Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Fais ta prière !

Ce qu’il y a de bien à la campagne c’est qu’on peut y prendre plein de photos. En fait on n’a même que ça à faire. Et quand la batterie de votre appareil vous laisse en rade*, et bien, vous regardez passer le temps, ce qui est une manière élégante de dire que vous vous ennuyez sec. (hein ? mais non je l’ai pas dit !).

En particulier j’ai dans mes photos celle du sèche-cheveux de Claude François, celui là même qu’il utilisait le 11 mars 1978 : le sèche-cheveux « Prière 1000 National ».

Et ce sera tout pour aujourd’hui, d’autres photos viendront au fur et à mesure cette semaine.

* je saurai maintenant que quand on achète une carte 1 Go, il faut acheter deux ou trois batteries avec.

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Bwoufffa matsuri

Le petit appelle ça woufffa, bwoufffffa, bwoufff, et il s’applique. On a beau lui dire « bus » d’un côté, « basu » de l’autre, lui persiste en de longues expirations « wufffffffffa ».

Et c’est qu’il aime ça les bus, il suffit qu’il en croise un (et il n’en rate aucun) pour qu’on l’entende s’agiter : « woufff » en faisant de grands signes de la main au si beau véhicule.

Les wouffa pour le petit c’est la numéro trois de ses préoccupations (après Baba, et Jiji).

Alors quand se présente le festival des bus (basu matsuri), au pied du World Trade Center34.638292135.415291 d’Osaka, bien entendu qu’on y fait un tour. D’autant plus que les transports en commun, c’est une histoire de famille du côté de mon épouse, et que Jiji (Pépé) tient le stand onigiri et qu’ils en ont prévus 800.

Dommage, on n’a pas trouvé Jiji de l’après-midi. Trop de monde pour ça.

Et le basu matsuri, c’est tous les bus de la régions venus se faire admirer dans un même endroit. Tous les basu-otaku (sisi ça existe) sont là dès l’ouverture des portes, à se précipiter pour être les premier à admirer leurs idoles, allant glaner les docs à chaque stand, acheter des modèles réduits de leurs engins préférés, on peut même acheter au basu matsuri des poignées servant à s’accrocher quand on est debout, des vieilles plaques, des compteurs, des bouts de métal non identifiés…

Il y a aussi les petits trains pour les enfants, mais la file d’attente nous a tellement rebuté qu’on s’est abstenu.

Et il y a « la star », nonon, pas Madonna en concert à l’Osaka Dome à 50,000 yen la place du 8ème rang*, nonon, le bus milieu du siècle (d’avant), devant lequel on vient se faire prendre en photo, dans lequel on vient poser son posterieur et goûter au confort d’antan, au volant duquel, on peut même passer la casquette du chauffeur. (Mais tout de même quelle honte cette antenne Clarion sur un si vieux bus)… Cette année « la star » était accompagnée d’un choriste, qui, une fois la fête terminée est resté seul au milieu de ce grand espace déserté, en attendant qu’une dépanneuse le raccompagne au dépot.

Et bien entendu, il y a toujours une (sinon deux) mascotte grandeur réelle, ce qui permet aux enfants de se défouler en lui tapant dessus, en lui tirant sur la queue, en se riant du grand nez du gaijin qui prend des photos, etc etc 🙂 …

* Ca c’est pour mon référencement

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Se préparer à…

Dehors, les patrouilles anti-feu ont repris ce soir sous une pluie battante, et on passe avec le petit une soirée entre hommes sur le canapé et dans la couette avec mac-do pour tout le monde, DVD Anpanman et tri de photo, portable sur les genoux pour moi ; petit aperçu bien sympa de la situation de dans bientôt, quand la maman sera à la maternité. La maman qui est sortie ce soir pour son bônenkai annuel, la fête de fin d’année de son bureau. C’était d’ailleurs aujourd’hui son dernier jour de travail…

Et je viens juste de terminer le tri de mes photos de la promenade de ce Noël ! Noël qui fut un peu plus gris (dommage pour la lumière) cette année que l’an passé, toujours à Osaka, mais dans des quartiers moins « rabu rabu ». Ca a commencé cette année dans un restaurant de curry indien très épicé (probablement un équivalent niveau 15 ou 16 chez cocoro soup curry). Au comptoir, les salarymen s’essuient le front avec les petites serviettes de papier. Et j’avoue ne pas avoir trop vu la différence dans mon assiette 4 curry entre celui au mouton, celui au porc, au canard ou aux marrons.

