Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

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Petite fête d’anniversaire à 120 décibels

Il y pire pour ses acouphènes oreilles que de jouer avec son groupe de rock dans les 12 m² du local de répet’, pire que d’avoir le méga-watt du gratteux dans l’oreille droite et la cymbale du batteur dans celle gauche. Maintenant je le sais.

Il y a quelques temps on était invité par la crèche du petit pour sa fête d’anniversaire. Tous les mois, les enfants qui y sont nés ont la chance de pouvoir montrer à leurs parents (en fait, c’est surtout l’inverse) ce qu’ils font tous les jours en leur absence.

Après une courte attente dans le couloir : « Les mamans, vous pouvez entrer !… ». La prochaine fois, je viendrai en jupe.

La journée commence en chansons, la sensei principale se tient à l’orgue et joue pour que les enfants puissent hurler chanter accompagnés. Et on hurle chante dans les oreilles des p’tits copains c’est bien plus marrant, quand on en a fini un, on change de p’tit copain, on peut comme ça continuer de hurler chanter pendant que l’autre sensei essaye de contenir les débordements sans cesser elle aussi de chanter.

Deux sensei pour une classe d’une vingtaine de gamins, c’est pas beaucoup ! 🙂 Vient ensuite le moment des présentations collectives et là encore c’est l’occasion de crier tout le plaisir qu’on a d’être de nouveau ensemble avec ses p’tits copains et ses p’tites copines.

Mais aujourd’hui est un jour spécial et les quat’z’amis du mois de septembre sont appellés à se présenter devant la classe très excitée de cette occasion si particulière. Pour une des petites filles, c’est le drame petite culotte mouillée et chaudes larmes, le petit quant à lui n’est en rien impressionné cette année et s’apprête à dire qu’il veut devenir Goonger quand il sera grand et à offrir la médaille de la plus belle des mamans. Pendant la cérémonie, aucune baisse du volume sonore général, les petits tirent les couettes des petites qui ne se laissent pas faire pour autant.

Ah si, le petit a eu une petite faiblesse, s’est retrouvé couché par terre ; pour mieux pouvoir tirer sur la jupe de sa copine (celle qui tenait pas la forme) et regarder ce qu’il se tramait par dessous.

Episodes suivant, la sensei passe aux travaux pratiques. Saison du raisin, on fabrique des grappes en papier, avec des petites gomettes et de la colle blanche-qu-on-a-même-le-droit-de-s-en-coller-partout, quel pied ! Une bassine par table et autour, chacun y va de sa stratégie, la petite fille d’en face choisi ses gomettes pour avoir les belles couleurs qu’elle voulait dès le début, celle dans l’autre coin, accumulle tout ce qu’elle peut comme gomette, le petit lui tappe dans la bassine quand il a besoin sans faire trop de cas des couleurs.

La règle : quand on a fini ses raisins, on est libre de faire ce qu’on veut. Et certains sont très rapides ! Le chaos revient et on attaque maintenant les caisses de jouets, les ultramans vrombissent dans les airs, les pompiers interviennent partout sur les tapis, mon appareil photo devant ma face de pas d’ici en intrigue plus d’un et on déboule de partout en courant pour faire des grimaces devant le drôle de gaijin ! Je n’aurais pas révé d’une meilleure occasion de pouvoir faire des portraits.

La petite fête se termine sur le repas du midi, pris dans la salle de classe, avec encore les formules d’usages qu’on a très envie de porter très, très haut : « Divinités, Senseis, Mamans et Papas, merci de ce bon repas qu’on va manger sans faire de restes ni de gachis, itadakimasu », si j’ai un peu oublié le détail, ça y ressemblait. Et chose sympa, le papa, les mamans et la grand-mère aussi ont pu s’installer aux petites tables pour manger à la même enseigne que les enfants : soupe de miso, riz aux champignons, citrouille, et un quart de banane en dessert.

Gochisosama !

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5 centimètres !

Samedi, il a neigé, à gros flocons qui ont tenu la journée, même en ville, évènement rarissime qui ne s’était pas produit depuis… deux ans.

On en a profité pour se rendre à… allez, je vous laisse deviner avec pour seul indice la photo qui suit, ça me laissera le temps de faire du tri dans mes innombrables clichés !

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Sur le chemin du retour

Suite et fin de la petite série consacrée à notre week-end à la campagne.

