Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

En attendant David

Suite de la petite série sur la blogger party avec David du site lejapon.fr

Petit flash back : avant d’arpenter les abords d’Osakajo, nous nous sommes rencontrés avec David à la gare de Umeda34.7025135.49793, en attendant que son train n’arrive, j’ai profité du temps qu’il faisait et du temps que j’avais pour prendre quelques autres photos du quartier.

Umeda est un des grands coeurs d’Osaka, d’ailleurs, la station JR (Japan Rail, l’équivalent de la SNCF) qui porte le nom de la ville se trouve ici.

L’ambiance ici est effervescente, la traversée de la gare est une véritable course d’obstacles, du monde déboule de partout en cortèges serrés et c’est celui qui montre la détermination la plus ferme qui passe en premier.

Le quartier est aussi en pleins travaux, dégageant grandement la vue sur les entrepôts JR, pour le plaisir de l’amateur de structures métalliques que je suis (à chacun ses petites faiblesses :).

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Et blablabla…

C’est maintenant un fait acquis, le petit parle maintenant pour de bon.

Ca fait longtemps qu’il s’y prépare, il fait maintenant de vraies phrases, qui plus est rattachées au contexte.

Au début il babillait, prononçait à loisir des sons qu’il devait bien aimer « tikot tikot tikot ».

Et puis il a attaché des sons à des objets qu’il nommait par onomatopées : « crrr » c’était la brosse à dent, « papou » les voitures de police et les ambulances, « boubou » l’aspirateur. A peu près en même temps il a retenu le nom des personnes importantes : « Baba », « Jiji », « Fwafwa » (mofmof sa peluche favorite)

Il a ensuite repéré le nom des choses d’importance : « Bwouffa » (bus), « Densha » (train), « woire » (boire), « eau » (en français dans le texte), « nyunyu » (son lait), « nen ne » (dormir), « chure » (voiture, là encore en français).

Et depuis quelques jours, on sent la machine en marche :

  • « densha kita ! » (le train est arrivé ; suivi en général d’une forte excitation),
  • « are ? densha ? nai ha ! » (hum ? le train ? ça y’en a pas !),
  • « iya » (je veux pas / j’aime pas),
  • « akan » (je veux pas),
  • « oishii ! » (c’est bon !),
  • « ookii na ! » (c’est énorme !),
  • « nn ! » (oui, accompagné d’un hochement de tête très volontaire).

Et il tient toujours de longues discussions passionnées avant de dormir, où entre temps on entend émerger quelques mots connus « tikotikotikot Baba munyomunyomunyo densha ! »

Tout ça pour dire que de notre côté on ne s’ennuie pas et qu’on commence à châtier notre langage, les « Tiens, le petit à une nouvelle prof à la crèche, mais qu’est-ce qu’elle est moche, c’était mieux avant ! », si on le dit encore par mégarde, on essaye de corriger pour pas que le petit ailles le souffler à répétition là où il ne faudrait pas…

Contourner le château

Et le lundi de Pâques continue aussi l’après midi.

Après avoir hésité en gare d’Umeda à filer à Kyoto34.986796135.758678, j’ai finalement pris le parti de rejoindre le parc d’Osakajo et ses cerisiers. Ce parc qui entoure le château est en fait très étendu et il faut plus d’une heure pour en faire la moitié d’un tour. Passer par le château au centre est un peu plus rapide, plus sympa aussi.

Ce jour là, il y avait des cars de touristes à toutes les portes, chinois ou japonais, mais tous troisième âge. Touristes qui suivaient comme ils le pouvaient leur guide et son petit drapeau-a-ne-surtout-pas- perdre-de-vue-sinon-on-est-perdu. Visiblement l’étape précédente de leur voyage organisé avait du se faire au Yodobashi Camera, car tous ou presque exhibaient des appareils photo dernier cri flambant neuf. Tchiiiiiizou.

Aujourd’hui, les cerisiers n’ont plus leurs fleurs. Quelques arbres tardifs par endroit narguent leurs voisins pressés sous une certaine indifférence des passants. Ohanami c’était avant.

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Ouvrir grand les fenêtres

Ce matin, il fait très bon et on sent que ça n’ira qu’en s’améliorant.