Pour se remettre de ces émotions, on a rejoint les alentours du parc d’Utsubokôen où j’ai pu réviser ma géométrie de base : arcs, courbes, pans coupés, accordéons, ou damiers, rien n’y manque. En s’éloignant un peu des grands axes, on est également tombé sur ces maisons délabrées très inspirantes pour la photographie, royaume de chats qui ont l’air de passer leur temps à s’amocher les uns les autres.

Et un scooter aussi, « préparé », comme le sont beaucoup de scooter ici, pour se rappeler un peu l’ambiance du manga Akira.

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Nous-on-va-a-la-fêt-e !

Comme prévu, nous sommes allés ce matin à la fête de quartier de célébration de l’été. Et ça a enchanté notre petit qui y est allé en courant !

Et on n’était pas arrivé sur les lieux depuis plus de 30 secondes qu’une dame inconnue est venu nous apporter 3 bouteilles d’eau et de jus de fruit, pour revenir 15 secondes après avec deux canettes de bière, et encore 30 secondes après avec un sac plastique pour mettre tout ça dedans comme on n’avait rien ouvert… Après explications, c’était simplement un omiyage (cadeau) comme on n’était pas tout à fait du quartier.

Il y avait pour la fête une camionette pour transporter le Taiko, un temple miniature, et un autre Taiko sur lequel notre petit s’est timidement essayé à la percussion nippone.


Et puis il a eu le droit de tenir la main de sa cousine, à l’origine pour une photo, ça lui a fait tellement d’effet qu’il ne l’a pas lachée ensuite. Cousine qui porte des chaussures qui font pouet pouet ; tout ça n’a rien à voir avec l’histoire, mais ça m’a beaucoup amusé…

Le convoi s’est ensuite mis en branle pour parcourir les rues du quartier. Nous l’avons suivi pour une toute petite boucle, car 4 heures après il se déplaçait toujours – j’imagine en prenant quelques pauses.

J’ai tout de même attendu un petit moment le début du feu d’artifice, le moment ou l’homme monté sur le toit éphémère de la camionnette toucherait les fils électriques avec sa tapette à mouches géantes (il parait qu’il y a au japon des insectes appellés abeille-oiseau, à cause de leur taille, il doit bien y avoir un petit rapport). Franchement à certains moment, il ne devait pas être à plus de 50 cm des fils, et agitait son ustensile avec tant d’amplitude que j’ai craint le pire pour lui et ceux qui feraient masse au dessous de lui.

Après cette promenade musicale, nous avions prévu d’aller à une foire du commerce équitable a l’International House de Osaka. En fait, il s’agissait d’une partie d’une manifestation plus générale dont j’ai déjà oublié le nom (ca ressemblait à fête internationale mais résumé en un seul kanji).

Il y avait dans cet endroit une ambiance proche des rendez-vous de l’Erdre Nantais, où quelques stands tenus visiblement par des associations d’étrangers, font découvrir leurs spécialités culinaires .Avec malgrès tout une forte connotation japonaise dans les plats proposés : on pouvait ainsi manger des Tako-Yaki à l’italienne, des Korokke brésiliens, des Yaki-soba à l’indonésienne, de la pizza au feu de bois…

Et puis question animation, il y avait de la danse, des concerts, on est arrivé alors qu’une vingtaine de petites filles autour des 5 ans se préparaient à un spectacle de samba dans des tenus très amusantes. Il y eu ensuite les adultes dont la chorégraphie tenait grandement de l’improvisation, puis du balafon africano-japonais.

La foire au commerce équitable se tenait dans une salle à l’étage et était assez décevante finalement, il y avait beaucoup d’artisanat et assez peu des produits alimentaires. Et autant en France, il est aisé de trouver des produits labelisés à des prix tout raisonnables, ici, les 700 yens mini pour un paquet de café font tout de même reflechir. Même si le café est excellent.

Voilà en tout cas qui répond à une question que je me posais, le commerce équitable est encore grandement méconnu ici.

Pour finir notre dimanche comme il se doit nous sommes allés chez Yamada Denki pour y acheter trois fois rien, nous sommes passés au Samy (la superette en bas de chez nous) pour y acheter notre repas du soir, et on peut manger tard si on le souhaite, le Samy est ouvert jusqu’à minuit même le dimanche (et si on est à la bourre, il y a le combini, pas beaucoup plus loin, qui ne ferme jamais).

