Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Blogger party

Cette semaine, j’ai rencontré Thomas de la rivière aux canards et c’était bien sympa. Il m’a conduit dans un resto indien très cool où la serveuse lui faisait de l’oeil. Il est tellement sympa qu’au moment où je lui offrais quelques bonbons en cadeau, il m’a même proposé sa caméra. Bien entendu, je lui ai dit que c’était trop et il a fini par retrouver la raison.

Et à défaut d’une photo souvenir, j’ai pris quelques images pendant la promenade digestive qui me menait de Ogimachi34.703676135.509598 à Umeda34.7025135.49793.

Encore un coup des russes !…

Quand je suis arrivé au Japon, le pays était dirigé par le fougueux Koizumi, premier ministre plein d’allure et d’assurance, sorte de dandy politique doté d’une garde robe infinie, et dont la couverture médiatique était à se demander si la presse était réellement libre de ses choix éditoriaux. Koizumi était de tous les reportages, de tous les journaux télévisés par trois fois au moins, présenté le matin visitant l’armée en combinaison kaki (mais avec un petit foulard très chic quand même), le midi siégeant à la diète en complet noir parfaitement arrangé, le soir à l’opéra en queue de pie et nœud papillon, et l’été, en feu sur les banderoles hostiles des pays asiatiques suite à ses très contestées visites au temple Yasukuni.

Son successeur avec sa tête de j’y-parviendrai-pas n’y est pas parvenu et a bien vite cédé la place.

Après celui-qui-n’a-pas-beaucoup-compté, Yasuo Fukuda était lui un personnage tout en finesse, du genre pince sans rire, avec toujours un petit sourire en coin, et le petit trait d’humour et d’intelligence dans ses interview qui faisaient de lui quelqu’un de très recommandable, en tout cas, le personnage m’était très sympathique (car sur le fond, c’est un peu toujours le même parti au pouvoir depuis l’après-guerre). Et puis, las de tant de grossièretés autour de lui s’est éclipsé sur un discours qu’en substance j’ai compris ainsi : « vous me fatiguez… ».

C’est ainsi qu’Aso a accédé au pouvoir.

Et Taro Aso, c’est tout le contraire du cliché du japonais distingué qu’on peut avoir parfois en France. Taro Aso, c’est un ojisan comme je peux en croiser tous les jours dans mon quartier, pas trop la classe en fait.

Depuis quelques semaines, on entend beaucoup parler de Aso dans les journaux télévisé, pas tellement pour ses faits politiques, mais plus pour ses ratés… Car oui, le premier ministre du Japon se trompe sur la lecture des kanji dans ses discours en public et manque de vocabulaire. Autour de moi on dit que ce doit être la conséquence de sa passion pour les mangas.

Mais ce n’est pas tout, Aso n’est pas le seul à avoir des problèmes avec la lecture dans son ministère. Son comparse le ministre des finances, se trompe lui aussi, mais sur la lecture des chiffres. Un comble, c’est mal barré pour le pays ! 🙂

Et le pompon, c’est que ce même ministre des finances se trouve être en plus d’un mauvais lecteur, un alcoolique à la petite semaine. Et que récemment, celui ci lors d’une conférence de presse au G8 faisait concurrence à notre chef de l’état dans la série « je viens de rencontrer mon homologue russe et puisque je vous dis que je peux aller voir les journalistes… »

Lui a démissionné, pas notre président.

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De l’incroyable polyvalence des fonctionnaires de la poste

Depuis vendredi dernier, la climatisation de la poste située de l’autre côté de ma rue a commencé à faire un barouf du diable. En journée, avec les bruits environnants, ce n’est pas trop gênant, mais une fois la nuit venue, quand on a l’impression d’avoir un compresseur de chantier sur le toit d’en face, ça lasse un peu…

Aussi hier soir, en revenant du combini, on a fait un crochet par la poste (qui reste ouverte comme le combini 24/24, 7/7) pour prévenir le guichetier que son confort nous inconfortait beaucoup. Guichetier qui est allé illico chercher son supérieur, qui est venu s’excuser et nous faire moult courbettes alors qu’on tournait les talons.

