Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Bah voyons…

Ce genre de scène se voit relativement fréquemment ici. Sur la photo, il s’agit d’une petite fille, mais il arrive aussi fréquemment que la petite fille ait la vingtaine et porte des talons hauts, debout sur son porte bagage.

Pourtant ce n’est pas autorisé non plus. La semaine dernière, j’ai ainsi vu s’arrêter une voiture de police au niveau d’un passage piéton. Au début je n’y prétais pas trop attention, puis la voiture de police s’est mise à parler (il y a des haut-parleurs sur les voitures de police et les ambulances ici). La fille est descendue de son porte bagage, le garçon qui conduisait a eu un petit air de défiance, puis la voiture de police a redémarré. A peine avait-elle fait 100m que le couple s’est reformé, et a traversé la route au rouge, non sans prendre quelques risques d’ailleurs, sans doute plus pour fuir le regard des témoins de la scène que pour défier les forces de l’ordre. Quoi que…

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Vie quotidienne d’un demi-dieu, j’ai des infos !

Il y a eu récemment un tournoi de Sumo à Osaka, et en sortant en ville, il n’était pas rare d’en croiser quelques-uns dans les gares et les métros. On a également eu l’occasion d’en croiser beaucoup dans le quartier pendant un mois, visiblement ils logeraient quelque part à Hirabayashi34.610747135.458630 (une station voisine de la notre).

Et je peux vous dire que ces demi-dieux tout comme les demi-portions de mon espèce font leur courses à bicyclette au Don-Kihote du coin et à l’Izumiya d’en bas !

Passionnant !

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A la pêche aux super-ball

Le Petit est passé maître à la pêche aux super-ball.

Troisième première visite

L’été dernier il perçait encore ses épuisettes de papier à la première balle rebondissante extraite de l’eau. En ce début d’année, on franchit largement la vingtaine de pièces pêchées, et ce n’est pas sans fierté qu’on peut choisir le lot – qui n’est plus de consolation – sur les présentoirs.

Troisième première visiteArroser

Au dessus de vingt balles, c’est deux balles transparentes avec des filets de couleurs, et une sûpâ-unko-bôru. Une balle en forme d’étron, que le petit a choisi marron par habitude.

Triompher

Et il l’aimait son lot de nouvel an, qui du fait de sa forme, rebondissait en tous sens et ne se laissait pas attraper ainsi. Elle avait fini par trouver place sur le dévidoir de papier toilette dans un endroit qui lui seyait au teint.

Fanfaronner intérieurement

Et puis vint la catastrophe, même pas une semaine après son sauvetage, alors que le petit venait de tirer la chasse, la balle chût de son piédestal, et rejoint ses consœurs en un magnifique trois-rebonds qu’on aurait crû programmée par des batteries de super-calculateurs tant la trajectoire était pure et indétournable.

Et là j’ai vu de vraies larmes de peine poindre dans les yeux du petit, et moi de ne pas savoir étouffer un fou rire en pensant à cette destinée tragique.

Les Frères Jacques

Je le paierai un jour.

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Osaka coréen

Il y a quelques temps, on s’était rendu dans le quartier coréen d’Osaka, que j’avais déjà parcouru sans avoir vraiment trop remarqué le passage de frontière.

Le quartier qui porte pour nom « Pont aux grues », est au croisement d’une ligne de métro souterraine et d’une gare JR en hauteur, et est rempli de pachinko antiques, de love-hotel qui ont dû être colorés un jour, de yakiniku qui exploitent un peu trop chèrement le filon coréen, et d’un quartier entièrement couvert abritant un marché gras, poussiéreux et très délabré. Ambiance Shôwa.

Le genre d’endroit où les services d’hygiène pourraient faire une razzia qu’ils ne font pas, mais qui inspire une confiance sans limite aux acheteurs. Venir chercher du kimuchi ici, c’est un peu comme aller chercher du cantal dans un buron auvergnat, peu importe les cancrelats si le goût est là.

La gare JR, suspendu au dessus du quartier, accrochée au sol par des pilotis métalliques tellement disgracieux que les habitants ont décidés, chose rare, de les habiller, de faire pousser dessus des fleurs en plastique qui ajoutent au côté funèbre au lieu.

La suite nous a poussé à la recherche du quartier « Okinawa » d’Osaka…

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Naramachi

Le week-end dernier, nous sommes allés à Nara34.683793135.835669 pour voir les cérémonies de Omizutori au temple Todaiji. Du fait des déclarations d’impôt, mon épouse travaillant dans un bureau d’expert comptable n’a plus ni soirée ni week-end depuis plusieurs semaines, c’est donc avec le petit et Jiji-Baba qu’on s’est rendu à Nara34.683793135.835669, retrouvant là bas la très vivante cousine du petit et ses parents.

Si les cérémonies se déroulent le soir, on est arrivé à Nara34.683793135.835669 en début d’après midi et on s’est promené dans la vieille ville : Nara34.683793135.835669machi. En fait de vieille ville, Nara34.683793135.835669machi abrite quelques maisons anciennes. Le paysage est fait de bois foncé délavé, de tôles rouillées, de toitures défoncées, de torchis abîmés et de petites maisons individuelles plus ou moins anciennes, plus ou moins rénovées, plus ou moins dans un soucis d’exactitude historique.