On avait eu un avant goût de ces ambiances printanières il y a quelques semaine, où le temps d’un dimanche le thermomètre affichait fièrement ses 25°. Ca n’avait pas duré et depuis on avait connu les plus belles caillantes de cet hiver, du fait de vilaines masses d’air qui nous venaient du nord. Mon épouse me disait alors « la prochaine fois qu’il fera chaud, ça sera pour durer ». Espérons que son présage se vérifie.

Du coup, ce matin, et pour la deuxième fois de l’année, j’ai ouvert grand les fenêtres de l’appartement et m’apprête à travailler en quasi plein-air.

Une petite dose de pur bonheur pour bien commencer la semaine !

Et puis, il y a eu hier un tremblement de terre dans la région, je dormais à poings fermés lorsque c’est arrivé, ça m’a réveillé, mais n’a pas été assez long pour que je ne remarques quelque chose. C’est mon épouse qui m’a demandé en allumant immédiatement la télé si j’avais aussi senti quelque chose… Non…

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Nara, Nara desu

Et c’est reparti pour une journée des vacances très chouettes

Au cinquième jour, le programme de ces petites vacances nous menait à Nara34.683793135.835669. Au départ de la maison, cela représente une petite heure de train et 270 plus 540 yens. Nara34.683793135.835669 bien connu pour ses (millions de) biches, d’ailleurs, j’avais bien briefé mon hôte : « sous aucun prétexte tu n’achètes de petit gâteaux pour les biches ».

Avant d’aller les saluer de pas trop près, c’est par Nara34.683793135.835669machi, la vieille ville que nous sommes allés. Je voulais voir si le fusuma que le petit avait transpercé à la dernière visite avait été réparé. Pas encore. Par contre, le descriptif des lieux en français qu’on m’avait fait corriger la dernière fois et que j’avais même pas lu est désormais sous plastique. Et cette fois ci, on nous a fait la démo de la porte d’entrée, qui comme celle des petits cochons peut s’ouvrir par moitié.

Juste à côté, on a également trouvé un temple très mignon et quelques magasins d’un autre temps, vendant du soba en grains et des azuki secs dans des bacs venus de la même époque que les murs. Sur la porte d’à côté, un poisson vaudou en gilet de houx conjure le mauvais sort. Depuis longtemps sûrement. Et ce n’est qu’en sortant de la vieille ville, qu’on est tombé sur ce Pooh-san terminator, objet kitchissime et animé, dans un magasin qui l’était non moins. A en avoir des frissons (de rire).

Et puis, Nara34.683793135.835669 a cela de bien que lorsqu’on entre dans les parcs qui entourent les temples, on quitte la ville pour un long moment. Contrairement à Kyoto34.986796135.758678, où la ville reprend ses droits dès la sortie du temple, ici la promenade est plus apaisée. Normalement.

On mange dans une petite boutique de soba située au milieu d’un parc, et que je connaissais pour y avoir mangé lors du Mantoro de l’été passé (si vous vous souvenez, c’est le petit resto tout en bazar avec son téléphone rose). Une biche yakuza s’est invité en cuisine, rançonne la mama, la menace de ne pas partir tant qu’elle n’aura pas mangé, supporte sans même les sentir les coups de bambous que lui assène la maitresse des lieux. Elle ne bougera pas le temps de notre repas, et probablement encore longtemps après.

Ici on mange pour 500 yens assis sur les tables. C’est paisible.

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Happy New Year !

Recemment, j’ai reçu la visite du facteur. Rien que de plus normal : il m’apportait un petit colis, et il avait besoin de ma signature.

Sauf que, en ce moment, il doit aussi faire la promotion de ses Nengajyô (carte de voeux du nouvel an).

Et là on sent quand même que pour un japonais, très sympa et curieux en l’occurence*, avoir à rencontrer un gaijin dont on se rend compte qu’il est pas totalement à l’aise en japonais, c’est quand même très déstabilisant.

Il me tends donc son prospectus en me disant « Nengajyô !… », j’avais compris, mais je pense qu’il voulait ajouter quelque chose, puis après une petite pause, il ajoute « eeto… furansugo de… (hum… en français…) », pour finir en une exclamation :

« Happy New Year ! »

Sur ces bons mots, il a tourné les talons et est reparti comme il était venu, pratiquement en courant.