Ce matin, dès 8h40, on pouvait voir sur le toit du bâtiment jusqu’à 5 individus… et le plus étonnant c’est qu’il ne s’agissait pas d’agents de maintenance, mais des cols blanc de la poste, dont le chef qui nous avait salué hier soir, à mettre les mains dans le cambouis, démonter le ventilateur indélicat, lui verser des litres d’eau sur les pales. On a ainsi vu défiler des bassines, des bouilloires pour faire le thé, des extincteurs – pour quoi faire d’ailleurs ??? – , des tuyaux d’arrosage, des pieds de biche.

Depuis le ventillo ne s’est plus fait entendre, chapeau, chapeau !

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Kyoto jour et nuit

Voilà des semaines que je ne vois plus trop le jour, que je profite quand même bien de mes week-end, mais que les photos prises s’entassent sans que j’aie le temps de vous les préparer. J’ai dans mes cartons des photos de Fushimi Inarai à Kyoto34.986796135.758678 et ses portes en enfilade, des photos d’un jardin du quartier découvert récemment, des photos (et même des vidéos) d’un inter-classe avec le petit, des photos et vidéos prises entre Nishiumeda et Umeda34.7025135.49793 en faisant la grande boucle par Higashiumeda, des photos du zoo de Tennoji34.646625135.513095 à Osaka, des photos du Osaka Motor Show, des photos que je finis même par oublier les avoir prises… J’ai aussi une série de billets, presque prêts d’une promenade en Chinchin densha entre Sumiyoshi34.613312135.486767 et Tennoji34.646625135.513095… Mais de temps je n’ai pas*…

Seulement voilà, Thomas me lance une perche que je ne peux que saisir ; samedi dernier, on a passé la journée dans le froid de Kyoto34.986796135.758678, sous un ciel légèrement nuageux du meilleur effet. L’après midi dans un temple dont j’ai déjà oublié le nom (il y en a tant aussi), le soir dans quelques quartiers où les noms des geisha s’affichent sur de petites plaquettes de bois à l’entrée des maisons et où les momiji rougeoyants sont éclairés pour des nocturnes très colorées. Voici donc le début d’une promenade silencieuse (car sans trop de commentaires) dans Kyoto34.986796135.758678, en quelques billets qui nous mèneront du jour à la nuit.

* Et notez au passage que c’est toujours dans ces moments de speed que vos beignets de poulpe explosent dans le micro-onde, vous obligeant à une heure de nettoyage non prévue au planning, si je n’ai pas pu plus publier sur mon blog récemment c’est de sa faute. na.

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Shinkitajima Saïkuru

Les vélos sont légion en ces contrées nipponnes, et il en va de même des réparateurs ad-hoc. Rien que dans le quartier, à moins de cinq minutes de la maison, j’en connais quatre, et d’autres se cachent surement dans quelques coins encore inconnus. Je me faisais cette réflexion il y a longtemps, quand je conduisais encore le petit à sa première crèche, et que le pneu arrière de mon fier destrier m’avait sournoisement abandonné à mi parcours. A Nantes, j’ai beau fouiller ma mémoire, je ne vois plus un seul réparateur de vélo ayant pignon sur rue (elle est facile oui), on achète les vélos en grande surface, idem pour les kits de réparation, et on se débrouille tout seul.

Et c’est bien dommage parce qu’on a toujours besoin d’un réparateur de bicyclette par chez soi. Ce qui m’amène à vous parler de ça en fait, c’est que le week-end dernier, justement, on est allé porter le vélo de mon épouse à réparer, il avait été vandalisé par quelques affreux gamins du coin. Oh, rien de grave, tout juste un pneu crevé. La réparation nous a coûté 100 yens, le gonflage des pneus de mon vélo 30 yens (c’est une machine en libre service), à ce prix là ça donne pas envie de plonger sa chambre a air dans sa baignoire.

Et… ah oui ! En fait, je voulais juste vous présenter la fourgonnette d’intervention rapide du petit pépé qui tient la boutique, véhicule improbable, dont on a un peu l’impression qu’il a été bricolé dans l’atelier attenant… Ca faisait des mois que je voulais la photographier pour vous la présenter. La voici.

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Cap sur Kobe

Nouvel épisode des vacances super-extra

Le troisième jour, qui tombait un lundi, on avait décidé d’aller à Kyoto34.986796135.758678. Et puis ayant eu vent que le mardi se tenait là bas une de plus importante fête de l’année, on a finalement décidé d’intervertir le programme de lundi avec celui de mardi.

