Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Midosuji Art Grandprix

Ce dimanche, plutôt que de risquer de se faire saucer à Kyoto34.986796135.758678, on a décidé de rester plus « local ». Après coup, on aurait probablement pu aller à Kyoto34.986796135.758678, il a fait plutôt très beau hier, un peu froid, mais très beau.

Mais comme je vis dans un endroit où il se passe toujours quelque chose, nous sommes tombé par hasard sur un festival de jazz à Midosuji34.672005135.500328, un des grand boulevards d’Osaka.

Et c’était bien sympa : des extraterrestres très sexy parcourait les lieux en distribuant des ballons très brillants, des big band tous les 300m, quelques fanfares jazz-funk itinérantes, des groupes de danseuses.

Et puis c’est sans compter sur le lieu qui est quand même assez cool quand le soleil donne. Et quand en plus on a toute la route pour nous sans une voiture dessus…

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Y faire les cent pas

En fait, on venait à Ishikiri34.682266135.646122 pour voir les montagnes de plus près et, le temple du quartier, dans lequel une tante se rend chaque mois. Temple comme ça, qui n’a pas une réputation énorme, pas de spécificité, pas de spécialité non plus, on vient ici pour le tout venant, pas parce qu’on passe bientôt des examens, qu’on souhaite des enfants ou gagner plus d’argent.

Malgré tout, à l’entrée du temple une dizaine de japonais tournent en boucle entre deux plots de pierre, un petit papier en main leur sert de compteur, à 100, on sort de la boucle. Certains font le chemin au pas de course, ce n’est pas un moment de réflexion ni d’introspection, juste des pas donnés aux dieux pour qu’ils guérisse une maladie, procédure pratique inventée par les temples, pour gagner du temps, justement. A l’origine, il fallait se rendre 100 jours au temple, maintenant il suffit de s’y rendre une fois, d’y porter son obole, et de faire 100 tours. On appelle ça le progrès. La procédure sacrée néanmoins, est plus efficace, si elle est faite dans le secret, sans qu’on y soit vu ; mais, un gaijin qui prend des photos, ça compte ? Sans doute, à la tête renfrognée qu’on me présente.

Les allées du temples sont couvertes à la manière d’un passage commerçant, pour protéger des intempéries. Ca et là des tortues de porcelaines recueillent les souhaits et se prélassent dans l’eau.

A la sortie, se tient un dragon pour étoffer ma collection, c’est mon jour de chance.

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Osakajo

Suite de la petite série sur la blogger party avec David du site lejapon.fr

Osakajo, c’est le château d’Osaka. Et c’était la destination ultime de la promenade de la semaine passée. Quelques photos pour clore ce sujet, et passer à de nouvelles aventures.

Et un cadeau bonus se trouve dans ce post, pour vous, fidèles lecteurs !

Et c’est sur le chemin du retour que je me suis dit « Merde ! Le petit !… ». Habituellement, je quitte la maison pour aller le chercher à moins 20. Là, je suis arrivé à la gare à moins le quart. Sachant qu’il faut habituellement 15 minutes pour faire le trajet à pieds de la gare à la maison, puis 20 minutes pour faire celui qui va de la maison à la crèche en vélo. Sachant enfin que je suis arrivé avec 3 minutes d’avance. Calculez la vitesse moyenne dite « ghismique » ainsi que l’élévation de température dans la trainée du convoi résultant de cette activité frénétique soudaine.

Mais un tel coucher de Soleil sur Nanko34.636668135.413918, ça valait bien cela !

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Après la pluie

les cigales se remettent au boulot.

Vous avez peut-être vu ça aux infos, le Japon a été touché depuis quelques jours par des pluies diluviennes. Ces manifestations météorologiques se répètent tous les ans au Japon, mais elles ont quand même fait près de 20 morts cette année, c’est quand même pas anodin.

A Osaka aussi on a été touché un petit peu. Bon, mais rien d’impressionnant, pas de torrent de boue dans les rues, pas de collines qui s’affaissent, pas de voitures déchiquetées, mais des bonnes averses et une pluie continuelle pendant 3 jours quand même.Du coup, pendant ce temps, la température a bien chuté, nous laissant respirer, et les cigales ont arrété de chanter.

Depuis hier, les cigales se sont reveillées pour de bon et le soleil est revenu à leur appel. On semble être rentré de plein pied dans l’été, et comme tout est bien planifié au Japon, ce soir il y avait dans le quartier une fête pour célébrer l’été, justement. Une matsuri avec char à porteurs, taikos, magasins de rue, et visite au temple.



