Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Happy New Year !

Recemment, j’ai reçu la visite du facteur. Rien que de plus normal : il m’apportait un petit colis, et il avait besoin de ma signature.

Sauf que, en ce moment, il doit aussi faire la promotion de ses Nengajyô (carte de voeux du nouvel an).

Et là on sent quand même que pour un japonais, très sympa et curieux en l’occurence*, avoir à rencontrer un gaijin dont on se rend compte qu’il est pas totalement à l’aise en japonais, c’est quand même très déstabilisant.

Il me tends donc son prospectus en me disant « Nengajyô !… », j’avais compris, mais je pense qu’il voulait ajouter quelque chose, puis après une petite pause, il ajoute « eeto… furansugo de… (hum… en français…) », pour finir en une exclamation :

« Happy New Year ! »

Sur ces bons mots, il a tourné les talons et est reparti comme il était venu, pratiquement en courant.

* la première fois qu’il s’était présenté, il avait demandé d’où on venait, Paris, Bordeaux, et si la France ça allait bien avec les voitures qui brûlent dans les rues

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20° et c’est déjà très chaud

Nous sommes allés manger ce week-end dans un restaurant de kare (curry japonais) d’Osaka Business Park. C’est la seconde fois qu’on y mangeait. Et c’est un excellent restaurant que je conseillerais. Petite particularité, on peut ici choisir le degré d’épice souhaité. C’est assez courant, mais habituellement, c’est sur une échelle très courte (peu épicé, épicé, très épicé).

Là, non, il faut être précis : on peut choisir de se détruire le palais et tout ce qui s’en suit entre 0 et 100 !

La première fois je m’étais tenté au degré 15, ce qui était tout raisonnable, moi qui aime la chaleur, j’ai décidé de pousser cette fois ci au 20ème degré. Et c’était déjà plus excitant, je pense ainsi pouvoir tenter un 25 la prochaine fois (puis un 33 si je suis encore vivant).

J’aurais d’ailleurs bien aimé être en mesure de leur poser la question suivante en japonais (mais c’est au dessus de mes capacités) : « A partir de quel degré d’épice, les gens commencent à mourir ? ».

On s’est par contre enquis de savoir quelle avait été la commande la plus épicée, et il y aurait eu un jour un client à 150 (ah bon, c’est possible ?), qui est ressorti avec une érection terrible (là j’extrapole, bien sûr).

Vendredi shopping sous la pluie

Pour rappeler un peu le temps de ce début de week-end, typhon annoncé qui s’est finalement désisté (sur Osaka du moins), voici une petite journée pluvieuse de mes dernières vacances bien comme tout. Ce septième jour tombant un vendredi, c’était journée « No my car day« , grande promo hebdomadaire sur les tickets de métro à la journée : 600 yens.

Aujourd’hui on est bien décidé à acheter le petit et très cool lecteur iriver (en vente sur ma petite boutique depuis), et on fait les boutiques, ce qui tombe bien, le ciel n’est pas des plus cléments : Yodobashi Camera de Umeda34.7025135.49793, Bic Camera de Namba34.663463135.501959, petites boutiques de l’Akihabara d’Osaka (le quartier électronique) : Denden-town. Et puis, à Denden-town (qui se traduit par Elecelec-ville) on tombe aussi des boutiques de figurines manga et de vidéos « fouyaya » à la japonaise. Au moins pour les figurines manga, ça fait de chouettes cadeaux à rapporter aux petits. A proximité on trouve aussi un quartier de cabarets, bars à hôtesses, love-hotels, pachinko à la déco surchargée, bien sûr, à cette heure là tout est fermé, pratiquement, on croise le regard d’un couple qui sort du paradise-hotel, main dans la main, l’air de rien ou presque.

Le midi, c’est râmen au comptoir (nouilles chinoises). Benitora (?), excellent restaurant, le meilleur à ma connaissance dans sa catégorie, environ 800 yens.

Le soir, c’était izakaya-sushi à Umeda34.7025135.49793, pas mal, probablement dans les 2000 yens.

3400 yens la journée pluvieuse et quelques billets de dix mille en cadeaux. A partir du lendemain, ça devient beaucoup plus wizzZZzzZZZzzzzz !

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Blogger Party (2)

Après Thomas de La rivière aux canards, c’est David du site LeJapon.fr, que j’ai eu le privilège de rencontrer hier.

Il n’était pas venu les mains vides, et m’a amené en direct de France un bâton de berger aux noisettes ainsi qu’on morceau de comté (certes, je lui avais suggéré ces choix). Le petit a dévoré dès son retour de crèche le quart du bâton de berger, et j’ai caché de sa vue le divin morceau de fromage, que je vais boulotter en douce sitôt ce post écrit ! 🙂

David a pu ainsi faire l’expérience de mon manque chronique d’attention, alors que pris dans une discussion, j’ai oublié de lui signaler sa station – et après aussi nous avoir perdu dans la forêt en cherchant une station de métro qui n’est jamais apparue – woups !… (Et encore, c’est rien, j’en avais fini par oublier le petit à la crèche… la misère !)
Tu l’as eu finalement ton shinkansen David ? :$

Et que peuvent faire un photographe professionnel et un photographe amateur lorsqu’ils se rencontrent d’autre que de shooter tous azimuts le spectacle offert par les alentours d’Osakajo (le château d’Osaka). D’autant que le temps était vraiment extra pour les photos : gros ciel gris sombre avec un grand soleil d’hivers dessus, mortels les contrastes !