Cap sur Kobe34.691380135.195693.

Arrivé à Umeda34.7025135.49793 (270 yens), on a passé un moment dans les 7 étages du Yodobashi camera, regardé des choses pour moi, d’autres pour l’exploratrice, faire quelques conversions rapides Yen-Euro et décider d’y reflechir à tête reposée. Manger d’un sandwich au café Excelsior, accompagné d’un café (850 yens) et prendre la direction de la gare Hankyu. Croiser ici des bénévoles de la croix rouge, ralentir le pas pour attraper au vol les kits pour faire des bulles de savon donnés aux passants, et répondre qu’on vient de France à la dame curieuse venue à notre rencontre. 310 yens de train plus tard (ce qui est incroyablement bon marché ; l’avant veille, un trajet dans Osaka avait coûté le même prix), on est à Kobe34.691380135.195693.

Là bas, on a suivi une petite partie de l’itinéraire que m’avait concocté Piccator lorsqu’on s’était rencontré l’hiver dernier (d’où le peu de nouvelles photos cette fois çi). Errances autour de l’incroyable gare de Sannomiya, un quartier encastré dans les piles des rails suspendus, abritant tour à tour boutiques innomables autant qu’innombrables, huileuses, crasseuses et juste à côté, allées clinquantes pour victimes de la mode, un quartier toutes veines dehors*, contrasté, hyperactif.

Et puis, emprunter les shôtengai qui partent de la gare, ressortir non loin du quartier chinois, commencer à sentir la faim qui nous tiraille, mais poursuivre vers le port, son quai laissé tel que le séisme de 95 l’a laissé, ses protoypes de bateaux devenus HLM pour pigeons gras, sa tour de Kobe34.691380135.195693, ses hôtels posés là, et ses autoroutes suspendus pour horizon. Je voulais ensuite aller au mont Rokko, que j’avais raté la dernière fois, on presse le pas, et on attrape un bus pour touristes qui nous reconduit à Sannomiya (250 yens le trajet avec les commentaires gantés de blanc).

* (je parles ici des innombrables canalisations qui courent sur les murs)

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Visite medicale

Nous etions invites hier a venir presenter le petit pour une visite medicale a la PMI. Nous y sommes donc alles confiants.

Aux abords de l’immeuble, quelques poussettes et dix fois plus de velos arnaches de pouet-pouet anpaman et attaches a des antivol nous indiquent qu’on n’est plus tres loin du but.

Comme a la charcuterie de chez Leclerc, on prend un numero et on attend qu’on nous appelle.

A l’heure dite les 20 premiers tickets (on est dedans) sont appelles ensemble dans une sorte de salle de classe equipee de sonorisation. Au debut ca larsen un peu, mais ce probleme est vite regle. On se retrouve donc a une bonne trentaine d’adultes et vingt enfants assis sur des tabourets dans cette petite salle.

La, j’apprend qu’on en a pour 30 minutes d’expose et 1h30 au total. Bon.

La scene est totalement surrealiste : une medecin fait face seule a cette assemblee turbulente et explique a qui peut l’entendre (personne n’ecoute bien sur) les modalites de vaccinations au Japon. Dans la salle, la moitie des enfants pleure (c’est l’heure de la sieste), l’autre joue, crie ou se tape dessus (ou joue a se taper dessus en criant), les parents aux enfants turbulents tentent de maintenir leur progeniture, les autres discutent avec les autres parents d’enfants sages. Personne n’ecoute. Le medecin continue et feint de ne se rendre compte de rien. A la mi-temps, changement de professeur, c’est maintenant une dentiste. A ma gauche un enfant a tente de piquer la petite voiture d’un autre, c’est le drame. La dentiste commence son speech sans faire trouble paraitre.

L’expose se termine a l’heure precise et on nous invite a monter au second alors qu’une nouvelle serie de 20 enfants et leurs parents s’introduit dans la salle de classe.

On monte l’escalier en cortege et arrives a l’etage, c’est l’enfer. Les enfants restes sages commencent a pleurer a la vue de ce qui les attends.

Devant nous, le chanteur des garcons bouchers, et son collegue plus age mais pas plus rassurant attendent en blouse blanche qu’on leur apporte nos petits enfants. Ici, pas de chichis, les enfants passent leur examen bucal devant tout le monde, pas question meme d’un paravent pour l’intimite, non, c’est comme au spectacle. Le premier petit garcon est appelle, on lui met la tete sur les genoux du gros dentiste qui introduit ses doigts et ustensiles dans la bouche du garcon qui pleure d’affolement.

