Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

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Petit tour dans Kobe

Suite de la promenade dans Kobe34.691380135.195693 avec Piccator

J’avais le projet de vous présenter Kobe34.691380135.195693 par thématiques : Kobe34.691380135.195693 c’est rouge, Kobe34.691380135.195693 c’est bleu, c’est vert, c’est chaud… Et puis voilà, déjà vendredi, les cerisiers qui s’annoncent pour dans pas longtemps, et pas vraiment du temps à revendre, alors ce sera pour vous comme cela l’a été pour moi, une visite itinérante que je vous propose 🙂

Les pressés pourront se contenter de la photo précédente qui en un seul regard vous offre un panorama total de la ville : Tour de Kobe34.691380135.195693, Mont Rokko (si Freddy savait…), port, feu d’artifice, mer, montagne. Car en fait ce qui marque à Kobe34.691380135.195693, c’est l’étroitesse de la ville coincée tout contre la montagne et bloquée dans son expansion par la mer.

Après quelques tours dans les environs de la gare de Sannomiya, Piccator m’a conduit jusqu’au port, en passant par le très populaire quartier chinois, où on fait à chaque restaurant une queue qui s’éternise tellement qu’avant de passer à table, on s’enfile quelques encas acheté également dans le quartier.

Et puis, après avoir mangé dans la chaude ambiance d’un restaurant brésilien, la visite s’est poursuive par un temple en rénovation et quelques quartiers à l’architecture colorée.

Et il en reste encore, mais ça sera pour un peu plus tard !

Mon quartier, du côté indus’

Mon quartier (Suminoekôen) se situe en banlieue sud d’Osaka, il se compose d’un grand nombre de tours d’habitations, de petites maisons individuelles, de nombreux jardins publics, mais aussi de tout un tas de petites industries.

Et c’est quelque chose qu’on repère à l’odeur, régulièrement, ça sent la soudure à l’arc, et en remontant quelques centaines de mètres plus au nord, c’est le bois qu’on travaille. Si personnellement je préfère l’odeur de la sciure de bois à celle du métal soudé, aucune des deux ne me dérange vraiment, ça forme en fait l’empreinte olfactive du quartier. Si bien que, comme ça arrive de temps en temps, ces odeurs laissent place à l’odeur de la mer, on en est un peu surpris (agréablement bien sûr). La mer dans le quartier, on sait qu’elle est au bout, là bas, on la devine mais on ne la voit jamais.

Petite promenade en photos sous l’angle industriel dans ce petit quartier périphérique d’Osaka…

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Grand messe

Un pneu.

C’était en effet la réponse à l’énigme précédente. Mais pas un vulgaire pneu, un pneu de champion, un pneu Ishibashi, pardon Bridgestone, celui là même qui offrit la centième victoire en grand prix au Michelin Nippon. Un pneu de Formule Un après une course victorieuse, ça ressemble donc à ça, et comme le suggérait Jess, ça n’est pas plus engageant qu’un Cantal de 15 ans d’âge, même de chez Beillevert !

En fait, Boris qui m’accompagnait aussi au dernier Osaka Motor Show m’avait lancé l’invitation pour cet Osaka Automesse (prononcer otomésssssé) en me disant : « Tu verras Ghismo en février ya un autre salon encore plus grand, avec encore plus de bombes, faut que tu voies ça ! ». Alors moi, une telle proposition, toujours en grappillant à l’entrée des places gratos presse, je ne refuse pas ! 🙂

Et alors, à ce salon que pouvait-on y voir ? Quelques deux et trois roues d’abord, avec en particulier un stand spécial « Bosozoku », ces mauvais garçons japonais, montés sur de rutilantes, pétaradantes et lentes machines et qui passent leurs nuits, à 2 à l’heure, à se faire poursuivre par la police qui leur hurle dessus avec des mégaphones pour ajouter un peu plus au pittoresque – et au volume sonore – de la situation, tout en actionnant les gaz de leurs montures pour bien se faire entendre de tout le voisinage, proche et moins proche. Je n’ai jamais trop bien saisi le sens de ce manège, au moins maintenant j’aurais vu de très près ces montures très colorées.

Quelques scooter aussi, tous montés sur vérins hydrauliques, le flanc posé à même le sol une fois le contact coupé, des machines assez surprenantes, à défaut de provoquer l’envie d’en posséder une… Et puis, toujours parmi les machines à poser des questions, ce trois roues entre moto et auto, ou comment cumuler les inconvénients des deux mondes, entre une moto qui reste bloquée dans les embouteillages, et une voiture qui ne protège ni des chocs ni des intempéries (ni des moustiques, mais c’est sans doute secondaire).

