Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Le lundi (de Pâques) au soleil

Premier billet d’une petite série

Lundi dernier, j’ai pu profiter pleinement d’une journée plutôt ensoleillée et fériée pour errer libre dans les rues d’Osaka. J’ai bien failli rater ce jour férié, ici je n’ai pas vu un seul oeuf de chocolat pour me rappeler que Pâques arrivait. Et au bureau, on s’est bien gardé de me le rappeler 🙂

Promenade en images et en plusieurs billets qui nous mène de Higobashi34.692121135.496273 à Yodoyabashi34.693003135.500950, Umeda34.7025135.49793, Osaka Business Park34.692315135.532010, Osakajo34.687251135.525670, Tamatsukuri34.673417135.532965, pour terminer la journée à Tsuruhashi34.665299135.530176. Le tout à pieds pour pouvoir capter et fixer sur carte mémoire quelques grains de lumière.

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Et badaboum !

Ô ! Toi, Office Lady toute ingénue qui dans la rue déambule sereinement !
Tremble car on en veut à ton Vuitton !
D’obscurs chevaliers casqués rodent sur leur bruyant destrier !
Quand de ton bras tu sentiras ton Louis s’alléger jusqu’à s’enfuir,
N’oppose pas de résistance, le mal l’emporterait.
Bien sûr tu voudras en découdre, poursuivre l’assaillant jusqu’aux portes de l’enfer.
Infini est ton courroux, mais retiens toi, Office Lady, Retiens toi !
Sans quoi un mal bien plus sournois tu connaîtras.
(Et vlan) A terre tu finiras,
(Badaboum) tes jambons tu exhiberas,
(Zwip) car de hauts talons tu porteras.
De toi on se rira, la honte tu subiras, ton sac ne récupéreras.

Non, mais, franchement, c’est quoi cette affiche placardée dans toutes les stations de métro ? Surtout dans le métro, je n’y ai encore jamais vu de scooter (et puis, je voudrais pas travailler avec l’agence graphique qui l’a réalisée, parce que question détourage de photo…). Et un zoom sur la dernière image s’impose, parce que une vautre pareille, on n’en voit pas tous les jours !

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Ohakamaïri

Samedi dernier, nous sommes parti avec Jiji et Baba à Nara34.683793135.835669 pour rendre visite aux ancêtres de ma belle famille. C’était le moment des semailles de riz, partout les champs sont en eau, et ce samedi, les tracteurs ou les vieux à pieds tournaient dans toutes les parcelles. C’était la deuxième fois que je participais à un « ohakamairi » (visite des tombes) et ça se serait passé exactement à l’identique avec la première fois si la pluie ne s’était pas invitée.

A cette occasion, la famille se réunit et chacun apporte tout un tas de victuailles qui sont déposées sur la tombe des défunts avant d’être partagées à part égales entre tous. On loue également les chers services d’un moine qui chante tout le long de la cérémonie d’une voix monocorde, faisant de temps à autre sonner et résonner en de petits moulinets une petite cloche de bronze.

Seulement voilà dès la deuxième mesure de ses incantations, la pluie s’est abattue sur nous en une drache comme on ne sait en faire qu’au Japon, compromettant la suite des évènements. En 5 minutes de temps, les allées se sont transformées en ruisseaux, et la peluche favorite de la cousine du petit tombée dans les flots s’est vue embarquée à 10m en 3 secondes de temps.

Le moine voyant que même les parapluies de golf de Jiji au format parasol n’y changaient pas grand chose proposa de marquer une pause et d’attendre une acalmie. Proposition refusée par une tante, on a un engagement avec le restaurant, pas question de trainasser ! Ce qui en ému quelques uns d’abord parce qu’on ne contrarie pas un moine, ensuite parce que sa proposition était censée. Pour nous qui avions des enfants et de fait une très bonne excuse, la cérémonie s’est achevé avant l’heure dans la salle de réception du cimetière.

Le soir, en rentrant, Jiji nous disait avec un peu d’émotion que les Ohakamairi ce n’était plus aussi amusant que ça l’était dans sa jeunesse. A l’époque, on manquait de tout, et se retrouver pour partager des victuailles, c’était vraiment un moment d’exception. Aujourd’hui, on ne manque de rien, et ça devient presque génant d’exhiber tout ça.

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Omiyamaïri

Samedi dernier, on est parti tous ensemble, le Petit en premier, poussant la Toute Petite, au petit temple voisin de Takasaki. Et on y a trouvé les Kamisama du printemps qui étaient arrivés un peu avant nous.

