Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Kyoto jour et nuit

Voilà des semaines que je ne vois plus trop le jour, que je profite quand même bien de mes week-end, mais que les photos prises s’entassent sans que j’aie le temps de vous les préparer. J’ai dans mes cartons des photos de Fushimi Inarai à Kyoto34.986796135.758678 et ses portes en enfilade, des photos d’un jardin du quartier découvert récemment, des photos (et même des vidéos) d’un inter-classe avec le petit, des photos et vidéos prises entre Nishiumeda et Umeda34.7025135.49793 en faisant la grande boucle par Higashiumeda, des photos du zoo de Tennoji34.646625135.513095 à Osaka, des photos du Osaka Motor Show, des photos que je finis même par oublier les avoir prises… J’ai aussi une série de billets, presque prêts d’une promenade en Chinchin densha entre Sumiyoshi34.613312135.486767 et Tennoji34.646625135.513095… Mais de temps je n’ai pas*…

Seulement voilà, Thomas me lance une perche que je ne peux que saisir ; samedi dernier, on a passé la journée dans le froid de Kyoto34.986796135.758678, sous un ciel légèrement nuageux du meilleur effet. L’après midi dans un temple dont j’ai déjà oublié le nom (il y en a tant aussi), le soir dans quelques quartiers où les noms des geisha s’affichent sur de petites plaquettes de bois à l’entrée des maisons et où les momiji rougeoyants sont éclairés pour des nocturnes très colorées. Voici donc le début d’une promenade silencieuse (car sans trop de commentaires) dans Kyoto34.986796135.758678, en quelques billets qui nous mèneront du jour à la nuit.

* Et notez au passage que c’est toujours dans ces moments de speed que vos beignets de poulpe explosent dans le micro-onde, vous obligeant à une heure de nettoyage non prévue au planning, si je n’ai pas pu plus publier sur mon blog récemment c’est de sa faute. na.

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Et le jeudi, c’est Nihongo !

Depuis que je suis arrivé ici en juin dernier, tous les jeudis, je vais dans une école du quartier pour suivre un cours de japonais. Les enseignants (sensei) sont bénévoles, les cours sont gratuits et bien qu’ils se déroulent dans une salle de classe, ils sont individuels. A chacun son sensei, donc. En ce qui me concerne ça fait quelques semaines que j’y travaille seul mes kanji, mon sensei n’a pas une disponibilité débordante.

Mais c’est assez amusant de venir dans une vraie salle de classe d’une école japonaise. Ici, on se déchausse en entrant et on passe des petits chaussons en plastoc vert, les mêmes pour tout le monde. Au fond de la salle de classe sont affichés aux murs ce que j’imagine être les portraits des proviseurs. Il y a également dans les armoires une flopée de trophées et médailles ainsi qu’un tas de manuels scolaires empoussiérés.

Dernièrement, on a vu apparaître dans la salle un, éventuellement deux chauffages au gaz. Et ce qui me sidère assez, ce sont ces tuyaux de gaz qui parcourent librement la salle de classe, et cette jointure au milieu pour alimenter les deux appareils… Il parait que ce sont les élèves qui installent eux-même les chauffages…

Je sais pas vous, mais moi, ça ne m’inspire guère confiance…

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C’était bien, hein !?

Je commence aujourd’hui le récit des vacances, deux semaines passées en marches permanentes avec une amie venue de France tout d’or chaussée. Je lui avais préparé un petit programme pour gens fauchés* qui lui faisait découvrir un peu de Japon à la manière dont on enseigne la géographie dans les écoles ici : partir de l’école, puis découvrir le quartier, puis élargir le cercle des découvertes de plus en plus loin.

Pour ce premier jour, j’avais placé au tableau, deux destinations très proches de la maison, et que vous connaissez à me suivre : le jardin et le temple de Sumiyoshi34.613312135.486767 puis le port avec l’Asian Trade Center et le World Trade Center34.638292135.415291, avec une pause déjeuner à Tennoji34.646625135.513095 pour rejoindre les deux.

Il fallait donc partir de la maison, longer les parkings qui couvrent le quartier, passer devant les petites plantations des policiers, prendre un petit bus qui fait pouipoui à chaque station pour arriver très vite au phare de Sumiyoshi34.613312135.486767, parcourir le jardin sans trop s’y attarder, dépasser les pachinko des alentours de la gare et gravir les marches du pont au dos rond de Sumiyoshitaisha34.612407135.493226. 200 yens, pour le moment, je tiens le budget comme un chef 🙂

Sumiyoshitaisha mérite qu’on s’y attarde un peu, on a de la chance, un mariage y est célébré, et dans un bâtiment annexe, un concert de koto se prépare, une vieille dame nous invite avec tant de gentillesse et d’insistance qu’on prend place à ses côtés. Elle m’expliquera que l’instrument du fond joue les basses, il est plus long que les autres, que celui de droite est le soliste, que certains ont plus de cordes que d’autres ; deux morceaux du répertoire traditionnel et nous prenons congé de cette bien sympathique dame et des concertistes.