Le lendemain matin, après avoir été réveillé une fois dans la nuit par le petit qui tapait sur la porte, il y avait comme attendu de la buée plein la vitre, et nos affaires étaient froides et imbibées d’humidité (j’adore).

On rentre sur Osaka en début d’après midi, et j’aimerai, avant de quitter la campagne, revoir le Temple (magnifique temple) Taikodani Inari Jinja de Tsuwano34.479392131.759033, perché à flanc de montagne et accessible par une ascension qui nous fait passer par plus d’un millier de portes rouge vermillon. On n’aura pas le temps d’y monter à pieds, aussi c’est en 4×4 Terrano Nissan qu’on s’y dirige. C’est la première fois que j’en vois le parking, et petite surprise, le parking bétonné du temple se situe en partie sous ce dernier et donne à l’édifice vu de ce côté un aspect un peu « supermarché ».

Visite éclair, on va dire un petit bonjour aux renards du fond, on prend quelques photos, et on passe à la caisse avec un Omikuji chacun. Le petit a un beau Daikichi, et nous, nous avons chacun un Shyukichi.

Puis nous descendons dans le village, où je voulais me rendre au Musée Anno. On se gare à l’entrée du village, et après avoir cherché le petit, parti on ne sait où voir les carpes (innombrables ici) avec la tante, on parcourt rapidement les rues en direction du musée. Le festival de la veille se poursuit, il y a toujours des représentations de Kagura, et aujourd’hui, la restauration gratuite a fait place aux traditionnels Yatai payants.

Anno est un artiste issu de ce village. Il a en particulier travaillé avec une technique traditionnelle japonaise (enseignée à l’école primaire) : le Kirie. Il s’agit de dessins, réalisés en découpe dans une feuille de papier (à la manière dont on ferait un pochoir). Et Anno (1927~) a illustré des contes et légendes japonaises de cette façon. Des livres ont été publiés à partir de cette série, et j’en achète un à chacune de mes venues à Tsuwano34.479392131.759033. J’en suis donc à mon troisième livre, et il y en a au moins un autre que je n’ai pas encore.

Tout ça s’est fait à un rythme soutenu, et à peine entré dans le village, qu’on le quitte déjà direction Shiniwakuni34.171654132.225565. Jiji est tendu au volant, les lacets s’enfilent, et moi je bleuis. Même chemin qu’à l’aller, petit tour en Shinkansen, et nous voici finalement de retour dans nos foyers.

Et quand nous sommes arrivés, ça sentait la mer. Si elle est très proche de chez nous (moins d’un kilomètre à vol d’oiseau), on ne la devine jamais (pas plus qu’on n’a l’occasion de la voir), sauf ce soir avec cette odeur iodée qui traînait dans l’air.

Et voilà, de retour à la vraie vie.

Derniers matsuri d’été

Il y a quelques jours, des camions quadrillaient les rues en scandant des nom de politiques locaux. Ma première réaction fut de maudire la tenue d’élections prochaines et la foire qui les accompagne. Mais je me trompais, ces campagnes faisaient en fait la promotion de quelques matsuri de fin d’été, organisé par les politiques pour le bien être de leurs gentils électeurs (et aussi un peu pour remplir les caisses du parti).

Et pas un mais deux matsuri organisés à quelques jours d’intervalle et par deux homme politiques différents (du même parti, mais pas élus aux même places), j’ai nommé le Azuma-Azuma-Matsuri et le Kôno-Kôno-Matsuri (il faut répéter le nom pour que ça rentre bien dans les crânes) !

Azuma est plus petit que Kôno, son matsuri aussi. Mais Azuma a des copains musiciens. Kôno, lui, connait plein d’Obasan.

En y reflechissant bien, possible que je n’en voies plus beaucoup d’autres de matsuri estivaux…

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Restaurant à Hamburger

Je profite de la perche tendue par Thomas pour ressortir de mes dossiers ces quelques photos fort alléchantes… Il y a donc à Namba Parks34.661875135.502141 un Restaurant à Hamburger qui n’usurpe pas le nom de « Restaurant ». Il s’agit d’une petite chaine Hawaïenne nommée Kua’Aïna.

