

Bref, nous voilà arrivé au centre des impôts du quartier, et comme dans beaucoup d’administration au Japon, un employé vous accueille pour savoir ce que vous venez faire… dans notre cas, c’était ascenseur, 3ème étage. On arrive dans un grand espace ouvert dans lequel des tables ont été installées, ça ressemble à une salle d’examen, mais en plus bordélique. Une salle d’examen pendant la pause. Des calculatrices sont posées en vrac, un peu partout, il traine des papiers carbone, des formulaires divers, des crayons au bout de ressorts, et il y a une grande animation, des enfants courent un peu dans tous les sens pendant que les parents cochent des cases ou monnayent leur cas.

Là encore un aiguilleur nous questionne sur la raison de notre venue : « Je viens pour déclarer les ressources de mon mari, il travaille pour une société française et est payé en euro ». Comme dans les mangas, on pouvait presque voir se former une goutte de sueur sur le visage décomposé de l’employé fiscal ; « Asseyez-vous là… ».

Il part chercher un conseiller, qui nous demande à nouveau la raison de notre venue, et lâche un rire d’une syllabe « Ha !  » en prenant connaissance de ce qu’on lui demande : « Chotto matte kudasai… (un petit instant) ». Notre affaire gravit un à un les échelons hiérarchiques du centre, il revient avec un chef plus chef que lui qui nous redemande à nouveau d’expliquer la situation et s’exclame alors « Naruhodo (je vois) ».

Nouvelle pause. Tout le monde disparait dans un bureau au bout de la pièce. Et le cortège revient grossi d’une troisième personne : le chef ultime de l’étage ; après lui on imagine qu’il faut appeler le ministre.

Ce chef des chefs nous demande alors une nouvelle fois de lui expliquer ce qu’on veut : « Je viens pour déclarer les ressources de mon mari, il travaille pour une société française et est payé en euro ». Le chef, vise alors mes bulletins de salaires (français), dit qu’il n’y comprend rien (moi non plus d’ailleurs :), mais on lui montre la case « Net imposable » on lui dit que c’est là qu’il faut lire et que c’est en euro. S’en suit une discussion entre japonais, vous m’excuserez de la coupure momentanée du son et de l’image, il était question de taux de change, de virements entre la france et le japon, de taux à la date de ces virements, etc…

Au moment où tout le monde avait l’air d’accord, mon épouse par malice montre aux percepteurs le montant en yen à déclarer calculé grosso modo, et celui qui avait lâché un rire, cette fois ci lâche un « Humpf… ». Bah oui, en déclarant sur six mois, je suis très en dessous du plancher et serai quelque soit le taux de change choisi, non imposable cette année… Tout ça pour ça !

On nous laisse partir.

Au passage, pour les candidats à l’expatriation, partir en juin, c’est pas mal pour les impôts : on ne déclare que six mois dans les deux pays, ce qui réduit sensiblement le montant de l’impôt à payer, et vous donne un petit coup de pouce à l’aménagement… C’était pas fait exprès pour nous, mais c’était pas mal joué !

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Retour sur…

Je viens de recevoir aujourd’hui à la poste un cadeau que j’attendais de pied ferme : le photobook tiré de mes vacances de mai dernier. Il est beau, il est gros, il sent bon le senbei chaud, et il s’offre à vous sur ma p’tite boutique !

Avec ce deuxième photobook, ce sont plus de 220 pages papier glacé pleines des photos (près de 400 au total) que je vous avais montré ici même depuis fin mai dernier, les photos illustrent les propos, là aussi tirés du blog.

Et je le trouve superbe – content Ghismo.

Pour une livraison avant Noël, c’est chaud chaud, mais blurb affirme que jusqu’au 9, ce n’est pas tout à fait impossible. Si vous voulez en faire un cadeau, n’attendez pas une seconde pour en passer commande, mais ne misez pas tout dessus, achetez une petite babiole pour pouvoir dire le jour « N » que le gros cadeau arrive un peu plus tard et de loin.