Demain matin, on remet ça avec les enfants, notre petit y participera en petit kimono (on lui en a loué un) et il pourra aller taper sur le Taiko aussi fort qu’il le voudra. En passant à l’endroit de la fête de demain, on a pu assister aux préparatifs et à la mise en place du char pour les enfants.

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Blogger party

Cette semaine, j’ai rencontré Thomas de la rivière aux canards et c’était bien sympa. Il m’a conduit dans un resto indien très cool où la serveuse lui faisait de l’oeil. Il est tellement sympa qu’au moment où je lui offrais quelques bonbons en cadeau, il m’a même proposé sa caméra. Bien entendu, je lui ai dit que c’était trop et il a fini par retrouver la raison.

Et à défaut d’une photo souvenir, j’ai pris quelques images pendant la promenade digestive qui me menait de Ogimachi34.703676135.509598 à Umeda34.7025135.49793.

En attendant David

Suite de la petite série sur la blogger party avec David du site lejapon.fr

Petit flash back : avant d’arpenter les abords d’Osakajo, nous nous sommes rencontrés avec David à la gare de Umeda34.7025135.49793, en attendant que son train n’arrive, j’ai profité du temps qu’il faisait et du temps que j’avais pour prendre quelques autres photos du quartier.

Umeda est un des grands coeurs d’Osaka, d’ailleurs, la station JR (Japan Rail, l’équivalent de la SNCF) qui porte le nom de la ville se trouve ici.

L’ambiance ici est effervescente, la traversée de la gare est une véritable course d’obstacles, du monde déboule de partout en cortèges serrés et c’est celui qui montre la détermination la plus ferme qui passe en premier.

Le quartier est aussi en pleins travaux, dégageant grandement la vue sur les entrepôts JR, pour le plaisir de l’amateur de structures métalliques que je suis (à chacun ses petites faiblesses :).

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Il vous reste de la citrouille ?

Bah c’est bien fait, fallait la vendre avant* (pour Halloween, parce que pour Noël, ça craint) !

* En référence à une blague Carambar des années 80 : « A la boulangerie : – Vous avez du pain rassis ? – Oui ! Il nous en reste d’hier ! – Ah bah c’est bien fait, fallait le vendre avant ! (rires) »

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Pour bien commencer la semaine

Un salon automobile au Japon, c’est aussi, principalement – d’ailleurs, c’est pour ça qu’on y va – l’occasion de remplir ses cartes mémoires de photos de filles très mignonnes et très complaisantes ; et à l’entrée quand on prend son badge presse, on vous demande si vous venez pour les filles ou pour les voitures, quoi que vous répondiez, on ne vous jette pas dehors à grand coups de pieds, mais on vous donne votre accréditation photo… Quel pays !

Cette fois ci, j’étais venu en me disant que j’allais m’occuper plus des jolies mécaniques, faire des chouettes photos de chromes rutilants, et puis dès qu’on se retrouve face au premier mannequin, qu’elle vous regarde droit dans le zoom avec des sourires ou des signes de la main, qu’autour de vous on se bouscule pour capturer ces instants, on oublie vite ses premières intentions, et on prend sa place au premier rang l’œil bien fixé dans le viseur.

Et puis, il y a les shows, organisés parfois par les firmes automobiles, parfois par des entités qui ont beaucoup moins à voir avec ce monde là (la condition semble être d’avoir une voiture sur le stand), tel ce stand où les hôtesses vantaient leurs propres charmes pour vendre des DVD d’elles, en tirant un peu sur le soutien-gorge quand les pépés leurs demandaient des photos. Tout un métier.

Arrive aussi un moment, où, pris de folie, on commence à prendre en photo les hôtesses qui vous tendent les prospectus ou les autocollants à ramener au petit, de quoi se prendre des baffes n’importe où ailleurs. Là, non, la réponse est conditionnée, sourire, mise en avant de la brochure et des couleurs de la marque. On croit rêver.

Ah, et les photos sont ici [NotComplêtementSafeForWork], mais attention, ça peut choquer les plus sensibles d’entre vous 😉

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Services fiscaux

Je vous le disais hier, on devait se rendre au centre des impôts pour faire ma déclaration de revenus.

Je rappelle un peu le contexte : je vis actuellement au Japon pour une durée de 3 ans, avec un statut de détaché. Mon employeur est français, je suis payé en France, en totalité en euros, et – de par ce statut – l’ensemble des cotisations se fait comme lorsque je travaillais en France (je bénéficie donc du chômage, de la sécu, et cotise pour ma retraite). Tout se passe en fait comme si j’étais resté à Nantes, seul le lieu d’où je travaille change.