* la première fois qu’il s’était présenté, il avait demandé d’où on venait, Paris, Bordeaux, et si la France ça allait bien avec les voitures qui brûlent dans les rues

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Des lignes, du béton et un grand Bouddha

Suite de la promenade dans Kobe34.691380135.195693 avec Piccator

Alors que Piccator est actuellement probablement quelque part entre le Japon et la France (bon retour au fait !), je poursuis ici notre petite promenade dans Kobe34.691380135.195693. Après un quartier Olé Olé, il m’a fait passer par des endroits plus sombres de la ville avec pour objectif de me présenter au grand Bouddha de, de, comment s’appelait cet endroit ?…

Kobe comme toutes les villes japonaises où je me suis rendu est parcouru de grandes artères suspendues, réseaux ferrés ou autoroutes qui forment comme autant de balafres dans le paysage urbain lorsqu’on est en hauteur, et rapproche considérablement l’horizon lorsqu’on est au sol. Kobe34.691380135.195693 étant tout en longueur, ces artères se ressèrent les unes des autres et ça appuie encore un peu plus la force de leur présence.

Le grand Bouddha se trouve entouré de quartiers semi-industriels semi-résidentiels où on a pu trouver ces bunkers en béton armés dont l’apparence fait penser qu’ils ont eu la force brute de résister au tremblement de terre de 95 et où on cultive les antennes hertziennes sur le toit. L’autre côté de ces immeuble abrite des boutiques délabrées dont cette boutique Fujiya qui n’a pas attendu le récent scandale de la firme pour laisser Peko chan à son sort entropique (ça se dit ça ? :).

Et ce n’est pas encore fini, il en reste pour encore au moins une fois (quand je vous disais que j’avais « un certain nombre (un nombre certain) de photos« …)

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Mon p’tit kaki

La saison des kakis est en passe de s’achever. Les kakis, à Nantes je n’en avais pratiquement jamais vu. Une fois seulement, une amie japonaise en avait trouvé sur le marché, et nous en avait apporté un qu’on s’était partagé à trois. Et c’est très bon, une sorte de pomme, mais pas tout à fait, avec une chair croquante quand il n’est pas assez mûr, tirant sur le brugnon quand ils l’est trop, avec un cœur tendre, juteux qui fait penser un peu à un litchi… au goût, c’est du kaki. C’est assez indescriptible, mais c’est bon.

Parfois une camionette tout droit venue de la campagne stationne en bas de l’immeuble, on peut y acheter des bassines de kaki pour quelques centaines de yens, et ceux là sont autrement meilleurs que ceux de l’Izumiya d’en bas.

J’étais tombé alors qu’on se baladait en famille il y a un certain temps (parce que récemment, on n’est pas beaucoup sorti) sur un arbre à kaki qu’on appellera kakiier, dans la cours d’une petite maison traditionnelle, à côté d’un yuzuiier probablement. En fait, il suffit de faire un peu attention, c’est loin d’être rare même en ville, les kakiiers !

Et je viens de retrouver un billet que j’avais oublier de publier début septembre (!!)…

Chercher des prunes à Umeda

Suite de mes errance du lundi de Pâques

Umeda signifie champs de prune, mais j’ai eu beau tourner, tourner et tourner encore, par les bords et au milieu aussi, je n’y ai jamais vu de prunes. Quelques cerisiers encore en fleur mais plus pour longtemps, le vert remplace le blanc et le rose. Quelques couleurs aussi dans les étalages d’une pharmacie-parapharmacie-droguerie-mini-superette, c’est incroyable, on trouve de tout ici dans les pharmacies, même des cigarettes et de l’alcool, faut bien pouvoir vendre les traitement contre leurs effets néfastes. Pragmatisme.

Chercher ensuite un restaurant ; des restaurants à Umeda34.7025135.49793, il y en a à tous les étages et les étages aussi sont nombreux. Chercher longtemps. Faire le mauvais choix, tant pis. Je ne retournerai pas au Kome Gallery.

Puis hésiter de la destination à prendre pour fuir le lieu bien trop connu… Kyoto34.986796135.758678 ? Osakajo34.687251135.525670 ?

Et pour ceux que ça interesse : la carte de la matinée

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