Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

N’y voir que du feu

Cette année est très feu d’artifice pour nous. L’an dernier, on ne s’était déplacé pour aucun. Rien que la semaine dernière on en a vu trois. Celui de ce week-end avait lieu au nord de Osaka, près de Juso, sur la rivière Yodogawa. Près d’une heure en quatre ou cinq tableaux colorés (je suppose que les pauses sont faites pour attendre que les fumées se dispersent). On s’y est rendu très en avance avec un lecteur du blog, ce qui m’a permis d’essayer l’objectif que Jiji voulait absolument me voir utiliser. Un Tamron 70-300, objectif pour paparazzi amateur qui m’a permis de faire… des photos de paparazzi amateur* ! 🙂

Dès les premières fusées, le spectacle se situe autant derrière que devant. Les japonais(es) sont incroyablement bon public, et ça s’exclame, ça crie, ça tape des mains, ça lance des sugooooii, des éééééééé de toute part, on ne s’ennuie pas. Il est visiblement possible par moment de retrouver dans le ciel des formes bien connues, des Doraemon, des smileys, des étoiles.

Derrière nous, des garçons essayent de synchroniser leurs « Dodon ! » avec celui des fusées (« Dodon ! » qui se traduirait par « Boum ! » en Français), mon épouse me glisse alors qu’ils ont le même niveau intellectuel que le petit.

Il y a un monde fou sur les bords de la Yodogawa, et au retour, on fait l’expérience d’une organisation implacable, menée de main de fer par les policiers et leurs mégaphones. Un seul escalier, trois flux humains à gérer, les escaliers sont pris d’assaut par vague, ça laisse une drôle d’impression…

* Et je me rends compte que ça devient une tendance lourde sur mon blog récemment… la faute à l’été – et au D80 – dirons nous ! 🙂

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Densha de party

Alors, on dirait qu’on est le 20 avril, et on dirait aussi qu’on est encore à Osaka.

Hier, c’était la ultimate sayonara-party. Et comme c’était un peu la dernière fois qu’on conviait nos amis, on a loué un chinchin-densha pour ça.

709 à quaiSur la vitre, on peut lire

L’histoire remonte à presque trois ans plus tôt, alors qu’on rentrait de Tennoji34.646625135.513095 dans le train préféré du petit, celui qui fait chinchin quand ça chauffe aux carrefours. Et tout juste un arrêt après le départ, cette affiche nous a sauté aux yeux: « Faites la fête en chinchin densha« . Sympa, on essaiera.

PicorerHourra !

On aura attendu notre départ pour enfin se décider à passer à l’acte : 55000 yens et un tramway dont on peut même choisir le modèle (le 709 pour nous) est à vous pour deux grosses heures, avec deux chauffeurs, des guirlandes, des tables et un kit Karaoke en option. Le trajet aussi est au choix (mais il faut rester sur les rails de la ligne quand même), et nous, on a choisi de partir de Tennoji34.646625135.513095, descendre jusqu’à Hamaderakôen34.541364135.443047 pour remonter sur Ebisucho34.654001135.505049. La pause pipi nous permet même de visiter le hangar de la compagnie, où les tramways se font repeindre et réparer.

Alors tant qu'on vous tient, et puisqu'on a un frigo qu'on n'a pas réussi à bazarder...Ambiance indus'

Deux heures rarement au dessus de 50 km/h mais qui passent à 100 à l’heure, c’est un peu ça la magie du densha-de-party. Quelques jeux organisés au pas de course pendant qu’on tenait nos convives prisonniers, pour faire gagner les derniers trucs dont on n’a pas encore réussi à se débarrasser, du vin et du champagne débouché sur le quai parce qu’on a oublié avant, et chacun a pu repartir avec son doggy bag parce qu’on avait prévu trop large, et que malgré les consigne, personne n’est venu les mains vides.

Attention ! le tramway !

Boris, faudra penser à venir réclamer le frigo que tu as gagné au bingo !

Bingo !

Photos courtesy of Boris Meyer and Matias Stella 😉

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Ambiance électorale

Il parait que le gouvernement japonais vient de changer avec son premier ministre. Il parait aussi que c’était prévu.

Moi par contre je l’ai appris par le biais d’un message laissé sur mon blog par une journaliste d’europe 1 qui voulait entendre les avis des français du japon sur le sujet. Moi, un avis sur la question je n’en avais pas trop.

Voilà, donc pour faire votre malin en soirée, vous pourrez dire pour le plaisir de tous : « Le premier ministre du japon c’est plus Koizumi, c’est Abe (pronounced AH-bay selon l’associated press), Shinzo Abe, et à 52 ans c’est le plus jeune premier ministre depuis 65 ans ». Bon c’est vrai, c’est pas très facile à caser dans la conversation. Au moins vous vous ferez remarquer. Vous pouvez essayer une introduction du genre « et toi tu penses quoi de la politique nippone ? »…

Et puis, une petite photo prise à Osaka cet été qui montre que les colleurs d’affiches de Koizumi ont, sinon de l’humour, du culot.