Tennoji se rejoint facilement depuis Sumiyoshi34.613312135.486767, dans les ballottements et les grincements des antiques tramways. 200 yens de plus, ça se tient toujours. Et puis, à Tennoji34.646625135.513095, pressés par la faim, traverser Shitennoji34.653738135.516443 sans s’y arrêter, trouver un bouiboui de Takoyaki à emporter, perdre l’usage de ses papilles au troisième degré, 500 yens et 150 de plus pour une bouteille d’eau en urgence.

* Avec un budget prévisionnel très vendeur mais largement dépassé triplé

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Hatsumode : la première visite au temple

Les premiers jours de l’année, les japonais se rendent massivement aux temples pour une première visite aux kamisama.

Il y a même à Osaka une ligne de bus « Hatsumode » qui rallie temporairement les divers temples de l’agglomération les premiers jours de l’année. Pour notre part nous nous sommes rendus à Sumiyoshitaisha34.612407135.493226.

C’est l’occasion de rapporter les divers objets cultuels achetés pendant l’année, et d’en racheter de nouveaux. On tire un Omikuji qui a valeur pour l’année entière… Nous avons pris les nôtres auprès d’une divine agent divin qui m’a tendu avec un sourire déconcertant un Omikuji N°4 intitulé Kyo (mauvais). Je m’apprête donc à passer une mauvaise année, ce qui pour l’optimiste Baba est un bon présage : « On ne peut que remonter »…

Des yatai en tous genres ont pris le temple à l’assaut et ont réussi avec brio un encerclement total, impossible d’en rechapper, par où qu’on sorte, où qu’on rentre, on ne peut que les traverser, et tels des sirènes on ne peut se détacher de leurs chants : « irrashyaïyye irrashyaïyye ! », quelques castela, yakitori, yakisoba après et plus léger de 4000 yens (oui, c’est pas donné non plus), on peut rentrer chez soi, repu.

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Homesick

Comme le suggérait un récent commentaire, je présenterais les symptomes d’un mal du pays qui se tapis dans l’ombre… ce qui n’est pas impossible, y’en a quand même plus qu’assez de manger aussi bon et aussi beau tous les jours !

Ah ! Que donnerais-je pour des raviolis réchauffés à même la boite !

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Le voisin d’à côté

Le voisin d’à côté ne cesse de nous intriguer.

D’abord il n’est pas souvent là.

Les autres voisins de paliers, on les croise régulièrement sur la coursive extérieure qui dessert l’étage. Lui, non.

Quand il est là, il se fait livrer des nouilles chinoises, des sushis ou des pizzas dont les plats non lavés restent devant sa porte pendant des semaines.

Et puis, il habite seul et les appartements ici, ce sont des 3 pièces, salon, cuisine, salle de bain, gérés par l’office HLM d’Osaka et on n’obtient pas les clés sans répondre aux conditions. Comment a-t-il fait, lui pour avoir sa garçonnière de 65m² à loyer modéré. Hum ?

Mais ce n’est pas tout.

Parfois on le trouve en très belle compagnie. Avec des filles dont on se demande vraiment si ce pourraient être ses filles. Toujours un peu trop préparées pour être venues rendre visite à leur papa chéri. Mais en même temps, un peu trop pas dans les moyens d’un locataire en HLM (j’ai vérifié).

Alors, irrésistible séducteur ? Peut-être, il n’a pas l’air inintéressant comme garçon. Sauf que le quartier n’est pas de ceux où on fait ces rencontres, et pour motiver une fille à y descendre, faudrait avoir un sacré talent tout de même !

Ou alors il aurait un carnet d’adresse plein de ressources…

Dans ce cas il pourrait partager avec ses voisins, je suis même prêt à payer la pizza !

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Underground

Je finissais par croire que pour s’amuser au Japon, il n’y avait que Starbuck’s et Haagen Dasz Café. Et, grâce à une rencontre impromptue avec quelques musiciens belges, j’ai pu me rendre contre que je me trompais. Et comment ! Il existe donc, ici aussi, des endroits à la déco imprévisible et où se rencontrent des gens qui ont de l’épaisseur. Il suffit pour ça de descendre quelques marches.