Des modèles réduits motorisés ou non, affichant à grand renfort d’affichettes des prix spéciaux pour l’occasion, 50% de réduction mais avec une facture totale qui ne donne pas l’impression de faire une bonne affaire. Des robots géants aussi pour donner dans le ludique pour grands enfants.

Et puis, j’en vois qui s’agitent, des filles, plein de filles, super mignonnes et à tous les stands, dans des tenues, je vous dit que ça ! Mais j’ai cru comprendre que ça pourrait choquer une partie de mon lectorat, qui trouverait ça « glauque », alors ces photos là, je me les garde bien chaudes sur mon disque dur ! 😉

Et la prochaine fois on ira faire un tour du côté des voitures…

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Deux fois plus

Après un passage pas trop remarqué du côté des deux roues (4 commentaires seulement pour me demander des visages et des jolis sourires, ce n’est pas assez pour me décider à vous en donner), et alors qu’il a encore neigé ce matin, je donne dans la surenchère et vous propose aujourd’hui… deux fois plus de roues. Ouais, des voitures.

La grand messe automobile d’Osaka donnait grandement dans le tuning, avec des réalisations très inégales mais qui donnaient dans le brillant. Pour commencer on est tombé dès l’entrée sur ces Mercedes entièrement recouvertes de diamants (bon, des brillants), et si le résultat ne pousse pas trop à s’envisager aller faire ses courses avec, il fallait quand même reconnaître que la réalisation était soignée, si il n’y avait pas eu cet intérieur moumoute imitation putois.

La grande tendance était à la surenchère multimédia. Profusions d’écrans, informatique embarquée et gros amplificateurs, rien n’est de trop pour transformer se voiture. Et il n’est pas si rare de voir en ville des voitures ainsi équipées, avec des écrans sur tous les appuie-têtes, y compris dans le coffre, donc. Je comprend pas toujours 🙂

Et puis, des voitures sportives, des rouges, des jaunes, il y en avait aussi, mais pas autant que des jolies filles mais ça, je ne sais pas si ça vous intéresse…

Bon, mais tout ça n’est finalement pas aussi sympa que cette Mini Clubman fièrement importée de Bristol avec tous ses autocollants d’origine, et dans un état magnifique récemment stationnée pratiquement au pied de chez moi.

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kuri-kuri

Ca commençait pas trop mal, mais dès la deuxième ligne, on sent comme un peu de relâchement.

While being relaxed it becomes beautiful…
You it becomes tranquil
And wraps and the that salon

Ca m’a tout de suite fait penser à du babelfish english, alors j’ai soumis ce texte anglais pour une traduction japonaise et il en ressort :

それ緩められている間なる美しく… それ穏やか、に覆いその大広間になる

Ca a l’air de marcher, non ?

Et promis, je ne chercherai pas à récupérer mon canapé plein de kanji qui n’en sont pas toujours en rentrant en France !

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A sa mémère

Il faut bien rappeller que la taille du caca n’est pas en rapport avec la taille de la bestiole. Des très petits chiens savent aussi faire des très gros cacas. Si il n’y a pas de caca dans les rues, c’est que les propriétaires se promènent avec des sacs et qu’ils ramassent la production quotidienne de leur toutou. Si on peut le faire ici, ça doit pouvoir se faire ailleurs !

Ici point de caca dans les rues, pourtant, des toutous microscopiques, tremblottant, toilettés à outrance, habillés (à la mode), teint en rose, avec froufrous et noeud-noeuds dans les cheveux, c’est l’accessoire de mode qui vient en complément idéal de la besace estampillée LV. Et cet accessoire de mode peut aussi se promener en poussette et porter des lunettes de soleil… après tout, le ridicule ne tue pas.

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Sortir de l’ombre

Cet après midi, je suis allé à Umeda34.7025135.49793 pendant la sieste du petit et de sa maman. Umeda34.7025135.49793, c’est le centre de Osaka : une station JR, trois stations de métro plus une gare privée, des milliers de boutiques, des tapis roulant dans tous les sens, des niveaux au dessus comme au dessous du sol, des passerelles, des tunnels, et des routes, des milliers de taxi à l’arrêt, des bus, et des trains dans les airs. Bref, c’est un peu dense, et on y croise toujours aussi un peu de monde.