Et bon dimanche… sous vos applaudissements !

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Jeu Tomika

Allez, saurez-vous me dire ce qu’est ce truc ? (Attention, il y a un piège, et les japonophones laisseront les autre jouer d’abord 🙂

Edit du 30/10 : Et la réponse se trouve dans les commentaires

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Couleurs d’automne à Kiyomizudera

Aujourd’hui, il pleut.

Hier, j’aidais un des amis français de mon épouse à déménager. Ce qu’il y a de bien avec les déménagements d’expatriés, c’est que c’est assez vite vu, 5-6 cartons, 2 sacs, un futon, trois fois rien d’électroménager, en 3h c’était bouclé, nous laissant le temps d’aller manger des Ramen avec le très expressif beau-père japonais d’Alex. Qui nous demandait en désignant la serveuse venue prendre la commande « Alors, elles sont pas mignonnes nos femmes japonaises ?!… ». Et nous d’acquiescer gêné. En l’occurrence, c’était très vrai.

Samedi nous sommes finalement allés à Kyoto34.986796135.758678, plus précisément au Temple Kiyomizudera34.994742135.785039 (temple de l’eau pure), pour voir si l’automne était arrivé là bas. C’est encore un peu tôt. Un peu de rouge, du jaune, et encore beaucoup de vert sombre, le tout sur fond de ciel blanc, pas facile pour les photos qui sont tout de suite sur ou sous exposées, un jour faudrait que j’achète un guide « la photo pour les nuls » pour comprendre un peu le mode manuel de mon appareil…

Et puis à la gare, il y avait une petite fête avec une cérémonie du thé, le décor manquait cruellement de charme, l’ambiance manquait beaucoup de sérénité, devant des cabanes en bâches plastiques, en plein passage, arrosés par les mégaphones.

Et on a déjà prévu une nouvelle session à Kyoto34.986796135.758678 pour une nocturne, début décembre, si tout se passe bien.

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Trois mois que j’aime plutôt ça

Cela fait aujourd’hui 3 mois jours pour jours qu’on a foulé le sol nippon pour ne le quitter que dans 3 ans. Un petit 10% de mon temps ici est déjà écoulé… DEJA ! et ça, ça ne me mets pas le coeur en joie, et je cherche la potion pour retenir un peu le temps.

Pour marquer un peu cette étape, j’ai décidé aujourd’hui de vous préparer un petit « J’aime / J’aime pas » du Ghismo au Japon. Et si j’arrive à m’y tenir, je prends rendez-vous pour un prochain « J’aime / J’aime pas » à 6 mois, pour voir si quelques différences apparaissent.

J’aime J’aime pas
  • Etre cycliste au milieu des piétons
  • L’euro à 150 yen
  • Regarder les filles
  • Etre ici, parce que c’est ailleurs et que tout est différent
  • La nourriture japonaise
  • Les restos extra qui coûtent rien
  • Descendre mes 7 étages à toute heure du jour ou de la nuit pour acheter une bricole
  • Les sons qui sont ici omniprésents (au moment où j’écrit c’est la camionnette d’un magasin de récupération d’électroménager qui fait au travers de vieux HP une liste à la Prévert des appareils qu’ils récupèrent, tout à l’heure ça sera la musique des poubelles, cette nuit, une moto qui fait un rafut du diable à 2 à l’heure)
  • Pouvoir dire « wakarimasen » aux gens qui m’ennuient
  • Les cigales
  • Les cigales quand ça s’arrête
  • Avoir toujours une photo à prendre
  • Les matsuri permanents
  • Les magasin à 100 yen
  • Me dire que finalement, le japon c’est pas si cher que ça
  • Etre piéton au milieu des cyclistes
  • La nuit qui tombe à 18h en été
  • Le regard en biais des Obasan
  • Devoir se justifier pour Zidane quand on dit qu’on est Français
  • Etre obligé de dire « wakarimasen » parce qu’on comprend vraiment rien à rien
  • Devoir s’excuser parce qu’on n’a pas la clim
  • Les cafards géants que quand on en bousille un, il parait qu’il y en à 30 derrière à attendre tapis dans l’ombre
  • Quand le téléphone sonne
  • Dire « tiens, on pourrait aller où ce soir », et rester à la maison parce qu’on n’en sait rien
  • Les films américains en version japonaise
  • Les trucs achetés au magasin de 100 yens qui pètent au bout d’un mois.
  • Me dire qu’un jour faudra rentrer