Sauf que pour les impôts, c’est un peu différent. Les impôts se basant sur la notion de résidence fiscale, si vous habitez en France, vous payez des impôts en France, si vous habitez au Japon, vous payez des impôts au Japon.

Je précise que je ne suis pas très spécialiste de la « Chose Administrative », aussi, si vous cherchez des renseignements précis, vérifiez bien que je ne divague pas trop… et qu’on me dise si je suis à l’ouest…

Bref, nous voilà arrivé au centre des impôts du quartier, et comme dans beaucoup d’administration au Japon, un employé vous accueille pour savoir ce que vous venez faire… dans notre cas, c’était ascenseur, 3ème étage. On arrive dans un grand espace ouvert dans lequel des tables ont été installées, ça ressemble à une salle d’examen, mais en plus bordélique. Une salle d’examen pendant la pause. Des calculatrices sont posées en vrac, un peu partout, il traine des papiers carbone, des formulaires divers, des crayons au bout de ressorts, et il y a une grande animation, des enfants courent un peu dans tous les sens pendant que les parents cochent des cases ou monnayent leur cas.

Là encore un aiguilleur nous questionne sur la raison de notre venue : « Je viens pour déclarer les ressources de mon mari, il travaille pour une société française et est payé en euro ». Comme dans les mangas, on pouvait presque voir se former une goutte de sueur sur le visage décomposé de l’employé fiscal ; « Asseyez-vous là… ».

Il part chercher un conseiller, qui nous demande à nouveau la raison de notre venue, et lâche un rire d’une syllabe « Ha !  » en prenant connaissance de ce qu’on lui demande : « Chotto matte kudasai… (un petit instant) ». Notre affaire gravit un à un les échelons hiérarchiques du centre, il revient avec un chef plus chef que lui qui nous redemande à nouveau d’expliquer la situation et s’exclame alors « Naruhodo (je vois) ».

Nouvelle pause. Tout le monde disparait dans un bureau au bout de la pièce. Et le cortège revient grossi d’une troisième personne : le chef ultime de l’étage ; après lui on imagine qu’il faut appeler le ministre.

Ce chef des chefs nous demande alors une nouvelle fois de lui expliquer ce qu’on veut : « Je viens pour déclarer les ressources de mon mari, il travaille pour une société française et est payé en euro ». Le chef, vise alors mes bulletins de salaires (français), dit qu’il n’y comprend rien (moi non plus d’ailleurs :), mais on lui montre la case « Net imposable » on lui dit que c’est là qu’il faut lire et que c’est en euro. S’en suit une discussion entre japonais, vous m’excuserez de la coupure momentanée du son et de l’image, il était question de taux de change, de virements entre la france et le japon, de taux à la date de ces virements, etc…

Au moment où tout le monde avait l’air d’accord, mon épouse par malice montre aux percepteurs le montant en yen à déclarer calculé grosso modo, et celui qui avait lâché un rire, cette fois ci lâche un « Humpf… ». Bah oui, en déclarant sur six mois, je suis très en dessous du plancher et serai quelque soit le taux de change choisi, non imposable cette année… Tout ça pour ça !

On nous laisse partir.

Au passage, pour les candidats à l’expatriation, partir en juin, c’est pas mal pour les impôts : on ne déclare que six mois dans les deux pays, ce qui réduit sensiblement le montant de l’impôt à payer, et vous donne un petit coup de pouce à l’aménagement… C’était pas fait exprès pour nous, mais c’était pas mal joué !

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Regarder les fleurs

Toute la blogosphère nippone en parle : les cerisiers sont de retour, c’est encore timide, mais on peut déjà en profiter un petit peu. Vendredi en conduisant le petit à la crèche, je me suis arrêté au parc de Suminoekôen34.609952135.473860, tout près de la maison, il y avait plus de bourgeons que de fleurs, mais dès le samedi, ça s’est beaucoup développé.

Nous sommes allés samedi à Nishinagahori34.675804135.487250, plus au centre de Osaka. Il y a là bas un jardin public avec un temple où j’ai déjà pris quelques photos. Et à l’occasion du Ohanami (activités festives sous les cerisier qui signifie « regarder les fleurs »), les Yatai étaient de sortie.

Le soir, nous sommes retournés à Suminoekôen34.609952135.473860, pensant y trouver quelques éclairages et un peu de monde. En fait, rien. Rien d’autre que nous sous les cerisiers, ce qui est déjà ça…

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