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Il vous reste de la citrouille ?

Bah c’est bien fait, fallait la vendre avant* (pour Halloween, parce que pour Noël, ça craint) !

* En référence à une blague Carambar des années 80 : « A la boulangerie : – Vous avez du pain rassis ? – Oui ! Il nous en reste d’hier ! – Ah bah c’est bien fait, fallait le vendre avant ! (rires) »

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La semaine de l’administration

Ce n’est pas une nouvelle fete locale, mais le programme charge de notre premiere semaine sur place.

Tout d’abord, nous sommes alles des mercredi au kuyakusho (mairie d’arrondissement, je ne suis pas certain de l’exactitude de la traduction) de notre quartier a Osaka. La, plusieurs choses au programme : faire le demande de ma carte de sejour, enregistrer mon tampon aupres des autorites, se declarer aupres de la securite sociale locale, faire de meme aupres des allocations familliales, presenter le petit au medecin de l’equivalent de la PMI, et occuper ce dernier pendant tout ce temps.

Pour se mettre dans l’ambiance, il faut imaginer une administration francaise du debut des annees 80 : bureaux en open space peints en gris et marron, la peinture n’a pas ete refaite depuis 20 ans, c’est pas tres sexy. Derriere les guichets, des hordes de fonctionnaires taciturnes apposent des tampons, brassent un peu d’air ou consultent les dossiers de papier qui jonchent les bureaux en creant un sacre desordre. Il y a des crayons attaches a des chaines sur les petits comptoirs reserves aux administres. Quelques elements post-modernes qualifient l’epoque : un ecran geant LCD (ou plasma) affiche les numeros des personnes appellees, et il n’y a plus de machines a ecrire, mais pas non plus de PC sur les bureaux.

Pour ma carte de sejour, c’etait tres facile, on s’est presente au guichet avec mon passeport, deux photos d’identites, et si mes souvenirs sont bons, je crois que c’etait tout. La petite page d’ecriture (en alphabeto pour la plus grande partie) ne faisait que reprendre les elements du passeport/visa. C’etait donc assez facile, jusqu’a present je sais encore ecrire mon nom. Le seul champs en langue autochtone etait celui de ma situation, la j’ai ecrit kaishain (employe) en iragana, ce qui m’a vallu un « o sugoi! » (wah genial!) admiratif de la preposee aux affaires etrangeres.

Dans la foulee on a enregistre mon tampon au meme guichet. Au japon, les gens signent avec des tampons ronds, dont certains plus importants que d’autres (pour acheter ou louer un logement par exemple) sont enregistres en mairie. La c’etait un peu plus complique. J’avais un tampon que mes beaux parents m’avaient offert a notre mariage avec mon prenom d’ecrit dessus en kanji. Seulement, le fait que ce tampon porte mon prenom posait un probleme, car mon prenom n’est pas mon nom usuel. Mon epouse avait sur elle un tampon au nom de sa famille, et celui la semblait mieux convenir, avec quelques amenagements de mon etat civil nippon. J’ai donc au Japon un nom d’usage qui est mon nom francais suivi du nom de ma belle famille qui me permet d’utiliser ce tampon (pour l’appartement qu’on doit prendre prochainement). Pour l’enregistrement du tampon, il faut fournir une adresse, et ca, ca nous sauvera dans un episode futur (je vous en dirai plus prochainement :).

Concernant la securite sociale, c’est mon epouse qui cotise pour toute la famille. Bien que detache (et donc egalement couverts par la secu francaise), on devra donc payer des deux cotes, ca c’etait plus ou moins prevu. Le montant annonce de la cotisation par contre nous a quand meme surpris. Autre surprise, positive cette fois, on doit pouvoir toucher les allocations familliales, mon epouse etant consideree ici comme mere seule avec enfant (ca fait toujours plaisir au conjoint ce genre de considerations administratives 🙂

Et puis, concernant le petit, on l’a presente au medecin de la PMI locale. Il doit passer une visite la semaine prochaine, la c’etait juste pour faire un point sur les vaccinations. Et comme il a fait tout ce qui etait obligatoire pour un enfant francais de pres de 2 ans, il a du coup fait plus que prevu au japon. On ne l’embetera alors plus trop avec les seringues et leurs aiguilles qui font pleurer.

Une chose qui est somme toute remarquable ici, c’est que l’integralite des services sont concentres dans un seul lieu. Si on avais du faire les memes demarches en france, on aurait du prendre le bus une demie douzaine de fois entre mairie, prefecture, secu, caf, pmi, impots, …

D’ailleurs les impots on doit y passer prochainement, et c’est encore dans ce batiment.

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