Et pour être complet, il faut y ajouter les « J’aimerais bien » :

  • Trouver la méthode « Apprenez le japonais en 21 jours sans effort et sans donner un coup de manivelle »
  • Trouver un bar avec une terrasse pour boire une bière tranquilos les soirs d’été
  • Voir la mer
  • Aller à Kobe34.691380135.195693, Hokkaido, Kyushu, Okinawa
  • Voir mes amis
  • Retourner à Kyoto34.986796135.758678, Yokohama35.453792139.632330, Tokyo35.673718139.697556
  • Faire un peu de tourisme
  • Voyager en Asie et Océanie

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Epanadiplose

Non, t’es encore sur tes vacances de mai Ghismo ??

Il fait moche, et c’est le dernier vrai-jour de vacances. On n’a plus trop d’autre chose à faire que de penser acheter des cadeaux pour le retour.

Le midi quand même, on mange des hamburgers à l’avocat, parce que même si ça fait pas trop japonais, c’est bon. Et puis dans l’ordre : Denden-town, Namba Parks34.661875135.502141, Soz-store, Namba34.663463135.501959, Shinsaibashi34.675142135.501320, et quelques unes des choses qui étaient au programme comme par exemple, manger des anmitsu dans un café très apprécié de baba. On y est accueilli très fraîchement par l’obasan qui fait le service, ça change de quand Baba est là. On ne m’y verra plus.

Le soir, alors qu’on se dirigeait vers un dernier restaurant de sushi, le ciel s’est paré de beaux ocres brillants, comme pour rendre hommage et tirer son chapeau à la miss chaussée d’or, venue goûter un peu de Japon.

Demain c’est le retour, des dizaines d’heures de voyage, des p’tits bouts à bisouiller à l’arrivée. Et puis, ton départ, la fin des vacances, le retour à la vie pour de vrai, c’est trop déprimant, autant le laisser au conditionnel, comme si c’était demain et que ça n’est encore jamais arrivé.

On pourrait aller prendre un taxi pour Sumiyoshi34.613312135.486767, faire un dernier petit tour au temple, tirer des omikuji plutôt pas mauvais, assister à un nouveau mariage, tout comme au premier jour des vacances. Et prendre le rapi:to tous ensemble, le petit va adorer un beau train bleu comme ça avec des hublots géants et ronds, il pourrait même en demander un pour son anniversaire, chez Donkichote ils en ont un stock.

A l’aéroport, on pourrait manger d’un curry japonais dans une gargote moyenne, et surtout prendre des purikuras, plein, pour qu’on rigole bien jusqu’au bout avec ces nœuds papillons débiles, ces chats sur les épaules et ces étoiles ridicules. Te voir partir derrière les vitres et puis rentrer dans un bus avec des voyageurs qui arrivent les yeux grands ouverts, d’autres qui rentrent les yeux humides, et d’autres enfin qui scrutent les avions dans le ciel pour essayer de te voir au hublot.

Mais qu’est-ce qu’on aura pu rigoler quand même ! Tu reviens quand ?

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Kyoto Kinkakuji (le pavillon d’or)

Il y a quelques jours (semaines) je me promenais à Kyoto34.986796135.758678, dans le jardin du pavillon d’or (je n’ai pas eu la chance de m’approcher plus près). C’était du temps où il pleuvait à Kyoto34.986796135.758678. Par contre, à Osaka le même jour, il faisait un soleil de plomb. Nous étions partis sans parapluie, et on a évité la furie de l’averse le temps du trajet en bus depuis la gare jusqu’au pavillon. Il y a des jours où on a de la chance.

Petite promenade en photo, sans plus de commentaires.

PS : J’attends toujours vos suggestions concernant l’énigme du post précédent

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Neuf cent huit mille six cent quatre vingt douze secondes

Et aujourd’hui, c’est mon dernier jour dans nos locaux nantais, et me voilà à moins d’un million de secondes ! Aujourd’hui, je clos un dossier client, scanne mes documents importants pour en conserver une copie en cas de perte de bagages, vide mes étagères des innombrables et improbables objets qu’elles supportent, et répond aux mails et coups de fil concernant la twingo.

Il y a des chances pour que ce message soit le dernier avant la reconnection au web en juillet. D’ici là, j’écrirai mes posts sur le petit zaurus famillial, vous saurez tout, mais tout en décalé ! 🙂

Allez, à pluche !

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