A la gauche des dentistes, c’est l’atelier « Fuso », je ne sais toujours pas trop ce que c’est, mais il s’agirait d’une sorte de gel qu’on appliquerait sur les dents pour eviter les carries. Le dentiste vu precedement a fait sa propagande pour vendre son Fuso avec une surenchere d’arguments, la plupart des petits passent au second stand.

Ensuite, dans une autre salle, on deshabille les petits sur des baches bleues posees a meme le sol pour presenter le petit au medecin, la encore, le tout est public et certains petits enfants n’en finissent pas de pleurer et de se debattre. Ici on pese, on mesure et on osculte les enfants. Le medecin est sensiblement etonne de voir qu’en France a un an et demi on a termine le programme de vaccination qui va jusqu’au primaire au Japon.

Une fois ceci fait, on rhabille le petit et on passe au stand action sociale ou on obtient des prospectus pour les creches. On ne s’attarde pas trop, le petit qui a eu la bonne idee de s’endormir pendant l’expose, ne s’est a peine reveille pour la consultation dentaire, et n’a pas bronche pendant l’examen medical semble retrouver toute sa vigueur et montre son desir de faire autre chose.

On redescend, defait l’antivol de la poussette et sans demander notre reste, nous nous dirigeons vers l’arret de bus direction maison.

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C’est nouveau !

Avec pour seul indice cette photo, saurez vous dire ce qui a changé ?

Edit : c’est donc bien d’un nouvel appareil qu’il s’agit, un Nikon D80 avec un objectif 18-70. Testé fébrilement le soir de l’achat dès la batterie chargée…

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Les week-ends au parc

Le Petit a toujours beaucoup aimé les jardins publics. A Nantes, c’est à celui du Plessis-Tison (avec sa petite montagne et son grand bassin) qu’il passait ses journées, ici, il n’a que l’embaras du choix : le parc au bateau, le parc d’en bas, le parc de la piscine, le parc de derrière Kinji, et plus encore que de prendre le train, faire une halte au parc est l’assurrance de faire un heureux.

Dernièrement, si on n’a pas beaucoup quitté les frontières du quartier, on en a profité pour écumer les bacs à sable. La plupart du temps, les balançoires ont été démontées, probablement du fait d’un accident, les éléphants et les hippopotammes à ressort sont en place à raison d’un sur deux, et les horloges qui donnent l’heure probablement à l’aide d’un magnétophones ont une voix un peu ralentie, reste les tobogans et le sable, qu’on ne démantelle pas comme ça.

De temps en temps aussi surgit dans les cieux une figure bien connue. Suffisamment pour ne provoquer rien d’autre que détours de regards et quelques doigts pointés, on ne s’interrompt pas dans sa tâche, ça glisse sur les toboggans, ça grimpe sur les toiles d’araignées, ça creuse le sable, le zeppelin peut bien passer, si ça lui dit.

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Et badaboum !

Ô ! Toi, Office Lady toute ingénue qui dans la rue déambule sereinement !
Tremble car on en veut à ton Vuitton !
D’obscurs chevaliers casqués rodent sur leur bruyant destrier !
Quand de ton bras tu sentiras ton Louis s’alléger jusqu’à s’enfuir,
N’oppose pas de résistance, le mal l’emporterait.
Bien sûr tu voudras en découdre, poursuivre l’assaillant jusqu’aux portes de l’enfer.
Infini est ton courroux, mais retiens toi, Office Lady, Retiens toi !
Sans quoi un mal bien plus sournois tu connaîtras.
(Et vlan) A terre tu finiras,
(Badaboum) tes jambons tu exhiberas,
(Zwip) car de hauts talons tu porteras.
De toi on se rira, la honte tu subiras, ton sac ne récupéreras.

Non, mais, franchement, c’est quoi cette affiche placardée dans toutes les stations de métro ? Surtout dans le métro, je n’y ai encore jamais vu de scooter (et puis, je voudrais pas travailler avec l’agence graphique qui l’a réalisée, parce que question détourage de photo…). Et un zoom sur la dernière image s’impose, parce que une vautre pareille, on n’en voit pas tous les jours !

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