Et tant que j’en suis à mettre en ligne de nouvelles créations, j’ai également édité une version papier de mon blog, dans un plus petit format, avec plus de place au texte (mais les photos sont également présentes), et pour commencer, j’ai réuni dans un volume les trois mois qui suivent mon arrivée ici… C’est plus un projet perso, mais j’ai ouïe dire que certains parmi vous imprimaient mon blog, voici un moyen sympa d’en garder une trace papier (relié et glacé pour le coup)…

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A la plage

A Maiko34.627116135.041692, il y a une plage, mais on y reviendra.

Avant de parvenir à la plage, il y a la petite gare très mignonne, et puis ce pont magnifique, qui relie indirectement l’île de Honshu à celle de Shikoku, il y a aussi ce très bel ensemble architectural bar-hôtel-restaurant-salle de mariage avec vue sur la mer, vue sur le pont.

Le pont, quel pont ! (mais là aussi, on y reviendra)

Très vite, la plage se profile, une plage pour de vrai, artificielle comme il se doit, mais, une plage avec des vagues, de l’eau sal(é)e, des bateaux pneumatiques, des enfants qui crient (même un qui vomit à côté de vous, dans l’eau), des couples qui flottent, des méduses sans doute. Le petit n’a plus peur des vagues, au contraire. Il y a ensuite le sable, une langue de sable au contour profilé, en forme d’epsilon double, taillée au bulldozer comme dans un jardin zen. Il y a même des pins devant le sable et un love hotel devant les pins. Du soleil aussi. Les douches sont démontées, on est le 2 septembre, la saison est finie. Pour ne pas se sentir trop perdu, il y a un centre commercial à côté. La radio des voisins aussi. Sur la plage, des rodas de capoeira ont commencé.

Maiko de Janeiro.

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Ranger les pièges à mauvais esprits

C’est aujourd’hui la fête des poupées.

Depuis quelques semaines, elles se laissaient observer, silencieuse dans la chambre traditionnelle de chez mes beaux parents. Ce qui fut d’ailleurs une surprise, je savais que mon épouse avait l’empereur et l’impératrice, mais j’ignorais que la collection était complète… mon incrédulité à ce sujet aura bien fait rigoler la belle famille : mais où est-ce que cet imposant cortège peut bien reposer le reste de l’année ?… Il doit y avoir une cave secrète dans leur appartement ou un grand mystère. Je n’en ai rien su.

Le petit lui, ne s’est pas posé de question, et en voyant la cours impériale a pensé que, quand même il y avait un grand absent, et qu’il se devait de réparer l’affront.

J’avais il y a quelques années écrit un petit article sur cette fête, illustré à l’époque de photos que m’avais très gentiment confié Frédéric Gautron. Aujourd’hui, et grâce à la Toute Petite, car c’est pour elle qu’on a sorti des placards – secrets – toute la collection, je peux à mon tour illustrer cette fête très colorée.

Et demain, tout est fini, les boites auront rejoint les placards, sans quoi on réserve un bien mauvais sort à la petite fille pour qui elles sont exposées, les poupées le sont pour attirer et accumuler les mauvais esprits…

brrr…

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Sakai pas tellement

Hier nous sommes alles a Sakai34.535771135.467846 pour obtenir une copie du Permis de mon epouse. Elle se l’etait fait derober par l’administration francaise alors qu’en echange elle obtenait son permis Francais. Pour qui pour quoi avoir en poche un permis francais et japonais est problematique, je ne me l’explique toujours pas, mais je ne m’attarderai pas plus longtemps sur ces pratiques mafieuses de l’etat francais.

Nous sommes donc alles au centre d’examen de la Police, c’est en effet ici que tous les habitants de la region passent leur permis. Il y a une piste avec des stops, des feux, des passages a niveau, des parkings, des creux et des bosses, enfin tout ce qu’il faut pour faire en faux et sans danger ni circulation ce que les titulaires du permis feront en vrai en sortant de la. Mon epouse me disait que lorsqu’elle s’est presentee, ils etaient 300 dans la salle et seuls quelques malchanceux tires au hasard devaient passer le test de conduite. Les autres dont mon epouse ont eu leur permis par forfait (de l’administration).