Et ici, on prépare à la demande des hamburgers géants, dont la viande grillée est une pure merveille, les légumes sont frais. L’ensemble n’a qu’un défaut (de taille) : c’est absolument impossible à manger sans finir avec le steak sur les genoux, et ce malgré la pique plantée au milieu censée retenir le tout en un ensemble cohérent. Cohérent au moment où il vous est servi, car dès la première bouchée, vous n’aurez plus rien à prendre en photo :). C’est tellement énorme que les sandwich sont présentés en deux parties, dessus et dessous sont côte à côte dans l’assiette.

Ils arrivent même à faire original avec les frites, qui ont un croustillant jamais vu grâce à un petit secret de fabrication que je vous laisse tester par vous même ! Et si les frites ne vous suffisent pas, vous pourrez aussi essayer les « popcorn shrimp » qui sont également excellentes. Et ils ont une boisson à la goyave très rafraîchissante.

Pas tout ça le même jour, c’est impossible pour une personne seule !

D’autant que le sandwich seul va quand même chercher dans les 1000 yens (pour les petits (petits ???))…

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Gokiburi II

Depuis quelques jours, la chaleur s’est installée pour de vrai, la moiteur avec. Le ciel est la plupart du temps blanc, l’horizon bouché à 3 km, mais on a jusque là une saison des pluies sans pluies. D’ailleurs, on s’en inquiète à la télé et on se demande même si les piscines ouvriront cet été. L’heure est grave !

Les grands vainqueurs de la situation sont les cafards* (gokiburi en japonais). Avec la chaleur, ils ont refait leur apparition dans les rues, il n’est pas un tour en ville sans en croiser quelques spécimens d’une taille inimaginable en France. Au plus il fait chaud, au plus ils sont costauds.

Pour le moment, heureusement, ils ne se sont pas invités chez moi, ils n’ont pas non plus de cartons d’invitations, mais je sais que malgré les moustiquaires qui sertissent toutes nos fenêtres, malgré les mises en gardes adressées à ceux croisés en ville, ces rampants indélicats à six pattes finiront bien par nous faire don de leur visite…

Qu’ils y viennent, on les attend !

* Et comptez pas sur moi pour leur tirer le portrait, les fleurs, c’est tellement plus sympa…

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Atô kchhhhh, crrrrr âtôgomasushhhhh

Dans la série des vacances rayonnantes, on en était à jouer à cache cache avec les bus, mais, et ensuite ?

Ensuite, re-bus, direction Ginkakuji35.026605135.798064 cette fois çi (le temple d’argent). On ne se fait pas d’illusion, il sera fermé, mais j’ai cru comprendre que le chemin de la philosophie y arrivait… et si il y a bien quelque chose à voir à Kyoto34.986796135.758678, c’est bien « Le chemin de la philosophie ». Moi, je ne pensais pas connaître le chemin de la philosophie (la honte), et je ne voulais pas que cette ignorance rejaillisse sur la miss.

On s’y dirigeait sans histoires jusqu’à ce qu’en cours de route, le chauffeur nous invite à descendre, au milieu du trajet, comme ça, sans trop de raison, une course urgente peut-être… Les bus à Kyoto34.986796135.758678 ne nous auront pas laissé une image impérissable cette journée là. La prochaine fois, faudra essayer en vélo…

Le bus suivant arrive et son chauffeur devait être très grippé car il avait une façon très particulière de s’adresser à nous dans son micro, en lieu et place de « Arigatô gozaimasu », on avait à chaque passager descendant de sourds « ‘atô kchhhhh », « aa tttsssss », « ‘to kssss », « crrrrr âtôgomasushhhhh ». Forcement, fou rire de deux français au fond du bus à chaque arrêt, et aussi un peu entre les arrêt… Ne pas se regarder, surtout. Le problème, c’est qu’il arrive un moment où il faut descendre, et sans pouffer.

C’est à la nuit tombante qu’on entreprend notre chemin de la philosophie, de bout en bout, parce que pendant ces vacances on ne fait rien à moitié.

En cours de route, un petit creux nous prenant, on attend devant un café qui exhibe en devanture des gâteaux sympas. Mais il est 18h01 et les gâteaux seront remballés, on ne nous les vendra pas ; bras croisés en signe de refus. On philosophera le ventre vide.

Le retour se fait par la rivière aux canards, Demachiyanagi, 400 yens, repas trop copieux qu’on ne pourra pas finir, dans les 1000 yens puis 270 jusqu’à la maison.

Grosse journée. 5080 yens. On n’a jamais été aussi près de la fin.

