Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Automne au palais impérial de Kyoto

Suite de la rencontre avec David et Thomas

Comme promis, quelques couleurs automnales dérobées dans le parc du palais impérial de Kyoto34.986796135.758678 pour clore la naration notre petite promenade dominicale. Et dimanche, il y avait du soleil, et c’est quand même autre chose qu’avec un temps gris !

Photos sans commentaires ou presque.

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La ville du grand pays

Avant de prendre l’avion, et alors que les arbres ne montraient que quelques timides bourgeons et de rares et intrépides fleurs, on était sorti en famille à la recherche d’un temple de Daikokucho34.656086135.497775, en plein centre d’Osaka orné d’après la pub d’une tête de tigre géante en guise de porte d’entrée. Baba avait reçu dans sa boite aux lettres un prospectus mettant en avant les canines du gros animal, ce qui lui avait fait dire « Ghismo san ne peut pas ne pas aller voir ce temple ».

Et, arrivé à Daikokucho34.656086135.497775, on a bien trouvé un temple, des souris et des dragons enragés, mais de tête de tigre, aucune trace, ni devant, ni derrière ni ailleurs, l’occasion – s’il en fallait une – pour nous, de quadriller le quartier à sa recherche.

Juste derrière le temple, miroite un petit super dont la déco semble s’inspirer des Pachinko, tout en couleurs et en néons tappe-à-l’oeil, la clientèle est moins brillante, mais chaque jour on peut y acheter des articles soldés à un petit yen, à condition de n’en prendre qu’un seul.

Le quartier est très typique d’Osaka : maisons désunies et ternes, fils électriques comme autant de liens organiques à vif, claquement de talons des filles qui rentrent chez-elles, vélos négociant les virages sans s’annoncer, parkings à automobiles suspendus, petits ateliers à côté des maisons d’habitation, linge régurgité par les fenêtres.

Quelques rues plus loin, un parc avec son arbre à Totoro nous offrira l’hospitalité pour un repas sur le pouce, en compagnie d’innombrables pigeons qui ont coupé l’appétit du petit avec leurs roucoulements collectifs incessants.

Et puis, encore un peu plus loin et avant d’arriver à Namba Parks34.661875135.502141 où se réalisait un tournage très spécial, on est passé à côté du gymnase où les Sumo étaient alors en train de combattre (on était en février). Dans les ruelles, un homme en kimono, monté sur de hautes geta survolait le pavé en direction opposée des combats avec son balluchon.

La suite nous emmena un peu au sud de la maison, mais c’est une autre histoire…

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Enigme fromagère

Petite énigme nippone… où trouve-t-on cette étiquette « Fromage – le choix » ?

Petit indice : fumez tout ce que vous avez sous la main, sans ça, vous n’avez aucune, mais aucune chance de trouver la bonne réponse…

J’attend vos – nombreuses j’espère – suggestions en commentaire…

Edit du 04/08 : Félicitations à Likwid, cette étiquette « Fromage le choix » se trouve bel et bien sur un vélo. Apparemment, ce vélo n’est pas un cas isolé car on en a vu depuis d’autres de cette marque. Nous avons finalement cédé à la tentation et acheté deux mamachari (biclou de mémé) d’occasion pour un prix tout raisonnable (un peu plus de 6000 yen par vélo, tout équipement compris : panier, béquille, antivol, tout, sauf le siège bébé).

Et ce pour palier à ma psychose. J’ai décidé de passer de l’autre coté de la barrière et de devenir à mon tour un de ces prédateur à vélo. Je peux désormais à loisir terroriser les piétons, rouler à toute berzingue sur le trottoir, sur la route, rouler à contre-sens, faire fi des panneaux de signalisation, passer au feu rouge, changer brusquement de direction, ne jamais prévenir de ces changements, ne faire attention à rien, passer des emails sur mon téléphone pendant que de l’autre main je tiens le guidon, tenir un parapluie ouvert en roulant (même en plein soleil), garer mon engin où je veux, transporter des objets volumineux, porter des sacs de course à la main, actionner ma sonnette, faire crisser les freins, râler contre les piétons (ou les autres vélos), je suis le roi, je suis à vélo. Et depuis, ça va beaucoup mieux.

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Matsuri, château et bateau

Suite du récit de mes vacances super bien.

