Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Une semaine sur mon balcon

Voilà une semaine que j’ai reçu ma webcam et j’étais impatient de pouvoir monter les images amassées pendant ce temps. Le système n’est pas parfait, et il y a des trous dans le temps (des moments où je n’ai pas enregistré les images), malgré tout le résultat me plait énormément.

http://www.youtube.com/watch?v=oBvsSAUP1MM&feature=player_embedded

Et je remercie chaleureusement Aldo Romano, Louis Sclavis, Henri Texier et Guy Le Querrec pour la bande son exceptionnelle de ce montage vidéo. Ceux qui apprécient le titre peuvent acheter l’album magnifique sur lequel il se trouve ! :).

Et puis comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, j’ai aussi travaillé sur deux widget pour le moteur « Yahoo Widget » qui vous permettront de garder un œil sur la vue de mon balcon en permanence !

Et au passage, vous pourrez constater de vous même que ça secouait un peu hier ! Et une petite devinette, il y a eu récemment un jour férié ici, saurez vous trouver en regardant les images de quel jour il s’agissait ?

Edit : La réponse se trouve dans les commentaires, félicitation à Akaieric et Atenaiss pour leur perspicacité

C’est nouveau !

Avec pour seul indice cette photo, saurez vous dire ce qui a changé ?

Edit : c’est donc bien d’un nouvel appareil qu’il s’agit, un Nikon D80 avec un objectif 18-70. Testé fébrilement le soir de l’achat dès la batterie chargée…

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Du mal à la gorge et du bien dans les oreilles

Alors que j’ai encore attrapé je ne sais quelle maladie honteuse (je suis sûr que c’est un collègue de crèche du petit qui m’a refilé ses boutons), le livreur est passé tôt ce matin pour me porter ce que j’attendais avec tant d’impatience.

J’avais commencé à me soigner la semaine dernière avec un spray pour la gorge : « nodonûru supurê (mini) ». Jusque là j’étais assez rassuré, le petit bonhomme à la bouille toute ronde a visiblement comme moi la gorge en feu. A l’usage, ce médoc est vachement fort, et apaise instantanément le mal de gorge. Par contre son effet aussi passe très rapidement. Et puis en revenant de chez le médecin hier, j’ai eu le droit à un beau petit cocktail médicamenteux. Et c’est qu’il faut de l’abnégation pour avaler tous ces comprimés dont on ne peut rien savoir. Je me rassure en me disant qu’en France non plus je ne comprenais rien à la composition des gellules, et qu’il faut bien faire confiance à ce médecin et à ses 20 ans de carrière.

Mais heureusement, ce matin, le livreur est passé avec des cadeaux plein sa hotte. Et ça c’est de nature à me faire passer tous mes maux juste le temps de le dire. C’est arrivé en deux cartons, l’un pour les enceintes, l’autre pour le compo. Et le livreur étant un simple livreur, j’ai même eu le privilège et le grand plaisir d’ouvrir les cartons moi même et d’installer le compo tout seul. Ca c’est du bonheur. Pour vous le faire partager, je vous passe quelques photos des cartons. Depuis maintenant 33 minutes et 24 secondes, j’ai de nouveau de la musique avec du vrai son dans les oreilles. Mais c’est décidé, bientôt j’achéterai le subwoofer (et les enceintes surround qui vont avec tant qu’à faire) pour donner encore un peu plus de couleur à Bona, Jaco et les autres :).

Mais quel bonheur mes amis ! Quel bonheur !

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Déjouer la malédiction

Il aura fallu trois allers à Arashiyama35.013021135.680122 pour enfin en apercevoir la forêt de bambou qui s’était à chaque fois défilée. La première fois, on avait marché tout l’après midi et l’arrivée à Arashiyama35.013021135.680122 s’était faite assez tard. La seconde fois, on avait marché toute la matinée, on n’a pas su trop trouver le chemin et qui plus est, on avait d’autres objectifs dans l’après midi. Il y a eu aussi cet été avec Kapoue et son acolyte, où on est arrivé après le dernier train pour les montagnes aux orages. Cette fois, on a pris un train qui fonce droit dessus, dès le matin, histoire de ne pas la rater.