Aujourd’hui : Osaka Business Park34.692315135.532010. Et j’en ai pour 2-3 jours de photos pour vous, restez dans le coin si ça vous intéresse ! 🙂

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Sakanaza à Shinsaibashi, Osaka

J’ai récemment écrit un billet sur le blog de l’association WakuWaku (qui édite les guides sur Osaka et sur Tokyo les plus cool que je connaisse) sur un excellent restaurant français à Shinsaibashi34.675142135.501320 à Osaka.

En plus, vous savez quoi ? Le midi c’est même pas cher !

Pour ceux qui veulent se donner faim, la suite se lit ici 🙂

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Soirée en ville

Ce soir, on a laissé le petit chez Baba, nous permettant de filer en ville manger tranquille dans un des innombrables restos d’Umeda. On n’avait pas trop décidé de où on voulait manger, je savais juste que je voulais passer au Yodobashi Camera pour regarder de plus près les appareils photos et les boites à lumières (c’est bientôt mon anniversaire), mon épouse, elle, voulait aller à la librairie acheter des bouquins.

Ce n’est qu’ensuite qu’on s’est dirigé dans le shôtengai (passage commerçant) qui file au Nord jusqu’à Ogimachi34.703676135.509598. Mon épouse cherchait un Okonomiyaki, et s’est arrêté devant un restaurant en sous sol, c’était écrit « tout à 315 yens »… pas cher !

On descend les escaliers, et la déco est très rustique, volontairement rustique. Le sol est en graviers et en pierres plates, les murs sont recouverts d’un torchis grossier (laissant apparaitre le béton là où il s’effrite un peu trop) avec quelques croisées en bois vieillis. Il y a du monde dans le petit couloir (il serait plus juste de parler de boyau, on s’y croise difficilement), et on attend une bonne demie heure sur de petits tabourets. La disposition des lieux fait qu’on n’a encore rien vu du restaurant.

Pendant ce temps, on a eu l’occasion de faire la connaissance de deux cafards fuyant sur les murs, deux cafards de concours, qui seront l’un après l’autre mouchés d’un geste précis par le responsable du restaurant, arrivé sur les lieux alerté par les cris des demoiselles de devant.

Mon épouse me dit que ce n’est pas grave, que les cafards dans un restaurant, c’est souvent le signe d’un bon restaurant… C’est incroyable ce que les japonais peuvent être consensuels ! 🙂

Et puis, notre tour venu, on finit par passer à table. Et c’est assez sympa. Un comptoir fait le tour du grill, géré par le chef. Devant, comme au marché, des paniers de bambou présentent plein de choses super appétissantes : des coquilles Saint Jacques encore vivantes, des pavés de viande rouge, des légumes, des poissons, et il suffit de montrer du doigt ce qu’on veux pour que ça atterrisse sur le grill avant de nous être servit au bout d’une longue pelle de boulanger en bois.

L’ambiance est très relax, le pépé à ma gauche, avant de quitter les lieux me montre du doigt les coquilles Saint-Jacques, me les nomme en japonais et ajoute que c’est bon. Les filles qui attendaient devant nous dans le couloir, bien que corréennes et ne parlant pas japonais, ont aussi trouvé à discuter et à se faire expliquer la carte par d’autres clients…

Et quand on est servi, c’est incroyablement bon, on comprend que les cafards soient aussi dodus.

En sortant des lieux, je suis repassé pour la première fois de nuit devant ce qui m’a servi de couverture pour mon photobook, et, de nuit, c’est vraiment une toute autre ambiance. L’éclairage en contre plongée donne un air plutôt inquiétant à cette geisha de bois sculpté.

Je me suis aussi arreté prendre une photo de ce couloir isolé de la gare d’Umeda où quelques restaurants rapides accueillent des salary-man solitaires, solitaires ou pressés, ou les deux, sous l’éclairage froid et inhospitalier des néons.

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Il vous reste de la citrouille ?

Bah c’est bien fait, fallait la vendre avant* (pour Halloween, parce que pour Noël, ça craint) !

* En référence à une blague Carambar des années 80 : « A la boulangerie : – Vous avez du pain rassis ? – Oui ! Il nous en reste d’hier ! – Ah bah c’est bien fait, fallait le vendre avant ! (rires) »

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Kyoto, et nuit

Troisième et dernier volet de cette petite promenade Kyoto34.986796135.758678ïte de ce début de mois. Après avoir navigué sous les érables rouge, nous avons retrouvé Thomas, et retrouvé sensiblement les mêmes lieux qu’une semaine auparavant. J’en avait tant fait la publicité à la maison que mon épouse voulait juger sur pièces.

Et puis, la nuit est tombée, véritable raison en fait de notre venue à Kyoto34.986796135.758678 ce jour là. En cette saison (on est début décembre), les temples de Kyoto34.986796135.758678 ouvrent leurs portes la nuit et se mettent en valeur par des jeux de lumières. Le temple qu’on voulait visiter, Kodaiji, sans afficher complet, présentait à ses abords une file d’attente propre à décourager les moins patients.

Pour nous ce fut finalement le plan B : la visite de la maison de Nene, épouse d’un notable important, juste en face du temple, et qui se faisait sans attente ni cohue. Pour Kodaiji, on reviendra l’an prochain, en semaine. Et ce choix ne fut pas mauvais, pour une maison particulière, elle a quand même un certain cachet. Le jardin est magnifique, et la mise en scène lumineuse très apaisante.

Et puis, on a rejoint Pontocho en naviguant dans des quartiers très chauds de Kyoto34.986796135.758678 que Thomas a su rendre bien mieux que moi. La soirée s’est terminée comme la semaine d’avant au bar ING, en partageant un bout de table ; au fur et à mesure que le bar se remplit, les groupes se resserrent.

Pour les intéressés, la carte de l’après midi, début, fin, la carte du soir, la carte de la journée.

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