D’ailleurs, bien que je m’y rende relativement souvent, je m’y paume toujours autant dès lors que je perds le contact visuel avec l’extérieur. Et en m’y promenant aujourd’hui, ça me faisait un peu penser à ces jeux vidéos où on doit conquérir des territoires et où les zones non encore découvertes sont plongées dans un épais brouillard noir*. Umeda34.7025135.49793, c’est encore bien sombre pour moi…

Sauf que j’ai désormais sur ma carte intérieure de nouvelles zones découvertes : les 2 sous sols de la station Hankyu n’ont plus de secret pour moi, et je pourrai retourner les yeux fermés au magasin Kiddy Land. Pour y aller, depuis Nishi-Umeda34.699072135.492324, rejoindre la gare JR par le souterrain, traverser d’ouest en est toute la gare JR, attendre longtemps au passage piéton le plus fréquenté de la ville, traverser, entrer dans la station Hankyu, piquer à gauche le plus tôt possible, éviter le tapis roulant qui est bondé, trouver en face un escalier qui descend au B1, trouver un plan, comprendre qu’il faut descendre au B2 pour aller dans l’aile Nord de Hankyu San Bangai (environ 120 boutiques par étages, 5 étages), une fois dans l’aile nord, remonter au B1, on y trouve Kiddy Land, tout au bout. Sauf que Kiddy Land est sur deux étage, non reliés directement, et que ce que je cherchais se trouvait au 1F, ressortir de Kiddy Land, piquer à gauche dans les chapeaux, trouver un escalator pour l’étage supérieur, repiquer à gauche 2 fois vous y êtes, les tampons Sakura sont au fond.

Eh bien, croyez moi ou non, j’aime beaucoup me perdre de la sorte.

Au retour, je change de route pour mettre un peu plus de piquant, et je me retrouve sur une passerelle où joue un groupe très bon, très énergique : kaede.

Quelques photos, bien sûr, à contre jour pour la plupart, l’occasion de me tester maladroitement au fill-in, mon ciel est tout cramé, mais pourquoi ?

Changement de lieu et de temps, alors qu’un peu plus tard je flânais dans les magasins de musique de Namba34.663463135.501959, un gars avec sa copine m’a abordé sur le thème « tu joues de la basse ? » réponse affirmative, puis on cherche un bassiste, viens jouer avec nous, t’es pas très bon, c’est pas grave… j’ai eu en cadeau un MD avec 30 minutes d’un concert enregistré « il y a longtemps ». Ca marche pas mal, musicalement c’est pas trop mal construit, c’est dans un style assez puissant (j’irai en répét’ avec mes boules quiès), mais le chanteur fume beaucoup trop… En rentrant à la maison j’avais déjà un mail de sa part, qui me précisait qu’il portait un chapeau dans le magasin, et qui se concluait sur « Jouons ensemble ! »…

Et on peut voter en commentaire pour la photo 1 ou la photo 2 aussi, il est tard, je ne sais plus quoi en penser…

* Les spécialistes pourront me donner le nom du jeux, j’irai chercher une illustration pour les autres.

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Japan Automobile Federation

La JAF, c’est l’ACO de l’est. Mon beau père a l’autocollant JAF sur sa vitre arrière droite. Mon père celui de l’ACO sur sa vitre arrière gauche. Et tout ça ne présente pas un intérêt phénoménal sauf à rappeler certaines coïncidences.

On peut voir au japon toutes sortes de voitures. Dans mon quartier, on peut voir par exemple une Rolls Royce, garée toujours au même endroit, sur le même parking, à Suminoekôen34.609952135.473860, les jours de courses de bateaux (Dramatic Kyôtei34.611647135.472154 dit la pub). Il parait que cette voiture, il n’est pas recommandée de la prendre en photo, que son propriétaire n’apprécierait peut-être pas, j’ai donc rangé sagement mon appareil, et ne pourrai vous la montrer pour cette fois.

J’ai aussi croisé deux Hummers, vous savez ces engins démesurés qui servent aux GI américains à aller porter leur message de paix un peu partout dans le monde (j’en ai vu un dernièrement du côté de Sumiyoshi34.613312135.486767kôen, un Hummer, pas un GI). Pour faire ses courses en ville, c’est le véhicule idéal, consommant peu, polluant à peine, facile à garer, discret, top. Ceux là non plus je ne les ai pas pris en photo. Pas très envie pour le coup.

