Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Sur fond nuit

Un peu avant le réveillon de l’an passé, on avait retrouvé un ami bloggeur exilé à Tokyo35.673718139.697556 et de retour à Osaka pour quelques jours. L’occasion pour lui de découvrir le château d’Osakajo en notre compagnie. Et la chose étonnante, c’est que cette fois encore, j’ai eu sensiblement le même temps qu’à mes dernières venues : soleil rasant sur ciel noir, de quoi obtenir des contrastes absolument surnaturels… si vous en doutiez, les photos suivantes ont été prises en plein jour.

Aurais-je de la chance ou alors, y aurait-il là bas un micro-climat qui maintiendrait ces conditions à l’année ?…

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Mochi Tsuki

Le mochi, c’est une pâte faite à partir de riz pilé. Je vous en parlais déjà ailleurs il y a un an, puis lors de notre promenade à la campagne, où on distribuait des mochi lors du matsuri célébrant la fin des récoltes, et plus récemment, vous pouviez en voir au kuromon ichiba.

A l’occasion du shôgatsu (nouvel an), on décore les maisons de petits mochi empilés et décorés appelés kagamimochi. Une semaine après le nouvel an, on sert généralement ces mochi dans une soupe.

Le mochi, ça n’a pas vraiment de goût, ça a une consistance un peu farineuse, grumeleuse, c’est extrêmement compact, aussi solide que du chewing gum, presque impossible à couper avec les dents, et quand ça sort du bouillon, c’est aussi brûlant que de la raclette tout juste sortie du caquelon, aussi mou aussi, une vraie partie de patience pour sortir le plus dignement possible le morceau avec les baguettes. Je n’en suis pas un grand fan (sauf en truffe, entouré de chocolat), mais c’est une expérience intéressante…

Ce qui m’amène à vous parler d’une petite fête de quartier organisée un peu avant Noël pour la fabrication du mochi : mochi tsuki. Ca se passait en bas de chez Jiji-Baba, près de Higashikôen34.606720135.469708, et c’était très animé. Pour préparer le mochi, on martèle le riz avec une masse de bois (éventuellement à plusieurs, chacun son tour), pendant qu’une autre personne – forcement plus courageuse – vient mettre les mains pour replier la pâte. Les jeunes s’y essayent guidés par les anciens, et les hommes exhibent leur force à grand renfort de cris primaires.

C’est aussi l’occasion de boire du sake en mangeant de l’oden (sorte de pot au feu japonais, sans viande). Et comme lors de la fête de l’été, on n’était pas arrivé sur place depuis plus de 30 secondes, que trois gaillards m’ont abordé pour me mettre entre les mains (de force 🙂 un gobelet plastique rempli à ras bord de sake et dont on m’a expliqué en gestes qu’il fallait le descendre cul sec. Il était 10h du matin, et je bois peu habituellement… Sitôt le verre descendu, il fut aussitôt rempli à nouveau à ras-bord et on m’offrit en même temps un bon gros bol d’excellent oden.

Quelques minutes après, c’est un autre gars, qui me faisait beaucoup penser à Wooden Allen avec ses lunettes cul de bouteille, qui m’a abordé, pour savoir d’où je venais, ce que je faisais, et me dire qu’il était allé en Espagne. J’aime toujours autant ces rencontres impromptues avec des gens simplement curieux…

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Epanadiplose

Non, t’es encore sur tes vacances de mai Ghismo ??

Il fait moche, et c’est le dernier vrai-jour de vacances. On n’a plus trop d’autre chose à faire que de penser acheter des cadeaux pour le retour.

Le midi quand même, on mange des hamburgers à l’avocat, parce que même si ça fait pas trop japonais, c’est bon. Et puis dans l’ordre : Denden-town, Namba Parks34.661875135.502141, Soz-store, Namba34.663463135.501959, Shinsaibashi34.675142135.501320, et quelques unes des choses qui étaient au programme comme par exemple, manger des anmitsu dans un café très apprécié de baba. On y est accueilli très fraîchement par l’obasan qui fait le service, ça change de quand Baba est là. On ne m’y verra plus.

Le soir, alors qu’on se dirigeait vers un dernier restaurant de sushi, le ciel s’est paré de beaux ocres brillants, comme pour rendre hommage et tirer son chapeau à la miss chaussée d’or, venue goûter un peu de Japon.

Demain c’est le retour, des dizaines d’heures de voyage, des p’tits bouts à bisouiller à l’arrivée. Et puis, ton départ, la fin des vacances, le retour à la vie pour de vrai, c’est trop déprimant, autant le laisser au conditionnel, comme si c’était demain et que ça n’est encore jamais arrivé.