Mais plus que de rendre visite aux pruniers en fleurs et aux bourgeons des plus timides cerisiers, c’est pour la Toute Petite qu’on avait fait le déplacement.

La cérémonie se nomme omiyamaïri et consiste à faire les présentations entre le dernier de la famille et les Kamisama du temple. Une sorte de baptème shintoïste avec l’eau en moins, le kimono et un idéogramme sur le front en plus.

La famille prend place à l’entrée du temple, Baba au milieu, avec la Toute Petite dans les bras, les parents autour, Jiji est avec le Petit en périphérie. Le prêtre nous accueille, fait confirmer la prononciation de mon nom de barbare, précise que c’est quand même compliqué à prononcer, avant de nous tourner le dos, s’agenouiller au fond du temple et commencer ses prières chantées sur un ton monocorde. Petite pause au milieux de son incantation pour bien prononcer et distinctement mon nom avant de reprendre le flux de son marmonnement.

Suivent pour chasser les démons quelques mouvements large avec un fouet de papier au dessus de nos têtes baissées avant de prendre ensuite place face au taiko doré, d’attraper les bâtons, et d’appuyer sur la touche de lecture de son radio cassette. Une flute shakuhachi s’envole, la Miko qui doit être la fille du prêtre danse très concentrée avec des rameaux dans une main, des sonnailles dans l’autre et répète le rituel de purification.

Clac. Le prêtre interrompt la musique sur son radio cassette à touches mécaniques. C’est l’heure de la coupe de Sake, de la remise des cadeaux et de la photo souvenir. Clic-clac.

La suite nous a conduit dans le restaurant préféré du Petit, un sushi tournant du quartier qui propose des sushi « mîtobôru » et des jeux toutes les 5 assiettes permettant de gagner des jouets aux couleurs de la chaîne de restaurant.

Avant de finir chez Jiji Baba où le petit a pu se confronter à Jiji au jeu de go, pendant que nous dégustions quelques friandises pour accompagner le thé.

La Toute Petite a bien pleuré pendant la cérémonie, les Dieux pourront bien se souvenir d’elle.

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Deux ans

C’était ce week-end le second anniversaire de notre arrivé au Japon. Et… pfff ce que ça passe vite ! Quand on pense que désormais dans moins d’un an on sera de retour en France… ça donne plus que jamais l’envie de mettre des élastiques aux aiguilles du temps. Et j’en profite pour refaire un petit survol de ces douze derniers mois. Images non contractuelles, ne cherchez pas de lien entre les images et le texte, ni entre les images, il n’y en a pas.

Il y a un an, presque exactement, on vous annonçait une grande nouvelle qui allait bien chambouler la suite, on s’invitait au mariage des renards, on se promenait dans mon quartier la nuit, on fêtait le 14 juillet entre Osaka et Kyoto34.986796135.758678, on reprenait le rythme des matsuri estivaux, et j’adorais ce pays !

Il y a un an, on jouait avec le feu, je découvrais des fonctions cachées de mon nouvel appareil photo, et Jiji m’avait confié son gros zoom. Il y a un an je parcourais Nara34.683793135.835669 et Kyoto34.986796135.758678 et c’était vraiment l’été, je me rafraîchissais à l’ombre des portes de Fushimi Inari34.967205135.772846, je rêvais de m’étendre sur la mousse avant de philospher en chemin, et le petit en apprenait tous les jours et moi avec lui ; il avait bientôt 3 ans.

Il y a un an, c’était les championats d’athlétisme tout près d’ici.

Il y a un an, on découvrait la plage sous ce pont, il y avait des dimanche matin, où on pensait à partir en quête de la forêt de bambou qui s’était défilée tant de fois avant, et le soir, au Soz bar, on perdait un peu la raison. Il y a un an, je perdais souvent la raison. J’ai même réussi une fois, une fois seulement, à arrêter le temps. Il y a un an, je cherchais un groupe que je cherche toujours.

Il y a un an aussi, je vous racontais mes vacances de mai.

Il y a un an, on mangeait un curry chez la famille Adams, avant de s’interroger sur le système routier local. On coupait la pierre, on regardait faire les cents pas, on revenait de l’est. Et puis on nous gâchait un peu la fête aussi, ça ne s’est pas arrangé, pas du tout.

J’ai pu aussi voir La Toute Petite quand elle était encore plus petite que toute petite.