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Traîner des pieds

Ca tirerait pas un peu sur la fin tes vacances de mai Ghismo ? Un peu, si ?

Après trois denses journées passées à Tokyo35.673718139.697556, on a repris le chemin d’Osaka, de nouveau en Shinkansen, et cette fois ci, tous ensemble, le petit, mon épouse, notre invitée et moi même. Le matin nous n’avions pas encore les billets (13000 yens environ), que nous avons acheté, comme à Osaka, dans un comptoir de billets « d’occasion » à prix réduits de Ueno.

Le temps de faire tout ça, avec poussette, petit, et aussi pas trop l’envie d’aller trop vite sur le retour, ce n’est qu’en milieu d’après midi qu’on a remis les pieds à la maison.

Ce qui nous a laissé le temps de faire une petite promenade à pieds dans le quartier, longer la Yamatogawa, trouver le petit temple de la fête de l’été, avant que ce ne soit l’été, et continuer vers l’inconnu, à l’est, trouver un shôtengai, l’emprunter, ressortir à l’autre bout, y trouver les rails du chinchin densha, s’approcher d’un arbre qui a une odeur citronnée, demander à l’obasan, qui nous regarde faire en s’inquiétant si elle connait le nom de l’arbre, nous l’apprend, on l’oublie aussitôt, et on referme la boucle pour rentrer à la maison, au soleil couchant.

Dans ces endroits, les gamins arrêtent leurs vélos, oublient leurs ballons qui prennent une trajectoire libre, les oyaji vous suivent du regard sur 180 degrés, un gaijin ici, c’est tellement inattendu que ça leur fait leur journée.

Journée à 13000 yens de train, et environ 3000 yens en dépenses courantes (café, ekiben, restaurant coréen le soir)

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Goûter Osaka la nuit

Ne croyez pas qu’après un si bon repas on soit rentré se coucher, c’est pas comme ça que ça se passe pendant mes vacances planantes de mai.

On s’est donc séparé du groupe après le repas, pour la première soirée en ville de mon hôte, la descente vers le sud passe par Shinsaibashi34.675142135.501320 et ses enseignes de luxes, on emprunte ensuite ce long shôtengaï qui descend jusqu’à Namba34.663463135.501959, en passant par Ebisubashi34.668987135.501154 et ses illuminations permanentes. En ce moment, le quartier est tout en travaux, mais en se faufilant habillement, on peut en profiter un peu.

On reste quelques temps dans le quartier qui a cette heure pulse un peu quand même. Des garçons, cheveux teints, mèches épaisses, look de héros manga recrutent, abordent les jolies filles, pour leur proposer… leur proposer quoi d’ailleurs ? On entend dire parfois que c’est pour leur proposer l’adresse de bars à hôtes, parfois pour leur offrir une soirée tout frais payé dans d’autres bars fréquentés par des garçons friqués. On entend dire, on n’a jamais trop su en fait ce qui se dit, ce qui se propose à ces instants. Ce qu’on sait, c’est que leur compagnie est bien pénible.

Il y a aussi ici le meilleur restaurant à Râmen d’Osaka, sorte de bouge qui peut faire peur, mais connu pour ses bols de nouilles, je n’y suis encore jamais allé, jamais osé.

Un peu plus à l’ouest, on tombe dans Dotombori34.668743135.498799, et c’est encore plus chaud qu’un peu plus à l’est. La rue aligne les hôtels, love-hotel pour la plupart, des restaurants à fugu aussi. Tout ça clignote, n’est pas toujours du meilleur goût. Un petit temple tente de sauver la mise, et il a du pain sur la planche !

On suivra tout le long une petite poupée, habillé et coiffée comme une princesse, très mignonne, très seule, trop sûrement, ça ne devrait pas durer.

Et puis revenir sur nos pas, repasser devant les Râmen, et filer au sud vers Namba34.663463135.501959. Namba34.663463135.501959, sa gare, grande comme l’hyper-centre de Nantes, sans doutes, mais sur plusieurs étages, et en sous sol aussi.

Depuis Namba34.663463135.501959, on remonte nord-ouest, vers Namba Hatch34.668370135.495800, où on prendra un Umeshu (alcool de prune) dans un bar très design, très vide, 400 yens.

Retour à la maison avec le dernier train, 270 yens.

4170 yens, et pourtant on fait attention.

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Et déjà plus de 9 mois ici

Le thermomètre joue encore un peu au yoyo, mais le printemps s’installe progressivement, déjà les cerisiers sont en fleurs, il y a des jours passés toutes fenêtres ouvertes, les arbres vont se parer de feuilles vert tendre… ce que j’aime le printemps ! C’est aussi le signe que j’ai passé plus de 9 mois au Japon, et que le prochain « j’aime, j’aime pas » sera pour féter le premier tiers de mon séjour.