Et puis, en me promenant samedi dernier du côté de Shinsaibashi34.675142135.501320, à quelques centaines de mètres de l’apple-store et du Sony-Tower34.675102135.501669 qui visiblement à été « démonté » (encore un coup de José Bové ? quelqu’un est au courant ?), j’ai trouvé cette mini publicitaire, modèle pick-up. Je savais que ça ferait un plaisir immense à un collègue, alors je l’ai photographié sous tous les angles ;). La présence de la bouteille sur la voiture en bride singulièrement les performances : il est écrit sur le tableau de bord 2,15m, 100km/h maxi… En plus d’être une mini assez sympa, en vous en approchant, vous pourrez probablement vous faire payer un coup à boire par une charmante hôtesse.


Et puis, en allant porter le petit à la crèche, dans le quartier de Kagaya34.616071135.480276, je vois assez souvent ce combi volkswagen, qui est en fait un Daihatsu Hijet Van maquillé. J’aime assez l’idée, ça vous fait « une sorte de » combi assez marrant, et plus petit que l’original, ce qui ici est une qualité, car il n’est pas rare de voir des garages à moitié ouverts pour laisser dépasser le capot de la voiture trop grande.

Mais tout ça ne remplacera pas ma regrettée twingo (bien que pour dire vrai, ici, une voiture ne me manque pas vraiment) !

Ghisméo-Localisation : La Géo-Localisation made in GhismoPS : les plus perspicaces d’entre-vous auront remarqués sans doute que je parle dans ce post de beaucoup de noms de lieux, et auront également cliqué sur le lien ghisméo-localisation.
Et si ce post sur les voitures n’était qu’un prétexte pour présenter une nouvelle fonctionnalité de ce blog ?…

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Des tours et détours

J’essaye de changer de route un peu tous les jours en rentrant de la crèche. Déjà, ça me permet petit à petit d’en savoir un peu plus sur le quartier. Ca permet aussi de ne pas trop laisser s’installer la routine du quotidien.

Oh! Pas souvent de gros détour, parfois je change juste d’une parallèle, parfois aussi je pars à l’opposé pour quelques minutes, et parfois je pique à l’est. Il m’est arrivé aussi de planifier un chemin en le regardant du ciel sur google earth. Mais la plupart du temps c’est assez improvisé.

Aujourd’hui alors qu’à la tv on nous annonce un front nuageux qui vient de l’ouest, chargé de pluie et d’électricité, je me suis donné un peu de temps pour partir à l’est direction sumiyoshitaisha. Ce soir, je sais que je baisserai probablement les yeux en rentrant avec le petit. Alors j’ai pris un peu de plaisir par anticipation.

J’aime beaucoup ce quartier constitué de petites baraques vieillissantes, ce n’est pas la première fois que j’en parle (surement pas la dernière non plus, j’ai en stock des photos pour l’hiver). On est souvent surpris ici par tout un tas de petits détails, de la signalétique, de la verdure florissante, des décorations impromptues. J’y ai même croisé aujourd’hui un canard en cage, à l’entrée d’une petite bicoque.

Et puis, il y a le tramway aussi qui porte ici le nom de chinchindensha, ce qui fait bien rigoler les enfants, on s’en doûte (tchintchin, en France c’est pour trinquer, au Japon, ça se traduit par zizi).

Et puis, il y a un passage commerçant couvert (shôtengai). C’est quelque chose de très courant au Japon ce genre de passage. Sur plusieurs centaines de mètres (parfois plusieurs kilomètres), dans une rue commerçante, les deux côtés de la rue sont reliés par un toit. Une sorte d’éco-système (éco au sens économique) très particulier, où les boutiques proposent tout ce que le Japon produit d’original, de la nourriture, de l’artisanat, quelques cafés pour obasan, le tout dans une enfilade sans fin, où les sons ont une résonnance particulière et où la vue et l’odorat sont flattés par tant de nouveautés. Celui ci est très sympa, et il présente même quelques bifurcations qui lui donnent un petit côté labyrinthique.

Il y a le temple aussi, et visiblement il devait y avoir hier un matsuri ici, quelques yatai attendaient d’être démontés. Une obasan priait au pied de chacun des arbres portant les couleurs de l’automne. Clap, clap, deux claquements de mains, et on voyait très clairement à son expression, que les feuilles qui tombaient sur elle à ce même moment était porteuses d’un présage heureux.

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