Au passage, c’est a cet endroit que je devrai venir a nouveau pour obtenir mon permis japonais. Bien que je ne compte pas particulierement conduire ici (deja en velo c’est flippant pour moi), avoir une piece d’identite japonaise parait etre une chose interessante. Il y aurait des conventions entre le japon et la france, il n’est pas besoin de passer de test, et seul quelques documents sont a presenter pour obtenir le permis japonais. J’y retournerai donc quand nous aurons l’appartement.

A Sakai34.535771135.467846 il y a aussi un supermarche Carrefour. J’etais assez surpris de voir que l’enseigne n’avait pas change. J’avais entendu dire que Carrefour s’etait retire du Japon, cedant ses magasins a un groupe americain. A Sakai34.535771135.467846, le Carrefour n’a pas bouge. J’y etais alle il y a 4 ans la premiere fois, et j’avais ete choque par le prix du caprice des dieux et la musique diffusee a longueur de journee dans ce magasin : de l’accordeon musette… En y revenant 4 ans apres, le CD est toujours le meme et tourne toujours en boucle, ce qui ne nous donne pas tres envie de revenir ni de s’y eterniser. D’autant que lorsqu’on est pieton, arriver jusqu’a l’entree du magasin est une vraie galere sous cette chaleur.

On en a quand meme profite pour manger a proximite des sushis sur tapis roulant (bateaux flottants pour etre precis), et pour mes amis du bureau, on n’etait pas loin des 5,50 par personnes, c’est quand meme autre chose qu’a Carquefou.

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Fleurs de feu

Hier soir, après le repas, on a sorti les bombes anti-moustiques, et on s’en est aspergé plein les vêtements, et plein aussi sur les parties que ne couvrent pas les vêtements, on déteste ça pourtant. D’autant qu’on sait bien que ça ne sert à rien, que les moustiques, ces p’tits cons, sauront toujours trouver un endroit vierge de poison pour accomplir leur irritant dessein, on le sait, mais on le fait quand même. Heureusement, il y a les petits, c’est un plaisir de leur courir après avec la bombe, pshiiiiiiii…

Tant de précautions, pour se rendre quelques étages plus bas, dans la petite aire de jeux de chez Jiji-Baba, et on n’y va pas les mains vides, ce sont les petits qui portent fièrement leurs jouets d’un soir, en courant bien sûr, même en sautant si l’occasion se présente.

Là, ce sont les grands qui interviennent, pour des « raisons de sécurité ». On sait bien en fait que déjà petit on aurait pu nous aussi jouer avec les allumettes, alors on se rattrape maintenant, les petits auront le temps de grandir et de passer à leur tour le flambeau.

Une ou deux bougies allumées au milieu, un seau d’eau pour éteindre les braises, Jiji pas loin pour veiller au grain, et le feu d’artifice peut commencer. Les enfants, sages au début, croient à la dangerosité du truc, qu’on se rassure, ça ne dure pas !

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En attendant David

Suite de la petite série sur la blogger party avec David du site lejapon.fr

Petit flash back : avant d’arpenter les abords d’Osakajo, nous nous sommes rencontrés avec David à la gare de Umeda34.7025135.49793, en attendant que son train n’arrive, j’ai profité du temps qu’il faisait et du temps que j’avais pour prendre quelques autres photos du quartier.

Umeda est un des grands coeurs d’Osaka, d’ailleurs, la station JR (Japan Rail, l’équivalent de la SNCF) qui porte le nom de la ville se trouve ici.

L’ambiance ici est effervescente, la traversée de la gare est une véritable course d’obstacles, du monde déboule de partout en cortèges serrés et c’est celui qui montre la détermination la plus ferme qui passe en premier.

Le quartier est aussi en pleins travaux, dégageant grandement la vue sur les entrepôts JR, pour le plaisir de l’amateur de structures métalliques que je suis (à chacun ses petites faiblesses :).

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