On pourrait aller prendre un taxi pour Sumiyoshi34.613312135.486767, faire un dernier petit tour au temple, tirer des omikuji plutôt pas mauvais, assister à un nouveau mariage, tout comme au premier jour des vacances. Et prendre le rapi:to tous ensemble, le petit va adorer un beau train bleu comme ça avec des hublots géants et ronds, il pourrait même en demander un pour son anniversaire, chez Donkichote ils en ont un stock.

A l’aéroport, on pourrait manger d’un curry japonais dans une gargote moyenne, et surtout prendre des purikuras, plein, pour qu’on rigole bien jusqu’au bout avec ces nœuds papillons débiles, ces chats sur les épaules et ces étoiles ridicules. Te voir partir derrière les vitres et puis rentrer dans un bus avec des voyageurs qui arrivent les yeux grands ouverts, d’autres qui rentrent les yeux humides, et d’autres enfin qui scrutent les avions dans le ciel pour essayer de te voir au hublot.

Mais qu’est-ce qu’on aura pu rigoler quand même ! Tu reviens quand ?

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Se marier vierge ou bourrée, il faut choisir

Faut choisir et pas se tromper de magasin pour son mariage, après les robes de mariées « Vierge« , voici les robes de mariées « Bourree« .

Et j’en profite pour sortir la photo que j’avais pris en 2004 à Osaka Gare d’un magasin qui portait ce nom et qui m’avait permis à l’époque de dénicher son homonyme sur le web. Le magasin de Osaka n’existe plus (son voisin « C’est pas bon? » par contre est toujours là)

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Contourner le château

Et le lundi de Pâques continue aussi l’après midi.

Après avoir hésité en gare d’Umeda à filer à Kyoto34.986796135.758678, j’ai finalement pris le parti de rejoindre le parc d’Osakajo et ses cerisiers. Ce parc qui entoure le château est en fait très étendu et il faut plus d’une heure pour en faire la moitié d’un tour. Passer par le château au centre est un peu plus rapide, plus sympa aussi.

Ce jour là, il y avait des cars de touristes à toutes les portes, chinois ou japonais, mais tous troisième âge. Touristes qui suivaient comme ils le pouvaient leur guide et son petit drapeau-a-ne-surtout-pas- perdre-de-vue-sinon-on-est-perdu. Visiblement l’étape précédente de leur voyage organisé avait du se faire au Yodobashi Camera, car tous ou presque exhibaient des appareils photo dernier cri flambant neuf. Tchiiiiiizou.

Aujourd’hui, les cerisiers n’ont plus leurs fleurs. Quelques arbres tardifs par endroit narguent leurs voisins pressés sous une certaine indifférence des passants. Ohanami c’était avant.

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Des tours et détours

J’essaye de changer de route un peu tous les jours en rentrant de la crèche. Déjà, ça me permet petit à petit d’en savoir un peu plus sur le quartier. Ca permet aussi de ne pas trop laisser s’installer la routine du quotidien.

Oh! Pas souvent de gros détour, parfois je change juste d’une parallèle, parfois aussi je pars à l’opposé pour quelques minutes, et parfois je pique à l’est. Il m’est arrivé aussi de planifier un chemin en le regardant du ciel sur google earth. Mais la plupart du temps c’est assez improvisé.

Aujourd’hui alors qu’à la tv on nous annonce un front nuageux qui vient de l’ouest, chargé de pluie et d’électricité, je me suis donné un peu de temps pour partir à l’est direction sumiyoshitaisha. Ce soir, je sais que je baisserai probablement les yeux en rentrant avec le petit. Alors j’ai pris un peu de plaisir par anticipation.

J’aime beaucoup ce quartier constitué de petites baraques vieillissantes, ce n’est pas la première fois que j’en parle (surement pas la dernière non plus, j’ai en stock des photos pour l’hiver). On est souvent surpris ici par tout un tas de petits détails, de la signalétique, de la verdure florissante, des décorations impromptues. J’y ai même croisé aujourd’hui un canard en cage, à l’entrée d’une petite bicoque.

Et puis, il y a le tramway aussi qui porte ici le nom de chinchindensha, ce qui fait bien rigoler les enfants, on s’en doûte (tchintchin, en France c’est pour trinquer, au Japon, ça se traduit par zizi).