Le matin du deuxième jour, il y avait un matsuri dans le quartier à Hirabayashi34.610747135.458630. Je l’imaginais dans le parc d’à côté, il était en fait en pleine zone industrielle, et pour cause, c’était la « fête du bois », sponsorisée par les industriels locaux (ceux du nord), avec un chêne en pot en cadeau à tous les visiteurs. Bien sûr, les yatai sont de sortie, la mascotte de la journée aussi, et une scène au bout présente quelques courts spectacles, magie, musique africaine et balafon, danses traditionnelles… On peut aussi prende un accompte sur le repas du midi, dans les 200 yens environ pour quelques karaage et yakitori pas mauvais du tout.

Le reste de la journée se passait plus au Nord. Métro 270 yens. Manger d’abord au Soup Curry, fixer de manière définitive ma tolérance aux épices du lieux à un niveau 20 (au dessus ça tape décidément trop). 880 yens hors suppléments épices. Et puis, après les tours d’Osaka Business Park, éviter de visiter le château d’Osakajô dont on dit qu’il est mieux de l’extérieur que de l’interieur. Le parc qui l’entoure par contre est tout agréable et on y prend son temps.

Vu de l’eau, Osaka est bien plus agréable (en tout cas beaucoup plus qu’en métro). Prendre l’aqualiner depuis Osakajo34.687251135.525670 jusqu’à Yodoyabashi34.693003135.500950, même si c’est très rapide, ça reste bien sympa. 800 yens quand même.

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Flash back

Pour rebondir sur des thèmes plus reluisants, mais un peu – si peu – anciens, je me disais que je ne vous avais pas parlé du passage à 2008. Il faut dire qu’on avait été un peu bousculé en ce début d’année ! Pourtant le nouvel an est bien passé, et ça s’était plutôt pas mal passé !

Le réveillon, sur fond d’alerte à la toute petite nous a vu au lit très tôt, on n’a même pas regardé la deuxième partie de Kohaku, l’émission de variété incontournable de la Saint Sylvestre nippone. Encore moins vu les 108 coups de minuit, ni le feu d’artifice d’Universal Studio, mais ce n’est pas si grave il suffit de se replonger dans les archives, tous les ans c’est un peu la même chanson… 🙂

Par contre, on avait quelques accessoires sacrés à amener au recyclage, et le passage du premier au matin à Sumiyoshitaisha34.612407135.493226 n’a pas été mis de côté : tirage de deux omikuji daikichi pour la nouvelle année, et échange-standard de la flèche-porte-bonheur qui orne l’entrée du salon. Quelques haltes aussi dans des Yataïs ludiques pour ramener des jouets made in china aux petits.

Et puis, même retraité, Jiji a un rayonnement toujours aussi vif : regardez plutôt la pile de ses cartes de voeux reçues dès le premier !

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Black Rain

Pour se rendre à Ikea, qui est situé sur une des nombreuses îles artificielles de la côte d’Osaka, on peut passer aux abords d’une usine gigantesque, crachant du feu la nuit par ses cheminées, et fumant d’un peu partout le reste du temps. Ce n’est pas la route officielle, si on suit les panneaux « Ikea, prenez à droite dans 100m » on évite soigneusement de passer dans ce décor post apocalyptique. Et c’est dommage, Ridley Scott, lui, n’était pas passé à côté de la puissance du lieu et a tourné une parti de son film Black Rain dans et autour de cette usine (qui se trouve être une fonderie).

Le film a été tourné en 1989, en grande partie à Osaka, avec Michael Douglas, Andy Garcia, Ken Takakura et Yusaku Matsuda pour le casting. Film comme savent en faire les américains, avec un tempo de fou et de l’action à chaque coin de rue, qui met en scène un flic de New York aux prises avec la Yakuza d’Osaka. Bon film, très bon même. Si votre vidéo-club le propose, n’hésitez pas…

Et bien sûr je n’ai pu m’empêcher de scruter les décors qui sont mon quotidien depuis un peu plus de deux ans. Et en 19 ans, finalement, ces lieux du centre d’Osaka (Ebisubashi, Nippombashi34.657749135.505623, Umeda34.7025135.49793) n’ont vraiment pas changés, au climat d’insécurité près (dans le film, on flippe un peu). Ah, et dans le film, les japonais parlent anglais aussi ! 🙂

Je ne pensais pas que cette visite à Ikea aurait autant de répercussions…

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Et à la fin de l’été

On respire enfin !