Le train, nous dépose à l’entrée d’un musée de la locomotive à vapeur et du piano (il doit bien y avoir un rapport, je le cherche toujours). Au moins pour les locos, le petit est satisfait de sa journée et repartira avec sa photo souvenir. Depuis ce musée, un train touristique fait le voyage à flanc de montagnes, départ toutes les heures et ce n’est pas donné. Ce sera pour une autre fois, aujourd’hui, on ne se laisse pas distraire de notre objectif. Un peu de marche, croisée de train dans un sens, puis dans l’autre, quand les premiers bambous se profilent sur le côté du chemin, en même temps que ce portrait de Jean Reno, fait d’après photo.

La forêt commence sur un temple, avec un petit jardin de mousse, un petit pont de bois qui n’enjambe rien, une lanterne qui n’éclaire rien, et une feuille d’érable tombée là, par hasard, peut-être.

On s’enfonce ensuite dans le chemin bordé des bambous, il y fait frais, localement, et dès qu’on en ressort la chaleur retombe. Aujourd’hui pas de vent, pas de concert percussif, mais l’ambiance est, de l’aveu de quelques ojisan qui me précédaient, très étrange, c’est un drôle d’endroit, mystique. Ojisan qui se demandent à haute voix en me voyant prendre mes photos si elles seront bonnes… ka mo shirenai…

Il faut un an pour faire un bambou adulte, ils sont ensuite abattus pour être utilisés comme matériau de construction, pour faire des palissades, des échaffaudages, du papier, des ustensiles de papeterie, des textiles, un peu de tout. Sauf que pour graver son éternel amour, mieux vaut lui préférer un bon chêne.

Au bout du chemin, on retrouve une gare, avec quelques boutiques de souvenirs et de quoi manger sur le pouce. Au retour, le soleil fera une fugace apparition, illuminant par endroit ces élancées vertes, magnifique effet, et je regrette que ça ne dure pas.

Le retour se fait par un petit tramway, dont la gare offre sur le quai un petit onsen pour les pieds. La détente y est maximale, maximisée, si on s’y prélasse entre 3 et 11 minutes, c’est écrit à l’entrée.

La baignade coûte quelques centaines de yens en échange de quoi on se voit offrir une petite serviette, et on peut même repartir avec.

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Où je retrouve des amis

Et le soir du huitième jour de ces jolies vacances de mai dernier ?

Eh bien, le soir j’ai réussi à prendre un rendez-vous avec un des plus effervescent de mes amis qui se trouve habiter à Yokohama35.453792139.632330 (la ville où j’aurais aimé habiter si on m’en avait laissé le choix :). Artiste hors-pair, contrebassiste, bassiste, guitariste, flûte-traversièriste, pianiste et maintenant directeur de la photographie, talentueux dans tout ce qu’il entreprend, et pas qu’un peu. Le rendez-vous est donné à Sakuragicho à Yokohama35.453792139.632330 (je ne sais plus combien en métro, mais c’était cher, dans les 1000 yens je crois…). Le ciel qui était resté couvert toute la journée, laisse entrevoir un petit bout de soleil, ce qui n’empêchera pas la pluie de tomber sporadiquement.

On arrive à la nuit tombante, on repart la nuit tombée, entre temps on a mangé, des tempura (autour de 1300 yens), disserté sur ces escalators circulaires, fait un tour de grande roue (1000 yens), entendu longuement parler du « citron », hôtel sur le front de mer, bâtiment génial, où on peut voir tous ces gens dans leur chambre qui… et mangé d’un dessert (autour de 600 yens) dans un restaurant italien ou californien, ou peut-être les deux, et discuté, discuté, discuté…

Savez vous par exemple qu’il faut, en moyenne, 18% de gris pour faire une photo bien balancée, mais qu’on s’en fout pas mal. Que rien ne remplace la mesure de lumière faite avec un posemètre (l’idéal étant d’en avoir deux) sous le nez du sujet, surtout pas la mesure faite au niveau du capteur. Savez vous aussi que l’anatomie des japonais en font des hiboux en lumière rasante, du fait de leur nez peu prononcé…

Rendez-vous est pris aussi pour la virée du lendemain à Kamakura35.317867139.549592, mais au cas où ça ne se pourrait pas, on obtient sur un coin de serviette le nom des lignes de train et les stations clés.

Le retour se fait par la ligne Toyoko puis sur la ligne Hibiya, et ça donne l’impression de ne pas en finir. Petite incompréhension sur la façon d’utiliser le billet, il y a une feinte, en changeant de quai, on change de compagnie, on aurait du sortir pour utiliser notre carte de la journée (670 yens au lieu de 440).

Petite journée à 13000 yens de shinkansen, 8000 d’hôtel et 6480 en dépenses courantes, ouille !