Et puis, il y a un passage commerçant couvert (shôtengai). C’est quelque chose de très courant au Japon ce genre de passage. Sur plusieurs centaines de mètres (parfois plusieurs kilomètres), dans une rue commerçante, les deux côtés de la rue sont reliés par un toit. Une sorte d’éco-système (éco au sens économique) très particulier, où les boutiques proposent tout ce que le Japon produit d’original, de la nourriture, de l’artisanat, quelques cafés pour obasan, le tout dans une enfilade sans fin, où les sons ont une résonnance particulière et où la vue et l’odorat sont flattés par tant de nouveautés. Celui ci est très sympa, et il présente même quelques bifurcations qui lui donnent un petit côté labyrinthique.

Il y a le temple aussi, et visiblement il devait y avoir hier un matsuri ici, quelques yatai attendaient d’être démontés. Une obasan priait au pied de chacun des arbres portant les couleurs de l’automne. Clap, clap, deux claquements de mains, et on voyait très clairement à son expression, que les feuilles qui tombaient sur elle à ce même moment était porteuses d’un présage heureux.

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Des photos (plein même)

Pour féter mon retour sur le web, j’ai repris la plupart des posts écris depuis notre arrivée au Japon et y ai intégré les photos prises à ces moments là. Vous pouvez donc les voir en vous tappant les archives des mois de juillet et juin. Vous étiez nombreux à me demander des photos, en voilà ! 🙂

Et puis deux panoramiques pour vous faire découvrir un peu le quartier de jour comme de nuit. Il s’agit de la vue que l’on a depuis la coursive qui mène à notre appartement. Au Japon, la plupart des immeubles n’ont pas comme en France de couloir à l’intérieur du bâtiment, mais des coursives à l’extérieur. C’est une image qui m’était restée de mon premier voyage : ces matrices de lampes toutes allumées qui défilent lorsqu’on parcours le Japon en train de nuit..

Le bâtiment rouge tout à gauche, c’est la poste. Il y a ensuite un ensemble de commerces (superette, 100 yens, divers commerces alimentaires, restaurants, crèche, médecins, fleuristes, coiffeur, liquettes, …). Et puis il y a ces grands parkings alternativement vides et pleins. Se tiennent en effet dans le quartier des courses de bateau (genre F1 sur l’eau), et ça ramène un monde fou.

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Le temps dure longtemps

Et puis, on a pris la ligne Nankai qui s’arrête pas très loin de la maison et se poursuit plus au sud. Sauf qu’au moment où le conducteur du train annonçait notre station, le petit pris d’une grosse fatigue peinait à émerger. Après avoir hésité à faire un aller-retour jusqu’au terminus en bord de mer, le petit s’est finalement reveillé à la station suivante, et nous de décider de rentrer par le sud à la maison.

Au sortir de la gare, on débouche alors sur la cheminée farceuse les jours de feu d’artifice, celle aussi qui m’offrait une première bougie pour ce blog… et vue de ce côté là en fait, rien ne la différencie notoirement de sa face nord.

Un taxi, une pseudo rivière, un petit quartier sans bruit où on ne croisera que quelques rares vieux et vieilles. Les maisons sont d’époque, de tôle rouillée et de bois lazuré détrempé. A la sortie de la gare on nous indiquait une forge militaire, devenue propriété privée et donc invisitable ; pourquoi l’indiquer alors ?

On finira bouche-bée devant une petite boutique d’encens qu’on pourrait penser abandonnée depuis des siecles, mais quand on tire sur les battants de portes, les vitres dans des boiseries mal certies carillonnent et une obasan nous accueille avec le sourire. L’intérieur du magasin sent la rose et mille autres parfums, et alors que la patronne nous emballait nos cadeaux pour la France, on sût que la maison avait 150 ans d’âge…

La route nous fait ensuite passer devant un barbier, une boutique de sake et ses distributeurs déglingués, pour se terminer sur un passage à niveau. Ce qui nous sera d’une grande aide, le petit a désormais un but : rejoindre, et vite, l’endroit d’où des chinchin-densha se font voir. Et moi, de loin déjà je l’avais repérée, et en s’en rapprochant, elle est vraiment magnifique.

L’avez vous vue aussi ?

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Vierge, vraiment ?

A Namba34.663463135.501959, on peut trouver cette boutique de robes de mariées.

Le nom de la boutique « Vierge » est un peu ancienne école et prête à sourire, mais ça ne serait pas si amusant si il n’y avait pas la prononciation d’écrit en dessous en japonais.

Et là, on lit plutôt « Verge » (ヴェルジュ).

Faudrait savoir…

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