Raffarin et sa canicule serait pris pour un vrai rigolo ici ! (comment ça pas qu’ici ? 🙂

On a perdu subitement les quelques degrés qui font la différence entre le trop et le très chaud. Et si je préfère toujours ça à un temps nantais, je ne suis pas mécontent de sortir de cette moiteur. Par une telle chaleur, la réaction est instantanée, on est intégralement trempé sitôt le nez dehors, malgré la douche prise quelques instants plus tôt. Ce qui me vaut le sobriquet dans l’immeuble de asekusa (qui pue la sueur), entendu de la bouche de quelques gamines qui sortaient de l’ascenseur en me croisant.

Le japon, c’est mieux sans le son.

Deux semaines de vacances passées dans cette ambiance et je ne recommande déjà plus l’été comme saison propice aux découvertes au pays du soleil brûlant levant. On peut y parvenir, mais on en bave un peu quand même. Mais on y reviendra…

La Toute Petite a mis à profit ses deux premières semaines de crèche pour apprendre le quatre pattes, et déjà elle commence à chercher à se relever, fini pour nous la tranquillité, et les premiers rayons des étagères. Le Petit quant à lui a appris le pédalage et se promène fièrement sur son tricycle, refusant jusqu’à l’énervement toute aide à la poussée. Il pédale vite, bien, mais pas trop droit et n’a pas encore en tête tous les codes routiers, ce qui ne manque pas de me faire revivre mes premiers instants ici, seul face à cette armée de vélos hostiles…

Au début du mois, Ikea a ouvert à quelques encablures de la maison. Ce qui nous a permis de regoûter aux joies des samedis matins nuageux et de la décision d’aller y faire un tour. Ikea ici comme partout ailleurs, c’est l’assurance de s’y trouver comme chez soi, tout comme les milliers d’autres visiteurs qui peuplent la surface de vente. Produits internationaux, unicité des codes, finalité consumériste, hot dog à 100 yens, et on tient toute la famille en respect.

Le week-end de l’ouverture, on voyait rouler au pas sur le pont en face de chez nous et qui mène au magasin. A vue de nez, ça devait bien avoisiner les deux heures d’embouteillages, ajouter à cela deux autres heures d’attentes annoncées à la tv à l’entrée du magasin, ceux qui sont repartis ce jour là avec leur ingläärd pivotant ou un blört en kit méritaient bien de s’en vanter le lundi au bureau.

Autre gros succès de l’été, (Gake no ue no) Ponyo, le dernier film de Miyazaki. Je ne sais pas trop ce que ça donne au box office, mais il n’est pas un jour où on n’entende la chanson fredonnée par quelques enfants ou diffusée par un magasin. En terme de produits dérivés aussi, c’est impressionnant. A la maison déjà : un keitai-strap, une petite serviette pour s’éponger la sueur, et Ponyo, en personne, la vraie, l’originale en la personne de La Toute Petite. La coalition belle famille ayant décidé que Ponyo en était la représentation exacte…

Je doute toujours…

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Avoir l’air con (dans son salon)

Ce n’est peut-être pas ce que vous pensez… et désolé pour ceux qui auraient déjà vu ce titre de post sur à peu près tous les autres blogs de français au Japon.

Pour avoir l’air con, c’est on ne peut plus simple, il suffit de se rendre dans un magasin d’électroménager, et d’en faire la demande au vendeur (qui soit dit au passage ressemble à Philippe Séguin en moins gros et du temps où il se rasait). Celui ci tout en se frottant les mains, vous posera alors quelques questions précises sur le nombre de tatami de votre salon, savoir si vous habitez en maison particulière ou en immeuble, et si vous pensez utiliser votre air con plutôt l’été ou plutôt été comme hiver… Une fois ces informations prise, il vous fera l’article sur les différents modèles exposés, en particulier sur cette fin de série qui lui reste sur les bras et dont il espère écouler son stock avant vendredi (fin de la promotion). Mais quand vous passez samedi, la promotion est encore plus attractive… C’est qu’en hiver l’air con ne fait pas beaucoup d’envieux…