Et on s’y habituerait presque, la carte de l’après midi, celle du soir, et celle de la journée

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Premiere semaine, premieres impressions

Voici maintenant une semaine qu’on est arrives au Japon ; je ne comprend absolument rien a rien a ce qui se dit autour de moi mais ce doit etre normal et ca ne m’inquiete pas plus que ca. J’ai commence les cours de japonais de quartier, c’est gratuit. J’ai ainsi discute pendant deux heures en japonais de choses et d’autres avec une dame qui est benevole la bas. Par contre la caissiere de la superette a qui j’achetais deux bouteilles d’eau hier soir est devenue totalement muette quand je lui demandais de repeter ce qu’elle venait de dire (ca parlait de carte, j’imagine de fidelite)… et m’a rendu la monnaie sans un mot et sans les remerciements habituels.

Notre petit garcon etait tres attendu par ses grands parents japonais, qui lui portent toutes les attentions. Ils le qualifient a longueur de journee de « kashikoi » (sage/intelligent), en prenant pour referent sa petite cousine du – presque – meme age. On attend de voir le monstre, parce qu’a ecouter leur discours, elle n’arrete pas un instant, ne tient pas en place, c’est toute une histoire pour la faire manger, la faire dormir, la promener… On connaissait les trois de ma soeur (qui, pour de jeunes parents, sont une vision d’apocalypse : pourvu que le notre ne tourne pas ainsi !!!), est-ce que celle la, a elle seule serait capable de plus de troubles qu’eux… on aura la reponse le week-end prochain !

Ici le temps oscille entre plein soleil, nuageux et franchement pluvieux avec une constante : la chaleur et l’humidite. Pour donner une idee, hier soir alors que je sortais de voiture, au contact de l’air exterieur, mes lunettes se sont instantanement embuees. Me concernant, ce temps ne me derange pas vraiment, mais je suis visiblement le seul. Il y a ici une expression (que je ne suis pas certain de bien saisir) pour qualifier ce temps : mushi-mushi.

Les moustiques sont de la fete, et je vais essayer tout a l’heure le « Pocket-Muhi » familial, sorte de baume pour apaiser les demangeaisons.

Les filles d’ici sortent par tous les temps avec un parapluie qui sert d’ombrelle quand il ne pleut pas. A pieds ou a velo d’ailleurs. Deja que d’habitude il faut esquiver les velos et que ce n’est pas une chose facile, esquiver un velo avec un parapluie alors qu’on en porte un soi meme, ca devient franchement difficile. Et les obasan (memes) sont pas des plus cordiales quand elles doivent arreter leur imposant convoi pour eviter la colision avec le gaijin (etranger).

Voila bien le sujet qui serait de nature a me facher pour de bon avec le Japon. Les velos sont partout : devant derriere, des deux cotes (il en vient meme en biais), parfois a plusieurs en meme temps. Quand on ne les voit pas venir, on les entend a leur sonnette (chilin chilin), et ca c’est bien stressant. Je n’ai jamais trop su si le chilin-chilin signifiait « Surtout bouge pas » ou au contraire « Degage ou je te passe dessus ». Du coup, j’essaye : un coup a gauche, un coup a droite, un coup au milieu… Statistiquement parlant, c’est du 100% : a chaque fois j’evite la colision de justesse. C’est alors une arme de dissuasion bien plus traumatisante que la sonnette qui se met en oeuvre : le cri des freins (ca m’en fait froid dans le dos).

Sans transition : on a obtenu les cles de l’appartement il y a deux jours, et on a passe notre premiere nuit dedans aujourd’hui. Cet appartement est vraiment extra, plutot calme, assez grand, lumineux, et relativement peu cher. En gros on a la meme chose qu’a Nantes : meme surface et meme loyer, mais au Japon. Pour le moment il est encore plutot vide, et il n’y a pas de gaz (donc pas d’eau chaude). On vit encore entre chez mes beaux parents et chez nous (c’est a 200m l’un de l’autre).

Je ne suis pas mecontent de prendre un peu plus d’autonomie. Si mes beaux parents sont charmants, rester chez eux est quand meme un peu genant. Et prendre les cles de l’appartement a ete une etape importante dans ce demenagement, j’ai maintenant hate de reprendre le boulot et d’entreprendre completement ce nouveau mode de vie.