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Le mochi tombé du ciel

Suite de la petite série consacrée à notre week-end à la campagne.
Note : quelques photos ont été repéchées de mes précédents voyages pour illustrer ce post.

Le combini de Ookii-Baba à Tsuwano34.479392131.759033 a pour voisin direct un temple shinto. Pas très grand, mais avec un charme certain, tout en bois patiné par le temps, et sans ornements superflus.

Ce jour là, devait s’y tenir une fête pour célébrer la fin des récoltes. A cette occasion, tout le quartier exhibait fièrement de longs drapeaux verticaux, offerts au temple par des personnes du quartier. L’an prochain d’ailleurs, Ookii-Baba a prévu de faire les frais d’un tel kakemono.

Dès le matin, nous avons pu assister aux préparatifs, à l’arrivée progressive des acteurs de la fête. Les moines qui entretiennent ce temple sont tous issus de la même famille. Le père, la mère, le fils, et probablement les petites filles menaient la cérémonie. Les percussions sont sorties : Taiko bien sûr mais aussi shimedaiko (une sorte de caisse claire sans timbre) ainsi que de petites cymbales. Sont apparus ensuite des petites sonnailles manipulées par les jeunes filles.

Peu après le repas du midi, l’esplanade devant le temple s’était singulièrement remplie. L’oncle, qui ressemble beaucoup à Jean-Marie Bigard (mais je m’égare), en qualité de chef du quartier était en première ligne. Il y avait aussi une shibuyette égarée, sur semelles compensées, portant bracelets cloutés et autres accessoires très kawaii, que j’ai essayé de prendre en photo (en loose) pendant toute la cérémonie, sans y parvenir. Ah… si je n’étais pas si timide !…

Puis sont arrivés dans la benne d’une camionnette agricole un groupe de sacrés lurons dont les chapeaux n’ont rien à envier à ceux d’Annie Cordie sur « Chaud-Cacao, Chaud-Chocolat ». Compagnie joyeuse qui a animé tout l’après midi de musique et de danses. Parmi ces beaux chapeaux, se trouvait un personnage qui n’en avait pas, sorte de bouffon masqué, qui courait pour faire peur aux enfants, et tournait autour des musiciens. Il bougeait en permanence aussi les seules photos que j’ai obtenues de lui sont floues.

La cérémonie s’est déroulée ainsi, après quelques prières dans le temple, les hommes se sont occupés de transporter le mikoshi de l’autre côté de la vallée où un espace avait été aménagé sous les arbres. Quelques passages périlleux, mais le transport s’est fait sans encombre d’un bout à l’autre. Il y avait aussi un mikoshi pour les enfants, chargé de mochi (pâte de riz).

Arrivé de l’autre côté de la vallée, nouvelles prières, avant le moment tant attendu de la distribution des mochi. En fait de distribution, les mochi étaient envoyés par poignées en l’air en direction du public qui se bousculait dans une frénésie intense pour les ramasser tombés à terre. La scène était tout à la fois amusante et consternante. Le gens étaient venus avec des sacs plastiques pour pouvoir repartir avec le plus de mochi possible.

De retour au temple, nouvelle distribution de mochi, sous la même forme. Même cause, mêmes conséquences. Et cette seconde distribution mis un terme à la cérémonie, tout le monde s’en fut se rentrer chez lui, en faisant pour beaucoup un petit détour par chez Ookii-Baba, le calme revint progressivement sous les sapins.

Il devait être autour de 16h, et jusqu’à 20h on n’avait rien au programme. C’est à ce moment là que j’ai maudit le lieu.

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C’est bien mieux comme ça

A 12:23, heure locale, je retrouve l’usage de mon oreille droite. Je suis depuis hier complètement pris de la gorge et du nez, et depuis ce matin, je n’entendais que de l’oreille gauche.

Il aura fallu Sun Ra pour me sortir d’affaire. Plus précisément « There Are Other Worlds (They Have Not Told You Of)« .

Ca tombe bien, parce que ce soir je vais pour faire un essai au K’s Studio34.604923135.472202 avec un prof de basse, visiblement terrorisé à l’idée d’enseigner à un gaijin : « mais je ne parle pas l’anglais » disait-il en s’épongeant le front au téléphone… Ca tombe bien, je ne parle pas le japonais pensais-je en même temps 🙂

Ca tombe même doublement bien car demain, on vient me livrer ça. Et que j’ai bien envie d’en profiter dès sa sortie du carton.

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