Note : Ce site est une archive et n'est désormais plus ni maintenu ni enrichi. Cette page d'accueil affiche des billets pris au hasard parmi ceux rédigés pendant mes 3 années japonaises.

Si vous souhaitiez parcourir le site dans l'ordre (anté)chronologique d'origine, votre bonheur se trouve dans les Archives.

Sur le chemin du retour

Suite et fin de la petite série consacrée à notre week-end à la campagne.

Le lendemain matin, après avoir été réveillé une fois dans la nuit par le petit qui tapait sur la porte, il y avait comme attendu de la buée plein la vitre, et nos affaires étaient froides et imbibées d’humidité (j’adore).

On rentre sur Osaka en début d’après midi, et j’aimerai, avant de quitter la campagne, revoir le Temple (magnifique temple) Taikodani Inari Jinja de Tsuwano34.479392131.759033, perché à flanc de montagne et accessible par une ascension qui nous fait passer par plus d’un millier de portes rouge vermillon. On n’aura pas le temps d’y monter à pieds, aussi c’est en 4×4 Terrano Nissan qu’on s’y dirige. C’est la première fois que j’en vois le parking, et petite surprise, le parking bétonné du temple se situe en partie sous ce dernier et donne à l’édifice vu de ce côté un aspect un peu « supermarché ».

Visite éclair, on va dire un petit bonjour aux renards du fond, on prend quelques photos, et on passe à la caisse avec un Omikuji chacun. Le petit a un beau Daikichi, et nous, nous avons chacun un Shyukichi.

Puis nous descendons dans le village, où je voulais me rendre au Musée Anno. On se gare à l’entrée du village, et après avoir cherché le petit, parti on ne sait où voir les carpes (innombrables ici) avec la tante, on parcourt rapidement les rues en direction du musée. Le festival de la veille se poursuit, il y a toujours des représentations de Kagura, et aujourd’hui, la restauration gratuite a fait place aux traditionnels Yatai payants.

Anno est un artiste issu de ce village. Il a en particulier travaillé avec une technique traditionnelle japonaise (enseignée à l’école primaire) : le Kirie. Il s’agit de dessins, réalisés en découpe dans une feuille de papier (à la manière dont on ferait un pochoir). Et Anno (1927~) a illustré des contes et légendes japonaises de cette façon. Des livres ont été publiés à partir de cette série, et j’en achète un à chacune de mes venues à Tsuwano34.479392131.759033. J’en suis donc à mon troisième livre, et il y en a au moins un autre que je n’ai pas encore.

Tout ça s’est fait à un rythme soutenu, et à peine entré dans le village, qu’on le quitte déjà direction Shiniwakuni34.171654132.225565. Jiji est tendu au volant, les lacets s’enfilent, et moi je bleuis. Même chemin qu’à l’aller, petit tour en Shinkansen, et nous voici finalement de retour dans nos foyers.

Et quand nous sommes arrivés, ça sentait la mer. Si elle est très proche de chez nous (moins d’un kilomètre à vol d’oiseau), on ne la devine jamais (pas plus qu’on n’a l’occasion de la voir), sauf ce soir avec cette odeur iodée qui traînait dans l’air.

Et voilà, de retour à la vraie vie.

La malédiction du renard

Cela faisait à peine quinze jours que je me félicitais de ne plus être pris ni du nez ni de la gorge. Deux semaines délicieuses sans fièvre, fatigue, toux permanente, nez comme une patate avec les yeux cernés et une voix d’outre-tombe…

Est-ce la conséquence de mon manque de respect envers ces renards du temple de Nishinagahori34.675804135.487250 et de ces photos que je leur ai volées, sans leur demander leur accord ni même mettre 100 yens dans l’urne prévue à cet effet ?

A moins que ce ne soit ce présage laissé au grés du vent car trop mauvais peut-être que je ne me sois approprié… Que pouvait-il dire ?

Il y aurait bien aussi sinon les autres petits monstres de la crèche du petit (et leurs miasmes)…

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Ma nouille instantanée

Yokohama a son musée du Râmen, reconstitution d’une place de village de l’ère Showa, avec ses boutiques proposant les spécialités du Japon tout entier. Yokohama35.453792139.632330 toujours, a son musée du Curry, reconstituant une cale de navire faisant la liaison avec les Indes.

Osaka n’est pas en reste et abrite sans rire, un musée du Râmen instantané : The Momofuku Ando Instant Ramen Museum.

Et on y trouve la collection complète des packaging de nouilles chinoises depuis leur invention par Momofuku Ando en 1958 (et ça en fait quelques uns), une reproduction grandeur réelle de sa cabane de jardin l’atelier où il eu le coup de génie, et les cinq principes qui ont conduit à la création de cette révolution alimentaire : bon au goût, facile à préparer, conservation longue, sûreté alimentaire, et de bon marché. C’est un musée d’entreprise, pas de débat à attendre sur ces points.

La partie musée n’est pas vraiment barbante, c’est plein de jeux pour les enfants, des tables ronde rétroprojetées avec des gamepad aux quatre coins proposant des quizz collectifs, sur les murs des manivelles dévoilent des réponses aux questions peintes à côté, ça clignotte, et c’est plutôt très bien fait même si le contenu n’est pas très profond.