On meuble petit a petit l’appartement, on a commande une table de salon avec ses chaises chez Home’s (38000yens), elle nous sera livree debut juillet. On a achete notre futon (12000 yens) et une housse pour mettre dessus (3000 yens). On a achete une petite chaise pour le petit (1980 yens). J’ai passe commande chez Dell du PC et de ses accessoires pour mon boulot (230000yens). On devrait prochainement aller faire une razzia chez K’s pour le frigo, la gaziniere, les ventillos, la cafetiere, l’aspirateur… Mes beaux parents nous font egalement beaucoup de cadeaux et vident leurs placards pour nous. Vendredi on doit aller chercher a l’aeroport nos 100kg de colis envoyes en fret avec Bagages du Monde. Et ca c’est un petit soucis, on ne sait pas encore trop comment faire.

Voici donc apres une semaine ou nous en sommes, et c’est pas si mal :).

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Chouette, un matsuri !

Et c’est pas fini le récit de mes vacances vachement cool !

Le mardi, c’était donc Kyoto34.986796135.758678, s’y déroulait un matsuri assez important, ce qui nous avait fait changer légèrement notre programme. Nous sommes donc partis assez tôt de la maison à Demachiyanagi (390 yens) via Umeda34.7025135.49793 (270 yens). Sorti du métro, c’est la Kamogawa (la rendue célèbre rivière aux canards) qui s’offre à nous, en bas des gamins à casquette rouge, dans les airs, un aigle virevolte, pas de trace d’un matsuri. Tant pis.

On trouve un petit temple assez sympa, je prends quelques photos et un japonais un peu bizarre nous aborde en un anglais qui tourne très vite au japonais. Il porte une sangle d’appareil photo Nikon autour du cou, comme un collier, aucun appareil n’y est suspendu. Je lui demande ce qu’il fait, il me répond qu’il est artiste, puis professeur de photographie, qu’il habite ce temple, qu’en fait, non, puis essaye de me louer un vélo avant de sortir de ses poches une vieille photocopie couleur représentant une photo panoramique pas trop raccord de Arashiyama35.013021135.680122. Les tons sont très rougeâtres, l’imprimante devait être bien fatiguée. Il m’explique que c’est lui qui l’a fait et nous offre une autre photocopie du même genre représentant un autre endroit de Kyoto34.986796135.758678. On prend congé en le remerciant du cadeau.

Petit passage dans un shôtengai du coin, on y achète quelques karaage en brochettes, dans les 300 yens. Je connaissais ce passage, pour y être passé une fois avec Thomas et David, le petit pépé qui vend ses fruits et légumes est toujours là, le dos vouté, et ses produits, toujours aussi bon marché. On traverse ensuite le parc du palais impérial et ses graviers. Une obasan se promène un peu trop près de l’enceinte du bâtiment, les sonneries se déclenchent, une voix autoritaire se fait entendre dans les haut-parleurs, l’obasan poursuit sa route, l’air de rien, même pas elle s’écarterait.

Et puis, on décide de prendre le bus pour se rendre à Kiyomizudera34.994742135.785039. Je ne comprends pas trop les indications, je demande des renseignements à deux filles japonaises qui attendaient là, elles commencent par me demander si je ne préfèrerais pas parler en anglais, et regardent les panneaux avec nous, le bus arrive justement (220 yens).

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Iciii, à Nagaaïkôen…

… Il fait chaud !

Nagai Stadium, si vous suivez les championats d’athlétisme, ça vous dit sans doute quelque chose, c’est ici que se déroulent les épreuves. Il se trouve que c’est à proximité de la maison, à une vingtaine de minutes de vélo, juste au Nord de Abiko34.599527135.510150, si vous vous souvenez bien, on y était allé en début d’année.

J’y suis passé hier soir, pour voir un peu à quoi ressemblaient les abords d’une manifestation sportive internationale. Vous connaissiez peut-être le stade, je vous propose ici ses environs proches, de nuit (enfin, de nuit, à 20h)

Tout d’abord, le quartier. C’est en fait un petit quartier de banlieue, qui ressemble beaucoup au mien, avec ses pachinko, restaurants, et hôtels dès la sortie de la station de métro. Des tas de taxis aussi. Comme partout. Beaucoup de lumières qui clignotent, sur 100m seulement, après, le tissus urbain n’est plus fait que de petites baraques et de tours d’habitations. La banlieue.