Deux pauses dans cette promenade. La première dans un complexe temple-musée-magasin à la décoration chargée. Difficile de décrire ce lieu, une maison particulière ancienne toute en longueur avec deux entrées donnant sur deux rues différentes, une sorte de temple privé à un bout, plein de statues de singes ou de divinités, où la prière coûte 100 yens (c’est écrit sur l’urne qui récolte les pièces). En rentrant dans le magasin, on passe d’abord par une sorte de musée exposant de vieux objets usuels, des cendriers antique, des fers à repasser, des trucs pour machiner aussi, et un peu plus loin des assiettes de 2m de diamètre estimée à quelques dizaine de millions de yens… Un vieux gardien crie « Damé ! (Interdit !) » sur des enfants un peu trop actifs. Si bien que lorsqu’on arrive à la partie boutique, on n’a plus très envie de s’éterniser…

Un inoffensif bonhomme qui fait un peu penser à François Hollande avec un bouton sur le nez propose ses portraits à l’encre pour 500 yens. Baba qui a apprécié les exemples exposés tient absolument à ce que le petit reparte avec le sien… Un dessin que je n’ose à peine regarder qui défigure totalement le petit. Au plus je le regarde au plus je vois le visage de l’artiste dans son portrait… Allez imaginer le petit avec la tête de Hollande, ça fait bizarre un peu…

Et la suite de la promenade c’est pour demain 🙂

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Je hais les micro-ondes

Ça, y a pas moyen, je ne me ferai jamais à l’idée que ça constitue un quelconque progrès.

Edit : Je vous dois une explication, ceux qui me connaissent savent que je cultive cette haine depuis longtemps et que chez moi les micro-ondes n’ont jamais été les bienvenus. Seulement ici, trouver un four traditionnel relève de l’exploit.

Avec un micro-onde, on ne cuit pas les aliments, ils explosent généralement avant.

Ceux qui ont essayé de passer du pain dans un micro-onde savent qu’on en obtient un truc mou comme une éponge, immangeable. A l’inverse, une bonne purée ressortira sous la forme d’une semelle de carton toute aussi immangeable. Et un café, passé au micro-onde, ça parait pratique, ça va vite, sauf qu’il ressort tellement bouillu qu’il faut attendre des heures qu’il refroidisse avant de finalement le verser dans l’évier. Et ça c’est quand vos fritures au poulpe n’ont pas explosé, tapissant le micro-onde d’une belle couverture de gras qui prend une heure à nettoyer, et embaume ensuite tout ce qui passe dedans pendant les 3 mois qui suivent.

Et puis, avec un micro-onde dans la cuisine c’est la prolifération assurée des plats cuisinés ou surgelés. On ne cuisine plus. Ou on cuisine dans du plastique.

Un four, traditionnel, c’est simple, un ou deux boutons suffisent, température, minuterie, et avec ça on peut faire des gâteaux, des tartes, des gratins, de la viande grillée, du poulet doré, du chèvre chaud… Mon micro onde a 12 boutons et autant de programmes qui se décomposent en sous programmes : le programme pour bouillur le café un peu ou complètement, celui pour liquéfier les korokke, celui pour exploser le poulpe…

Mais que fait Jean-Pierre Coffe ? Il est où ?

Et je ne saurais que trop vous recommander la lecture du blog : « J’irai cracher sur ton micro-onde« .

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Mise au vert

Ce week-end on voyage ! On part à Tsuwano34.479392131.759033, dans le Shimane-ken. Oui oui, en pleine cambrousse, là où y’a même pas d’internet haut débit. Incroyable.

Et on va rendre visite aux ookii baba et jiji ainsi que quelques ojisan et obasan du petit (de la famille quoi).

Ca représente quelques heures de trajet et on devrait y arriver à la nuit tombante. Pour y parvenir, moitié train, moitié voiture de location, et sans bagages, car au japon, comme on le faisait remarquer sur itadakimasu, on sait voyager sans ses 60kg de change pour trois jours, ceux çi sont partis par transporteurs en milieu de semaine.

Et j’ai aussi pour vous quelques photos de Tsuwano34.479392131.759033 de mes précédents voyages, ainsi qu’un petit article écrit pour l’association Atlantique-Japon. A mardi !

Tsuwano depuis le chemin qui mêne au temple dans la montagneOhanami à Tsuwano

Air marin

Ce week-end, malgré une météo grisâtre et un air humide, nous avons fait un tour sur les bords de la Yamatogawa. La Yamatogawa est une rivière qui passe tout près de chez nous, connue pour ses taux de pollution records. On ne s’y rend pas très souvent, en été, ça refoule un peu, et de toutes façons, ce n’est pas non plus un endroit de toute première beauté.

Pour autant, on peut y trouver un certain charme.

La première fois que je m’y étais rendu, j’avais été frappé par la grande incohérence du paysage. La ligne d’horizon est particulièrement anarchique, faite de niveaux éparses, de matériaux divers, de profondeurs irrégulières. Une sorte de concentré de paysage en un seul point de vue. Des jardins, des petits collectifs, des industries grandes et moins grandes, des tours d’habitations, des practice de golf, de petites maisons, du béton, du végétal, de l’eau, du métal, de l’air, des gaz. Le tout présent dans un même regard, sans se déplacer ou en se déplaçant à peine.

Il y a aussi cette usine de lait aux couleurs très vives, même si un peu défraîchies, où même en plein week-end de 3 jours l’activité est identique à celle d’un jour de semaine.

En poursuivant un peu, on trouve même un quartier, qui me fait penser – un peu – à Trentemoult près de Nantes, un village de pécheur très cosy, où on se rend pour se promener ou gincher dans les bars. Ici, c’est un peu moins cosy, mais, il y a des plantes à toutes les maisons, pas une voiture, beaucoup de chats, des mouettes et le fleuve au bout de la rue.

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