Mais là où tous se pressent et où les queues s’allongent, c’est aux ateliers. Ateliers confection de râmen, par session de 90 minutes, nos petits sont encore un peu petits pour rester autour d’une table aussi longtemps, aussi, on s’est rabattu sur la confection de son propre cup noodles. 300 yens et on vous donne une boite vide, des marqueurs pour la personnaliser, et on peut choisir la soupe parmis les quatres parfums de la marque, ainsi que quatre toppings.

Bien sûr, un gaijin qui demande quatre doses de fromages comme topping, ça fait réagir derrière le comptoir.

« Vous aimez le fromage vous… »

Sur le chemin entre la gare et le musée, un restaurant de râmen… quelle bonne idée ! Idée qu’a eu la marque qui tient aussi le musée (et c’est une chaîne, il y en a un peu partout). Et on sent qu’ils ont voulu se racheter sur le côté qualitatif, c’est véritablement excellent, et, pour la première fois que je suis ici, j’ai pu choisir la cuisson des pâtes.

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kuri-kuri

Ca commençait pas trop mal, mais dès la deuxième ligne, on sent comme un peu de relâchement.

While being relaxed it becomes beautiful…
You it becomes tranquil
And wraps and the that salon

Ca m’a tout de suite fait penser à du babelfish english, alors j’ai soumis ce texte anglais pour une traduction japonaise et il en ressort :

それ緩められている間なる美しく… それ穏やか、に覆いその大広間になる

Ca a l’air de marcher, non ?

Et promis, je ne chercherai pas à récupérer mon canapé plein de kanji qui n’en sont pas toujours en rentrant en France !

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Regarder tomber la nuit

Eh, et ces vacances qu’on en voudrait d’autres des comme ça ? Ca continue encore ? Oui !?

Lors de mon premier voyage au Japon, j’avais passé beaucoup de temps à Shinjuku35.690903139.700260, j’y passais systématiquement pour sortir ou rentrer de mon point de chute tokyoite, et j’avais fini par presque apprivoiser cette gare tentaculaire, j’arrivais à peu près à m’y retrouver depuis l’intérieur pour me retrouver à l’extérieur (facile) et à la sortie espérée (moins facile).

Et ce sont des choses qui ne reviennent pas vraiment tout de suite. On est sorti un peu au hasard, et il m’a fallu un bon moment pour remettre les éléments ensemble. Par chance, on n’était pas trop mal parti, et très vite, la mairie se profilait au bout d’une rue. A partir de là tout s’est petit à petit réarticulé.

Les alentours de la mairie d’abord, puis les petites ruelles à Yakitori, sur des petits barbecue à charbon, incroyablement appétissant, mais en même temps un peu impressionnant quand on n’est pas soi même japonais, on ne se sent pas vraiment invité (mais la prochaine fois, tant pis, je m’y risquerai), et puis, le Donkihote labyrinthique, et les néons encore éteints.

Décider alors d’attendre la tombée de la nuit pour les regarder s’allumer. Prendre deux cafés (dans les 400 yens) dans une boutique de fringues, et ressortir au moment où tout s’énerve encore un peu plus, naviguer au hasard dans les ruelles chaudes de Shinjuku35.690903139.700260, laisser là où elles sont les voitures à vitres fumées, passer à côté des rabatteurs qui ne rabattent que les locaux, regarder les filles et se laisser submerger par les flux lumineux.

Shibuya n’est qu’à quelques stations en JR, en métro par contre, c’est plus compliqué, on fait une entorse à notre carte de métro de la journée (moins de 200 yens), pour y manger au Mos Burger, environ 500 yens (on peut faire mieux sans doutes, des conseils ?), chercher ensuite les shibuyettes, qui d’après l’ami vu à Yokohama35.453792139.632330 squattent les lieux en ce moment sur des peaux de bêtes, dans une ambiance cromagnonesque, sans succès. Où sont-elles ?

Sur le chemin du retour, faire à nouveau une halte à Akihabara35.698501139.772958, espérant y trouver le soir plus d’activité qu’au petit matin. Pas de chance, on arrive cette fois ci trop tard, hormis les grandes enseignes, tout est fermé, encore.

Pour faire durer un peu le plaisir d’être à Tokyo35.673718139.697556, après être rentrés à l’hôtel, on est ressorti pour chercher à se perdre alentours, faisant une pause comme la veille dans un troquet du coin, y prendre un affogato et une Guinness pression (environ 500 yens), duo assez déconcertant, et alors ?…

Et alors, journée à 8000 yens d’hôtel, et 4800 yens en dépenses courantes.

Pour ceux que ça intéresse, la carte du matin, celle de l’après midi, et de la journée

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Osakajo

Suite de la petite série sur la blogger party avec David du site lejapon.fr

Osakajo, c’est le château d’Osaka. Et c’était la destination ultime de la promenade de la semaine passée. Quelques photos pour clore ce sujet, et passer à de nouvelles aventures.