Et puis il y a ce parc, Nagaikôen34.61137135.52033, avec son stade au milieu. De jour, ce n’est pas partout très engageant ; comme beaucoup de parcs à Osaka, on y trouve de grandes étendues de terre battue, sans un arbre au centre, on pourrait penser à un no man’s land en plein été, mais les gamins y sont malgré tout nombreux à faire les cons en plein cagnard. Le soir, les grillons font le boulot des cigales, mais en plus timide. Cigales qui de toutes façon même le jour ne sont maintenant plus trop de la partie, après quelques semaines à tomber comme des mouches, il n’y en a plus beaucoup à chanter par chez nous. Le parc est assez grand, c’est peut-être ce qui lui vaut son nom de « Parc où on reste longtemps » (qu’on me corrige si ma traduction est mauvaise : 長居公園).

Sans ticket, impossible de s’approcher de trop près des installations. Par contre, sur une petite (très petite) place encadrée de boutiques et de stands publicitaires on trouve des tables, des chaises, même des parasols, et un écran géant qui retransmet en direct les épreuves pour les désargentés qui veulent malgré tout participer à l’évènement. Pas vraiment la foule cependant. On y trouve de quoi manger et boire, des furankufuruto (des saucisses de francfort), du poulet frit, des glaces, un peu de tout, et l’ambiance est à la japonaise, très participative, les voix s’élèvent d’un bloc quand un athlète vient de passer la barre au saut en hauteur. Ooooooh !

C’est donc ça une manifestation internationale… il y avait infiniment plus d’ambiance et de monde aux abords des matsuri confidentiels de cet été.

Et sur le chemin il y a ce passage à niveau, connu pour être perpétuellement fermé. Ce n’est pas une légende, le temps de prendre les photos, il ne s’ouvrait qu’épisodiquement, parfois pour se refermer aussitôt ouvert.

Et j’ai du m’y prendre à de nombreuses reprises pour attraper cette photo des rails… le temps de me rendre au milieu de la voie, poser l’appareil, tenter un cadrage, déjà les sirènes retentissaient : KlonKlonKlonKlonKlong.

Blogger n’est pas toujours sans danger ! 🙂

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Au sommet

Nous avions affrété pour l’occasion une première équipe d’une vingtaine de sherpas pour porter le bivouac, ainsi qu’une équipe bis pour assurer le remplacement des hommes morts pendant l’ascension. L’objectif fou que nous nous étions fixé : gravir le Mont Tempôzan34.655168135.429496 par la face ouest (la face nord étant vraiment impraticable, surtout avec la poussette).

Le mont Tempôzan34.655168135.429496 culmine à 4.53m et figure à ce titre sur les cartes comme la plus petite montagne Japonaise (et on ne rigole pas au fond, c’est très sérieux).

Tellement petite que la difficulté principale de l’ascension a consisté à trouver la dite montagne parmi les mottes de terres avoisinantes. Ce n’est pourtant pas faute de marquage, de panneaux indicateurs, de flèches et de plans. Dès la sortie du métro, sur le quai on nous confirme l’existence de ce mont vertigineux.

Bien entendu une telle expédition mérite un certificat, certificat offert par le « Tempôzan Alpine Club » pour quelques 10 yens et quelques timbres. C’est vrai que dans l’imaginaire Nippon, cette montagne est quand même bien plus dodue.

Voici donc comment j’ai débuté ma carrière d’alpiniste professionnel.

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Une crèche pour le petit

Ma compagne vient de trouver du travail, et elle commence dès lundi.

Du coup on s’active un peu plus pour trouver une crèche. On a demandé à monter notre priorité sur les listes d’attentes des crèches municipales, mais en même temps, on entendait à la TV récemment qu’il y avait 900 enfants à Osaka en attente d’une place à la crèche… On n’espère que peu de ce côté là, surtout en milieu d’année. En septembre, ou en Avril (la rentrée scolaire est en avril au Japon), ça devrait un peu plus se dégager.

Aussi nous nous rabattons sur les crèches privées, non agréées par la mairie. Ce matin nous nous sommes rendus à une crèche située à 15 minutes de vélo de la maison. C’est une toute petite crèche. A vue de nez, le local doit faire ses 15m², dans le même temps, il y avait aujourd’hui (samedi) assez peu d’enfants. Et il y a des activités un peu tous les jours se déroulant à l’extérieur (piscine, jeux au parc, …). En plus, il y a un piano, et avec ça je sais que le petit sera content.

Coincidence amusante, il y avait là bas une petite fille qui a tout de suite flashé sur Téo qu’elle disait « kawaii » un peu tout le temps… et cette petite fille se trouve être de père français et de mère japonaise…

Juré, ce n’est pas moi le père !

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