Il y a un an, l’automne est resté chaud jusqu’en novembre, on a parcouru Kyoto34.986796135.758678 de jour comme de nuit. On a fait monter la température encore un peu plus, pour revenir à plus de sagesse et même trouver un peu de quiétude. Noël est vite venu, le petit ne s’en doûtait pas encore trop, mais nous qui savions, on en a bien profité jusqu’au derniers instants, et encore un peu plus, profitant des prolongations. Et La Toute Petite s’est jointe à nous.

Il y a un an aussi je vous promettais un voyage en Tchin Tchin Densha, mais qui s’en souvient encore ?

Et puis, il y a eu les résolutions de début d’année, et le grand bouleversement. Le petit se lançait dans l’industrie automobile, moi je prenais un mois de retard, avant de retourner aux salons auto, sans trop expliquer pourquoi, du moins au début.

Le petit faisait des économies, jouait au gentleman, et avait de très jolies copines, pendant que l’horizon changeait. La toute petite pendant ce temps se faisait connaître des dieux et jouait à cache cache avec les démons, à l’abri de son grand arbre.

Et on est rentré quelques semaines en France.

Au retour, on a changé de téléphone, et recherché un tigre, longtemps. On a trouvé bien d’autres choses, mais pour le tigre il aura fallu attendre un peu. Le petit en a profité pour faire ses classes, et même visiter la maison de Totoro, voir des tigres autrement plus sérieux que ceux du centre ville, pendant que les grands se convertissaient en chasseurs d’épices. Et j’ai une PlayStation ainsi qu’une GameCube dans mon salon, ça s’arrose !

Un an, ça donne le tournis quand on se repenche dessus…

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L’égout et ses couleurs

okok, ce titre, là ? bon…

Un petit lien, rapide, sur un billet trouvé au hasard de mes navigations web, présentant des photos absolument incroyables d’égouts au Japon (notez bien que le fait que ça se passe au Japon ne change probablement rien à l’histoire, ça me permet par contre de vous en parler à propos)… sur crooked brains

wow !

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Mange ta pizza

Ce soir, on est allé manger avec les amies de ma femme dans un Izakaya de Namba34.663463135.501959. Une des filles revenait de vacances en Thaïlande :

– … et les thaïlandais, en japonais ?
– oui, très doués en japonais
– qui ça ?!? (une autre débarquant dans la conversation)
– les thaïlandais
– ah je comprend mieux, je pensais que tu parlais de Ghismo !…

Le japonais, c’est mieux sans le son souvent 😀

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Préméditer la rencontre

Alors que je m’apprêtais à repartir vers d’autres lieux, je suis finalement tombé sur le temple à tête de lion qu’on avait recherché du côté de la ville du grand pays. Mais pas par hasard, grâce à google maps, toujours google maps. En fait, en posant mes photos sur la carte lors de la rédaction du billet, j’ai trouvé à quelques rues de où on était passé un autre temple dont un des bâtiment était vraiment bizarre, vu du dessus. De quoi relancer la machine et nous y rendre avec la vue aérienne en tête.

Et la gueule de lion s’ouvrait là, majestueusement bling-bling, comme annoncée par Baba, de grands yeux glauques, une bouche carrée façon pub Citroën, des dents en or dur, et une bouche-piste- de-danse très disco, ça doit faire des belles cérémonies, et de belles photos souvenir pour les shichi-go-san.

Un monument dont les gens de Tokyo35.673718139.697556, pince sans rire, disent qu’il ne faut pas en attendre moins d’un temple construit par les excentriques d’Osaka. Le site web du temple précise qu’un Kamisama véritable l’habite, et qu’avec un peu de chance on peut l’entendre gambader entre les yeux du Lion. Un Kamisarat peut-être.

Toujours est-il que lorsque vous cherchez un lieu, mieux vaut vous en remettre à l’américain google maps, il en sait plus que la bibliothécaire du quartier, qui, travaillant quotidiennement à trois rue de là n’a jamais vu ni entendu parler de ce temple pourtant très voyant. Un jour, on aura peut-être Google Maps dans les lunettes

Et pour éclairer ma lanterne, quelqu’un saurait pourquoi les pierres posées au sol sont comme vandalisées au béton, comme si on avait voulu effacer ces inscriptions gravées dans la pierre ?

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Homesick

Comme le suggérait un récent commentaire, je présenterais les symptomes d’un mal du pays qui se tapis dans l’ombre… ce qui n’est pas impossible, y’en a quand même plus qu’assez de manger aussi bon et aussi beau tous les jours !

Ah ! Que donnerais-je pour des raviolis réchauffés à même la boite !

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