Et un cadeau bonus se trouve dans ce post, pour vous, fidèles lecteurs !

Et c’est sur le chemin du retour que je me suis dit « Merde ! Le petit !… ». Habituellement, je quitte la maison pour aller le chercher à moins 20. Là, je suis arrivé à la gare à moins le quart. Sachant qu’il faut habituellement 15 minutes pour faire le trajet à pieds de la gare à la maison, puis 20 minutes pour faire celui qui va de la maison à la crèche en vélo. Sachant enfin que je suis arrivé avec 3 minutes d’avance. Calculez la vitesse moyenne dite « ghismique » ainsi que l’élévation de température dans la trainée du convoi résultant de cette activité frénétique soudaine.

Mais un tel coucher de Soleil sur Nanko34.636668135.413918, ça valait bien cela !

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Osaka, à ses heures sombres

De jour, c’est un magasin animé, destiné aux professionnels de la restauration où l’on trouve dans un grand désordre un peu de tout depuis les casseroles, les appareils à gaz et les meilleurs couteaux japonais. Une fois le rideau de fer tombé, ça donne tout de suite beaucoup moins envie. Mais plus encore que l’ignardise ou la bêtise de ce commerçant, ce qui me désole, c’est que ce symbole sans ambiguïté et qui est tout de même situé dans un endroit passant (à l’entrée de Doguyasuji) n’ait soulevé aucune polémique visiblement depuis bien longtemps…

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Avoir l’air con (dans son salon)

Ce n’est peut-être pas ce que vous pensez… et désolé pour ceux qui auraient déjà vu ce titre de post sur à peu près tous les autres blogs de français au Japon.

Pour avoir l’air con, c’est on ne peut plus simple, il suffit de se rendre dans un magasin d’électroménager, et d’en faire la demande au vendeur (qui soit dit au passage ressemble à Philippe Séguin en moins gros et du temps où il se rasait). Celui ci tout en se frottant les mains, vous posera alors quelques questions précises sur le nombre de tatami de votre salon, savoir si vous habitez en maison particulière ou en immeuble, et si vous pensez utiliser votre air con plutôt l’été ou plutôt été comme hiver… Une fois ces informations prise, il vous fera l’article sur les différents modèles exposés, en particulier sur cette fin de série qui lui reste sur les bras et dont il espère écouler son stock avant vendredi (fin de la promotion). Mais quand vous passez samedi, la promotion est encore plus attractive… C’est qu’en hiver l’air con ne fait pas beaucoup d’envieux…

Et pourtant, j’ai fait pendant longtemps de la résistance, je n’en voulais pas de cet air con là, même quand Baba a déboulé un jour dans mon bureau un mètre en main pour voir si son air con qui lui sert plus irait pas dans l’embrasure de la fenêtre. Mais voilà, la pression est telle – quand on invite une amie à venir à la maison, qu’elle a l’air bien contente, quand on rajoute qu’on n’a pas l’air con, qu’elle se rembrunit d’un coup ; quand on dit que peut-être que le petit serait malade moins souvent si on avait l’air con – que j’ai fini par craquer sur cet argument saisonnier qui me parlait plus que les ions négatifs dégagés par cet air con en promo : 850w pour réchauffer le salon.

L’air con, c’est en japonais la contraction de air conditioning system, en bon français une climatisation. L’air con qui vient comme il se doit avec sa rime au con (rimo con), et là du coup il s’agit de la contraction de remote control, d’une télécommande donc.

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En bas, en haut

Les vacances super bien ne sont pas finies, loin de là !

Et puis, remonter à pieds à Umeda34.7025135.49793, acheter là les billets de shinkansen pour le voyage de Tokyo35.673718139.697556 de la semaine suivante dans une billeterie à prix réduits (un peu plus de 13000 yens, aller simple), et tourner un peu dans le quartier en attendant le repas du soir. Trouver un temple coincé entre les buildings et les bars doûteux, c’est « so Japan » !

Finir en beauté avec un izakaya de bon standing (Sakura, à Nishi-Umeda34.699072135.492324, je vous le recommande), ce n’est pas l’anniversaire de notre hôte tous les jours !

Bon Anniversaire Miss !

Et en guise de gâteau, Osaka by Night depuis le ciel du Sky Biru d’Umeda, 400 yens parce qu’on avait trouvé un coupon de réduction.

Retour à la maison 270 yens, total de la journée : 2820 yens, c’est un peu mieux.

Et pour ceux que ça interesse, le lien sur la carte du matin, de l’après midi, et de la journée

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Blogger party

Cette semaine, j’ai rencontré Thomas de la rivière aux canards et c’était bien sympa. Il m’a conduit dans un resto indien très cool où la serveuse lui faisait de l’oeil. Il est tellement sympa qu’au moment où je lui offrais quelques bonbons en cadeau, il m’a même proposé sa caméra. Bien entendu, je lui ai dit que c’était trop et il a fini par retrouver la raison.

Et à défaut d’une photo souvenir, j’ai pris quelques images pendant la promenade digestive qui me menait de Ogimachi34.703676135.509598 à Umeda34.7025135.49793.

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