J’aime J’aime pas
  • L’euro à bientôt 160 yen
  • Avoir toujours une ou deux photo dans l’appareil
  • Les restos qui coûtent rien
  • Commencer à pouvoir – un peu – discuter avec mon prof de basse et les sensei de la crèche du petit
  • Les promenades du soir, du week-end et bientôt le bureau en ville
  • Comprendre un peu plus ma ville, ses quartiers, son fonctionnement, être maintenant capable de plus en plus de relier des quartiers qui jusqu’à peu menaient une vie autonome…
  • Le climat sans pluie ou presque
  • Le coût de la vie, ça va en fait
  • Les magasins à 100 yen
  • Le retour à l’heure d’été en France
  • La nouvelle crèche du petit, c’est vraiment mieux qu’avant en fait !
  • Mon nouvel ordinateur portable
  • Ne pas avoir de voiture, tout pouvoir relier en vélo ou en transports en commun, c’est quand même beaucoup de soucis et d’énergie dépensée en moins
  • La qualité d’impression de mon photobook 😉
  • Le regard en biais des ojisan, les obasan, récemment je les remarque même plus
  • Les cyclistes qui respectent rien et vous déboulent sous le nez à toute blinde alors que vous traversez tranquilos dans les clous, où ceux qui, se prenant la pédale dans un vélo stationné, emportent tout sur leur passage, avant de se vautrer devant vous en écrasant son pneu à 10 cm de la poussette du petit
  • Commencer à constater l’importance de l’apparence dans les comportements
  • (Toujours plus) les udon, ni les champis dans les carbos
  • Toujours pas trop avoir d’idées de repas en faisant les courses. Je finis toujours par revenir sur les mêmes choses, pas mauvaise, mais toujours pareilles… En France, en parcourant les rayons, on se dit, « tiens avec ça on peut faire ça… » ici c’est pas encore ça… Et c’est pareil au restaurant, difficile de sortir des choses qu’on connait déjà…
  • Passer des journées entières sans pratiquement sortir de la maison (mais ça va s’arranger ! 🙂
  • Etre aussi habitué aux claviers AZERTY !!
  • Me dire qu’un jour faudra rentrer et que le temps file si vite !

Et j’y ajoute les « J’aimerais bien » :

  • Avoir le temps de me remettre à la vidéo
  • Pouvoir faire un saut éclair en France
  • Prendre des vacances bientôt…
  • Un nouvel appareil photo

Et pour ceux qui aiment comparer : à 3 mois, à 6 mois

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Grand messe

Un pneu.

C’était en effet la réponse à l’énigme précédente. Mais pas un vulgaire pneu, un pneu de champion, un pneu Ishibashi, pardon Bridgestone, celui là même qui offrit la centième victoire en grand prix au Michelin Nippon. Un pneu de Formule Un après une course victorieuse, ça ressemble donc à ça, et comme le suggérait Jess, ça n’est pas plus engageant qu’un Cantal de 15 ans d’âge, même de chez Beillevert !

En fait, Boris qui m’accompagnait aussi au dernier Osaka Motor Show m’avait lancé l’invitation pour cet Osaka Automesse (prononcer otomésssssé) en me disant : « Tu verras Ghismo en février ya un autre salon encore plus grand, avec encore plus de bombes, faut que tu voies ça ! ». Alors moi, une telle proposition, toujours en grappillant à l’entrée des places gratos presse, je ne refuse pas ! 🙂

Et alors, à ce salon que pouvait-on y voir ? Quelques deux et trois roues d’abord, avec en particulier un stand spécial « Bosozoku », ces mauvais garçons japonais, montés sur de rutilantes, pétaradantes et lentes machines et qui passent leurs nuits, à 2 à l’heure, à se faire poursuivre par la police qui leur hurle dessus avec des mégaphones pour ajouter un peu plus au pittoresque – et au volume sonore – de la situation, tout en actionnant les gaz de leurs montures pour bien se faire entendre de tout le voisinage, proche et moins proche. Je n’ai jamais trop bien saisi le sens de ce manège, au moins maintenant j’aurais vu de très près ces montures très colorées.

Quelques scooter aussi, tous montés sur vérins hydrauliques, le flanc posé à même le sol une fois le contact coupé, des machines assez surprenantes, à défaut de provoquer l’envie d’en posséder une… Et puis, toujours parmi les machines à poser des questions, ce trois roues entre moto et auto, ou comment cumuler les inconvénients des deux mondes, entre une moto qui reste bloquée dans les embouteillages, et une voiture qui ne protège ni des chocs ni des intempéries (ni des moustiques, mais c’est sans doute secondaire).

Des modèles réduits motorisés ou non, affichant à grand renfort d’affichettes des prix spéciaux pour l’occasion, 50% de réduction mais avec une facture totale qui ne donne pas l’impression de faire une bonne affaire. Des robots géants aussi pour donner dans le ludique pour grands enfants.

Et puis, j’en vois qui s’agitent, des filles, plein de filles, super mignonnes et à tous les stands, dans des tenues, je vous dit que ça ! Mais j’ai cru comprendre que ça pourrait choquer une partie de mon lectorat, qui trouverait ça « glauque », alors ces photos là, je me les garde bien chaudes sur mon disque dur ! 😉

Et la prochaine fois on ira faire un tour du côté des voitures…

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