Et pourtant, j’ai fait pendant longtemps de la résistance, je n’en voulais pas de cet air con là, même quand Baba a déboulé un jour dans mon bureau un mètre en main pour voir si son air con qui lui sert plus irait pas dans l’embrasure de la fenêtre. Mais voilà, la pression est telle – quand on invite une amie à venir à la maison, qu’elle a l’air bien contente, quand on rajoute qu’on n’a pas l’air con, qu’elle se rembrunit d’un coup ; quand on dit que peut-être que le petit serait malade moins souvent si on avait l’air con – que j’ai fini par craquer sur cet argument saisonnier qui me parlait plus que les ions négatifs dégagés par cet air con en promo : 850w pour réchauffer le salon.

L’air con, c’est en japonais la contraction de air conditioning system, en bon français une climatisation. L’air con qui vient comme il se doit avec sa rime au con (rimo con), et là du coup il s’agit de la contraction de remote control, d’une télécommande donc.

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Aglagla, ou l’habitat rural Nippon

Suite de la petite série consacrée à notre week-end à la campagne.
Note : quelques photos ont été repéchées de mes précédents voyages pour illustrer ce post.

Et encore, à cette saison, ce n’est rien ! En Janvier, quand j’ai découvert avec effarement que les maisons japonaises n’étaient pas isolées, n’avaient pas de chauffage ailleurs que sous la table basse du salon, et qu’après avoir grelotté toute la journée, on foule nu le sol givré d’une salle de bain glacée et qu’en quelques seconde on passe de -3, temperature de l’air, à +43, température de l’eau, on reste définitivement choqué.

Le matin en se réveillant, il y a de la buée quand on parle. La buée envahit l’intérieur de la fenêtre et givre sur place.

Pourtant elles ne manquent pas de cachet ces maisons japonaises avec leurs toits aux pans multiples et incurvés, aux tuiles vernissées qui se transforment en miroir quand le soleil donne dessus. Seulement les murs font dans le meilleur des cas 5 cm d’épaisseur. Et bien entendu, le double vitrage est réservé aux tours de Tokyo35.673718139.697556.

Voilà une nouvelle nuit passée à la campagne. Certes, en octobre, c’est un peu mieux, il fait moins froid dehors, moins froid dedans, mais quand même heureusement que ça ne dure qu’une nuit ! 🙂

Et demain on rentre à Osaka.

Densha matsuri

On avait décidé ce week-end de partir à Kyoto34.986796135.758678 visiter un temple, et d’aller faire un tour à la fête des trains qui se tient dans les quartiers pour le week-end, à proximité du circuit de kyôtei.

Cette nuit c’était ambiance orage torrentiel. Ceux qui ont passé la nuit dehors pour être les premiers à posséder une PS3 n’ont pas du être déçu.

Ce matin, il pleut, la météo nous le confirme à 60%. Demain, la météo est plus incertaine et nous annonce à 20% de la pluie. Alors, changement de programme, on ira plutôt demain à Kyoto34.986796135.758678.

Et la fête des trains, c’est un peu comme la fête des bus. On y croise les mêmes otaku des transports en commun, ainsi que sensiblement les mêmes animations : trains anciens qui exhibent fièrement leur numéro de service et dans lesquels on prend place, photo avec la casquette du chauffeur, stand pitapa et mascotte pitapon, modèles réduits, on a même retrouvé la star du bwoufffa matsuri ici.

Et c’est le petit qui était content !

Ce qui m’a particulièrement plu était le site, endroit industriel, où les trains viennent se faire réviser. Ici, des bâtiments en acier rouillé, là des tunnels de réparation, le sol est parcouru de rails, et des trains sont à l’arrêt ici en attendant de les renvoyer transporter leurs voyageurs.

Il y a aussi le musée. Un hangar dans lequel on peut admirer de vieux tramway d’Osaka. Où on apprend d’ailleurs que les tramways d’Hiroshima sont en fait d’anciens tramways d’Osaka ayant pris leur retraite dans les années 70.

Et aux infos de ce soir, on ne nous annonce pas une météo exceptionnelle pour demain non plus… Kyoto34.986796135.758678, ça sera probablement pour une autre fois.

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